Les dépenses fiscales consenties en faveur de l’énergie ont atteint 1.097 MDHS en 2010, soit 3,7 % de l’ensemble des dépenses (616 MDHS provient de la T.V.A et 481MDHS de la T.I.C).
Les dépenses fiscales peuvent être classées selon les critères suivants le type d’impôt ; le secteur d’activité ; la vocation sociale, économique ou culturelle de la mesure l’objectif visé par la mesure ; le bénéficiaire de la mesure.
En 2007, les échanges commerciaux entre le Maroc et l’Afrique ont atteint
22,2 milliards de dirhams après 17 milliards de dirhams en 2006, portés par la hausse des
importations marocaines (16 milliards de dirhams en 2007 après 11,5 milliards de dirhams en 2006).
En 2007, les échanges commerciaux entre le Maroc et l’Afrique ont atteint
22,2 milliards de dirhams après 17 milliards de dirhams en 2006, portés par la hausse des
importations marocaines (16 milliards de dirhams en 2007 après 11,5 milliards de dirhams en 2006). Les exportations marocaines vers l’Afrique se sont chiffrées à 6,2 milliards de dirhams en 2007, soit 5,1% du total des exportations du Royaume. L’Algérie est de loin notre premier partenaire africain avec une part de 31,9% des échanges du Maroc avec le continent africain (7,4 milliards de dirhams), suivie par l’Egypte (14,1%), l’Afrique du Sud (11,5%) et la Tunisie (10,4%) L’examen du potentiel des échanges commerciaux entre les deux partenaires révèle l’existence de marges de progression non négligeables. En effet, les ventes marocaines de produits groalimentaires sur le marché africain n’ont pas dépassé 3,6% de nos exportations globales de ces produits et représentent à peine 0,8% des importations globales de l’Afrique de produits agroalimentaires.De même, l’essentiel des achats africains de textile s’effectue auprès de la Chine, de l’Inde et de la France. Le Maroc est faiblement présent sur le marché africain, sa part de marché ne représente que 0,6% des importations de textile-habillement de cette région, soit seulement 0,7% des exportations globales marocaines de textile-habillement. Ainsi, le marché africain peut s’avérer porteur pour les entreprises exportatrices marocaines pourvu que celles-ci adoptent une stratégie d’adaptation à la demande d’importation de ces régions. Toutefois, compte tenu de la faiblesse du pouvoir d’achat des consommateurs africains, les entreprises marocaines, ciblant le marché africain, devraient privilégier une stratégie de pénétration basée sur des considérations de coûts (cost leadership) que permettrait le recours à la production de masse de qualité faible ou moyenne, notamment au niveau du textile. Les multiples programmes de réhabilitation économique et institutionnelle conduits par la communauté internationale en faveur de l’Afrique, notamment le NEPAD (Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique) ou les OMD, offrent des opportunités pour repositionner les firmes marocaines sur ces marchés. Dans ces conditions, le Maroc pourrait
jouer le relais de la coopération internationale en faveur de l’Afrique et ce, en prenant part à la stratégie de coopération triangulaire, qui consiste à mettre en oeuvre des projets
d’infrastructures financés par les fonds d’aide internationaux.
Les exportations de marchandises se sont élevées à plus de 121,13 milliards de dirhams (MMDH) à fin octobre 2010, contre 95,38 MMDH une année auparavant, soit une hausse de 27 pc, selon l'Office des changes.
Cette évolution est due à une augmentation de 87,2 pc des exportations des phosphates et dérivés (29,29 MMDH contre 15,65 MMDH) et de 15,2 pc des exportations hors phosphates et dérivés (91,83 MMDH contre 79,73 MMDH), explique l'Office des changes qui vient de publier ses indicateurs mensuels des échanges extérieurs.
Hors le repli de 3,2 pc des exportations de produits alimentaires, le rapport relève une progression des autres groupements d'utilisation, particulièrement les demi-produits (+60,1 pc), les produits bruts (+85,6 pc) et les produits finis d'équipement (+28,9 pc).
Pour leur part, les importations de marchandises ont atteint, au terme d'octobre dernier, 245,59 MMDH contre 216,47 MMDH à fin octobre 2009, soit une hausse de 13,5 pc.
Suite à cette évolution, la balance commerciale (biens) s'est soldée par un déficit estimé à 124,46 MMDH au titre des dix premiers mois de l'année en cours contre 121,09 MMDH une année auparavant.
Le commerce des services du Maroc avec le reste du monde a dégagé, à fin octobre 2010, un excédent de 35,11 milliards de dirhams (MMDH) contre 37,90 MMDH une année auparavant, selon l'Office des Changes.
Les recettes au titre des services ont atteint 87,13 MMDH contre 82,62 MMDH, soit une hausse de 5,4 pc tandis que les dépenses se sont élevées à 52,01 MMDH contre 44,72 MMDH (+16,3 pc), indique l'Office qui vient de publier les indicateurs mensuels des échanges extérieurs.
En ce qui concerne les recettes voyages, elles se sont chiffrées à fin octobre dernier à 47,19 MMDH contre 44,27 MMDH, s'inscrivant en augmentation de 6,6 pc.
Pour leur part, les dépenses voyages se sont accrues de 17,2 pc (8,17 MMDH contre 6,97 MMDH), précise le rapport, relevant un excédent de la balance Voyages de 39,01 MMDH.
Les recettes générées par les services de transport, de communication et de centres d'appel se sont situées respectivement autour de 15,26 MMDH (+7,3 pc), 4,57 MMDH (+4,3 pc) et de 3,28 MMDH (+19,3 pc).
De leur côté, les recettes MRE se sont élevées à 45,10 MMDH contre 41,89 MMDH, affichant une progression de 7,7 pc, note la même source.
Par ailleurs, les recettes au titre des investissements et prêts privés étrangers ont atteint 24,10 MMDH à fin octobre 2010 contre 23,70 MMDH une année auparavant, soit une évolution positive de 1,7 pc.
La répartition des recettes au titre des investissements et prêts privés étrangers, par nature d'opération, demeure prédominée par les investissements directs avec 83,9 pc du total des recettes, suivis desinvestissements de portefeuille (11,2 pc) et des prêts privés étrangers (4,9 pc).
Les deux indices de la bourse de Casablanca, Masi et Madex, ont clôturé mercredi dans le vert, avec une hausse respective de 0,64 pc à 12.302,58 points et de 0,65 pc à 10.049,92 points.
A la clôture de cette séance, les performances annuelles des deux indices affichent des gains de 17,80 pc pour le Masi et de 18,73 pc pour le Madex.
La séance de mercredi a permis l'échange de titres pour un volume global de plus de 339,295 millions de dirhams.
Pour sa part, la capitalisation boursière s'est établie à plus de 561,59 milliards de dirhams.
Les plus fortes hausses ont été enregistrées par Involys (+6 pc à 239,55 DH), Oulmès (+5,41 pc à 565 DH), Maghrebail (+4,02 pc à 750 DH), Maghreb Oxygène (+3,77 pc à 275 DH) et Lesieur Cristal (+3,72 pc à 1.450 DH).
Les plus fortes baisses ont concerné Colorado (-2,72 pc à 100,20 DH), Afriquia Gaz (-1,95 pc à 1.460 DH), Ennakl (-1,58 pc à 68,56 DH), CIH (-1,19 pc à 333 DH) et Mediaco Maroc (-0,75 pc à 138,30 DH).
Les mesures fiscales dérogatoires liées aux impôts directs
Les mesures fiscales dérogatoires recensées liées aux impôts directs, totalisent 41,1 % des mesures incitatives dont 22,1 % au titre de l’I.S et 19 % au titre de l’I.R.
La bourse de Casablanca a clôturé mardi en hausse de ses deux indices Masi et Madex, respectivement de 0,13 pc à 12.224,20 points et de 0,15 pc à 9.984,59 points.
Les performances annuelles des deux indices de la bourse affichent, à l'issue de cette séance, des gains de 17,05 pc pour le Masi et de 17,96 pc pour le Madex.
L'échange de titres
La séance du mardi a permis l'échange de titres pour un volume global de plus de 635,31 millions de dirhams.
La capitalisation boursière
Pour sa part, la capitalisation boursière s'est établie à plus de 558,22 milliards de dirhams.
Les plus fortes hausses
Les plus fortes hausses ont été enregistrées par Cosumar (+5,76 pc à 1.798 DH), Managem (+4,31 pc à 605 DH), Disway (+3,91 pc à 558 DH), Label Vie (+3,66 pc à 1.389 DH) et Lesieur Cristal (+3,56 pc à 1.398 DH).
Les plus fortes baisses
Les plus fortes baisses ont concerné Oulmès (-5,63 pc à 536 DH), Involys (-5,36 pc à 226 DH), Realis mécaniques (-5,33 pc à 480 DH), CDM (-4,81 pc à 871 DH) et Maghreb Oxygène (-3,64 pc à 265 DH).
La coopération économique et commerciale a toujours constitué un important levier d’action de la stratégie d’ouverture engagée par le Maroc depuis son adhésion au GATT en 1987.
La coopération économique et commerciale a toujours constitué un important levier d’action de la stratégie d’ouverture engagée par le Maroc depuis son adhésion au GATT en 1987. De plus, un important maillage d’accords de libre-échange a été développé, visant aussi bien à approfondir l’ancrage du Maroc à son voisinage immédiat qu’à renforcer ses liens économiques avec les deux principales locomotives de l’économie mondiale. Si actuellement près de 90% des échanges extérieurs du Maroc s’effectuent dans le cadre du libre-échange, le poids de l’Unio n Européenne demeure prépondérant. L’évolution des relations du Maroc avec ce partenaire vers le statut avancé constitue un gage supplémentaire pour crédibiliser les réformes à l’oeuvre ainsi qu’un levier important permettant de repositionner l’économie dans son espace sud-méditerranéen.
L E MAROC DANS L’ECONOMIE MONDIALE/ Rapport Economique et Financier 2009
L'Indice des prix à la production (IPP) dans le secteur des "Industries manufacturières" a enregistré une hausse de 0,9 pc au terme du mois d'octobre 2010 par rapport au mois précédent, selon le Haut Commissariat au Plan (HCP).
Travail du bois et fabrication , Raffinage de pétrole , Travail des métaux
Cette hausse résulte notamment de la hausse de 11 pc dans le "Travail du bois et fabrication d'articles en bois", de 1,8 pc dans le "Raffinage de pétrole", de 0,9 pc dans les "Industries alimentaires" et de 0,7 pc dans le "Travail des métaux", explique le HCP dans sa dernière note relative à l'indice des prix à la production industrielle, énergétique et minière.
le secteur des Industries extractives
Le HCP relève, cependant, une baisse de 0,5 pc dans le secteur des "Industries extractives" et ce, en raison d'une baisse de 0,6 pc des prix des "Autres industries extractives" et notamment le bitume dont l'indice a diminué de 8 pc.
Production et distribution d'électricité et d'eau
Une stabilité a été constatée, par ailleurs, dans le secteur de la "Production et distribution d'électricité et d'eau".
Le projet de loi de finances 2011 apporte de nouveaux mécanismes
La création d'un fonds spécial pour attirer les investissements étrangers, prévue dans ce projet, constitue un nouveau mécanisme afin de faire face au recul des investissements dû à la crise économique et drainer une nouvelle génération d'investissements, a souligné le ministre qui s'exprimait devant la commission des Finances, de l'équipement, de planification et du développement régional à la chambre des Conseillers.
La création d'un fonds spécial pour attirer les investissements étrangers
Ce nouveau mécanisme, davantage lié à la réalité du marché financier international, sera plus efficace que le modèle classique pour drainer les investissements, a-t-il souligné, relevant que le choix de s'appuyer sur la demande intérieure pour soutenir la croissance économique s'explique par le fait que "le Maroc, en tant que pays en voie de développement, dispose d'énormes possibilités de développement, ce qui rend la demande intérieure maitrisable contrairement à la demande extérieure qui échappe au contrôle en raison de la faiblaisse de l'offre marocaine et du manque de compétitivité des entreprises marocaines dans les marchés mondiaux".
"Ce n'est pas une orientation stratégique, mais un choix imposé par la conjoncture actuelle", a-t-il poursuivi notant que l'orientation vers la demande intérieure permet dans une large mesure de limiter la demande en importations.
Problèmes liés à la demande extérieure
"Les problèmes liés à la demande extérieure nous obligent de prendre en considération la nécessité de diversifier notre présence dans les marchés européens", a-t-il encore expliqué ajoutant qu'il faudrait également appuyer l'orientation stratégique vers le marché africain.
Et de souligner que lors de l'élaboration de ce projet, le gouvernement a mis l'accent sur l'encouragement à l'investissement public, le soutien à la demande intérieure et l'adoption d'une "gestion souple" pour ce qui est de la demande extérieure.
M. Mezouar a également rappelé que durant les trois années qui ont précédé la crise économique mondiale, le gouvernement a préservé les taux de croissance, maîtrisé l'inflation, le déficit et la dette tout comme il a appuyé les secteurs stratégiques, les grands chantiers économiques et soutenu le rythme de croissance.
Le ministre a, à cet égard, souligné la nécessité de poursuivre l'option de la diversification de l'économie nationale dans le cadre d'une économie ouverte, de maintenir les équilibres macro-économiques et de préserver la capacité de l'économie nationale pour faire face aux contraintes de la conjointure économique mondiale.
Concernant les prévisions du budget 2011, qualifiées par l'opposition de "fragiles" lors du débat général, M. Mezouar a souligné leur caractère réaliste dans la détermination du taux de croissance, d'inflation, du déficit et des prix du pétrole.
Le retard de la création du centre financier de Casablanca
En réponse aux observations soulevées sur le retard de création du centre financier de Casablanca, le ministre a tenu à préciser que ce projet, qui vise à assurer une bonne position financière concurrentielle de la capitale économique du Royaume à l'échelle mondiale et africaine, existait depuis 2008, mais le retard enregistré est dû, en particulier, à la crise financière et économique mondiale.
Les mesures et mécanismes incitatifs apportés par le projet de loi de finances 2011
Il a également noté que les mesures et mécanismes incitatifs apportés par le projet de loi de finances 2011, en termes notamment d'encouragement des citoyens à l'épargne dans le domaine du logement et de l'éducation, sont considérés comme "des mécanismes appropriés à la nature des épargnants et conformes aux attentes des citoyens".
Réforme fiscale : La réduction de 15 pc du taux d'impôt au profit des petites entreprises
La réduction de 15 pc du taux d'impôt au profit des petites entreprises, s'inscrit dans le cadre de la poursuite de la réforme fiscale, en ce sens qu'elle constitue une mesure "courageuse" prise par le gouvernement à la lumière des répercussions de la crise financière internationale, a ajouté M. Mezouar, rappelant également les autres mesures du projet de loi de finances 2011 relatives notamment à l'encouragement du secteur informel à s'intégrer dans le tissu économique national.
réserves exprimées par certains membres de la Commission sur le recours du Maroc à la dette extérieure
S'agissant des réserves exprimées par certains membres de la Commission sur le recours du Maroc à la dette extérieure, le ministre a affirmé que cette initiative, qui était "réussie" et a traduit la confiance en l'économie nationale, a été concrétisée avec un taux d'intérêt inférieur par rapport à certains pays de la zone euro qui ont bénéficié de moins de prêts, mais avec des taux d'intérêt supérieurs.
A ce propos, il a indiqué que cet emprunt vise à réduire la pression sur la dette intérieure et la liquidité interne, ainsi qu'à profiter des marges offertes par la dette extérieure.
M. Mezouar s'est attardé par ailleurs sur plusieurs sujets qui ont été soulevés au cours des interventions des membres de la Commission, notamment la réforme des systèmes de retraite qui n'a fait l'objet d'aucune décision gouvernementale, exprimant le souhait de voir la présentation au cours de l'année prochaine d'un projet de loi visant à réformer ces systèmes dans le cadre d'un débat des points controversés au sein de l'institution législative.
Concernant les contraintes d'avenir, M. Mezouar a affirmé que le projet de loi de finances 2011 tient en compte les futurs défis liés notamment à l'éradication de la pauvreté, à la réalisation de l'équilibre territorial, à la problématique de l'enseignement et à la réalisation de la sécurité alimentaire, énergétique et financière.
Et de conclure que le projet de loi de finances 2011 répond aux priorités définies dans le cadre des options et orientations en matière d'intégrité territoriale du Royaume et d'identité, et aux réformes convenues pour les secteurs stratégiques et les priorités identifiées au niveau social dans les domaines de l'éducation, de la santé, du monde rural et des zones montagneuses et de préservation du pouvoir d'achat des citoyens.
Haut commissariat au Plan : La consommation intérieure du tourisme (CIT)en 2009
La consommation intérieure du tourisme (CIT) a atteint 86,3 milliards de dirhams (MMDH) en 2009, contre 69 MMDH en 2005, indique le Haut commissariat au Plan (HCP).
Par rapport au PIB, la CIT a perdu 1,4 point passant de 13,1 pc en 2005 à 11,7 pc en 2009, précise le HCP dans une note sur les résultats du compte satellite de tourisme de 2009.
En terme d'évolution, la CIT a progressé en moyenne annuelle de 5,8 pc en valeur entre 2005 et 2009 au lieu de 11,3 pc au cours de la période 2001-2005, selon la même source.
Dans un contexte marqué par les effets de la crise internationale, ajoute le HCP, la consommation du tourisme récepteur, qui représente plus de 74 pc de la consommation intérieure de ce secteur, a baissé de 2,7 pc en 2008 et de 4,6 pc en 2009 soulignant un net fléchissement par rapport à son rythme de croissance passé de 12,4 pc en moyenne annuelle durant la période 2001-2007, explique le HCP.
En comparaison avec la période 2001-2005 où il était de 9,5 pc, son taux d'évolution moyen annuel a baissé de 2,7 points passant à 6,8 pc entre 2005 et 2009.
Pour sa part, la valeur ajoutée du tourisme a progressé en moyenne annuelle de 7 pc en valeur entre 2005 et 2009, contre 8,7 pc entre 2001 et 2005. Avec 40,6 MMDH, elle devrait représenter, en 2009, 6,2 pc de la valeur ajoutée globale de l'économie nationale contre 6,5 pc en 2005.
Le PIB touristique a, quant à lui, atteint 50 MMDH en 2009, affichant une progression annuelle moyenne en valeur de 7,6 pc au lieu de 9,2 pc de 2001 à 2005. Sa part dans le PIB a reculé de 0,3 point passant de 7,1 pc en 2005 à 6,8 pc en 2009, ajoute la même source.
La bourse de Casablanca :indices,capitalisation du marché financier
La bourse de Casablanca a fait montre, durant les dix premiers mois de l'année en cours, d'une reprise claire après deux années de déclin, indique le think-tank britannique, The Economist Intelligence Unit (EIU), dans son rapport du mois de novembre sur le Maroc.
Les deux indices de la bourse : le MASI et le MADEX
Les deux indices de la bourse : le MASI et le MADEX se sont renforcés, en enregistrant, durant cette période, des hausses de 18 et 19 pc respectivement, indique le rapport, relevant que le total du volume des actions échangées à la bourse casablancaise s'est installé, vers la fin du mois d'octobre dernier, à 184 milliards de dirhams (MMDH), soit une augmentation de 33 pc par rapport à la même période de 2009.
La capitalisation du marché financier marocain
La capitalisation du marché financier marocain a, quant à elle, augmenté de 8,6 pc pour totaliser 553 MMDH à la fin du mois d'octobre, indique l'Economist Intelligence Unit, soulignant que les grandes compagnies opérant dans les secteurs bancaire, d'assurance, du bâtiment, de l'agro-alimentaire, de l'immobilier et des télécommunications ont réalisé d'importants taux de croissance oscillant entre 8 pc pour l'immobilier et 38 pc pour le bâtiment.
Le think-tank britannique, qui a rappelé la décision du groupe tunisien Ennakl automobiles d'opter pour une introduction en bourse casablancaise, a relevé que ce genre d'initiatives vise à promouvoir l'intégration des marchés financiers de la région nord-africaine, où la bourse de Casablanca ambitionne de s'imposer comme le principal centre financier.
LE GOUVERNEMENT MAROCAIN DETREMINE A MAINTENIR UN NIVEAU ELEVE D'INVESTISSEMENT
L'Economist Intelligence Unit a, par ailleurs, souligné la détermination affichée par le gouvernement marocain de maintenir un niveau élevé d'investissement dans le cadre de loi de finance de 2011.
Rapport, le ministre de l'Économie et des Finances
Cité dans le rapport, le ministre de l'Economie et des Finances, M. Salaheddine Mezouar, a indiqué que les dépenses d'investissement ont permis à l'économie marocaine de se mettre à l'abri de l'impact de la crise internationale.
Le rapport souligne que la loi de finance prévoit un taux de croissance du Produit Intérieur Brut national de l'ordre de 5 pc en 2011 contre 4 pc attendu cette année.
Promotion des secteurs financier et des exportations
Plusieurs mesures sont prévues par le Maroc notamment dans le domaine de la promotion des secteurs financier et des exportations, indique le think-tank, qui cite, dans ce contexte, le lancement du projet "Casablanca Finance City" qui vise à asseoir un environnement approprié à même de doter la place financière casablancaise de mesures propres à même de lui assurer l'attractivité et la compétitivité souhaitées à l'égard des investisseurs internationaux.
Le projet de loi de finances 2011 apporte de nouveaux mécanismes
Le projet de loi de finances 2011 apporte de nouveaux mécanismes pour combler les lacunes et les dysfonctionnements enregistrés dans certains domaines, tout comme il maintient les choix déjà arrêtés, a souligné, lundi, le ministre de l'Economie et des Finances, M. Salaheddine Mezouar.
création d'un fonds spécial pour attirer les investissements étrangers
La création d'un fonds spécial pour attirer les investissements étrangers, prévue dans ce projet, constitue un nouveau mécanisme afin de faire face au recul des investissements dû à la crise économique et drainer une nouvelle génération d'investissements, a souligné le ministre qui s'exprimait devant la commission des Finances, de l'équipement, de planification et du développement régional à la chambre des Conseillers.
Ce nouveau mécanisme, davantage lié à la réalité du marché financier international, sera plus efficace que le modèle classique pour drainer les investissements, a-t-il souligné, relevant que le choix de s'appuyer sur la demande intérieure pour soutenir la croissance économique s'explique par le fait que "le Maroc, en tant que pays en voie de développement, dispose d'énormes possibilités de développement, ce qui rend la demande intérieure maitrisable contrairement à la demande extérieure qui échappe au contrôle en raison de la faiblaisse de l'offre marocaine et du manque de compétitivité des entreprises marocaines dans les marchés mondiaux".
"Ce n'est pas une orientation stratégique, mais un choix imposé par la conjoncture actuelle", a-t-il poursuivi notant que l'orientation vers la demande intérieure permet dans une large mesure de limiter la demande en importations.
"Les problèmes liés à la demande extérieure nous obligent de prendre en considération la nécessité de diversifier notre présence dans les marchés européens", a-t-il encore expliqué ajoutant qu'il faudrait également appuyer l'orientation stratégique vers le marché africain.
Et de souligner que lors de l'élaboration de ce projet, le gouvernement a mis l'accent sur l'encouragement à l'investissement public, le soutien à la demande intérieure et l'adoption d'une "gestion souple" pour ce qui est de la demande extérieure.
M. Mezouar a également rappelé que durant les trois années qui ont précédé la crise économique mondiale, le gouvernement a préservé les taux de croissance, maîtrisé l'inflation, le déficit et la dette tout comme il a appuyé les secteurs stratégiques, les grands chantiers économiques et soutenu le rythme de croissance.
Le ministre a, à cet égard, souligné la nécessité de poursuivre l'option de la diversification de l'économie nationale dans le cadre d'une économie ouverte, de maintenir les équilibres macro-économiques et de préserver la capacité de l'économie nationale pour faire face aux contraintes de la conjointure économique mondiale.
Concernant les prévisions du budget 2011, qualifiées par l'opposition de "fragiles" lors du débat général, M. Mezouar a souligné leur caractère réaliste dans la détermination du taux de croissance, d'inflation, du déficit et des prix du pétrole.
En réponse aux observations soulevées sur le retard de création du centre financier de Casablanca, le ministre a tenu à préciser que ce projet, qui vise à assurer une bonne position financière concurrentielle de la capitale économique du Royaume à l'échelle mondiale et africaine, existait depuis 2008, mais le retard enregistré est dû, en particulier, à la crise financière et économique mondiale.
Il a également noté que les mesures et mécanismes incitatifs apportés par le projet de loi de finances 2011, en termes notamment d'encouragement des citoyens à l'épargne dans le domaine du logement et de l'éducation, sont considérés comme "des mécanismes appropriés à la nature des épargnants et conformes aux attentes des citoyens".
La réduction de 15 pc du taux d'impôt au profit des petites entreprises, s'inscrit dans le cadre de la poursuite de la réforme fiscale, en ce sens qu'elle constitue une mesure "courageuse" prise par le gouvernement à la lumière des répercussions de la crise financière internationale, a ajouté M. Mezouar, rappelant également les autres mesures du projet de loi de finances 2011 relatives notamment à l'encouragement du secteur informel à s'intégrer dans le tissu économique national.
S'agissant des réserves exprimées par certains membres de la Commission sur le recours du Maroc à la dette extérieure, le ministre a affirmé que cette initiative, qui était "réussie" et a traduit la confiance en l'économie nationale, a été concrétisée avec un taux d'intérêt inférieur par rapport à certains pays de la zone euro qui ont bénéficié de moins de prêts, mais avec des taux d'intérêt supérieurs.
A ce propos, il a indiqué que cet emprunt vise à réduire la pression sur la dette intérieure et la liquidité interne, ainsi qu'à profiter des marges offertes par la dette extérieure.
M. Mezouar s'est attardé par ailleurs sur plusieurs sujets qui ont été soulevés au cours des interventions des membres de la Commission, notamment la réforme des systèmes de retraite qui n'a fait l'objet d'aucune décision gouvernementale, exprimant le souhait de voir la présentation au cours de l'année prochaine d'un projet de loi visant à réformer ces systèmes dans le cadre d'un débat des points controversés au sein de l'institution législative.
Concernant les contraintes d'avenir, M. Mezouar a affirmé que le projet de loi de finances 2011 tient en compte les futurs défis liés notamment à l'éradication de la pauvreté, à la réalisation de l'équilibre territorial, à la problématique de l'enseignement et à la réalisation de la sécurité alimentaire, énergétique et financière.
Et de conclure que le projet de loi de finances 2011 répond aux priorités définies dans le cadre des options et orientations en matière d'intégrité territoriale du Royaume et d'identité, et aux réformes convenues pour les secteurs stratégiques et les priorités identifiées au niveau social dans les domaines de l'éducation, de la santé, du monde rural et des zones montagneuses et de préservation du pouvoir d'achat des citoyens.
Réforme des politiques fiscales: modernisation des institutions en charge de la collecte et de la gestion du patrimoine public
Un séminaire africain sur le thème "Réforme des politiques fiscales: l'innovation et la modernisation des institutions en charge de la collecte et de la gestion du patrimoine public" se tiendra, du 29 novembre au 1er décembre, à Tanger.
La manifestation, organisée par le Centre Africain de Formation et de Recherches Administratives pour le développement (CAFRAD), connaîtra la participation de responsables administratifs africains et sera animé par des experts en matière fiscale, indiquent les organisateurs.
L'objectif global de ce séminaire et d'échanger les connaissances et les expériences sur les politiques fiscales en Afrique et leur adaptation au contexte de mondialisation et du développement, en vue de réformer et renforcer les législations fiscales.
La rencontre soulignera également la nécessité de renforcer les systèmes de fonctionnement des administrations fiscales en insistant sur l'adoption de méthodes nouvelles et l'amélioration des outils de prélèvement et de contrôle à travers l'apport des nouvelles technologies.
Les participants débattront notamment de la place et rôle de la fiscalité dans le développement en Afrique, de la fiscalité comme instrument de redistribution des richesses, d'équité et de promotion de développement économique et social et de la décentralisation de la fiscalité.
Le CAFRAD est une organisation intergouvernementale panafricaine ayant pour but la dynamisation de l'administration publique et la gestion en Afrique. Sa création remonte à l'initiative marocaine présentée à la 12ème assemblée générale de l'UNESCO, approuvée par dix autres pays africains.
La principale mission du CAFRAD est de contribuer à l'étude des problèmes administratifs inhérents au développement économique et social de l'Afrique. Il réalise, à cet effet, la recherche, la formation et la consultation. Le Centre compte actuellement 37 pays africains.
Bank Al Maghrib a annoncé jeudi avoir accordé sur le marché monétaire 12 milliards de dirhams (12 MMDH), au titre des avances à 7 jours, au cours de l'appel d'offres du 24 novembre.
Ce montant a été servi au taux de 3,25 pc pour un montant demandé de 25,57 MMDH, précise un communiqué de l'Institut d'émission.
secteur non formel :La simplification du régime fiscal et social
la promotion de l'auto-emploi et de la jeune initiative
La simplification du régime fiscal et social demeure un outil indispensable pour encourager les jeunes à créer leurs petites et moyennes entreprises (PME), et promouvoir le passage du secteur non formel à celui formel, ont souligné mercredi à Marrakech, les participants à un séminaire international sous le thème "la promotion de l'auto-emploi et de la jeune initiative".
Les participants à ce conclave, de deux jours, initié par l'Agence Nationale pour la Promotion de l'Emploi et des Compétences (ANAPEC), dans le cadre de ses activités au sein de l'Association Mondiale des Services d'Emplois Publics (AMSEP), ont souligné l'importance de la mise à la disposition des services en charge de l'emploi, de l'ensemble des moyens humains nécessaires à l'accompagnement des jeunes lors de la création de leurs entreprises.
Ils se sont dits aussi en faveur de la mise en place d'un partenariat avec le ministère de l'éducation nationale pour la promotion de l'entrepreneuriat dans les établissements de formation, la garantie de l'ouverture des écoles sur leur environnement en particulier l'entreprise, le renforcement du partenariat public-privé, la mise en place de banques régionales d'idées de projets, et le développement de la recherche et de l'innovation dans les universités (de nouvelles niches de créativité), et la renforcement des échanges de bonnes pratiques entre pays.
Les conférenciers ont été unanimes à soulever, en outre, l'impératif de concevoir des instruments et des outils d'évaluation des projets viables, estimant nécessaire de disposer d'une offre de service intégrée et de qualité, de faciliter les procédures administratives, et d'assurer un suivi de proximité par l'organisme de financement.
Les participants ont souligné aussi l'importance de la coopération sud-sud, réitérant la volonté réelle du Maroc et sa prédisposition à mettre en place des partenariats avec les pays de la région et de l'Afrique.
Cette rencontre, qui a connu la participation de quelque 300 professionnels et spécialistes des questions de l'emploi en provenance de 30 pays, a servi de plate-forme pour l'échange d'expériences, d'expertises et de connaissances.
A l'ordre du jour de ce conclave figuraient des tables rondes sur "le potentiel entrepreneurial", "les mesures incitatives pour l'appui à la création des petites entreprises" et "la formation et l'accompagnement à la création de la TPE (très petite entreprise)".
Secteur public
Des experts et responsables africains du secteur public ont souligné, lundi à Tanger, le rôle de la fiscalité dans la redistribution des richesses et l'importance de mener les réformes fiscales à même de soutenir le développement socio-économique.
Les participants au séminaire sur le thème "Réforme des politiques fiscales: l'innovation et la modernisation des institutions en charge de la collecte et de la gestion du patrimoine public", organisé par le Centre Africain de Formation et de Recherches Administratives pour le développement (CAFRAD), ont aussi noté le rôle de la fiscalité en tant qu'outil des politiques gouvernementales et de la gestion des ressources de l'Etat.
Lors de la séance d'ouverture de cette manifestation, l'accent a été mis sur l'importance de la bonne gouvernance et l'application du principe de l'équité pour une fiscalité prenant en considération les revenus des différentes couches sociales, ainsi que sur la nécessité de cibler les secteurs porteurs de croissance qui doivent bénéficier d'exonérations et allégements fiscaux.
Au cours de ce séminaire, qui se poursuit jusqu'à mercredi, les participants examineront notamment les moyens d'adapter les politiques fiscales au contexte de mondialisation et au souci du développement durable, en vue de réformer et renforcer les législations fiscales africaines.
La rencontre soulignera la nécessité de renforcer les systèmes de fonctionnement des administrations fiscales en insistant sur l'adoption de méthodes nouvelles et sur l'amélioration des outils de prélèvement et de contrôle à travers l'apport des nouvelles technologies.
Les conférenciers débattront aussi des solutions à même de limiter la fraude fiscale et l'évasion fiscale, à travers une réadaptation des formations des administrateurs fiscaux aux valeurs éthiques et à la responsabilité, et de favoriser la coopération et les échanges d'expériences et de méthodes de travail entre les Etats africains.
Parmi les autres thèmes à traiter, figurent "le contrôle et l'audit fiscal orientés vers la responsabilité et le développement", "la décentralisation de la fiscalité", "l'évasion fiscale en Afrique" et "l'utilisation des technologies de l'information et de communication dans l'administration de la fiscalité".
Le CAFRAD est une organisation intergouvernementale panafricaine ayant pour principal objectif de contribuer à l'étude des problèmes administratifs inhérents au développement économique et social de l'Afrique. Il réalise, à cet effet, la recherche, la formation et la consultation. Le Centre compte actuellement 37 pays africains.
Tanger-Med: un trafic cumulé de 1,4 millions d'EVP aux 9 premiers mois de 2010, en hausse de 55 pc
Le port de Tanger-Med a réalisé, durant les 9 premiers mois de l'année 2010, un trafic cumulé de conteneurs de 1,443 millions d'EVP (Equivalent Vingt Pieds), en progression de 55 pc par rapport à la même période de l'année précédente.
Selon un communiqué de l'Agence spéciale Tanger Méditerranée (TMSA), l'activité du troisième trimestre a confirmé le dynamisme du trafic conteneurisé observé depuis le début de l'année 2010, lié notamment à la reprise de l'activité maritime internationale.
L'activité de ce trimestre a, par ailleurs, été marquée par la première campagne estivale du nouveau port Tanger-Med Passagers, par lequel ont transité, depuis son entrée en service le 17 mai dernier, près de 1 million de passagers et de 300.000 véhicules, ajoute le communiqué.
Au titre du 3ème trimestre 2010, Tanger-Med a traité un trafic global de 6,7 millions de tonnes, en augmentation de 28 pc par rapport au second trimestre et de 100 pc par rapport à la même période de l'année précédente.
Cette hausse a été tirée par le trafic conteneurisé, qui s'est établi à 574.460 EVP, marquant une progression de 25 pc par rapport au second trimestre et de près de 67 pc par rapport à la même période de 2009.
Cette progression de l'activité conteneurs s'inscrit dans la dynamique de montée en puissance de Tanger-Med et traduit aussi la bonne performance des lignes maritimes Asie-Europe et Asie-Afrique de l'Ouest desservant le port et qui totalisent près de 70 pc du trafic.
Du 1er juillet au 30 septembre 2010, 946.904 passagers, 262.275 véhicules légers et 3.108 autocars ont transité par Tanger-Med Passagers. Le trafic passager à destination et en provenance d'Algésiras a ainsi totalisé près de 54 pc de l'ensemble des trafics passagers pour la traversée du Détroit et a connu une progression, par rapport à la même période de l'année précédente, de 24 pc.
A partir de Tanger Med, la liaison maritime desservant le port d'Algésiras a été assurée par une flotte de 4 fast ferries et 6 ferries conventionnels. Elle a enregistré un total de 3.475 rotations au courant de ce trimestre, soit une amélioration de 75 pc par rapport à la même période de l'année précédente.
Selon TMSA, cette progression s'explique par l'élargissement des capacités d'accueil des navires qu'offre Tanger-Med et la réduction du temps de traversée, permettant une plus grande fréquence des rotations.
Avec le traitement de 25.298 unités TIR durant ce trimestre, l'activité roulier de Tanger-Med a connu, quant à elle, une progression de 147 pc par rapport à la même période de l'an passé, compte tenu du transfert vers le port de la totalité du trafic TIR sur le Détroit, lequel a connu une progression de 1,7 pc par rapport à la même période de 2009.
D'un autre côté, le chiffre d'affaires de l'Autorité portuaire de Tanger-Med s'est établi à 199,4 millions de dirhams, marquant ainsi une évolution de près de 110 pc par rapport à la même période de l'exercice 2009, principalement en raison de l'ouverture de Tanger-Med Passagers.
En définitive, l’amélioration de la situation des finances publiques à moyen terme est à rechercher à travers le dégagement de marges supplémentaires, en particulier suite à la réforme du système de soutien des prix des produits de base et des produits pétroliers.
Concernant les dépenses publiques, elles évolueraient à un rythme nettement inférieur à celui du PIB.
Conformément à la tendance, l’effort de l’Etat en matière de réduction des dépenses ordinaires hors compensation se traduirait par une économie de près de 1,4 point du PIB comparativement à 2008, compte tenu de l’impact du dialogue social.
En conséquence, la croissance moyenne des dépenses du personnel serait de 7% par an en moyenne et leur poids par rapport au PIB serait inférieur à 10% en 2012.
Le rythme de progression des dépenses des autres biens et services de 14,3% en 2008 serait ramené à 4,9% en 2012 grâce à la rationalisation des dépenses.
Cependant, la réduction de la charge de compensation, hors fonds de soutien des prix, qui a atteint un niveau sans précédent (4,6% du PIB en 2008) nécessitera la refonte du système de soutien des prix des produits de base et des produits pétroliers à travers notamment la poursuite du processus de libéralisation des filières des céréales, du sucre et des produits pétroliers et la mise en place d’un système de soutien financier ciblant les populations pauvres.
Conjuguées à la poursuite de la gestion active de la dette et la consolidation de la politique budgétaire, ces évolutions (hormis la réforme de la compensation) dégageraient une économie sur les dépenses courantes de 1,4 point du PIB.
Cette économie dégagée permettrait de couvrir la réduction des charges fiscales de nature à impulser le développement du secteur privé et de permettre au budget d’accompagner le renforcement de l’investissement nécessaire à notre objectif de croissance.
Le rapprochement des recettes et des dépenses ordinaires permettrait de dégager une épargne publique de plus en plus importante, de sorte qu’elle représenterait 30% des dépenses d’investissement à l’horizon 2012.
Ainsi, l’effort de l’Etat en matière d’investissement serait de plus en plus conséquent et connaîtrait une hausse régulière pour passer de l’équivalent de 4,4% du PIB en 2008 à 4,5% en 2012.
En outre, le solde primaire serait déficitaire de 0,3 point du PIB en moyenne sur la période de projection.
Ceci montre qu’en dehors des intérêts de la dette qui découlent des engagements financiers passés, les politiques fiscale et budgétaire qui seront poursuivies rencontreraient des difficultés pour assainir la situation des finances publiques, étant précisé que cette situation est imputable notamment à l’ampleur de la charge de la compensation.
Toutefois, malgré la réalisation d’un déficit primaire, celui-ci reste inférieur à celui qui permet de stabiliser le taux d’endettement à près de 50% du PIB.
Cet indicateur constitue un facteur essentiel de la soutenabilité des finances de l’Etat à moyen terme dans la mesure où le taux d’intérêt réel resterait inférieur au taux de croissance économique.
En définitive, l’amélioration de la situation des finances publiques à moyen terme est à rechercher à travers le dégagement de marges supplémentaires, en particulier suite à la réforme du système de soutien des prix des produits de base et des produits pétroliers.
Dans un contexte de maîtrise d’inflation et de détente des taux d’intérêt, la consommation des ménages, qui constitue la principale composante de la demande, a enregistré une croissance de 6,8% par an entre 2003 et 2007 pour s’élever à 359,1 milliards de dirhams en valeur nominale, soit 58,4% du PIB nominal en 2007.
Ce dynamisme de la consommation des ménages est particulièrement lié à la consolidation du marché du travail où l’emploi a augmenté de 2%, à la mise en application des dispositions du dialogue social et aux retombées des bonnes campagnes agricoles, excepté celles des années 2005 et 2007.
Cette évolution est également due à la poursuite de la consolidation des transferts des Marocains Résidant à l’Etranger et à la maîtrise de l’inflation. Aussi s’explique t-elle par des conditions de financement très favorables comme en atteste l’accroissement des crédits bancaires à la consommation de 18,6%, passant ainsi de 9,5 milliards de dirhams en 2003 à 19,7 milliards de dirhams en 2007.
Tenant compte de l’effet démographique, la dépense annuelle moyenne par tête a enregistré un taux d’accroissement annuel moyen de 5,7%, passant de 8.542 dirhams à 11.645 dirhams en valeur. Au cours de la même période, la dépense par habitant s’est accrue en moyenne de 3,9% en volume.
Cette évolution s’est accompagnée d’un changement de la structure de la consommation des ménages caractérisé par l’émergence de nouveaux modes de consommation en relation avec notamment l’augmentation des revenus, la diversification de l’offre et l’émergence de nouveaux besoins.
En effet, la part des services, hors commerce et administrations publiques, dans la consommation des ménages s’est sensiblement renforcée entre 1998 et 2007 passant de 25,6% à 35,3%. Les taux de croissance annuelle de la consommation des ménages sont extrêmement rapides pour certains services, supérieurs au rythme de progression de la consommation finale des ménages, en augmentation de 5% entre 2003 et 2007.
Les services liés aux activités financières et d’assurances se sont accrus de 20,4% et la branche postes et télécommunications de 12,3% par an en lien avec l’équipement rapide des ménages en produits multimédia notamment la téléphonie mobile et l’informatique domestique. Quant aux services de transport, ils sont en hausse de 7,3%. Une progression importante a également concerné les biens durables.
Les dépenses de consommation des ménages ont évolué de 21,2% pour les produits de l'industrie mécanique, métallurgique et électrique, de 7,5% pour la construction et de 5,2% pour les produits miniers.
En dépit des efforts déployés, les pressions sur les dépenses
publiques pourraient s’intensifier, notamment sous l’effet de
facteurs internes liés aux exigences d’accompagnement des réformes
structurelles et des politiques sectorielles.
En dépit des efforts déployés, les pressions sur les dépenses publiques pourraient s’intensifier, notamment sous l’effet de facteurs internes liés aux exigences d’accompagnement des réformes structurelles et des politiques sectorielles. Ces pressions pourraient également être d’origine externe en lien avec les inquiétudes qui pèsent sur l’évolution des cours internationaux du pétrole et du gaz butane. La capacité d’accroître les recettes fiscales ou de relever le niveau de l’endettement étant limitée, il est devenu impératif de freiner la croissance des dépenses publiques tout en améliorant leur efficacité économique. Dans cette perspective, des choix difficiles en matière d’affectation des ressources s’imposent. La Loi de Finances 2009 s’inscrit dans ce contexte, car les réformes en cours, notamment la gestion budgétaire axée sur les résultats et la mise en place du cadre de dépenses à moyen terme, permettraient d’optimiser les choix possibles compte tenu de la rareté des ressources. Les dépenses ordinaires sont estimées à près de 164,8 milliards de dirhams en 2009, représentant une hausse de 4,9% par rapport à 2008. Ces dépenses seraient ainsi ramenées à 22,3% du PIB, niveau inférieur à celui de l’exercice précédent d’un point.
Dépenses de biens et services
Les dépenses en biens et services atteindraient 118 milliards de dirhams, en hausse de 11,3% par rapport à 2008. Le niveau des dépenses du personnel en pourcentage des dépenses de biens et services atteindraient 64,1% et l’équivalent de 10,2% du PIB, soit le même niveau enregistré un an auparavant. La charge salariale, qui serait de 75,6 milliards de dirhams, en hausse de 9%, tient compte du coût de la création de 12.820 postes budgétaires et du comportement de paramètres clés tels que les changements d’échelle, les promotions de grade et l’utilisation des postes vacants. Concernant les dépenses afférentes aux autres biens et services, elles augmentent de 15,7% par rapport à 2008 pour se situer à 42,4 milliards de dirhams.
Charges en intérêts
La charge des intérêts de la dette est estimée à 18,9 milliards de dirhams, soit une baisse de 3,3% par rapport à 2008 et 2,6% du PIB. La baisse de cette charge est le résultat conjugué de la baisse de la charge des intérêts de la dette intérieure de 6,4% et de la hausse des intérêts de la dette extérieure de 13,5%.
Charge de la compensation
La charge de la compensation s'élèverait à 27,9 milliards de dirhams. En termes de PIB, elle atteindrait 3,8%, en baisse de 0,9 point du PIB par rapport à 2008. Cette estimation est établie sur la base de 100 dollars le baril de pétrole et de 800 dollars la tonne de gaz naturel.
Dépenses d’investissement
En matière d’investissement public, le projet de Loi de Finances 2009 traduit la volonté des pouvoirs publics de poursuivre leurs efforts de soutien à l’activité économique en dépit des contraintes qui pèsent sur le Budget. Pour soutenir l’investissement, l’Etat projette de mobiliser en 2009 un budget équivalent à 4,9% du PIB. Evalué à 36,2 milliards de dirhams, le budget d’investissement serait en hausse de 20,1% par rapport à 2008.
Dépenses de l’Etat Rapport Economique et Financier 2009
le Rapport Économique et Financier comporte une importante annexe statistique en vue de fournir les données de base à partir desquelles peut s’établir un débat démocratique sur les orientations de la politique économique, contribuant ainsi à la transparence du budget au regard de la situation économique et sociale du pays.
Introduction Générale
La préparation de la loi de Finances 2009 intervient dans un contexte caractérisé par
un environnement international marqué par d'importantes perturbations. Il s’agit, en
particulier, de l’instabilité des marchés financiers internationaux, des déséquilibres sur le marché des changes, de la flambée des cours des matières premières dont les produits énergétiques et agricoles et l'apparition de signes d'essoufflement de l'activité économique dans de nombreux pays, notamment chez nos principaux partenaires.
En dépit de cette conjoncture mondiale difficile, l’économie marocaine continue d'être
bien orientée bénéficiant d’une campagne agricole satisfaisante, de la poursuite du
dynamisme des activités non agricoles, de finances publiques plus robustes et d'un secteur financier sain.
Par ailleurs, la conduite de réformes structurelles et sectorielles volontaristes,
l’assainissement du cadre macroéconomique et l’amélioration de l’attractivité nationale, ont permis à l'économie nationale de renforcer sa résilience aux chocs, améliorant ainsi sa capacité d'adaptation et de positionnement sur des niches porteuses à même de maintenir notre croissance dans un cycle ascendant.
Différents éléments de rupture ont caractérisé l'économie marocaine durant ces
dernières années, notamment l'autonomie de plus en plus prononcée de la croissance par rapport aux conditions climatiques et la consolidation des activités non agricoles. En fait, l’économie nationale a atteint un nouveau palier de croissance qui gagnerait à être appuyé par la poursuite de la dynamique des réformes structurelles. La maîtrise de l'inflation constitue une force dans le contexte actuel. Le Maroc pourrait être considéré parmi les rares pays qui ont pu maîtriser l'inflation, en dépit de la flambée des matières agricoles de base et du renchérissement de l'or noir.
Par ailleurs, les changements opérés sur la scène mondiale, notamment le rattrapage
économique des pays émergents appelle un repositionnement permanent de l'économie
nationale sur les segments porteurs de l'économie mondiale.
C’est dans cette nouvelle logique que s’inscrit la politique sectorielle poursuivie par le
Maroc qui vise à accélérer le développement de secteurs stratégiques à l'instar de l'agriculture, des mines et de l'énergie et de secteurs porteurs comme l’aéronautique et les services à fortes valeurs ajoutées. En effet, et au-delà de la remise en perspective de l'importance de l'agriculture, le Plan Maroc Vert présente, à travers sa démarche intégrée et tenant compte de la question stratégique de la ressource hydrique, l'opportunité pour inverser la tendance et faire de ce secteur un des moteurs de l'économie, offrant au Maroc une chance historique d'un rééquilibrage important au regard de ses défis économiques et sociaux.
Les Orientations de Sa Majesté, dans son Discours du 20 août 2008 à l'occasion du
55ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple, rappellent avec force cet
engagement en recommandant la mise en oeuvre de la réforme de l'agriculture pour qu'elle puisse répondre aux exigences de productivité et de compétitivité tout en appelant à mettre en place un système fiscal approprié et progressif.
L'enseignement figure également parmi les Orientations Royales rappelées lors de ce
discours avec le lancement dans le cadre du programme d'urgence relatif à la réforme du système d'éducation, de l'opération d'un million de cartables visant à donner une forte impulsion à la généralisation de l'enseignement fondamental et à l'affirmation de son caractère obligatoire.
L'adoption du Code de Protection du Consommateur, l'application stricte de la loi sur
la liberté des prix et de la concurrence, notamment en mettant en marche le Conseil de la Concurrence, l'installation de l'Instance Centrale pour la Prévention de la Corruption et la réforme globale de la justice figurent également dans les Orientations Royales visant à compléter l'éventail des outils de soutien social nécessaires pour renforcer le pouvoir d'achat des citoyens, contrôler les prix et combattre la corruption.
Sur le plan social, l'amélioration des indicateurs de développement humain nécessite
une approche intersectorielle de proximité pour mieux approcher les problématiques qui touchent le quotidien des populations défavorisées. En effet, conformément aux Orientations Royales contenues dans le dernier discours du Trône, toutes les politiques publiques devraient être "stratégiquement vouées à l'élargissement de la classe moyenne, pour qu'elle soit le socle de l'édifice social, la base de la stabilité et un puissant catalyseur de la production et de la créativité".
Le Rapport Economique et Financier 2009 touche à l’ensemble de ces problématiques.
Ainsi dans sa première partie, le rapport rappelle la dynamique de l'économie mondiale et ses enseignements pour l'économie nationale et prend en considération les multiples interrogations que suscitent les risques inhérents aux aléas d’un environnement international perturbé, notamment au niveau financier et au regard de la nouvelle équation de la problématique de l'alimentation et du défi énergétique.
A ce titre, l’ouverture de notre économie et le renforcement des relations avec nos
partenaires régionaux et internationaux, de telle sorte à faire de notre pays une plate-forme d’investissement, de production et d’exportation aux portes de l’Europe, du Monde Arabe et de l’Afrique, restent un choix stratégique et une réponse toujours adaptée à ces défis.
La seconde partie retrace les performances structurelles de l'économie nationale aussi
bien économiques, financières que sociales durant la dernière décennie. La promotion de l’investissement, l'amélioration de la productivité, la valorisation du capital humain et la nécessaire bonne gouvernance devraient permettre de lever les contraintes et enjeux identifiés, notamment, la faiblesse de l'offre exportable, la charge de la compensation, le chômage urbain et la masse salariale. Par ailleurs, la réussite des politiques macro-économiques et sectorielles passe aujourd'hui par la mise en oeuvre d'une politique régionale intégrée mettant en valeur les potentialités des régions en les arrimant à la dynamique du progrès pour un développement humain équilibré. C’est là une des nouveautés des approches initiées cette année dans ce rapport.
La politique économique et sociale est abordée dans la troisième partie à la lumière
des réformes menées dans les secteurs stratégiques et porteurs et de la nouvelle stratégie de développement humain et de lutte contre la pauvreté et la précarité. L'insoutenabilité du système de la compensation, exacerbée par l'envolée des cours des matières premières et l'urgence d'une refonte de ce système en vue d'un meilleur ciblage des populations défavorisées est également examinée dans cette partie. Un panorama riche en analyses et en données sur les réalisations, les défis et les politiques déclinés au niveau sectoriel constitue la trame de fond de cette partie.
La quatrième partie du rapport est dédiée à la politique budgétaire conduite en faveur
de la croissance et de la réduction des déficits sociaux. Elle présente un essai d'évaluation de l'orientation de cette politique et explore les marges de manoeuvre nécessaires pour relever les défis du développement humain. Cette partie est consacrée également à la présentation du cadre macro-économique qui sous-tend le projet de Loi de Finances 2009 et des prévisions financières établies en tenant compte de l’évolution de l’économie nationale et de l’impact des mesures envisagées, ainsi que des mesures fiscales et budgétaires prévues dans ce projet.
Enfin, le Rapport Economique et Financier comporte une importante annexe
statistique en vue de fournir les données de base à partir desquelles peut s’établir un débat démocratique sur les orientations de la politique économique, contribuant ainsi à la transparence du budget au regard de la situation économique et sociale du pays.
Le rapport est structuré en quatre parties : La première partie traite de l’évolution du nombre des CST compte tenu de l’effort de rationalisation desdits comptes entrepris depuis plusieurs années. La deuxième partie relate le bilan budgétaire et comptable des Comptes d’affectation spéciale au titre de l’année 2007 à travers une analyse des recettes et des dépenses réalisées dans ce cadre. La troisième partie présente, par domaine d’activité, le bilan d’exécution pour l’année 2007 des programmes d’actions exécutés dans le cadre des comptes d’affectation spéciale. La quatrième et dernière partie est consacrée à la présentation des le bilan d’exécution dans le cadre des comptes de prêts et d’avances et des comptes d’adhésion aux organismes internationaux en faisant ressortir l’importance du volume de financement géré dans ce cadre.
RAPPORT SUR LES COMPTES SPÉCIAUX DU TRÉSOR / PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L ANNÉE 2009
Les réformes économiques et financières, intervenues au cours des dernières années, ont permis de réaliser d'importants acquis en dépit des conditions difficiles qui ont marqué cette période (sécheresse, hausse des prix du pétrole et des produits de base) témoignant ainsi, non seulement du renforcement de la vigueur de l'économie et de sa capacité d'adaptation aux mutations mondiales mais également du dynamisme des secteurs non agricoles.
Ces secteurs connaissent depuis les cinq dernières années, une croissance de 5,2% l’an grâce à l'émergence de nouveaux secteurs notamment les télécommunications, les activités financières et d'assurances, le tourisme et les BTP.
Le dynamisme de ces secteurs s’est affirmé à la faveur des politiques sectorielles mises en place basées sur une approche partenariale et contractuelles entre le public et le privé.
La soutenabilité de la croissance a été réalisée sans pour autant compromettre la stabilité macroéconomique et sociale comme en attestent la maîtrise de l'inflation durant les cinq dernières années, l'excédent enregistré au niveau du compte courant de la balance des paiements et la maîtrise du déficit budgétaire.
Des avancées appréciables ont été constatées également au niveau des indicateurs sociaux et plus particulièrement en termes d’accroissement du revenu moyen par habitant, d’espérance de vie, de scolarisation et d’accès à la santé et aux infrastructures de base.
En outre, la cartographie du développement régional, retraçant la situation socio- économique des régions, a connu des mutations profondes qui tendent vers une consolidation du processus de rattrapage économique des régions défavorisées.
Ces performances ont favorisé une amélioration de l’image du Maroc au sein des organismes et des établissements spécialisés en matière d’environnement et d’opportunités d’investissement à l’échelle internationale lui permettant ainsi, d’accéder au rang d’«Investment Grade » décerné par l’Agence Fitch Rating en 2007 et maintenu en 2008.
L’économie nationale présente néanmoins quelques fragilités et insuffisances liées essentiellement à la faiblesse du rythme de croissance de certains secteurs, au creusement du déficit commercial, à la faible progression des exportations et à l’ampleur des charges au titre de la compensation ainsi qu’au poids de la masse salariale.
De ce fait, des défis sociaux et économiques importants se présentent et nécessitent une autre génération de réformes pour mobiliser le potentiel de croissance, améliorer la compétitivité économique du pays et rehausser le niveau de vie de la population.
Les réformes économiques et financières, intervenues au cours des dernières années
Bien que les échanges des pays maghrébins avec l’Union Européenne d’une part, et le reste du monde d’autre part, aient, en moyenne, progressé plus vite entre 1990 et 2006, une dynamique encourageante des échanges intra-Maghreb semble s’instaurer depuis 1998, illustrant une ouverture croissante des pays membres sur leur espace régional.
Ainsi, l’examen de l’évolution des échanges au sein du Maghreb fait apparaître une nette amélioration durant la dernière décennie. Alors qu’ils ne dépassaient pas 803 millions de dollars en 1990, ils ont totalisé 2,2 milliards de dollars en 2006. En 2007, les échanges commerciaux entre le Maroc et les quatre pays de l’UMA ont totalisé un montant de 11,2 milliards de dirhams8. L’Algérie se positionne en tête de nos partenaires maghrébins avec 7,4 milliards de dirhams d’échanges (dont 6,4 milliards de dirhams d’importations notamment de gaz de pétrole et hydrocarbures, fer et acier, zinc brut et produits chimiques), devenant ainsi le premier partenaire commercial africain du Maroc. Cependant, comparativement aux autres regroupements régionaux, les échanges intramaghrébins ne sont pas suffisamment développés et demeurent encore marginaux. Le commerce global intra-maghrébin se limitait en 2006 à 1,2% des échanges extérieurs de la zone. Par comparaison, le commerce intra-zone représentait 32,7% des échanges de l’UE, 11,1% de l’ASEAN, et 10,1% des pays du MERCOSUR. De plus, le commerce régional des pays maghrébins, de son côté, ne dépassait pas 3,1% des exportations globales de la région. Par ailleurs, l’examen du commerce intra-maghrébin entre 2000 et 2006 fait ressortir, à titre d’illustration, que les ventes de produits agroalimentaires sur le marché algérien n’ont représenté respectivement que 0,6% des exportations marocaines de ces produits et 0,3% des importations globales algériennes de produits agroalimentaires. Paradoxalement, celles-ci proviennent à hauteur de 40% de France et d'Espagne. L’essentiel des achats algériens de textile s’effectue auprès de la Turquie, de la Chine et de l’Espagne. Le Maroc et la Tunisie ne sont que faiblement présents sur le marché algérien : leur part de marché ne représente, respectivement, que 0,9% et 0,8% des importations de textiles de l’Algérie, soit seulement 0,3% des exportations globales marocaines de textile et 0,1% de celles de la Tunisie.
les échanges commerciaux entre le Maroc et les quatre pays de l’UMA
L’intégration maghrébine n’est plus un impératif qui interpelle uniquement les pays concernés. Elle est devenue une exigence régionale et un maillon incontournable dans la chaîne du libre échange à l’oeuvre en Méditerranée.
L’intégration maghrébine n’est plus un impératif qui interpelle uniquement les pays concernés. Elle est devenue une exigence régionale et un maillon incontournable dans la chaîne du libre échange à l’oeuvre en Méditerranée. De plus, les blocages dont pâtit la construction maghrébine fait occasionner un manque à gagner substantiel dont le coût est appelé à devenir à terme de moins en moins soutenable pour l’ensemble des partenaires. Outre les effets qu’elle pourrait susciter en matière de dynamisation des relations économiques entre les pays maghrébins, la relance de l’Union du Maghreb Arabe se présente en tant que gage de crédibilité du partenariat avec l’UE. Non moins important, le rapprochement économique entre les pays maghrébins serait également nécessaire pour faire face aux défis occasionnés par la résurgence de nouvelles puissances concurrentes, notamment asiatiques, à travers le parachèvement d’une boucle compétitive autour de la Méditerranée.
Les ambitions de la stratégie Émergence se concrétisent de plus en plus. Les industries de l’automobile, électriques et électroniques et les industries agroalimentaires ont profité de la nouvelle politique de soutien et d’accompagnement.
Les ambitions de la stratégie Émergence se concrétisent de plus en plus. Les industries de l’automobile, électriques et électroniques et les industries agroalimentaires ont profité de la nouvelle politique de soutien et d’accompagnement.
Ainsi, sur la période 2003-2007, la valeur ajoutée des industries de transformation a enregistré une progression annuelle moyenne de 3% stimulée notamment par la dynamique de la demande intérieure.
L’investissement industriel a presque doublé entre 2003 et 2007 pour atteindre 80,2 milliards de dirhams en 2007, soit une progression annuelle moyenne de 9,2%. Le secteur réalise ainsi 41,6% de la FBCF totale en 2007.
Cette évolution est attribuée principalement aux industries textiles, mécaniques et métallurgiques et accessoirement aux industries électriques et électroniques. La part des investissements directs étrangers a atteint 34,8 milliards de dirhams entre 2003 et 2007, soit 28,7% de l’ensemble des IDE réalisés au cours de cette période.
Concernant les activités de l’export, le taux de croissance moyen annuel, durant la période 2002-2006, ressort à 5,7%.
Cette performance notable est due au secteur des industries chimiques et para chimiques (7,5%), des industries mécaniques et métallurgiques (13%) et celui des industries électriques et électroniques (21%).
L’industrie de transformation se maintient malgré une conjoncture difficile
Les dispositions fiscales introduites par la Loi de Finances 2008 ont réduit de 15 le nombre de mesures dérogatoires, soit 3,6% des mesures recensées en 2007.L’impact de cet élargissement de l’assiette est évalué à 2.744 MDHS soit 12% du montant des dépenses fiscales évaluées en 2007.
De nombreuses dérogations continuent à marquer le système fiscal sous forme d’exonérations, réductions, abattements ou taux préférentiels.
Les dérogations représentent un enjeu budgétaire important. Elles sont appelées « dépenses fiscales » parce que leur effet sur le budget de l’Etat est comparable à celui des dépenses publiques.
Connaître le coût budgétaire des dépenses fiscales devient nécessaire pour la transparence financière du budget général de l’Etat et pour une plus grande rationalisation en matière d’allocation des ressources.
L’élargissement de l’assiette a permis la consolidation de la part des recettes fiscales dans les recettes ordinaires qui est passée de 85% en 1994 à 96% en 2007.
Cette tendance est confirmée par l’amélioration des recettes des impôts directs dont la part dans l’ensemble des recettes fiscales est passée de 33% en 2000 à 39,1% en 2007, enregistrant ainsi une progression annuelle moyenne de 13,4%, pour un taux d’accroissement moyen du PIB en termes courants de 6% sur la même période.
La poursuite d’un rythme soutenu d’augmentation des recettes fiscales nécessite une plus grande mobilisation du potentiel fiscal, notamment par la réduction des dépenses fiscales.
Pour évaluer le coût engendré par les dépenses fiscales, un inventaire de 392 dispositions dérogatoires a été dressé en 2008, contre 410 en 2007, 405 en 2006 et 337 en 2005.
Les dispositions fiscales introduites par la Loi de Finances 2008 ont réduit de 15 le nombre de mesures dérogatoires, soit 3,6% des mesures recensées en 2007.
L’impact de cet élargissement de l’assiette est évalué à 2.744 MDHS soit 12% du montant des dépenses fiscales évaluées en 2007.
MINISTERE DE L'ECONOMIE ET DES FINANCES / DIRECTION GENERALE DES IMPOT
La stabilité du cadre macroéconomique et l’amélioration aussi bien des activités productives que des équilibres fondamentaux ne manqueront pas de se traduire par la consolidation de la situation des finances publiques.
Dans ce contexte, les impacts de la relance économique et de la poursuite des réformes se traduiraient par une situation encore meilleure au niveau du développement des recettes et de la maîtrise des dépenses de fonctionnement.
Les projections des finances publiques sur la période 2009-2012 reflètent ainsi le prolongement des tendances récentes et prennent en considération les effets des mesures et actions de réformes déjà en cours ou programmées.
Ainsi, les réformes fiscales et actions envisagées se donnent un double objectif.Au niveau des recettes, la pression fiscale serait allégée à travers l’élargissement de l’assiette et ce malgré la réduction des charges fiscales sur les entreprises et les salariés.
Parallèlement, l’élargissement de la base sera recherché à travers notamment la réduction des exonérations et la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales.
Au niveau des dépenses, la maîtrise de la masse salariale, induite par la limitation des recrutements et un meilleur redéploiement des ressources humaines devrait permettre de ramener les charges du personnel à moins de 10% du PIB en 2012 contre 10,6% en 2007.
En outre, le plafonnement de la charge de compensation à 3% du PIB et du déficit autour de 3% du PIB permettrait de renforcer les dépenses d’investissement.
Compte tenu des objectifs de croissance et de réduction des déficits sociaux, des marges budgétaires supplémentaires au profit de l’investissement pourraient être mobilisées à travers la réforme du système de compensation.
Ainsi, la réduction de la charge de compensation renforcerait d’autant le niveau de l’investissement qui pourrait être porté à environ 7% du PIB en 2012 et même au-delà, selon les scénarios de réforme, au lieu de 4,4% du PIB en 2008.
Il en résulterait une amélioration de l’épargne publique et une réduction du taux d’endettement direct du Trésor à près de 50% du PIB.
De part sa contribution à la formation du PIB et à la création d’emplois, le secteur minier demeure d’une importance cruciale pour toute l’économie marocaine.
Générant une valeur ajoutée en volume d’environ 13 milliards de dirhams en 2007, le secteur a contribué à près de 2,2% l’an dans la formation du PIB entre 2003 et 2007. Il a participé également à 26% des exportations occupant ainsi la troisième position dans la mobilisation de ressources en devises étrangères après les transferts des Marocains Résidents à l’Etranger et les recettes touristiques.
La conjoncture internationale ayant prévalue au cours de la période 2003-2007 a été favorable pour le secteur minier dont la valeur ajoutée a augmenté en moyenne annuelle de 7% après 2% sur la période 1999-2002.
Le développement de partenariats avec des investisseurs étrangers pour la fabrication de produits à forte valeur ajoutée et l’accroissement de la valorisation locale des phosphates dans des pays consommateurs notamment la Chine, l’Inde, le Pakistan et l’Australie ont permis à ce secteur de connaître une véritable relance
Le développement des recettes serait attribuable au bon comportement des recettes fiscales, soutenues par le renforcement de l’activité économique projetée et la visibilité apportée dans la politique de développement, par la poursuite des efforts de l’administration fiscale et de l’administration douanière et par l’encouragement et la sensibilisation des contribuables vers une plus grande transparence.
La fiscalité directe connaîtrait une progression soutenue pour se maintenir à près de 9,3% du PIB en 2012. Ainsi, malgré la réduction des taux d’imposition, les recettes tirées de l’IS continueraient de croître pour maintenir leur poids dans le PIB aux alentours de 5%.
En dépit des impacts budgétaires de la réforme, les recettes tirées de l’IR maintiendraient un rythme soutenu, en lien notamment avec l’amélioration de l’emploi et la transformation du marché du travail qui serait marqué par plus de qualification et par le développement des revenus non salariaux.
Concernant les recettes de la fiscalité indirecte au sens large (TVA, TIC, DD, DET), elles évolueraient à un rythme moindre que celui des impôts directs en raison de l’évolution modérée des taxes intérieures de consommation et des effets de l’ouverture sur les recettes douanières.
Cependant, la taxe sur la valeur ajoutée consoliderait son rythme de progression grâce aux réformes en cours. Celles des droits d'enregistrement et de timbre se maintiendraient
grâce au dynamisme attendu notamment du secteur de l’habitat et du développement du parc automobile.
Les taxes intérieures de consommation évolueraient modérément compte tenu de la faible élasticité des produits soumis à cette taxe.
Quant aux droits d’importation, ils poursuivraient leur tendance baissière comme conséquence de l’avancement dans la mise en application des accords de libre échange et de la réforme tarifaire envisagée.
Ces effets se traduiraient par un manque à gagner au niveau des droits d’importation de près de 0,2 point du PIB par an pour représenter 1,1 point du PIB en 2012
’L exercice d’un contrôle de régularité sur les opérations financières
Amélioration de la gestion publique à travers l’exercice d’un contrôle de régularité sur les opérations financières effectuées par les organismes publics et un contrôle qui consiste à apprécier la gestion de ces organismes selon les principes d’efficacité, d’économie, d’efficience et de préservation de l’environnement.
Tous les dossiers transmis au ministère par le procureur général du Roi près la Cour des comptes soumis aux parquets généraux (ministre de la justice)
Tous les dossiers transmis au ministère par le procureur général du Roi près la Cour des comptes soumis aux parquets généraux (ministre de la justice)
Rabat, 28/04/10-
Le ministre de la Justice, M. Mohamed Naciri, a affirmé mercredi que tous les dossiers transmis au ministère par le procureur général du Roi près la Cour des comptes ont été soumis aux parquets généraux. En réponse à une question orale à la chambre des représentants sur la suite réservée aux rapports de la Cour des comptes, M. Naciri a précisé que 17 dossiers ont été soumis au ministre de la justice, ajoutant que certains de ces dossiers ont entraîné des sentences pénales prononcées à l'encontre des personnes impliquées et la saisie d'argent provenant des crimes pour lesquels les accusés ont été poursuivis. D'autres dossiers ont entraîné soit l'acquittement ou des mesures conservatoires, a-t-il encore affirmé.
Les Comptes spéciaux du
Trésor (CST) contribuent, grâce aux ressources qu’ils mobilisent
annuellement, à la mise en oeuvre des politiques publiques notamment
en matière de lutte contre le chômage et la pauvreté,
l’intégration sociale au processus du développement humain et la
redistribution des fruits de la croissance, le développement
économique et social des régions et la mise à niveau des
infrastructures nationales et locales.
Les opérations des CST sont prévues, autorisées et exécutées dans les mêmes conditions que les opérations du budget général avec la possibilité de reporter d’année en année le solde dégagé en fin d’exercice budgétaire Lesdits comptes comprennent les catégories suivantes : les comptes d'affectation spéciale (CAS) qui retracent les recettes affectées au financement d’une catégorie déterminée de dépenses et l’emploi donné à ces recettes.
Ces comptes peuvent être alimentés par le produit de taxes, de versements budgétaires ou de recettes particulières; les comptes de dépenses sur dotations (CDD) qui retracent des opérations dont le financement est assuré par des dotations budgétaires; les comptes de prêts et d'avances, les comptes d'adhésion aux organismes internationaux et les comptes d'opérations monétaires qui décrivent des opérations financières de l'Etat afférentes respectivement aux versements sous forme de prêts ou d'avances, aux versements et remboursements au titre de la participation du Maroc aux organismes internationaux et les mouvements de fonds d'origine monétaire.
Au cours de l’année 2007, le montant total des ressources réalisées par la catégorie des CAS est en augmentation de 20,52 % par rapport à 2006. Il s’élève à 66.346 MDH dont 32.113 MDH au titre des recettes fiscales et parafiscales, redevances et autres produits affectés au profit desdits fonds, 3.723 MDH au titre de versements à partir du budget général et 30.510 MDH représentant le solde dégagé par ces comptes à la fin de l’exercice 2006.
Ainsi, et abstraction faite des ressources mobilisées dans le cadre du fonds "Part des collectivités locales dans le produit de la T.V.A." ( 14.078 MDH) et du "Fonds spécial relatif au produit des parts
d’impôts affectées aux régions" (520 MDH), les départements ministériels disposant de comptes
d’affectation spéciale ont bénéficié au cours de l’année 2007, de ressources additionnelles mobilisées
dans le cadre desdits comptes s’élevant à 17.515 MDH, représentant ainsi 57,84% des enveloppes de fonctionnement et d’investissement qui leur étaient allouées au titre de ladite année contre 49,08% et 55.75% respectivement en 2006 et 2005. Ces ressources additionnelles représentent 11,23 % des
recettes ordinaires de l’Etat réalisées en 2007.
Quant aux Comptes des dépenses sur dotations, ils ont enregistré au titre de l'année 2007 des ressources provenant des versements budgétaires et des dépenses respectivement de 5.578 MDH et 4.766 MDH.
Les dites dépenses sont en augmentation de 34,77 % par rapport à celles réalisées en 2006.
En ce qui concerne les autres catégories des Comptes Spéciaux de Trésor, ils ont bénéficié au cours de l'année 2007 de recettes s'élevant à 425 MDH et ont enregistré des dépenses de 69 MDH contre respectivement 524 MDH et 2.292 MDH en 2006.
Les mesures à caractère budgétaire envisagées en 2009 sont
centrées essentiellement sur le renforcement de la dimension sociale (53% du budget
de l’Etat hors intérêts de la dette)
Elles concernent, en particulier, les populations rurales et
la lutte contre la pauvreté et la précarité. Dans cette perspective, les budgets alloués à la
santé, à l’enseignement, à l’habitat salubre, à l’eau potable et à l’électricité seront
notablement renforcés. Pour soutenir le pouvoir d’achat des citoyens, la charge de
la compensation hors fonds de soutien des prix atteindra 27,9 milliards de dirhams.
Conscient des limites du système actuel, le ciblage des ménages pauvres a déjà été initié à
travers différentes initiatives.
Ce choix sera plus affirmé à travers le renforcement direct de
l’appui aux pauvres via l’assistance sociale pour l’accès à l’enseignement (450 millions de
dirhams) et la généralisation
progressive du RAMED, qui vient compléter le dispositif de
couverture sociale initié par la mise en oeuvre de l’AMO.
En outre, le gouvernement a relevé le niveau des allocations
familiales de 150 à 200 dirhams par enfant (pour les trois premiers enfants) et
augmenté la pension de vieillesse minimale de 500 à 600 dirhams.
Des charges additionnelles seront également supportées par la Loi de Finances 2009. Elles ont trait à la création de 12.820 nouveaux postes
budgétaires pour répondre aux besoins des secteurs prioritaires, notamment de l’enseignement, de
la santé, de la sécurité et de la justice.
D’autres mesures visent la maîtrise des dépenses des autres
biens et services (location de sièges, consommation d’eau et d’électricité, redevances
de télécommunication, frais de carburants et d’achat de mobilier,
de matériel et des fournitures de bureau).
Les
mesures à caractère budgétaire envisagées en 2009
Les choix arrêtés en matière de
politique financière pour 2009 replacent les finances publiques, à moyen
terme, sur une trajectoire favorable .Du côté des recettes, la réforme de l’impôt
sur le revenu dans le sens de la baisse du taux marginal permettra de
soutenir le pouvoir d’achat des ménages et de réduire les coûts des facteurs
pour l’entreprise. En matière de dépenses, une réduction de 0,4 point du PIB
est attendue en 2009 comparativement à
2008, baisse liée à la maîtrise des dépenses de compensation. Quant aux dépenses
d’investissement, l’effort de l’Etat augmenterait afin d’accompagner les
réformes structurelles et la mise en oeuvre de politiques sectorielles. Ces
dépenses s’élèveraient alors à 4,9% du PIB en 2009 contre 4,4% en 2008.
Prévisions des recettes et des dépenses de l’Etat au titre
de l’année 2009
Compte non tenu de la part de la taxe sur la valeur ajoutée
versée aux collectivités locales et des recettes des comptes spéciaux du Trésor, les
recettes ordinaires sont évaluées à près de 177,4 milliards de dirhams en
2009. Celles-ci s’inscrivent en hausse de 3,4% par rapport aux estimations révisées de la Loi de Finances 2008 et
tiennent compte de la réforme de l’impôt sur les sociétés entreprise en 2008
et de celle de l’impôt sur le revenu en 2009. Les recettes fiscales ont connu
des évolutions plus élevées que celles des agrégats taxables de sorte que l’élasticité des recettes fiscales au
PIB représente en 2007 et 2008, 2,9 et 1,5 respectivement. En 2009, cette
élasticité diminuerait de manière notable suite aux effets de deux mouvements
opposés : la baisse du taux, d’une part, et le dynamisme des bases taxables,
d’autre part. Ainsi, après la forte progression en 2008, les recettes
fiscales n’augmenteraient que de 1,8%. Outre
l’importance des recettes exceptionnelles ayant marqué l’exercice 2008, ce résultat
s’explique par l’impact de la réforme fiscale entamée en 2008 pour l’impôt
sur les sociétés et en 2009 pour l’impôt sur le revenu, et ce malgré la
croissance soutenue de la taxe sur la valeur ajoutée, des taxes intérieures
de consommation et des droits d’enregistrement et de timbre. Au total, les
recettes fiscales sont estimées pour l’année 2009 à 159,8 milliards de dirhams.
Impôts
directs
Les
impôts directs sont évalués à 74 milliards de dirhams, en baisse de 1,7% par rapport
aux estimations révisées de la
Loi de Finances 2008. Ce montant représente 10% du PIB
et 46,3% du total des recettes fiscales. Leur baisse serait due principalement
au recul des recettes de l’IR de 2,5 milliards de dirhams malgré l’augmentation
des recettes de l’IS de 1,2 milliard de dirhams. Evaluées à 42,7 milliards de
dirhams, les recettes de l’IS augmenteraient de 2,9% par rapport en 2008 et
représenteraient ainsi 5,8% du PIB. Cette régression marquerait une rupture
avec le rythme de croissance des trois exercices précédents de l’ordre de 29%
en moyenne. Cette nouvelle situation serait induite par les effets des
régularisations des paiements effectués en 2008 sur la base des taux en
vigueur avant 2008 et par le mode de recouvrement de l’IS conjugué au niveau
d’élasticité de l’IS à l’activité économique retenu et qui est plus faible
que celle enregistrée ces trois dernières années. Les recettes de l’IR sont
estimées à 29 milliards de dirhams, en baisse de 8,1% par rapport
à l’exercice précédent et représentant 3,9% du PIB. Cette évolution tient
compte du coût de la réforme de cet impôt, de l’amélioration des
revenus salariaux dans le secteur privé et de la composante non salariale
imputable notamment à l’importance des profits dégagés au niveau du secteur
immobilier et à la dynamique du marché boursier
Impôts
indirects
Les
recettes des impôts indirects sont estimées à 62,7 milliards de dirhams.
Elles sont en
augmentation de 7,5% par rapport à 2008. Parmi ces recettes, celles de la TVA sont arrêtées
à 44,3 milliards de dirhams, en hausse de 9,5%. Ce supplément de recettes
provient à hauteur
de 2,4 milliards de dirhams de la
TVA à l’importation et de près de 1,5 milliard de la TVA
intérieure. Evaluée
à 2,4% du PIB, la TVA
intérieure s’accroîtrait de 8,9% pour atteindre 17,9
milliards de dirhams. Ceci est dû au bon comportement prévu de la
consommation des ménages
et aux effets cumulés des réformes entreprises auparavant. Cette évaluation
ne tient pas
compte des changements pouvant intervenir dans le rythme de remboursement de la TVA. De
leur côté, les recettes de la
TVA à l’importation seraient établies à 26,4 milliards de
dirhams, en progression de 9,9% en raison notamment de la forte progression
des importations
qui caractériseraient l’exercice 2009 suite à la persistance de la hausse des
prix du
pétrole et aux exigences du développement du secteur productif national. Les
recettes des taxes intérieures de consommation sont estimées à 18,4 milliards
de dirhams,
marquant une progression de 3% par rapport à l’exercice précédent. En termes
de PIB,
elles représenteraient 2,5%, soit un niveau inférieur de 0,1% du PIB à celui
de 2008. La taxe
intérieure de consommation sur les tabacs augmenterait de 4,5% pour se situer
à 6,6 milliards
de dirhams. Pour
leur part, les recettes de la taxe intérieure de consommation sur les
produits pétroliers
seraient de l’ordre de 10,8 milliards de dirhams, en augmentation de 2,7% par rapport
à 2008. La réalisation de ce montant serait tributaire de l’évolution des
quantités mises à
la consommation et de la reconstitution des stocks. Les autres recettes de
TIC, quant à elles, sont fixées à 970 millions de dirhams, en baisse de 3% par
rapport à 2008.
Autres
recettes
Les
droits de douane sont estimés à 11,8 milliards de dirhams. Par rapport à
2008, ils marqueraient
une baisse de 10%. Leur part dans les recettes fiscales serait de près de
7,4% en 2009
contre 8,4% en 2008. Cette baisse s’explique par la poursuite du
démantèlement tarifaire et
par l’initiation de la réforme tarifaire qui devrait se traduire à terme par
un taux maximum de
25% sur les produits industriels et par un différentiel maximum de 10% entre
les importations
de droit commun et celles qui rentrent dans le cadre des accords
préférentiels. Les droits d’enregistrement et de timbre seraient de 11,3
milliards de dirhams, en progression
de 9,5% par rapport à 2008. Ce rythme est proche de celui de l’activité économique
auquel ces recettes sont liées, sachant que cette sensibilité était de 2,9
sur la
période
2001-2008. Les
recettes non fiscales sont arrêtées à 17,6 milliards de dirhams, en hausse de
20,8% et
représenteraient 10% du total des recettes ordinaires. Parmi ces recettes,
celles des
monopoles,
qui sont évaluées à 9,9 milliards de dirhams, seraient en hausse de 31,7% par rapport
à l’année précédente. Quant
au produit des autres recettes, il est évalué à 4,7 milliards de dirhams, en
baisse par
rapport à 2008 de près de 1,4 milliard de dirhams. Les recettes de
privatisation sont
La valeur ajoutée du secteur énergétique s’est accrue
en moyenne de 6,4% sur la
période 2003-2007 contre 1,4% durant la période
1999-2002. Cette évolution a eu lieu dans un contexte marqué par une forte
demande d’énergie, en particulier électrique, qui est passée de 4,8% en
1999-2002 à 7,8% en 2003-2007 suite à l’augmentation des ventes destinées aux
ménages et aux entreprises.La production électrique s’est
accrue de 7,8% en moyenne par an entre 2003 et 2007 après 5,7% durant la
période 1999-2002 recouvrant une amélioration de 6,5% de la production
concessionnelle, les importations se sont accrues de 10%. Globalement, les importations
des produits énergétiques et lubrifiants ont atteint 52,4 milliards de
dirhams en 2007 après 21,2 milliards de dirhams en 2003, en hausse annuelle
moyenne de 21% en valeur et de 4,5% en volume.
La coopération régionale en matière énergétique est
une option stratégique pour les pays qui affichent une forte dépendance énergétique,
comme le Maroc.
Les effets liés à la proximité géographique constituent un des facteurs
clés qui conditionnent la fluidité de certains marchés, notamment celui du gaz et de
l’électricité.
Au niveau du Maghreb, la levée des blocages qui
entravent l’aboutissement du projet d’intégration régionale serait très profitable pour
les pays de la région.
Les complémentarités énergétiques entre les pays maghrébins, déjà à
l’oeuvre au niveau des secteurs de l'électricité et du gaz, pourraient prendre de l’ampleur avec
l’accélération du projet maghrébin.
Elles s’appuient sur une distribution de la population et
sur une densité des infrastructures qui faciliteraient grandement l’édification d’un marché
régional de l'énergie.
Déjà, la
Tunisie, l'Algérie et le Maroc sont reliés par un lien qui
fonctionne en synchronisation avec le système européen UCTE depuis
1997 grâce à un câble sous-marin
entre l'Espagne et le Maroc.
Par ailleurs, il convient de souligner qu’un projet
d’interconnexion entre le Maroc et la Mauritanie est en cours d’étude. Sa concrétisation
pourrait offrir des opportunités immenses
pour notre pays sur le continent africain dans le
cadre d’une coopération énergétique Sud-Sud.
Le besoin d'une
intégration de l'énergie au niveau de la région maghrébine a déjà fait l’objet de plusieurs études.
Il s’agit notamment de
l’étude conduite conjointement par le Secrétariat de l’UMA et la Commission
européenne, qui a mis l'accent sur la nécessité d'un échange d'informations et sur l'introduction de
mesures régulatrices afin de favoriser l’harmonisation des marchés comme préalable à
l'intégration et à la mise en place d'un Marché Maghrébin de l'Energie.
Au-delà du Maghreb, l’extension de l’intégration
énergétique aux autres pays d'Afrique du Nord est également une option qui mérite
d’être poursuivie.
Etant déjà lié à l'Europe par le Gazoduc Maghreb-Europe et par des
interconnexions électriques, le Maroc peut mobiliser la coopération européenne pour ouvrir
la voie à une gestion de l’approvisionnement dans le cadre d’un marché régional
de l’électricité et du gaz naturel et tirer profit des opportunités d’échanges avec les pays
de la région euro- méditerranéenne.
Le mouvement d’intégration énergétique au sein des
pays de l'Est et du Sud de la Méditerranée, qui s'étendent de la Turquie au Maroc,
pourrait être connecté au système
européen UCTE par la liaison Espagne-Maroc ou par les
connexions via la Grèce
et la
Bulgarie. Ces liaisons fourniront ainsi la base d'un
Pool Méditerranéen de l'Energie et
renforceront certainement le commerce de l'énergie
régionale en Afrique du Nord et dans le
bassin méditerranéen.
Les expériences internationales en matière
d’intégration énergétique, notamment sur le
continent américain, sont très utiles à cet égard.
L’ALENA offre l’exemple d’une intégration régionale plus avancée avec une forte croissance des
échanges intra-régionaux de produits pétroliers. Elle l’est moins sur le marché de
l’électricité où les échanges régionaux demeurent encore limités, pour des raisons liées à
l’harmonisation des réglementations nationales, à la forte croissance de la consommation intérieure et à
l’insuffisance des investissements dédiés au développement des réseaux.
L’intégration énergétique au niveau du MERCOSUR se
poursuit à un rythme progressif. La libéralisation et la privatisation des
entreprises électriques dans la plupart des pays de la région devraient favoriser la création d’un
vaste marché énergétique régional, notamment pour le gaz naturel, avec de nombreux
projets d’extension des gazoducs existants.
Cette orientation est également empruntée par la Communauté andine
avec la mise en oeuvre d’une politique d’intégration de ses marchés électriques
visant à doter les pays membres d’un cadre juridique favorable à l’harmonisation des lois
et des systèmes de régulation.
Le développement des énergies renouvelables demeure
une option incontournable pour alléger la dépendance du Maroc.
Elle représente à
cet égard un axe de la nouvelle stratégie énergétique nationale et un projet clé dans
l'agenda de l'Union pour la
Méditerranée.
L’examen des tendances récentes de l’économie mondiale
et de ses perspectives d’évolution à la lumière des risques baissiers qui
l’entourent, permet de ressortir un certain nombre d’enseignements utiles pour l’économie
nationale.
Il s’agit en premier lieu du caractère régionalisé de la croissance mondiale, qui
met en relief l’importance des moteurs régionaux comme courroie de transmission de la
croissance économique.
Dans la plupart des zones géographiques examinées, le
rôle du commerce intra-régional s’est avéré déterminant en matière de
relance économique.
L’importance d’un ancrage régional réside dans le fait qu’il sert de
base arrière en matière de renforcement du dispositif compétitif des entreprises régionales, mais
aussi comme source d’absorption de chocs exogènes en cas de retournement conjoncturel à
l’extérieur de la zone.Les pays émergents d’Asie, d’Amérique
Latine ont su mettre en place des formes de coopération économique et commerciale qui permettent
d’exploiter les divers avantages
comparatifs à l’échelle régionale (coût, technologie,
fiscalité,…).
De plus, ceci n’a pas été uniquement l’oeuvre des
grandes entreprises, mais aussi celui
des petites et moyennes firmes comme c’est le cas en
Asie.
A l’opposé, la lenteur du processus d’intégration en Méditerranée n’a pas permis
de faire émerger une logique de complémentarité qui serait favorable pour accélérer la
convergence réelle et normative des économies sud-méditerranéennes à l’image de ce qui
s’est produit dans les PECO. Par ailleurs, la réussite de l’ancrage régional
constitue le prélude d’une insertion réussie dans les flux d’échange et d’investissement
internationaux. L’expérience de la
Chine est à cet égard très instructive.
L’expérience acquise sur les marchés de l’Asie en
développement a servi d’instrument pour relancer la percée des entreprises chinoises dans
leur conquête internationale, notamment dans l’industrie du textile-habillement qui opère
désormais sur la base de marques et labels chinois.
L’expérience chinoise est transposable à plus d’un
titre pour le cas des entreprises marocaines en ce qui concerne les opportunités
offertes sur les marchés africains. Les
entreprises déjà présentes sur ces marchés ont réalisé
des résultats très satisfaisants, mais des
opportunités existent encore pour le tissu industriel
national.
De part l’existence de divers types de conventions et accords de commerce préférentiels
qui ne sont pas entièrement exploités, les marchés africains, peu exigeants dans
l’ensemble, peuvent servir de plateforme pour accompagner l’apprentissage des firmes
nationales.
Celles-ci pourraient également jouer le rôle de relais
pour les firmes internationales, peu accoutumées à des marchés réputés à haut risque,
dans le cadre d’une opération de
coopération triangulaire.
Pour ce qui est des effets négatifs liés à la
volatilité des cours des matières premières,notamment le pétrole, les réponses apportées notamment
par les pays avancés ont concerné l’accroissement de l’efficacité énergétique, grâce à
une stratégie active de diversification des sources de l’énergie et leur optimisation.
Le Maroc, importateur net de la ressource pétrolière
se doit de mettre en place une stratégie intégrée qui vise aussi bien la
rationalisation de la consommation, notamment à travers la suppression des subventions (qui
représentent un manque à gagner pour l'investissement public) et l’encouragement des moyens
de transport communs que la recherche de sources d’énergie alternatives, tels le
gaz et le renouvelable, ainsi que l’exploitation des opportunités régionales offertes en
matière de coopération énergétique.
S’agissant de la politique agricole, les tensions haussières
sur les prix des céréales principales et secondaires posent avec acuité
l’épineuse question de la sécurité alimentaire et l’importance des charges de compensation qui pèsent
sur les finances publiques.
Alors que les nouveaux programmes stratégiques tendent
à opérer un nouveau positionnement de la production nationale au profit
des cultures à forte valeur ajoutée et peu consommatrices d'eau, d’autres axes méritent d’être
pris en considération, notamment en termes de gestion des ressources hydriques, d’introduction
de nouvelles techniques
d’irrigation et de renforcement de la productivité à
travers la formation et l’appui technique.
Aussi, est-il
nécessaire de rappeler l’importance des phases de forte croissance en matière de correction des déséquilibres, notamment
budgétaires et accélérer les réformes structurelles qui s’imposent.
Certains pays émergents
qui se sont engagés sur la voie de l’assainissement budgétaire et le renforcement de la
solidité du système financier semblent avoir été mieux dotés pour tirer pleinement profit du
rebond économique mondial, comme en témoignent les cas des pays d’Amérique Latine et
d’Asie.
Ceci concerne également les pays développés. La zone
euro constitue en effet un exemple type où l’accumulation des problèmes
structurels pèse sur la croissance (niveau élevé du chômage lié au manque de la flexibilité du marché
du travail, faiblesse de la productivité, tensions sur les finances publiques).
Les performances divergentes de l’Allemagne et la France montrent à bien
des égards que le retard accusé en matière de mise en œuvre des
réformes peut s’avérer coûteux en termes de croissance et de renforcement de la
résilience d’une économie aux effets du retournement cyclique.
Dans ce contexte marqué par l’interdépendance
croissante entre les diverses économies et la mobilité accrue des facteurs de
production, la réussite de l’insertion du Maroc à l’économie mondiale serait tributaire de
l’approfondissement des efforts consentis en matière d’amélioration de la compétitivité économique.
Les pouvoirs publics ont veillé, certes, par le biais
de différentes réformes et mesures, au maintien d’un environnement économique sain et
sécurisant pour assurer la dynamique de l’investissement et la compétitivité économique.
Néanmoins, des efforts devraient se poursuivre en vue de consolider et renforcer les
acquis en cette matière.
L'édification d'un Maroc exportateur et compétitif
dépend de la mise en place de mesures d’orientations et d’incitations encourageant
la production et l’exportation de produits diversifiés, dynamiques et fortement demandés au
niveau du marché mondial.
Elle suppose aussi la consolidation des acquis dans les secteurs
traditionnels d’exportation, l’intégration de la nouvelle économie et le développement de nouvelles
technologies. Plus concrètement, l'amélioration des exportations
exige une diversification des marchés à l’export en dehors de l’UE, à travers
l’opérationnalisation des accords de libre échange signés par le Maroc et la relance du processus
de l’UMA.
L'amélioration des exportations dépend également du développement de
certains secteurs clés en l’occurrence l’offshoring, l’électronique et l’automobile.
Le Maroc
peut se positionner comme plate-forme de production et d’exportation, notamment pour
l'automobile (assemblage) et l'électronique.
Des coûts de production modérés résultent généralement
de la mise en oeuvre des moyens technologiques et des méthodes de management
plus modernes et dépendent moins d’un coût du travail bon marché que d’une main
d’oeuvre qualifiée. La plupart des pays du
Sud-est Asiatique ont ainsi investi massivement dans
l’éducation avec des résultats spectaculaires.
D’où, la nécessité pour le Maroc de poursuivre ses
efforts en matière de développement humain en général et de mise en oeuvre
de la réforme de l’éducation et de la formation.
Relever le défi énergétique à travers l’intégration
régionale
S’agissant de la circulation des capitaux, le Maroc progresse dans sa stratégie de libéralisation du compte capital. D'importantes mesures portant sur la libéralisation des transactions en devises des résidants ont été introduites en août 2007. La poursuite de la libéralisation dans ce domaine devrait favoriser la transition progressive vers un régime de change flexible, pour autant que la poursuite de l’assainissement des finances publiques et la conduite d’une politique monétaire prudente se maintiennent.
Avancées notables du Plan d'Action Maroc Union Européenne
Depuis la mise en oeuvre du plan d’action avec l’UE, le Maroc a consenti d’importants efforts en matière de concrétisation de ses engagements. Ces efforts constituent un pas supplémentaire sur la voie de l’approfondissement des relations économiques bilatérales et du rapprochement de la législation, des normes et standards marocains de ceux de l’UE. Ainsi, des avancées appréciables ont été enregistrées en matière de démocratie et de droits de l’homme, telles que la conduite d’élections législatives transparentes et crédibles, l’adoption de mesures en matière de lutte contre la corruption et l’approfondissement de la transparence des marchés publics, au même titre que la ratification de plusieurs conventions internationales. Néanmoins, des efforts additionnels demeurent nécessaires, notamment pour ce qui est de l’accélération des réformes dans les domaines de la justice et de l’enseignement. Sur le plan économique, le Maroc a poursuivi la consolidation de son cadre macroéconomique et a conservé une cadence régulière et ascendante en matière de réformes institutionnelles en vue de renforcer la stabilité de son système économique et financier et d'accroître son attractivité aux IDE, facteur accélérateur de la convergence et du rattrapage économique. C’est dans cet esprit que s’inscrivent les réformes d’envergure destinées à repositionner le tissu productif national au profit des nouveaux secteurs porteurs et à forte valeur ajoutée. Il en est de même pour la nouvelle stratégie agricole baptisée "Plan Maroc Vert" qui devrait favoriser l’émergence d'une agriculture moderne et compétitive. Le démantèlement tarifaire prévu dans l'accord d'association se poursuit, tandis que les négociations ont été ouvertes sur la libéralisation du commerce des services et de l’investissement, au même titre que la libéralisation du commerce des produits agricoles et de la pêche. S’agissant de la circulation des capitaux, le Maroc progresse dans sa stratégie de libéralisation du compte capital. D'importantes mesures portant sur la libéralisation des transactions en devises des résidants ont été introduites en août 2007. La poursuite de la libéralisation dans ce domaine devrait favoriser la transition progressive vers un régime de change flexible, pour autant que la poursuite de l’assainissement des finances publiques et la conduite d’une politique monétaire prudente se maintiennent. Au niveau social, le Maroc a poursuivi la mise en oeuvre de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain. Le programme 2006-2010, d’une enveloppe de 10 milliards de dirhams, se poursuit conformément aux objectifs fixés. De plus, d’importantes réformes dans l’éducation, la santé et la mise en place d’un filet social plus efficace devraient concourir au renforcement de la stabilité sociale et à l’amélioration des conditions de vie des populations. Pour les questions transversales, le Maroc joue le rôle de partenaire incontournable en matière de dialogue politique et de sécurité régionale, comme la lutte contre la criminalité transfrontalière et contre le terrorisme, ainsi que la coopération dans le domaine de l’immigration et la gestion des frontières. Le Maroc continue de jouer un rôle important dans la sécurité énergétique de l’UE comme pays de transit pour ses livraisons de gaz. En juillet 2007, le Maroc et l’UE ont signé une déclaration commune visant à renforcer leur coopération dans ce domaine, notamment en vue de préparer une intégration, à terme, du marché marocain de l’énergie dans celui de l’UE.
Avancées notables du Plan d'Action Maroc Union Européenne
Depuis 2003, les services ont été les principaux
moteurs de la croissance économique,
contribuant à hauteur de 2,8 points à la formation du
PIB.
Leur valeur ajoutée a progressé de 5,5% en moyenne par an contre
seulement 4,7% entre 1999 et 2002.
Parmi les services marchands, les services
financiers et d’assurances (10%), les postes et télécommunications (9,7%),
les services immobiliers, de location et les services rendus aux entreprises
(7,4%) ont représenté les composants les plus dynamiques.
Viennent en seconde
position les activités liées au secteur touristique notamment les transports
(7,3%), les hôtels et restaurants (5,8%) et le commerce (3,7%).
Ainsi, la
part des services dans la valeur ajoutée totale, en volume, s’est renforcée
pour atteindre 57,2% en 2007 contre 52,1% en 1998.
Les services marchands principaux moteurs de l’activité
L’activité touristique s’est inscrite à partir de 2004
sur un taux de croissance haussier, soutenue par les actions menées par les pouvoirs
publics et les professionnels dans le cadre de la stratégie 2010.
Ainsi, le
taux de croissance moyen de la valeur ajoutée de l’hébergement et de la
restauration est évalué à 5,8% entre 2003 et 2007.
Les efforts déployés pour l’extension de la capacité
d’accueil, la politique de l’Open Sky et l’amélioration des méthodes de promotion de la
destination Maroc ont permis d’augmenter le nombre de touristes à 7,4 millions en
2007 et les recettes de ce secteur à 58,7 milliards de dirhams contre 30,9
milliards de dirhams en 2003.
Cette stratégie a été soutenue par d’importants
investissements étrangers engagés dans le secteur dont le montant a atteint
24,9 milliards de dirhams entre 2003 et 2007, soit 20,2% du volume global des IDE
Il est à signaler que le partenariat avec l’UE se distingue par l’implication croissante des ONG qui confère un élan à la dynamique de voisinage et de partenariat et renforce la société civile marocaine qui s’érige désormais comme un acteur majeur dans le développement économique, social et culturel du pays.
Les efforts déployés par le Royaume depuis 2000 pour obtenir un statut de partenaire
privilégié de l’UE, se sont couronnés, lors du Conseil d’association tenu le 13 octobre 2008 à Luxembourg, par la signature d'un accord octroyant au Maroc un statut avancé auprès de l'UE. Le Maroc est devenu ainsi le premier pays de la région Sud Méditerranéenne à bénéficier d’un Statut avancé dans ses relations avec l’Union européenne. Ce nouveau statut a pour ambition d’accompagner la dynamique endogène que connaît le Maroc et d’accélérer le mouvement du partenariat Maroc–UE. Ainsi, sur le plan politique, ce statut avancé prévoit l'organisation de sommets réguliers UE-Maroc, la mise en place d'un accord cadre pour la participation du Maroc aux opérations européennes de gestion de crise, la création d’une commission parlementaire mixte, le renforcement du dialogue politique, la programmation de réunions thématiques entre le Maroc et l’UE et le renforcement des échanges entre les partis et les groupes politiques. Ces nouvelles possibilités sont de nature à rehausser la qualité des rapports politiques à un niveau jamais égal. Sur le plan de la coopération sécuritaire, l’accord prévoit la création d’un Institut supérieur de lutte contre la criminalité, le développement de mécanismes de contrôle des frontières et la participation du Maroc aux actions de formation du Collège Européen de Police. Dans le domaine économique, les principales dispositions de l’accord concernent la mise en place d'un espace économique commun, s'inspirant des règles qui régissent l'Espace économique européen, le rapprochement du cadre législatif du Maroc à l’acquis communautaire, la conclusion d’un accord de libre échange global et approfondi, le renforcement de la politique de recherche et d’innovation industrielle au Maroc et le renforcement de la coopération entre le Maroc et le réseau de soutien aux PME en Europe. L’accord prévoit également la consolidation de la coopération dans des domaines porteurs de croissance comme l'agriculture à travers le soutien de l’UE à la réforme du secteur agricole marocain en cohérence avec « le Plan vert » et l’énergie par le biais de l’intégration du marché marocain au marché européen de l’énergie, particulièrement pour l’électricité et le gaz. De plus, le Maroc pourrait participer à quelques agences européennes à l'instar de l'unité de coopération judiciaire de l'Union européenne (Eurojust), l’Office européen de police (Europol), l'Agence européenne de la sécurité aérienne ou l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies. Il est à signaler que le partenariat avec l’UE se distingue par l’implication croissante des ONG qui confère un élan à la dynamique de voisinage et de partenariat et renforce la société civile marocaine qui s’érige désormais comme un acteur majeur dans le développement économique, social et culturel du pays. L’octroi du Statut Avancé au Maroc reflète l’appréciation de l’UE des efforts engagés par le Maroc en matière de réformes et représente une opportunité pour les accélérer. La poursuite de cette dynamique est de nature à permettre un ancrage plus fort à l’Europe, accélérer la convergence entre les deux partenaires et donner une nouvelle impulsion au processus de modernisation et de transition démocratique engagé par notre pays.
Evolution vers un statut avancé pour les relations Maroc-Union Européenne
Les expériences en matière de jumelage institutionnel ont démontré que cet instrument permet non seulement de contribuer à la mise en oeuvre de l’Accord d’Association et du Pland’Action, mais aussi d’instaurer des liens étroits entre les administrations marocaines et européennes. Ainsi, après le succès des 4 premiers projets de jumelage lancés en 2005, le Maroc et l’UE ont lancé en 2007 cinq nouveaux projets de jumelage institutionnel dans les domaines de protection des consommateurs, de renforcement des contrôles sanitaires, vétérinaires et phytosanitaires, de lutte contre le blanchiment des capitaux, de renforcement des autorités de la concurrence et de promotion de la gouvernance locale. Certes, ces opérations concourent vers l'objectif d'une meilleure convergence en vue d’un renforcement de nos capacités administratives pour la reprise de l’acquis communautaire. Il n’en demeure pas moins que leur efficacité gagnerait à être relayée par des moyens financiers conséquents à l'instar de celles consenties dans le cadre de l'adhésion. C’est dans cet esprit que s’inscrit l’accord signé permettant au Maroc d’accéder au statut avancé auprès de l’UE.
Action de jumelage, autre vecteur de rapprochement institutionnel
L’entrée en vigueur du nouvel Instrument Européen de Voisinage et de Partenariat (IEVP) a permis de renforcer le lien entre les politiques et les opérations d’assistance dédiées aux pays partenaires de l’UE. Ainsi, pour la période 2007-2010, 654 millions d’euros ont été assignés au Maroc au titre du Programme Indicatif National. Par ailleurs, l’introduction de nouveaux instruments de coopération, tels que le jumelage et TAIEX ( Le programme d'assistance technique et d'échange d'informations (TAIEX) est un instrument de soutien aux institutions pour des missions à court terme dans le domaine de l'adoption et de la mise en oeuvre de l'acquis communautaire. L'assistance de TAIEX est destinée aux pays candidats, aux pays adhérents dans le cadre de la stratégie de préadhésion et s'adresse également aux pays participant à la politique européenne de voisinage et à la Russie. ), a renforcé la capacité de la Commission à soutenir financièrement et techniquement des domaines clés. Le premier programme d’action annuel au titre de l’IEVP, adopté en 2007, avait au départ un budget initial de 162 millions d’euros, porté à 190 millions d’euros du fait des performances du Maroc en matière de gouvernance qui l’ont rendu éligible à la Facilité Gouvernance. Ces fonds ont été destinés au soutien de la réforme de l’administration publique et la gouvernance, la lutte contre la pauvreté en milieu rural, le renforcement des services sociaux et l’éducation non formelle. Le Maroc bénéficie aussi des activités de coopération financées par les programmes
multi-pays et régionaux de l’IEVP et il est éligible à l’élément de coopération transfrontalière de l’IEVP. A cet égard, il y a lieu de noter que le Maroc affiche des performances exemplaires tant en matière de mise en oeuvre des programmes de coopération qu’en matière d’absorption des fonds de la Communauté européenne comparativement aux autres pays subméditerranéennes bénéficiaires de l’accompagnement financier européen.
Accompagnement financier de la politique de voisinage
Les activités bancaires et des assurances se sont
développées de façon significative
suite aux retombées positives des réformes du système
bancaire et au dynamisme du marché boursier.
La valeur ajoutée de ce secteur
s’est accrue de 10% entre 2003 et 2007. Sa contribution à la croissance
économique a été de l’ordre de 0,5 point du PIB
Les services
rendus aux entreprises et services personnels ont connu un essor favorable attribuable aux retombées du Plan Emergence
(Offshoring, télémarketing, formation …).
Leur valeur ajoutée a augmenté de
7,4% durant la période 2003-2007 contre 5,2% en 1999-2002 et leur
contribution à la croissance économique s’est située à 0,8 point en 2003- 2007
contre 0,5 en 1999-2002.
Performance de l’intermédiation financière et des
services rendus aux entreprises
L’Union Européenne6 (UE) représente le principal partenaire commercial du Maroc, intervenant pour 57,9% de ses échanges extérieurs en 2007. Cet ensemble absorbe 73,5% des exportations marocaines et fournit plus de la moitié de nos importations (52,1%). Le solde commercial du Maroc avec l’UE est structurellement déficitaire. Il a atteint 47,1 milliards de dirhams en 2007. En termes de structure géographique des échanges avec l’UE, la France demeure le premier partenaire commercial du Maroc, intervenant pour 19,9% du total des échanges, suivie de l’Espagne (13,9%) et de l’Italie (6,1%).
L’économie marocaine a su enclencher un processus de
transformation structurelle tendant vers une tertiarisation comme en atteste le
renforcement de la part des activités tertiaires dans la valeur ajoutée réelle totale,
passant de 52,1% à 57,2% entre 1998 et 2007.
L’essor de ces activités a été accompagné d’une
quasi-stagnation du poids des activités secondaires établi à 28,1% en 2007 après 27,7% en 1998
et un repli de la valeur ajoutée du secteur primaire (agriculture et pêche)
passé de 20,2% du PIB en 1998 à 14,2% en 2007.
Ces résultats témoignent de la diversification des
sources de croissance et de la modernisation du tissu productif national.
Ainsi, de
nouveaux moteurs de croissance ont émergé à savoir notamment les services des postes et
télécommunications affichant une hausse moyenne annuelle de 18,9% depuis 1998. De même,
les services immobiliers, de location et les services rendus aux entreprises se
sont accrus de 6,4% par an en moyenne, les services de transport de 5,9%, les
services liés aux activités financières et aux assurances de 5,8% et les
services d’éducation, de santé et d’action sociale de 5,1%.
Tertiarisation progressive du tissu productif national
L'Accord d'Agadir, entré en application en mars 2007,
vise l'accélération du processus d'intégration Sud-Sud à travers l'élimination des
barrières tarifaires et non tarifaires sur le commerce entre le Maroc, la Tunisie, l'Egypte et la Jordanie. L’accord
devrait permettre de dynamiser les échanges commerciaux entre ces pays et
soutenir l’attractivité de la région pour les investissements internationaux
et ce, en favorisant la levée des obstacles structurels à l’élargissement de
ce nouveau marché de près de 120 millions de consommateurs qui réalise un PIB
cumulé de près de 150 milliards d’euros L'apport de l'accord réside dans le
cumul diagonal de l'origine, dispositif essentiel de la coopération euro méditerranéenne qui devrait
encourager les entreprises de l'espace d'Agadir à travailler ensemble et à envisager des
synergies de nature à améliorer leur compétitivité, notamment sur le marché européen. En
effet, ce système permettra la librecirculation des marchandises accompagnées
d’un certificat d’origine Euro-Med dans un espace qui compte plus de trente
pays. L’évaluation préliminaire de l'Accord d'Agadir ne doit pas être faite
sur le plan bilatéral uniquement. Elle devrait prendre en compte son impact
sur les échanges avec d'autres régions. Les échanges commerciaux entre le
Maroc et les autres PAA ne dépassent guère 1,5% de son commerce extérieur,
malgré leur progression de 32% en 2007. Le solde de la balance commerciale
marocaine vis-à-vis des pays de la
Quad reste déficitaire. Il s'est aggravé de 88% en 2007,
suite notamment à une forte augmentation des importations en provenance de
l'Egypte (+52%) et de la
Tunisie (+41%). Seuls les échanges avec la Jordanie dégagent un
solde favorable mais faible pour le Maroc (214 millions de dirhams en 2007). Les
échanges dans le cadre de l'Accord d'Agadir ne profitent pas encore
pleinement à l'économie marocaine. En revanche, l'Egypte en tire un plus
grand avantage avec un excédent commercial d'environ 500 millions de dollars
en 2007. A
titre de comparaison, le Maroc ne réalise que 35% de son potentiel commercial
contre 90% pour l'Egypte. Environ 70% des exportations marocaines sont
constituées de produits primaires et un grand potentiel existe pour les
produits industriels (automobile), de la pêche et les engrais. Plusieurs dysfonctionnements relatifs à la mise en
oeuvre de l'accord ont entravé le développement des exportations marocaines vers les pays
de l’Espace d’Agadir. Il s'agit en particulier de la persistance de certaines
pratiques protectionnistes et des barrières non tarifaires dans les pays
partenaires, notamment les règles et normes techniques. C'est le cas notamment
des obstacles rencontrés pour l’exportation d’une marque de voiture montée au
Maroc vers les marchés égyptien et tunisien et qui ont été levés
dernièrement. D’autres entraves au développement des échanges
existent comme la similitude des structures productives des pays membres, le faible
contenu technologique des exportations marocaines, la faible compétitivité
énergétique comparativement aux autres PAA et l'insuffisance des réseaux de
transport intra régionaux. Néanmoins, le lancement d'une ligne maritime
directe et régulière de transport de fret entre les ports de Casablanca et
Radés (Tunisie) devra donner une nouvelle impulsion aux échanges économiques bilatéraux. Par ailleurs,
l’amélioration de la compétitivité des exportations marocaines et le renforcement
de l'intégration avec les pays de l'Espace d'Agadir nécessite la poursuite du
démantèlement des barrières non tarifaires, le renforcement de la
reconnaissance mutuelle des règles et normes techniques et la consolidation
de la coopération entre les entreprises de l'Espace d'Agadir. Cette
amélioration requiert également la promotion de la constitution des consortiums
d'exportation, une prospection plus importante des marchés des pays
partenaires ainsi que la mise en place d’un outil d'information
transparent et le développement des systèmes de veille et d'intelligence économique. Il
serait souhaitable de mettre en place une agence pour le contrôle de
l'application de l'accord, permettant
de résoudre rapidement les problèmes et conflits qui surgissent lors de sa mise
en oeuvre.
Le
rapport recense 392 mesures fiscales dérogatoires récapitulées en annexe.
Elles se présentent sous la forme d’exonérations totales, partielles ou
temporaires, de réductions, d’abattements, de déductions, de taxation
forfaitaire et de facilités de trésorerie.
En 2008, le nombre des exonérations totales recensées
représente 63% des dérogations, suivi des réductions (17%) et des déductions
(10%). Les dépenses fiscales peuvent être classées selon les
critères suivants : le type d’impôt ; le secteur d’activité ; la vocation sociale, économique ou culturelle de la mesure
; l’objectif visé par la mesure ; le bénéficiaire de la mesure..
En 2008, les mesures fiscales dérogatoires liées aux impôts
indirects représentent 60% du total, dont 34,7% pour la T.V.A, 22,7% pour les droits d’enregistrement et timbre et 2,6% pour les taxes
intérieures de consommation et les droits de douane. Quant aux impôts
directs, ils totalisent 40% des mesures incitatives dont 21,9%
au titre de l’I.S et 18,1% au titre de l’I.R.
Le positionnement économique et l’attractivité du
Maroc au niveau mondial font l’objet d’une évaluation régulière par plusieurs
organismes économiques et financiers internationaux. Il s’agit en particulier
du Forum Economique Mondial (rapports sur la
compétitivité mondiale, sur les nouvelles technologies
de l’information et de la
communication et sur la compétitivité du secteur des
voyages et tourisme), de la
Banque
Mondiale (Doing Business) et de l’institut américain
"The Heritage Foundation" (Indice de Liberté Economique). Ces
différents rapports témoignent des avancées réalisées par le Maroc dans
différents domaines. Ils permettent aussi d’accélérer les réformes ou d'adopter
de nouvelles mesures afin de permettre à notre pays d’améliorer son
positionnement au niveau international. Selon ces rapports, des progrès ont
été réalisés au niveau de la compétitivité( Forum Economique Mondial,
2007-2008.), en particulier au niveau de l’infrastructure, des
institutions, de l’épargne nationale, ainsi qu'au niveau des procédures requises
pour créer une entreprise. Il en est de même pour les nouvelles technologies
de l’information et de la communication où le Maroc a enregistré des progrès
en termes de dépenses d’enseignement, de disponibilité de scientifiques et
d'ingénieurs, de qualité de l’enseignement des mathématiques ainsi que des
efforts en faveur de la promotion des TIC et des exportations de haute
technologie. Sur le plan de la compétitivité du secteur du tourisme, le Maroc
déploie, selon le Forum Economique Mondial, des efforts considérables pour le
développement du tourisme érigé en secteur prioritaire. Le Maroc bénéficie
également d’un régime favorable en matière d’octroi de visas et de la
facilité de création d’entreprise. Ces efforts sont étayés par l’efficacité
en matière de marketing de destination ainsi que par le développement durable
au niveau de l’industrie des voyages et du tourisme. En matière de réformes
facilitant la pratique des affaires, le Maroc a réalisé, selon la Banque Mondiale (Il y a lieu de signaler que les autorités marocaines
ont fait part à la
Banque Mondiale de leurs récusations des résultats du rapport
"Doing Business 2008", en appelant à une refonte de sa
méthodologie. Leurs conclusions ignorent l’amélioration de l’attractivité du
Maroc, l’accroissement soutenu des IDE et le dynamisme des différents
secteurs de l’économie ), des progrès importants notamment au
niveau du commerce transfrontalier et de l’octroi de permis et de licences.Ces progrès sont le résultat de l’accélération des procédures de
dédouanement suite à la mise en place d’un nouveau système d’inspection
"basé sur le risque", permettant de réduire de 2 jours le temps de
dédouanement pour l’export et de 4 jours celui pour l’import,ainsi que de la
création d’un guichet unique à Casablanca, réduisant de 10 jours les délais d’obtention
des permis de construire. Les efforts du Maroc en matière d’environnement des
affaires sont également appréciés par l’Heritage Foundation dans son rapport
sur la liberté économique dans le monde. Ce dernier souligne aussi les
avancées du Maroc notamment dans les domaines de liberté commerciale et de
droits de propriété. Les progrès réalisés par notre économie et les réformes
mises en place sont certes importants. Néanmoins, cette dynamique gagnerait à
s'accélérer afin que notre pays puisse améliorer son positionnement mondial,
sa compétitivité et de son attractivité. Ces réformes concernent en
particulier la justice, la lutte contre la corruption, l’accès des PME aux
crédits, l’innovation et la R-D,
la flexibilité du marché de l’emploi ainsi que l'amélioration de la qualité
de l’éducation et de la formation professionnelle.
Positionnement de l'économie nationale perçu par les
organismes internationaux
En termes de nombre, les mesures dérogatoires recensées
concernent principalement la promotion du social
(43 mesures, soit 11%), la facilitation de l’accès au logement (31 mesures,
soit 8%) et le développement du secteur agricole (28 mesures, soit 7%).
MINISTERE DE L'ECONOMIE ET DES FINANCES DIRECTION GENERALE DES IMPOTS
La
présentation des dépenses fiscales par type d’impôt, par secteur et par objectif,
permet d’adosser l’évaluation des dépenses fiscales à la politique fiscale et
aux orientations économiques du Gouvernement.
MINISTERE DE
L'ECONOMIE ET DES FINANCES
DIRECTION GENERALE DES IMPOT
La
ventilation des dépenses fiscales évaluées par type d’impôt permet de préciser
la part des dépenses afférentes à chaque impôt et sa part dans les recettes
propres de l'impôt considéré.
MINISTERE DE
L'ECONOMIE ET DES FINANCES
DIRECTION GENERALE DES IMPOT
Faisant de l’investissement une priorité nationale, les
pouvoirs publics ont procédé à la mise en place d’un environnement favorable à la
promotion des investissements privés tant nationaux qu’étrangers.
L’investissement a fait preuve
d’un dynamisme continu traduisant la mise à niveau de l’appareil productif, l’extension des
capacités de production, la dynamique de création d’entreprises. En augmentation de 11,5%, la FBCF a représenté 27,6% du
PIB en moyenne entre 2003 et 2007 pour atteindre 31,3% en
2007. Sa contribution à la croissance économique ressort à plus de 2,5 points au cours de
cette période pour atteindre 4 points en 2007 avec une hausse de plus de 14% en termes réels.
Dans un contexte d’accélération du rythme de
l’activité, les mouvements de stocks ont eu un impact positif sur la croissance réelle depuis
cinq ans. Entre 2003 et 2007, leur contribution à l’évolution de l’activité a été de 0,1
point du PIB après avoir été légèrement négative entre 1998 et 2002 (- 0,4 point). Favorisées par la détente des taux d’intérêt et la
réduction des droits de douane à l’importation sur les biens d’équipement et leur
élimination sur les importations en provenance de l’Union Européenne, les importations des
biens d’équipement et des demiproduits ont accompagné cette dynamique en affichant des
hausses sensibles de 16% et 16,3% respectivement entre 2003 et 2007.
Cet effort
d’investissement a été appuyé par les politiques sectorielles déployées et par le soutien financier du
Fonds Hassan II pour le Développement Economique et Social aux projets d’investissement
exerçant un effet de levier important. Cette évolution a été confortée également par les
efforts conjugués des entreprises privées et publiques.
La progression rapide des échanges intra-maghrébins
sur la période récente laisse
indiquer qu’un potentiel de développement du commerce
régional existe, comme il ressort de la référence à l’indicateur d’intensité
bilatérale. Ce dernier se situe à près de 0,50 pour les exportations du Maroc
à destination de l’Algérie et de la Tunisie, soit un niveau inférieur de moitié à
ce qu’autoriserait le poids de ces pays dans le commerce mondial. Ainsi, pourvu que les conditions politiques et
réglementaires soient réunies, le relèvement de l’intensité bilatérale des échanges
entre ces pays à un niveau comparable à celui observé dans certains regroupements régionaux
des pays en développement, notamment le MERCOSUR, fait ressortir, toutes
choses égales par ailleurs, un manque à gagner en termes d’échanges
commerciaux. Ce manque à gagner est estimé à presque 980 millions de dollars annuellement
non compris les hydrocarbures, et à 2,1 milliards de dollars, soit 1% du PIB
si on prend en compte les importations de produits énergétiques en provenance
de l’Algérie et de Libye (Calcul DEPF
sur la base de données Chelem qui intègre désormais la Libye. ). Ce
gain commercial profiterait à l’ensemble des pays partenaires. Le Maroc et la Tunisie verraient la
part de leurs exportations intra-maghrébines s’établir à près de 6% et 10% respectivement,
contre des niveaux actuels de 1,6% et 2,5%. En revanche, dans le cas de l’Algérie,
hormis les produits énergétiques, le potentiel d’augmentation des échanges
vers les pays de la région demeurerait limité. Cependant, une hausse des
ventes de produits énergétiques de l’Algérie au sein de l’espace maghrébin
devrait porter la part des exportations intra-régionales de ce pays à un niveau
comparable à celui du Maroc, soit 6%.La concrétisation de ce gain nécessite
toutefois une réadaptation de l’appareil productif des pays membres pour
pouvoir répondre au supplément de la demande émanant des pays partenaires. Le
gain issu de l’intégration serait d’autant plus bénéfique qu’il découlerait
d’une création des échanges au lieu d’un simple détournement des flux. Auquel
cas, l’impact réel sur la croissance économique serait quasiment nul.
Coût du non Maghreb : une manifestation de l’absence du
pragmatisme économique
Outre la dynamique de l’investissement américain, la
coopération financière bilatérale s’est renforcée par la conclusion du «Contrat du Défi
du Millénaire» pour un montant de 697,5 millions de dollars étalé sur cinq ans.
Certaines composantes du Programme MCA ont un caractère sectoriel, alors que
d’autres ont une vocation transversale. Les premières concernent le soutien
et l’accélération de la mise en oeuvre de stratégies sectorielles dans les domaines
de l’agriculture, de l’artisanat, du tourisme et de la pêche artisanale. D’un
autre côté, l’Agence Américaine pour le Développement International «USAID» a
mis en place depuis 2004 son programme de coopération avec le Gouvernement
marocain. D’un montant de 100 millions de dollars, étalé sur la période
2004-2008, le programme de l’USAID s’articule autour de trois principaux axes
qui sont la croissance économique, l’éducation, la formation professionnelle,
la démocratie et la gouvernance. De plus, le programme Nouvelles
opportunités d’affaires au Maroc » NBO, lancé en 2005, assiste les
entreprises marocaines afin d’accroître les exportations vers les Etats-Unis dans
le cadre de l’accord de libre-échange.L’appui apporté par ce
programme aux entreprises marocaines lors des manifestations commerciales aux
Etats-Unis s’est avéré concluant, puisque plusieurs exposants marocains sont
parvenus à concrétiser d’importantes opportunités d’affaires avec leurs
homologues américains. Au total, le Maroc devrait mettre en place
un certain nombre de mesures nécessaires pour dépasser les contraintes à
l’origine de la sous-performance de ses exportations sur le marché américain.
Ces mesures s’articulent notamment autour de l’amélioration de la compétitivité
extérieure, de l’adoption des normes internationales de qualité, de la dynamisation
des secteurs traditionnels à l’exportation et de sa diplomatie commerciale. D’un
autre côté, la réflexion en cours au niveau national pour améliorer les exportations
et optimiser le paysage institutionnel à l’export, serait de nature à
proposer des mesures adéquates pour accroître les exportations marocaines à
destination des Etats-Unis. Dans ce sens, le Ministère de l’Economie et des
Finances a lancé, depuis septembre 2007, une étude sur la compétitivité
institutionnelle des exportations marocaines. Cette étude devrait permettre
de dégager des recommandations à caractère institutionnel pour améliorer les
exportations marocaines, notamment celles destinées au marché américain.
Une coopération financière de plus en plus renforcée
Alors que sur le plan commercial, l’ALE
Maroc-Etats-Unis est loin d’avoir trouvé sa
vitesse de croisière, les investissements américains
directs à destination du Maroc ont
enregistré une forte augmentation en 2007. Ils se sont
situés à 1,5 milliard de dirhams contre seulement 863,7 millions de dirhams
en 2006. Entre 2002 et 2005, les investissements américains au Maroc n’ont
pas dépassé, en moyenne, 381,2 millions de dirhams. Cependant, au cours de
l’année 2007, les investissements et prêts privés américains reçus par le
Maroc se sont chiffrés à 2,9 milliards de dirhams, soit 6,9% du total,
faisant des Etats-Unis le 4ème investisseur étranger au Maroc. La répartition des investissements et prêts privés
américains par secteur d’activité fait apparaître que ces investissements s'améliorent dans
plusieurs secteurs, notamment la finance, l'électrique-électronique,
l'ingénierie, le tourisme et le textile. De plus, la stratégie poursuivie par les firmes
américaines obéit beaucoup plus à une
logique de production, comme en témoignent les formes
d’implantation à l’oeuvre, tournées vers la réexportation.
Un potentiel plus important de l’ALE en termes
d'attrait des investissements américains
Entré en vigueur le 1er janvier 2006, l’accord de
libre échange (ALE) entre le Maroc et
les Etats-Unis est un accord relativement complet,
touchant quasiment tous les domaines, en l’occurrence le libre accès aux
marchés des produits agricoles, industriels et, pour la première fois, les
services. En outre, l’Accord offre une protection de la propriété
intellectuelle, des instruments juridiques de garantie et de sécurité pour
les investisseurs américains, des procédures ouvertes et des mesures de
transparence, de moralisation et de concurrence dans la passation des marchés
publics, ainsi qu’une protection du travail et de l’environnement. En dépit
des diverses opportunités qu’il offre, l’ALE Maroc-Etats-Unis n’a pas encore produit
les bénéfices attendus. La progression des exportations marocaines vers ce
pays demeure limitée, tandis que les flux d’IDE devraient progressivement
s’adjuger un rôle plus conséquent en matière d’approfondissement des liens de
partenariat entre les deux parties.
Accord de libre échange Maroc-Etats-Unis, un potentiel
loin d’être exploité
Les options marocaines en matière de commerce
extérieur ont toujours fait de l’Afrique une zone stratégique. Les diverses
initiatives engagées à cet effet visaient tout autant à renforcer les parts
de marchés acquises qu’à diversifier l’éventail des débouchés extérieurs. De
plus, le secteur privé a été largement associé à cette politique. Ainsi,
l’Afrique constitue aujourd’hui une zone d’accueil importante pour les
investisseurs marocains. Toutefois, en dépit de la conclusion de plusieurs
accords commerciaux avec plusieurs pays africains, les échanges commerciaux
du Maroc avec cette zone demeurent relativement faibles et sont loin d’avoir
atteint leur potentiel eu égard aux opportunités qu’offrent ces marchés, qui
sont devenus ces dernières années le théâtre d’une concurrence acharnée que
se livrent les principales économies émergentes, notamment la Chine et l’Inde, pour des
raisons liées à la sécurité des approvisionnements en ressources énergétiques
et minières.
L'Afrique : un intérêt grandissant pour un avenir
prometteur
Deux ans après l’entrée en vigueur de l’accord de
libre échange entre le Maroc et les Etats-Unis, les échanges commerciaux entre les deux
pays ont enregistré une dynamique particulière. Ainsi, les Etats-Unis sont devenus en
2007 le quatrième fournisseur du Maroc (8ème en 2000) et son 10ème client
(6ème en 2000). Ces échanges se sont chiffrés en 2007 à près de 18,4 milliards
de dirhams, soit 4,9% du commerce extérieur de notre pays. Le solde
commercial bilatéral est déficitaire de 12,4 milliards de dirhams en 2007
contre seulement 1,9 milliard de dirhams en 2002. Le taux de couverture des
échanges commerciaux entre les deux parties a significativement baissé, s'établissant
à 19,4% en 2007 après 47,3% en 2002. Les exportations marocaines vers ce pays
n’ont pas enregistré une augmentation significative contrairement aux
importations qui ont connu une évolution spectaculaire. Cette situation
s’explique d’un côté, par la rigueur des règles et des normes d’exportation
vers les Etats-Unis et d’un autre côté, par la faible diversité des produits
marocains exportés vers les Etats-Unis. Ces derniers portent toujours sur le
même volume et sont constitués de produits à faible valeur ajoutée. De plus,
la dépréciation du dollar vis-à-vis du dirham semble avoir pesé sur la compétitivité-prix
des produits exportés et a réduit en conséquence les marges de profits des entreprises
marocaines, notamment celles du textile-habillement incitant les opérateurs marocains
à s’intéresser davantage aux marchés traditionnels de proximité.En
effet, les exportations marocaines vers les Etats-Unis ont cumulé prés de 3
milliards de dirhams en 2007 après 2,3 milliards de dirhams en 2006,
représentant respectivement 2,5% et 2% des exportations marocaines totales.
Elles étaient constituées principalement de phosphates, des engrais naturels
et chimiques, de vêtements confectionnés,de poissons en conserve et de
conserves de légumes, qui ont représenté plus de 60% des ventes totales du
Maroc sur le marché américain. En revanche, les importations marocaines en
provenance des Etats-Unis qui se sont chiffrées à 5,8 milliards de dirhams,
en moyenne sur la période 2002-2005, (3,9% des importations totales de notre
pays) ont fortement rebondi pour s’établir à 15,4 milliards de dirhams en
2007, après 9,5 milliards de dirhams en 2006. Ainsi, la part des importations
américaines dans les achats extérieurs du Maroc s’est significativement
améliorée, passant à 5,9% en 2007, après 4,3% en 2002.
Evolution du commerce bilatéral : croissance plus
rapide des importations
S’agissant de la part de la valeur ajoutée aux prix
courants par secteur institutionnel,
les sociétés non financières ont été plus performantes
avec un rythme de progression de 6,7% en moyenne annuelle entre 1998 et 2006,
améliorant de 3,3 points leur part dans la valeur ajoutée totale.
La valeur ajoutée du secteur public, composée de
l’administration centrale, des collectivités locales et de la sécurité
sociale, a évolué légèrement plus rapidement (6,6%) que l’ensemble de
l’économie (5,4%) ramenant ainsi sa part à 17,6% en 2006 après 16% en 1998, représentant
une amélioration de 1,6 point. Quant aux sociétés financières, la progression
de leur valeur ajoutée de 6,3%, en moyenne entre 1998 et 2006, a amélioré leur
part de 0,4 point.
Ces évolutions positives ont été réalisées au
détriment de la part des ménages dont la valeur ajoutée a évolué à un rythme
inférieur, soit 3,4% en moyenne annuelle réduisant leur part de 3,4 points.
La création de la valeur ajoutée issue des entreprises
en substitution à celle en provenance des ménages est un signe de
transformation et de modernisation de l’économie marocaine et de
développement du secteur privé.
Performances diversifiées des agents institutionnels
Le positionnement économique et l’attractivité du
Maroc au niveau mondial font l’objet d’une évaluation régulière par plusieurs
organismes économiques et financiers internationaux.Il s’agit en particulier
du Forum Economique Mondial (rapports sur la
compétitivité mondiale, sur les nouvelles technologies
de l’information et de la communication et sur la compétitivité du secteur des
voyages et tourisme), de la
Banque
Mondiale (Doing Business) et de l’institut américain
"The Heritage Foundation" (Indice de Liberté Economique). Ces
différents rapports témoignent des avancées réalisées par le Maroc dans
différents domaines. Ils permettent aussi d’accélérer les réformes ou d'adopter
de nouvelles mesures afin de permettre à notre pays d’améliorer son
positionnement au niveau international. Selon ces rapports, des progrès ont
été réalisés au niveau de la compétitivité( Forum Economique Mondial,
2007-2008.), en particulier au niveau de l’infrastructure, des
institutions, de l’épargne nationale, ainsi qu'au niveau des procédures requises
pour créer une entreprise. Il en est de même pour les nouvelles technologies
de l’information et de la communication où le Maroc a enregistré des progrès
en termes de dépenses d’enseignement, de disponibilité de scientifiques et
d'ingénieurs, de qualité de l’enseignement des mathématiques ainsi que des
efforts en faveur de la promotion des TIC et des exportations de haute
technologie. Sur le plan de la compétitivité du secteur du tourisme, le Maroc
déploie, selon le Forum Economique Mondial, des efforts considérables pour le
développement du tourisme érigé en secteur prioritaire.Le Maroc bénéficie également d’un régime favorable en
matière d’octroi de visas et de la facilité de création d’entreprise. Ces efforts sont
étayés par l’efficacité en matière de marketing de destination ainsi que par le
développement durable au niveau de l’industrie des voyages et du tourisme. En
matière de réformes facilitant la pratique des affaires, le Maroc a réalisé,
selon la Banque
Mondiale (Il y a lieu
de signaler que les autorités marocaines ont fait part à la Banque Mondiale
de leurs récusations des résultats du rapport "Doing Business
2008", en appelant à une refonte de sa méthodologie. Leurs conclusions
ignorent l’amélioration de l’attractivité du Maroc, l’accroissement soutenu
des IDE et le dynamisme des différents secteurs de l’économie ),
des progrès importants notamment au niveau du commerce transfrontalier et de
l’octroi de permis et de licences.
Positionnement de l'économie nationale perçu par les
organismes internationaux
TABLE RONDE SUR LE BIEN PUBLIC MONDIAL ET L'UNESCO
TABLE RONDE SUR LE BIEN PUBLIC MONDIAL ET L'UNESCO
Texte introductif par Philippe Quéau
Le concept de "bien public mondial" est extrêmement puissant. Il fournit un socle théorique pour une action collective de la communauté internationale, dans l’intérêt supérieur de l’humanité et pour le bien de tous. Il peut servir de fondement à une volonté générale mondiale. Il peut être utilisé pour contrebalancer la perte d’influence relative des puissances publiques par rapport au triomphe du marché. Le principal problème du bien public est que s’il profite à tous, personne en particulier ne se sent tenu responsable de sa préservation, de son bon usage, ou de son augmentation. Bien au contraire, le bien public est victime d’une tragédie systémique.
En effet, les problèmes systémiques globaux, les "maux communs", ont un caractère tellement transnational que l’on ne peut guère les analyser en termes nationaux. Les critères employés pour évaluer les coûts et les bénéfices locaux perdent rapidement de leur sens et de leur pertinence s’ils sont employés à l’échelle globale. La "gouvernance globale" pose ainsi de redoutables problèmes d’équilibre entre les revendications des situations locales les plus diverses et l’exigence d’une stratégie commune à l’ensemble de l’humanité.
Qu’est-ce qu’un bien public mondial?
Il est utile de distinguer parmi les biens publics ceux qui sont "naturels" de ceux qui sont volontairement créés par l’homme, et de ceux qui sont le résultat immanent de la société.
Il y a de nombreux biens publics naturels. Ainsi les fonds marins ont été proclamés "patrimoine commun de l’humanité" par la convention sur le droit de la mer du 10 décembre 1982. La notion de "patrimoine commun de l’humanité" est aussi employée à propos de la Lune et des corps célestes dont les "ressources naturelles constituent le patrimoine commun de l’humanité", selon le Traité de l’espace.
Les biens publics naturels comme la couche d’ozone, la nappe phréatique ou la stabilité climatique posent essentiellement le problème de leur pérennité à long terme, sous l’effet de l’activité des hommes. Comme ils sont non renouvelables et que l’activité de l’homme tend à les détériorer ou à les consommer sans retour, la question politique principale est de réguler leur sur-utilisation.
Les biens publics créés par l’homme comprennent le patrimoine culturel de l’humanité, les connaissances scientifiques et pratiques, les principes ou les normes du droit international, les poids et mesures, les standards des infrastructures transnationales, comme les protocoles d’échanges (TCP/IP, HTML) d’Internet. Pour ce type de biens publics, le défi politique principal est en fait leur sous-utilisation, surtout par les plus défavorisés. Par exemple, le patrimoine mondial des connaissances, y compris les inventions tombées dans le domaine public ou non-protégées par des brevets, constitue un ensemble d’informations dispersées, malaisé d’accès. Ce patrimoine représente une richesse potentielle considérable, gratuite et libre d’accès. Mais ceux qui auraient le plus d’avantages à pouvoir s’orienter dans cet ensemble d’informations et de connaissances sont aussi ceux qui sont le plus privés de moyens matériels ou intellectuels de le faire.
Le cas du génome humain est intéressant. Est-ce un bien public naturel, patrimoine commun et inaliénable de l’humanité, simplement "découvert" par la recherche, ou bien est-ce un bien "inventé" par l’homme et donc appropriable, comme voudrait nous le faire croire la firme Celera?
Il y a enfin les biens publics créés de façon immanente par la société, par exemple la paix internationale, la stabilité financière mondiale, les normes culturelles universelles encourageant la coopération sociale et internationale. Ces biens publics sont bien réels mais ils sont "immanents", intangibles, et donc toujours tenus en quelque sorte pour acquis, pour allant de soi, ou alors comme étant hors de portée de l’action des personnes ou même des Etats. De fait ces biens publics sont bien moins partagés que l’on pourrait croire, ils sont toujours insuffisamment disponibles à l’échelle globale. L’état du monde en témoigne bien assez clairement. Là aussi, il faut noter ce paradoxe que ces biens sociétaux sont d’autant plus précieux, ils prennent d’autant plus de valeur pour chacun que plus de gens en jouissent. Tout le monde a un intérêt objectif à les développer, et pourtant on est bien obligé de constater qu’ils ne sont pas fournis à hauteur de la demande latente.
Deux critères caractérisent en théorie la notion de bien public:
l’ "universalité" et l’ "inépuisabilité", ou, plus techniquement, la non-exclusivité ("non-excludability") et la non-rivalité de l’usage ("non-rivality").
L’ "universalité" des biens publics se réfère à leur accessibilité. Un bien est universellement accessible s’il est disponible pour l’humanité entière, y compris les générations futures. Tout le monde en profite effectivement ou peut en profiter théoriquement.
L’ "inépuisabilité" d’un bien public se réfère à son abondance. Un bien "infini" permet en théorie à tous d’en tirer profit sans jamais l’épuiser. La consommation d’un bien public inépuisable par un consommateur particulier ne se traduit pas par un manque pour les autres consommateurs potentiels. Il n’y a pas de "rivalité" de l’usage.
Les biens qui sont inépuisables mais non-universels, c’est-à-dire qui peuvent être socialement ou techniquement réservés à la consommation d’un groupe particulier sont appelés parfois des "biens de club" ("club goods"). Ce sont des biens pouvant être exclusifs (par exemple, la faculté d’avoir accès à un réseau public comme Internet est un bien public inépuisable mais cependant exclusivement réservé à ceux qui ont les moyens de se raccorder). Les biens universels mais épuisables sont considérées comme des fonds communs, aux ressources limitées ("pool goods"). Par exemple, les places disponibles pour le positionnement des satellites sur une orbite géostationnaire.
En pratique, on trouve tout un spectre de biens publics, plus ou moins universels, et plus ou moins inépuisables.
Par exemple, Internet est comme chacun sait un outil puissant d’accès aux informations mais son usage reste limité aux personnes déjà alphabétisés, et capables de maîtriser les fonctions de navigation. Les problèmes d’illettrisme, de coût élevé des matériels, de barrières linguistiques limitent considérablement l’universalité de cet outil. Ceci est d’autant plus regrettable que les biens publics de ce type, basés sur des réseaux ou des normes, se caractérisent par le fait que chaque utilisateur supplémentaire, bien loin de diminuer la valeur globale du bien commun, contribue à l’augmenter en fait. Plus le réseau s’aggrandit plus il prend de la valeur pour tous ses utilisateurs.
Le déficit d’universalité d’accès à Internet devrait donc être interprété comme un coût intrinsèque supporté d’une part par la communauté des utilisateurs actuels, qui ignorent tout le bénéfice qu’ils retireraient d’une universalité effective, et d’autre part par les non-utilisateurs, privés de l’accès à une ressource publique de grande valeur, mais dont ils n’ont pas l’usage.
Les "maux communs"
Il existe aussi des "maux communs", qui résultent de l’absence ou de l’insuffisance de biens publics. De même que la santé est un état naturel, qui passe par là-même inaperçue, alors que la maladie est un fait patent, douloureux, de même les biens publics restent souvent méconnus et impalpables, jusqu’au jour où ils commencent à manquer. En revanche, les maux communs ont des effets bien visibles, bien concrets. Les politiques ont tendance en conséquence à se focaliser bien plus sur l’atténuation ou la réduction des maux communs, que sur la production ou la préservation des biens publics, tenus pour acquis, semblant aller de soi, et ne méritant pas l’urgence d’une attention personnalisée. Un tel biais peut conduire à l’échelle globale au choix du "plus petit commun dénominateur", à la limitation de la coopération internationale au strict minimum nécessaire pour éviter les désastres les plus imminents.
Problèmes du bien public
L’existence d’un bien public, et c’est là un véritable paradoxe, peut produire des injustices structurelles, et des problèmes difficiles d’équité de gestion. Plus un bien est "commun", plus il semble mal défendu par les opérations "spontanées" du marché ou du système international.
Relevons trois problèmes classiques:
-le "profiteur" (ou "l’ouvrier de la onzième heure"),
-l’effet "Matthieu"
-le "dilemme du prisonnier".
Le paradoxe du "profiteur" (en anglais : "free rider") est le suivant. Lorsqu’un bien commun est créé par quelques-uns, il profite à tous, par définition, sans que les profiteurs n’aient eu à supporter leur "juste part" des coûts. Par exemple, le fardeau de la paix internationale peut être concentré sur un pays dominant, ce qui avantage les pays "alignés". Cela induit un avantage politique pour le pays dominant et un avantage économique comparatif pour les "alignés" qui peut à la longue miner les bases mêmes du bien commun qui les fondent. Hume disait déjà que la coopération entre les citoyens à propos du bien commun se heurterait à la tentation des individus de se reposer sur les autres du fardeau collectif. Garrett Hardin reprit cette thématique dans son essai fameux, "The Tragedy of the Commons". En théorie économique, on donne le nom d’ "externalité négative" à ce phénomène. C’est ce qui se passe quand un individu, une firme ou un acteur social ne supporte pas tous les coûts d’une action entreprise, mais les fait assumer par d’autres. L’externalité peut aussi être dite "positive", quand les bénéfices d’une action ne rejaillissent pas seulement sur l’entrepreneur, mais profitent à d’autres, n’ayant pris aucune part à l’affaire.
L’effet "Matthieu" met en évidence le fait que les "riches" peuvent avoir un avantage relatif plus important que les "pauvres" à tirer parti de certains biens publics. Ainsi les prairies communales profitent relativement plus aux possesseurs des plus gros troupeaux. Aujourd’hui les "prairies" sont mondiales: il s’agit par exemple de l’exploitation de la haute mer, de l’espace, des fréquences hertziennes, évidemment réservée à ceux qui ont de gros moyens pour ce faire. Les riches ont plus d’opportunités de tirer avantage et bénéfices des biens mis gratuitement à la portée de tous. Plus on a de richesses et d’avantages, plus on profite des biens publics. Celui qui n’a pas accès à Internet, comment pourrait-il bénéficier des immenses ressources gratuites d’informations disponibles en ligne?
Le "dilemme du prisonnier" illustre le fait qu’un manque d’information réciproque ou une coordination insuffisante entre plusieurs partenaires conduit à des comportements néfastes pour tous, et donc à une non-optimisation du bien public. Le dilemme du prisonnier se définit par une petite histoire. Deux prisonniers, complices d’un forfait, sont interrogés séparément. Si aucun n’avoue, ils écoperont d’une année de prison. Si l’un avoue, mais pas l’autre, celui qui avoue sera libéré et l’autre recevra une sentence maximale de cinq ans. Si tous les deux avouent, ils recevront tous les deux une peine de trois ans. Il est clair que le choix des individus confrontés à un tel "dilemme" gagnerait beaucoup à une concertation et une entente préalable (agrémentée d’une réelle dose de confiance réciproque…). S’il n’y a pas eu de concertation préalable, on peut s’attendre que chaque prisonnier fasse une impasse sur la réaction de l’autre. Leurs deux réactions "égoïstes" produisent alors un résultat globalement désavantageux au lieu de minimiser les années de prison. Cette petite parabole s’applique, toutes proportions gardées, au bien public mondial. La gestion d’un bien public a besoin d’information mutuelle et de confiance entre les protagonistes.
Le paradoxe du profiteur, l’effet Matthieu et le dilemme du prisonnier montrent toute l’importance de la médiation et de la régulation des biens publics, et donc de la définition de ce qui représente le mieux "l’intérêt supérieur mondial". Comment clarifier les critères identifiant les biens publics, ainsi que leur affectation? Qui doivent en être les bénéficiaires prioritaires?
Comment peut se former une "volonté générale" à propos des biens publics?
Ce n’est pas seulement une question de justice et de démocratie à l’échelle planétaire mais aussi de justice inter-générationnelle. Les biens communs inter-générationnels sont nombreux: biodiversité, équilibre écologique global, préservation de la couche d’ozone, développement de normes culturelles et civilisationnelles encourageant la coopération.
Proposition de principes pour la défense des biens publics mondiaux
Principe d’inaliénabilité.
Les biens publics sont inaliénables. Il est ainsi impossiblité de laisser privatiser les biens publics.
Principe d’intérêt mondial ou principe de subsidiarité.
L’exercice de la souveraineté sur les biens publics mondiaux relève de la communauté mondiale, qui est composée de personnes, et non d’Etats (retombée de la philosophie du Jus Gentium). Toute personne devient en naissant co-propriétaire de l’immense domaine public mondial. C’est un nouveau droit de l’homme à proclamer. Toute personne est ainsi légitimement assurée de pouvoir participer à la gestion des biens publics mondiaux.
La "justice sociale mondiale" est le bien commun mondial par excellence.
Rôle de l’UNESCO
-S’attacher en priorité à défendre les biens publics menacés et à développer l’accès aux biens publics sous-utilisés.
-Mettre en place un "Comité mondial des biens publics mondiaux" (World Committee on Global Public Goods), chargé d’une réflexion sur les mécanismes de financement des biens publics mondiaux relevant du mandat de l’UNESCO (exemple: utilisation des surplus budgétaires de l’OMPI pour financer une bibliothèque mondiale des savoirs gérée par l’UNESCO)..
Les perspectives de clôture de l’année 2010:La croissance économique en 2010 serait tirée par le bon comportement des activités non agricoles, conforté par une campagne agricole prometteuse et par la poursuite de la relance de l’économie mondiale. Elle serait également tirée par le redressement de la situation des secteurs touchés par la crise comme en témoigne les bonnes performances des phosphates, du tourisme, de l’électronique et de l’automobile qui ont pu bénéficier d’un accompagnement continu pendant la période de crise. De ce fait, l’activité économique nationale réelle devrait s’accroître de 4% sous les effets conjugués de la progression du PIB non agricole de 5% et du recul de la valeur ajoutée agricole de 5,1%. Activités agricoles La production céréalière pour la campagne agricole 2009-2010 a avoisiné les 74,6 millions de quintaux. Quoiqu’en baisse de 26,8% par rapport à la compagne précédente, elle s’inscrit en hausse d’environ 21,8% par rapport à la moyenne des cinq dernières campagnes. Pour les filières autres que céréalières, quoique affectées négativement par les fortes pluies au niveau de certaines régions, leurs performances sont satisfaisantes. En effet, les mesures prises dans le cadre du programme de lutte contre les effets des inondations notamment dans la région du Gharb, la région la plus affectée, ont été concluantes. Ainsi, près de 307 millions de dirhams ont été alloués à ce programme dont près de 100 millions de dirhams réservés à la reconversion des cultures en recourant à des cultures printanières de substitution. Le taux de réalisation des projets de reconversion des cultures a dépassé les objectifs fixés grâce notamment aux subventions accordées aux agriculteurs pour l'acquisition des semences sélectionnées (90%) et des engrais (60%). Ainsi, à la mi-mai 2010, les surfaces reconverties s'élevaient à 65.000 hectares sur les 85.000 hectares prévus. Les superficies emblavées en maïs ont été de 25.000 hectares sur les 30.000 hectares programmés et celles du tournesol ont été de 20.000 hectares sur 50.000 hectares prévus. Les cultures sucrières ont également bénéficié d’un programme d’appui portant sur 19 millions de dirhams, financés à part égales par l'Etat et la Cosumar. Ce programme porte sur 4.000 hectares de betteraves à sucre et 1.200 hectares de canne à sucre. Tenant compte de ces évolutions, la valeur ajoutée agricole diminuerait de 5,1% pour l’année 2010 après une hausse de 30,6% en 2009. Retour des activités non agricoles aux niveaux d’avant la crise Les activités non agricoles devraient afficher une amélioration de leur valeur ajoutée de 4,9%, soit un niveau relativement supérieur à la moyenne 2005-2009 (4,3%) en lien avec le net redressement des activités secondaires après la forte baisse enregistrée en 2009 et l’évolution à un rythme soutenu des activités tertiaires. En ce qui concerne le secteur de la pêche, il continue à se comporter favorablement en 2010. Au titre des huit premiers mois de cette année, le volume des débarquements de la pêche côtière et artisanale a augmenté de 17,5% en glissement annuel. Les poissons pélagiques demeurent la principale espèce ayant tiré à la hausse le tonnage débarqué avec une progression de 19,6%. En parallèle, les recettes générées de la vente de ces produits se sont appréciées, de 6% en glissement annuel. Ce redressement est à mettre à l’actif de la hausse de la valeur des ventes des poissons pélagiques et de celle des crustacés respectivement de 18,5% et de 5% par rapport à fin août 2009, ce qui a compensé la dépréciation de la valeur des autres captures. Par ailleurs, les exportations des produits de la mer ont connu une augmentation en valeur de 3,9% à fin septembre 2010 par rapport à la même période en 2009. Net redressement des activités secondaires Le secteur secondaire devrait croître de 5,5% après une baisse de 4,7% enregistrée en 2009. Les différentes activités industrielles devraient progresser à des allures différentes. Ainsi, les activités extractives devraient croître de 10% après un repli de 23,8% en 2009 tirant profit de la reprise de la demande mondiale adressée au Maroc qui s’est accompagnée par une forte hausse des exportations du Groupe OCP qui ont atteint à fin septembre 2010 une expansion de 83,9% par rapport à la même période de 2009, soit plus de 11,9 milliards de dirhams. Afin de répondre à la reprise de la demande tirée essentiellement par les grandes puissances démographiques et agricoles (Inde, Brésil…), le Groupe poursuit, en 2010, le renforcement de sa production marchande en phosphates de 60,6% et celle des produits dérivés de 46,6% à fin septembre 2010 par rapport à la même période de 2009. Les industries de transformation devraient enregistrer une hausse de 3,1%. Ce net redressement est confirmé par les tendances bien orientées de l’indice de la production industrielle ainsi que par les dernières données des exportations industrielles à fin septembre 2010 qui révèlent une atténuation du rythme de baisse des exportations du textile-habillement et cuir, une poursuite de la performance du secteur de l’automobile et le maintien de la dynamique dans le secteur de l’électronique. Concernant le secteur du bâtiment et des travaux publics, il devrait enregistrer une croissance de 5,9% après 3,4% en 2009 bénéficiant de la consolidation de l’investissement public, de la continuité de la politique des grands chantiers et de la mise en oeuvre des mesures prises pour la relance du logement social décidée dans le cadre de la Loi de Finances 2010 (mobilisation du foncier public, exonérations fiscales…). A fin septembre 2010, l’encours des crédits à l’immobilier a augmenté significativement de 9,1% par rapport à fin septembre 2009. Ce secteur devrait tirer également profit du dynamisme des opérateurs publics de l'habitat en l’occurrence le Groupe Al Omrane qui a mobilisé pour l'exercice en cours un volume des investissements de 8,5 milliards de dirhams contre 8,3 milliards en 2009. Progression des activités tertiaires à un rythme soutenu Le secteur tertiaire devrait afficher une croissance de l'ordre de 5% après 3,9% en 2009 soutenu par les bons comportements des activités agricoles et secondaires ainsi que par le redressement de la demande aussi bien étrangère qu’intérieure. Le secteur des Postes et Télécommunications devrait renouer avec son dynamisme observé durant la dernière décade et progresser de 6,2% après 2,8% en 2009. Ce secteur pourrait tirer profit de la baisse des tarifs d'interconnexion entre les opérateurs de téléphonie et de l’impulsion du nouvel opérateur Wana Corporation. Cette progression semble en partie être confirmée par les résultats du premier semestre des trois opérateurs. Ainsi, le chiffre d’affaires a progressé respectivement de 1,5%, 12% et 24% pour Maroc Telecom59, Méditel et Wana pour se situer respectivement à 12,8, 2,7 et 1,6 milliards de dirhams. Le chiffre d’affaires consolidé des trois opérateurs a donc augmenté de 4,8%. Quant au secteur des Hôtels et Restaurant, il devrait renouer avec la croissance en enregistrant une hausse de 6,1% après une baisse de 1,2% un an auparavant. Le Maroc devrait tirer profit du redressement du tourisme mondial qui a enregistré, selon l’Organisation Mondiale du Tourisme, une hausse de 7% du nombre des arrivées de touristes internationaux par rapport au premier semestre 2009 et ce malgré les importantes perturbations en raison du volcan islandais qui avait paralysé l'espace aérien à plusieurs reprises en raison de ces échappements de cendres. Le Maroc a bénéficié, à son tour, de cette reprise comme en témoigne la hausse, à fin septembre 2010, des arrivées touristiques de 11%, des nuitées réalisées dans les hôtels classés de 11%, du nombre de passagers internationaux ayant transité par les aéroports nationaux de 18% et des recettes voyages de 6,4%. Ce secteur devrait également bénéficier du passage des projets Mediterrania Saïdia et Mazagan d’El Jadida à leur vitesse de croisière qui ont réalisé des taux de croissance des nuitées soutenus atteignant respectivement 65% et 187% à fin juillet 2010 par rapport à la même période de 2009, soient des taux d’occupation respectifs de 33% et 38% contre respectivement 29% et 27%. Les activités des transports, devraient s’accroître de 5,5%, soit un rythme largement supérieure à celui de l’année précédente (2,8%). Le dynamisme attendu de ce secteur serait attribuable à l’impact positif de la campagne agricole, à la reprise des activités non agricoles et au redressement du commerce extérieur. En effet, le transport étant un secteur d’appui, sa croissance est significativement liée à celle du reste de l’économie. Les activités du commerce, représentant en moyenne 12,6% de la valeur ajoutée totale, continueraient de soutenir l’activité du secteur tertiaire en enregistrant une croissance de 4,5% après 3,5% en 2009 grâce notamment aux effets d’entraînement de l’expansion des revenus issus de la bonne campagne agricole. Evolution des éléments de la demande Les éléments de la demande continueraient à jouer un rôle majeur dans le soutien à la croissance économique en 2010. Ce soutien proviendrait du dynamisme de la consommation des ménages et de l’investissement suite aux mesures volontaristes des Lois de finances 2009 et 2010 qui ont pour objectif le soutien du pouvoir d’achat et la consolidation de l’effort d’investissement public. La croissance économique devrait également tirer profit du redressement de la demande mondiale adressée au Maroc et notamment celle en provenance de nos partenaires de la zone euro. Avec une part de 58% du PIB nominal en moyenne sur la période 2005-2009, la consommation des ménages resterait le moteur principal de la croissance économique avec une progression à prix courants de 7,2% après 4,7% en 2009. Sa contribution à la croissance passerait de 2,8 points en 2009 à 4,1 points en 2010. Ce dynamisme serait impulsé, notamment par l’amélioration du revenu des ménages hors activité agricole, la préservation du pouvoir d’achat des ménages, les retombées positives du dialogue social, les réaménagements effectués en matière d’IR et par le redressement des transferts des MRE. La consommation finale des administrations publiques devrait enregistrer une hausse de 7,5% au lieu de 12% en 2009 et contribuer ainsi de 1,3 point à la croissance économique. La consommation finale nationale serait en amélioration de 7,3% et contribuerait ainsi pour 5,5 points à la croissance économique. S’agissant de l’investissement brut (FBCF+variations des stocks) qui représente 33% du PIB nominal en moyenne sur la période 2005-2009, il devrait capitaliser sur le redressement escompté de l’investissement aussi bien public que privé, en ligne avec l’amélioration anticipée de l’activité économique. La formation brute de capital fixe progresserait de 9,5% après une baisse de 0,6% une année auparavant. Sa contribution à la croissance serait de 2,9 points après -0,2 point en 2009. Cette augmentation proviendrait essentiellement de la poursuite d’une tendance forte des investissements en moyens de production et infrastructures aussi bien par l’Etat que par les entreprises. De même, la hausse des investissements publics de 20%, devrait renforcer le dynamisme de l’investissement global. Redressement du commerce extérieur Après une année marquée par une forte contraction de nos échanges commerciaux suite à la baisse de la demande mondiale et notamment celle de l’Union européenne et au repli des cours des phosphates et des autres matières premières, le commerce extérieur du Maroc en 2010 devrait renouer avec la croissance. Ainsi, les exportations globales de biens à prix courants progresseraient d’environ 19,2% en 2010. Les exportations du Groupe OCP, après une baisse d’environ 63,6% en 2009, se développeraient de près de 72% pour atteindre 32,3 milliards de dirhams, boostées essentiellement par la reprise de la demande mondiale adressée au Maroc. Ces exportations devraient également tirer profit du maintien de la Chine des droits de douane à l’export à un niveau élevé afin de satisfaire sa consommation locale. Les exportations hors Groupe OCP devraient croître de 8,6% après une baisse de 10,7% une année auparavant sous l’effet du redressement attendu des exportations des demi-produits, des produits alimentaires, des produits finis (de consommation et d’équipement) et des produits bruts. Les importations devraient également renouer avec la croissance pour enregistrer une hausse de 12,1% après une baisse de 18,7% en 2009 en lien avec le dynamisme de la demande intérieure aussi bien au niveau de la consommation que de l’investissement. Ainsi, les importations énergétiques, fortement liées à l’activité non agricole, augmenteraient de 31,9% sous l’hypothèse du maintien du prix moyen du pétrole sur les marchés internationaux à un niveau de 78,4 dollars le baril. Les achats des demi-produits et des biens d’équipement devraient progresser sensiblement, compte tenu de la consolidation de l’investissement aussi bien public que privé. Les évolutions des différents groupements d’utilisation, aussi bien au niveau des importations que des exportations de biens, devraient se traduire par un déficit commercial de l’ordre de 21% du PIB après 20,8% du PIB en 2009, soit une dégradation de 0,2 point. Le solde des échanges extérieurs de biens et services devrait dégager un déficit de l’ordre de 10,7% du PIB après 10,9% du PIB en 2009 sous l’effet conjugué de la hausse des importations des biens et services de 10,4% après une baisse de 17% en 2009 et de l’augmentation des exportations des biens et services de 12,9% après une baisse de 18,5% en 2009. Quant à leur contribution à la croissance économique nominale, elle serait négative pour se situer à 0,4 point. Les recettes voyages et les transferts des marocains résidents à l’étranger devraient renouer avec la croissance en enregistrant une évolution positive de l’ordre de 6,5% et 9,4% respectivement. Ces rythmes de croissance demeurent, toutefois, largement inférieurs à la moyenne constatée entre 2004 et 2008. Le revenu national brut disponible60 s’accroîtrait de 6,5% en 2010 après 4,6% en 2009. L’épargne nationale brute devrait se situer à 30,6% du PIB en 2010. Ce niveau demeurerait insuffisant pour couvrir l’investissement brut qui devrait atteindre 34,8% du PIB. Compte tenu de ces évolutions, l’économie nationale devrait dégager un besoin de financement estimé à 4,2% du PIB.
Conférence sur la crise financière et économique mondiale et son incidence sur le développement
Projet de document final de la Conférence sur la
crise financière et économique mondiale et son incidence sur le développement
Nous, chefs d’État et de gouvernement et hauts
représentants réunis à New
York du 24 au 26 juin 2009 à l’occasion de la Conférence des
Nations Unies sur la
crise financière et économique mondiale et son
incidence sur le développement,
déclarons ce qui suit :
1. Le monde traverse la pire crise financière et
économique qu’il ait connue
depuis la Grande dépression. Cette crise en évolution
constante, qui a débuté sur les
principales places financières du globe, s’est
propagée à toute l’économie mondiale,
et elle a de graves incidences dans les sphères
sociale, politique et économique.
Nous sommes profondément préoccupés par ses effets
préjudiciables sur le
développement. Cette crise nuit à tous les pays,
en particulier aux pays en
développement, et compromet les moyens de subsistance,
le bien-être et les
possibilités de développement de millions d’êtres
humains. Outre qu’elle a mis en
évidence des fragilités et déséquilibres
généralisés persistants, la crise a suscité une
intensification des efforts déployés en vue de
réformer et de renforcer le système
financier international et sa structure. Le défi
qu’il nous faut relever est de veiller à
ce que les mesures prises et les interventions
menées face à la crise soient
proportionnelles à son ampleur, à sa gravité et à
son acuité, bénéficient d’un
financement adéquat et soient exécutées sans délai
et coordonnées comme il se doit
à l’échelle internationale.
2. Nous réaffirmons les buts des Nations Unies
tels qu’ils sont énoncés dans
la
Charte, notamment ceux qui consistent à « réaliser la
coopération internationale
en résolvant les problèmes internationaux d’ordre
économique, social, intellectuel
ou humanitaire » et à « être un centre où
s’harmonisent les efforts des nations vers
ces fins communes ». Les principes de la Charte ont une résonance
toute particulière
au regard du règlement des problèmes actuels. Du
fait de sa participation et de sa
légitimité universelles, l’Organisation des
Nations Unies est bien placée pour
prendre part à différentes réformes qui visent à
améliorer le fonctionnement du
système financier international et à le rendre
plus efficace. La présente Conférence
des Nations Unies s’inscrit dans le cadre de notre
effort collectif en faveur du
relèvement. Elle fait fond sur ce qu’ont déjà
entrepris divers acteurs et instances et
vient contribuer à ces travaux, et elle vise à
soutenir l’action menée, à renseigner à
ce sujet et à mobiliser la classe politique à
l’appui de futures interventions. Elle met
également en lumière l’importance du rôle de
l’Organisation des Nations Unies visà-
vis des questions économiques internationales.
3. Les pays en développement, bien qu’ils ne
soient pas à l’origine de la
crise économique et financière mondiale, n’en
subissent pourtant pas moins les
répercussions de plein fouet. Les avancées
réalisées ces dernières années dans les
domaines économique et social, en particulier au
regard des objectifs de
développement arrêtés sur le plan international,
notamment les objectifs du
Millénaire pour le développement, sont désormais
compromises dans les pays en
développement, en particulier les moins avancés.
Face aux menaces que fait peser la
crise, il faut préserver et mettre en valeur les
progrès accomplis, qui avaient été en
partie stimulés par la forte croissance économique
connue par de nombreux pays.
Nos entreprises doivent être motivées par la
nécessité de faire face aux
conséquences de la crise sur le plan humain, à
savoir l’augmentation du nombre
pourtant déjà inacceptable de personnes pauvres et
vulnérables, femmes et enfants
en particulier, qui souffrent et meurent de la
faim, de la malnutrition et de maladies
évitables ou curables, la montée du chômage, la
réduction de l’accès à l’éducation et
aux services de santé, et les lacunes que présente
actuellement la protection sociale
dans de nombreux pays. Les femmes connaissent
aussi une plus grande insécurité
financière et doivent assumer des responsabilités
familiales plus lourdes. Ces coûts
particuliers sur le plan humain nuisent
considérablement à la sécurité commune des
personnes touchées. Pour que le relèvement soit
équitable partout dans le monde,
tous les pays doivent participer pleinement à
l’élaboration d’interventions
appropriées.
4. La crise financière et économique touche certes
tous les pays, mais ses
incidences et les difficultés qu’elle engendre
varient selon les catégories de pays en
développement considérées. Elle met en outre en
péril la réalisation des objectifs
nationaux de développement de ces pays ainsi que
des objectifs de développement
adoptés au niveau international, notamment les
objectifs du Millénaire. Nous nous
inquiétons particulièrement des répercussions
qu’elle a sur les pays en situation
particulière, y compris les pays les moins
avancés, les petits États insulaires en
développement et les pays en développement sans
littoral, ainsi que sur les pays
d’Afrique et les pays sortant d’un conflit. Nous
sommes de même préoccupés par les
obstacles auxquels se heurtent les pays à revenu
intermédiaire et à faible revenu,
dont les populations sont vulnérables et démunies,
dans le domaine du
développement. Tous ces pays rencontrent des
problèmes très particuliers du fait de
la crise tandis qu’ils s’efforcent d’atteindre
leurs objectifs nationaux de
développement. Notre intervention collective face
à cette crise doit tenir dûment
compte des besoins propres à ces différentes
catégories de pays en développement,
notamment dans les domaines du commerce et de
l’accès aux marchés, de l’accès à
des moyens de financement et à des financements
concessionnels appropriés, du
renforcement des capacités, de l’accentuation de
l’appui offert en faveur du
développement durable, de l’assistance financière
et technique, de la viabilité du
niveau d’endettement, des mesures visant à
faciliter les échanges commerciaux, du
développement de l’infrastructure, de la paix et
de la sécurité, des objectifs du
Millénaire pour le développement et des
engagements précédemment pris par la
communauté internationale.
5. La paix, la stabilité et la prospérité sont
indissociables. À l’heure de la
mondialisation de l’économie, toutes les nations
sont plus étroitement liées que
jamais. Du fait de la portée planétaire de la
crise, il est nécessaire d’intervenir
rapidement et de manière résolue et coordonnée
pour s’attaquer à ses causes,
atténuer ses effets et renforcer ou établir le cas
échéant les mécanismes voulus pour
tenter d’empêcher qu’une telle situation se
reproduise à l’avenir.
6. La présente Conférence marque une étape dans la
lutte que tous les États
Membres de l’Organisation des Nations Unies se
sont engagés à mener sans relâche
et de manière concertée contre la crise et les
répercussions qu’elle a sur le
développement. Nous avons aujourd’hui exposé
l’unité de vues à laquelle nous
sommes parvenus au sujet des mesures à prendre
face à la crise, hiérarchisé les
interventions à mener et assigné à l’Organisation
des Nations Unies un rôle bien
précis. Nous agissons ainsi dans l’intérêt de
toutes les nations, afin de favoriser un
développement économique sans exclusive, plus
équitable, mieux équilibré,
davantage axé sur le développement en général et
durable et de contribuer à vaincre
la pauvreté et l’inégalité.
État actuel de l’économie mondiale
7. La crise actuelle n’est pas sans rapport avec
de multiples crises et problèmes mondiaux
liés entre eux, comme la dégradation
de la sécurité alimentaire,
la volatilité des cours de l’énergie et des
produits de base et les changements
climatiques, ainsi que l’absence de résultats
enregistrés à ce jour par les
négociations commerciales multilatérales et la
disparition de la confiance dans le
système économique international. Le
ralentissement de l’économie dans le monde
est plus marqué que ne le laissaient entrevoir
nombre de prévisions faites
initialement, et la reprise devrait être
progressive et inégale. Tandis que certains
pays affichent encore une croissance positive –
bien que nettement ralentie –,
d’après les toutes dernières prévisions de
l’Organisation Nations Unies, le produit
mondial brut chutera de 2,6 % en 2009,
fléchissement sans pareil depuis la Seconde
Guerre mondiale. La crise risque d’avoir des
conséquences désastreuses sur le plan
humain et dans le domaine du développement. Des
millions de personnes de par le
monde perdent leur emploi, leur revenu, leurs
économies et leur logement. D’après
la
Banque mondiale, plus de 50 millions de personnes vivent
désormais dans la
misère, en particulier des femmes et des enfants.
L’Organisation des Nations Unies
pour l’alimentation et l’agriculture prévoit qu’en
raison de la crise, le nombre de
personnes sous-alimentées et souffrant de la faim
dans le monde franchira le seuil
sans précédent du milliard.
Répercussions de la crise
8. La crise a sur toute la planète de graves et
profondes répercussions, qui varient selon les
pays, et elle a parfois exacerbé
des problèmes existants. Depuis
qu’elle a éclaté, de nombreux États ont fait
rapport sur ses effets néfastes, qui
varient selon les pays, les régions et le niveau
de développement et n’ont pas tous la
même gravité, parmi lesquels figurent les suivants
:
• La hausse rapide du chômage et l’accentuation de
la pauvreté et de la faim;
• La décélération de la croissance et le repli de
l’activité économique;
• Certaines conséquences néfastes sur la balance
commerciale et la balance des paiements;
• Un net recul de l’investissement étranger
direct;
• De profondes fluctuations monétaires, marquées
par l’instabilité;
• Le creusement des déficits budgétaires, la chute
des recettes fiscales et la
réduction du volant budgétaire;
• La contraction des échanges commerciaux
mondiaux;
• L’accentuation de la volatilité et la chute des
cours des produits primaires;
• Le déclin des envois de fonds à destination de
pays en développement;
• La nette réduction des revenus tirés du
tourisme;
• L’inversion massive des apports de capitaux
privés;
• La réduction de l’accès au crédit et au
financement des transactions
commerciales;
• L’érosion chez le grand public de la confiance
inspirée par les institutionsfinancières;
• La réduction de la capacité de maintenir en
place des filets de sécurité sociale
et d’assurer la prestation d’autres services
sociaux, notamment dans les
domaines de la santé et de l’éducation;
• La hausse de la mortalité infantile et de la
mortalité maternelle;
• L’effondrement du marché immobilier
d’habitation.
Causes de la crise
9. Les facteurs déterminants de la crise
financière et économique sont
complexes et multiformes. Nous sommes conscients
que nombre des principales
causes de la crise sont liées à des fragilités et
déséquilibres généralisés qui ont
contribué au dysfonctionnement de l’économie
mondiale. On trouve parmi les
principaux facteurs sous-jacents de la situation
actuelle des politiques
macroéconomiques incohérentes et insuffisamment
coordonnées entre elles et des
réformes structurelles inadaptées, qui ont
engendré des résultats macroéconomiques
non viables à l’échelle mondiale. Ces facteurs ont
été exacerbés par d’énormes
lacunes dans la réglementation, la supervision et
le contrôle du secteur financier,
ainsi que par les déficiences des dispositifs de
surveillance et d’alerte rapide en
place. Toutes ces défaillances réglementaires,
aggravées par un recours excessif à
l’autoréglementation des marchés, le manque de
transparence et d’intégrité
financière et des comportements irresponsables,
ont ouvert la voie à la prise de
risques excessifs, à une hausse non viable des
cours des actifs, à un recours
déraisonnable au levier financier et à une forte
hausse de la consommation
alimentée par l’accès facile au crédit et le
niveau excessif des cours des actifs. Les
organismes de surveillance, les responsables de
l’élaboration des politiques et les
institutions compétents n’ont pas pris toute la
mesure des risques pesant sur le
système financier, pas plus qu’ils ne sont
parvenus à empêcher les vulnérabilités
économiques de s’accentuer et de s’étendre
par-delà les frontières. Parce qu’on n’a
pas accordé suffisamment d’importance au
développement humain équitable, de
profondes inégalités se sont creusées entre pays
et entre populations. D’autres
déficiences généralisées ont elles aussi contribué
à cette crise, qui a mis en évidence
le fait que les pouvoirs publics devaient
intervenir plus efficacement en vue de
concilier l’intérêt des marchés et l’intérêt
général.
Interventions face à la crise
10. Cette crise nous concerne tous. Chaque pays est
certes responsable au
premier chef de son propre développement
économique et social, mais nous n’en
continuerons pas moins à oeuvrer de manière
solidaire à l’élaboration
d’interventions globales dynamiques, coordonnées
et intégrées pour faire face à la
crise, dans la mesure de nos capacités et
responsabilités respectives. Les pays
développés et les marchés émergents s’emploient à
orchestrer la relance de la
croissance dans le monde. Il a fallu en priorité
stabiliser les marchés financiers et
veiller à ce qu’ils inspirent de nouveau
confiance, tout en luttant contre le
fléchissement de la demande et la récession.
D’importantes mesures ont déjà été
prises pour maintenir la stabilité macroéconomique
et renforcer le système financier
international. Parallèlement, des dispositions
fermes doivent être prises de toute
urgence pour lutter contre les répercussions qu’a
la crise sur les populations les plus
vulnérables, contribuer à rétablir une forte
croissance et aider les pays touchés à
regagner le terrain perdu sur la voie de la
réalisation des objectifs de développement
que nous avons arrêtés au niveau international,
notamment les objectifs du
Millénaire pour le développement. Par conséquent,
une part appropriée de toutes les
ressources supplémentaires dont on pourrait
disposer – liquidités à court terme
comme financement à long terme du développement –
doit être allouée aux pays en
développement, en particulier les pays les moins
avancés. Même si cette crise
continue d’avoir des répercussions notables pour
tous les peuples du monde, elle
offre selon nous une occasion importante de
procéder à des changements
significatifs. Notre intervention doit dorénavant
viser avant tout à créer des emplois,
à accentuer la prospérité, à renforcer l’accès à
la santé et à l’éducation, à rectifier les
déséquilibres et à concevoir et mettre en oeuvre
un développement écologiquement
et socialement durable dans le cadre duquel le
principe de l’égalité des sexes soit
dûment pris en compte. Nous devons également nous
attacher à renforcer les
fondations sur lesquelles puisse reposer une
mondialisation juste, sans exclusive et
viable, étayée par un multilatéralisme redynamisé.
Nous ne doutons pas que cette
crise nous rendra plus forts, plus énergiques et
plus unis.
Une action rapide et décisive est nécessaire
11. Nous nous engageons à travailler solidairement
à une réponse mondiale coordonnée et
détaillée à la crise et à prendre
notamment à cet effet les mesures visant à :
• Rétablir la confiance, relancer la croissance
économique et créer le pleinemploi
productif avec un travail décent pour tous;
• Sauvegarder les acquis économiques,
développementaux et sociaux;
• Offrir aux pays en développement une aide
adéquate pour qu’ils remédient aux
impacts humains et sociaux de la crise, de façon à
préserver et valoriser les
gains durement acquis jusqu’à présent sur le front
de l’économie et du
développement, notamment s’agissant des progrès
accomplis vers la
réalisation des objectifs du Millénaire pour le
développement;
• Assurer la viabilité à long terme de la dette
des pays en développement;
• Chercher à fournir aux pays en développement des
ressources suffisantes, sans
conditionnalités injustifiées pour leur
développement;
• Rétablir la confiance dans le secteur financier
et relancer les opérations deprêt;
• Faciliter et revitaliser un commerce et un
investissement ouverts et rejeter le
protectionnisme;
• Faciliter une reprise sans exclusive, attentive
à l’environnement et durable, et
apporter un soutien constant aux efforts que font
les pays en développement en
matière de développement durable;
• Renforcer le rôle du système des Nations Unies
face à la crise économique et à
son impact sur le développement;
• Réformer et renforcer au besoin le système
financier et économique et
l’architecture financière internationale pour les
adapter aux difficultés
actuelles;
• Encourager une bonne gouvernance à tous les
niveaux, notamment dans les
institutions financières internationales et sur
les marchés financiers;
• Remédier aux effets humains et sociaux de la
crise.
La marche à suivre
La relance doit profiter à tous
12. On a déjà tenté aux niveaux national, régional
et international de remédier aux effets
immédiats de la crise par
plusieurs mesures. Tout en saluant ces
tentatives, nous encourageons une plus grande
coopération et une meilleure
coordination entre les pays sur le plan budgétaire
et économique. Le soutien apporté
au développement est un élément essentiel du
règlement de la crise mondiale,
notamment par des mesures visant à relancer
durablement la croissance économique,
éliminer la pauvreté et faciliter le développement
durable. Nous encourageons les
pays, dans les mesures de relance qu’ils prennent
au niveau national, à éviter le
protectionnisme sous toutes ses formes, de façon à
écarter les répercussions
possibles sur les pays tiers, en particulier les
pays en développement.
13. Nous encourageons les pays qui sont à même de
le faire à utiliser la marge de
manoeuvre dont ils disposent dans leur
politique de relance budgétaire, tout en assurant la
viabilité à long terme de
leurs finances publiques. Nous encourageons également les pays à adapter
leur
politique de lutte contre la crise à leurs caractéristiques propres et à utiliser
toutes les possibilités
de mobiliser leurs ressources intérieures.
14. Si un certain nombre de pays développés et
émergents à économie de marché ont
appliqué des mesures de relance, la
majorité des pays en développement,
dans le monde, n’ont pas la marge de manoeuvre
suffisante pour prendre des mesures
budgétaires anticycliques afin de lutter contre
les effets de la crise et stimuler la
croissance. Beaucoup de ces pays manquent
également de devises. Pour répondre au
mieux à la crise, les pays en développement auront
besoin d’une proportion plus
grande d’éventuelles ressources additionnelles –
aussi bien sous forme de liquidités
à court terme que de financement du développement
à long terme. Nous nous
engageons à examiner les mécanismes qui seraient
propres à assurer la fourniture
aux pays en développement, en particulier les moins
avancés, de ressources
adéquates. Nous rappelons que les pays en
développement ne doivent pas subir
indûment le fardeau financier résultant de la
crise et de ses effets.
15. Les pays en développement qui se heurtent à
une pénurie aiguë et grave
de devises du fait des répercussions de la crise,
qui retentit sur la balance des
paiements, ne doivent pas être privés du droit
d’utiliser les mesures correctives
commerciales contingentes que prévoit dans les cas
légitimes l’Organisation
mondiale du commerce (OMC) et, en dernier ressort,
d’imposer des restrictions
temporaires au mouvement des capitaux et de
chercher à négocier, entre débiteurs et
créanciers, des accords sur une suspension
temporaire du service de la dette, afin
d’aider à amortir les répercussions de la crise et
à stabiliser le développement
macroéconomique.
16. Nous saluons le Sommet du G-20 tenu le 2 avril
2009 à Londres et
constatons sa volonté de dégager, pour relancer
l’économie mondiale, un montant
additionnel de 1,1 billion de dollars. Une grande
partie de ces ressources sera
disponible pour être affectée aux marchés
émergents et aux pays en développement.
Une proportion beaucoup plus limitée (50 milliards
de dollars) en serait affectée
expressément aux pays à faible revenu. Nous
demandons au G-20 de réfléchir à
nouveau aux besoins des pays en développement, en
particulier des pays à faible
revenu. Nous appelons également tous les membres
du G-20 à veiller à ce que leurs
engagements soient bien honorés et à en suivre
l’application. Tout en reconnaissant
la décision prise au G-20, nous sommes résolus à
renforcer le rôle de l’Organisation
des Nations Unies et de ses membres dans les
affaires économiques et sociales,
notamment son rôle de coordination.
17. Les pays doivent en effet avoir la marge de
manoeuvre nécessaire pour
appliquer des mesures anticycliques et mener, face
à la crise, une politique bien
conçue et bien ciblée. Nous préconisons donc une
rationalisation des
conditionnalités pour garantir qu’elles soient
opportunes, adaptées et ciblées et
aident bien les pays en développement à faire face
aux problèmes, financiers,
économiques et développementaux. À ce sujet, nous
notons l’amélioration récente
des opérations de prêt du Fonds monétaire
international (FMI), qui a modernisé les
conditionnalités et créé des instruments et lignes
de crédit plus souples, ce qui est
bienvenu. Les programmes en cours et nouveaux ne
doivent pas comporter de
conditionnalités procycliques injustifiées. Nous
engageons les banques
multilatérales de développement à s’orienter vers
des formes d’aide souples,
concessionnelles, à versement rapide en début de
période, de façon à aider
rapidement et de façon appréciable les pays en
développement qui se heurtent à des
déficits de financement. Ce faisant, ces banques
doivent, pour ne pas compromettre
la stabilité financière, appliquer les garanties
convenues.
18. L’interdépendance toujours plus grande des
économies nationales dans
une économie mondialisée et l’émergence de régimes
fondés sur des règles dans les
relations économiques internationales ont fait que
la marge de manoeuvre des
politiques économiques nationales, en particulier
dans le domaine du commerce, de
l’investissement et du développement
international, est désormais souvent rognée
par des règles et des engagements internationaux
et par des considérations ayant
trait au marché mondial. Nous constatons que ces
régimes, disciplines, engagements
et considérations font problème pour beaucoup de
pays en développement qui
cherchent à mettre en oeuvre eux-mêmes une réponse
nationale à la crise financière
et économique. Nous constatons aussi que beaucoup
de pays en développement ont
demandé à pouvoir exercer une plus grande latitude
dans le choix de leur politique
économique, dans la limite de ces contraintes, car
c’est un élément indispensable du
relèvement après la crise et de la solution de
problèmes nationaux spécifiques,
notamment les effets humains et sociaux de la
crise, la nécessité de préserver les
gains acquis dans la réalisation des objectifs du
Millénaire pour le développement,
l’utilisation plus efficace des facilités de
crédit et des liquidités, la régulation des
marchés financiers locaux, les institutions,
instruments et mouvements de capitaux
locaux, et le recours à des mesures correctives
commerciales contingentes. Il
appartient à chaque gouvernement de se demander
comment arbitrer au mieux entre
les avantages de l’acceptation des règles et
engagements internationaux et les
inconvénients de la perte de marge de manoeuvre
dans le choix des politiques.
19. Nous constatons qu’à côté de l’appropriation
nationale des politiques et
des stratégies, la bonne gouvernance continue
d’avoir une grande importance. Nous
nous engageons à promouvoir des institutions
économiques et financières efficaces à
tous les niveaux car c’est une condition
indispensable de la croissance et du
développement économique à long terme. Nous nous
engageons aussi à accélérer le
relèvement collectif par une plus grande
transparence, l’éradication de la corruption
et une meilleure gouvernance. À ce sujet, nous
engageons instamment tous les États
qui ne l’ont pas encore fait à envisager de
ratifier la Convention
des Nations Unies
contre la corruption ou à y accéder, et engageons
tous les États parties à l’appliquer
Nations Unies A/CONF.214/3
Conférence sur la crise financière et économique
mondiale et son incidence sur ledéveloppement
Distr. Générale22 juin 2009 Français
Original : anglais
09-37607 (F) 230609 230609
*0937607*
New York, 24-26 juin 2009
Point 8 b) de l’ordre du jour provisoire*
Débat général sur la crise financière et
économique mondiale et son incidence sur le développement : examen du projet
de document final de la
Conférence
Projet de document final de la Conférence
Note du Président de l’Assemblée générale Dans sa
résolution 63/277 du 7 avril 2009, l’Assemblée générale a prié son président
d’élaborer un projet de texte issu de tous les apports préparatoires, et de
le présenter suffisamment tôt pour qu’il serve de base à un document final de
la Conférence
devant recueillir l’assentiment des États Membres. On trouvera ci-joint le
texte du projet de document final, tel qu’il a été établi à l’issue de
consultations officieuses présidées par les facilitateurs Frank Majoor
(Pays-Bas) et Camillo Gonsalves (Saint-Vincent-et-les
Grenadines), communiqué à la
Conférence pour