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INPBPM
Instance Nationale de protection des Biens Publics au Maroc , INPBPM
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BARCELONE (MAP) - L'Union Européenne (UE) a décidé, lundi au Luxembourg, d'établir une relation très privilégiée avec le Maroc, en lui accordant un nouveau Statut Avancé pour renforcer la stabilité, la transition démocratique et le développement socioéconomique du grand voisin du sud de la Méditerranée, souligne mardi le journal espagnol El Periodico de Catalunya
"" Le nouveau Statut Avancé permettra d'intensifier la coopération politique, économique et commerciale entre l'UE et le Maroc et ouvrira la porte à Rabat pour pouvoir participer dans les politiques et les agences européennes "", affirme le journal dans un article de son envoyé spécial au Luxembourg sous le titre L'UE établit une relation privilégiée avec le Maroc .
La nouvelle relation entre l'UE et le Maroc ira en se développant et commencera par l'instauration d'un débat politique régulier au plus haut niveau, avec des rencontres au sommet annuelles, des réunions ministérielles périodiques et la participation de Rabat dans les opérations européennes de gestion des crises internationales, relève le journal.
L'UE et le Maroc développeront, également dans le cadre de ce statut privilégié, une zone de libre échange "" globale et ambitieuse , comme un premier pas en vue de l'intégration du Maroc dans le marché unique européen, dans les réseaux énergétiques et dans les infrastructures de transport européennes, souligne la même source.
Le nouveau Statut Avancé "" inclura en plus une coopération spéciale en matière de sécurité, immigration et lutte contre le terrorisme, avec une association de Rabat à Europol (l'agence de police européenne), à Eurojust (l'organisme de coopération judiciaire) et à l'agence européenne de sécurité aérienne (AESA), relève la publication.
Publié le: 14/10/2008 à 07:52:35 GMT Source : MAP
http://www.avmaroc.com/actualite/etablit-relation-a143888.html
Un statut avancé. Un peu plus que l'association, un peu moins que l'adhésion. C’est ce que le Maroc demande à l’Europe depuis quelques années. Concrètement, il revendique un marché commun avec l'Union européenne (UE) et ses partenaires, un espace de libre-échange reposant sur un marché unique, un régime d'investissements ouvert, un rapprochement des législations, une interconnexion des réseaux et l'utilisation de l'euro en tant que monnaie de réserve et de référence dans les opérations bilatérales. En tant que voisin de l'UE, le Maroc pourrait ainsi accéder à de meilleures opportunités commerciales et à des tarifs douaniers inférieurs. Mais nous n’en sommes pas encore là.
Pour le moment, l'intégration économique et commerciale entre l'UE et le Maroc n'est pas aussi poussée qu'elle devrait l’être. Cartes géographiques, livres d'histoire, géo-économie... Tout indique que le Maroc et l'Europe devraient former un espace dense d'échanges, d'investissements et de solidarité. Pourtant, les chiffres sont quelque peu décevants : certes le Maroc réalise les deux tiers de son commerce extérieur avec l'Europe, mais il reçoit moins de 1 % des investissements européens.
Pourtant, le Maroc et l'UE ont à leur disposition toute une série de leviers susceptibles d’enrichir leurs relations économiques et commerciales : le processus Euromed lancé à Barcelone en 1995, dont le volet commercial a reçu un nouvel élan en 2001 ; le cadre institutionnel de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC), qui a été forgé par les accords de Marrakech ; et enfin, l'accord d'association, entré en vigueur en mars 2000 et qui structure la quasi totalité des relations entre le Maroc et l’UE.
Partenariats, accords, réformes…
Le processus Euromed, partenariat entre autre économique et financier, vise à construire une « zone de prospérité partagée ». Comment ? En améliorant les conditions de vie des populations, en révisant les écarts de développement dans la région méditerranéenne, en instaurant une zone de libre-échange (à partir de 2010), en renforçant la coopération économique entre les parties et en procédant à l'augmentation de l'assistance financière de l'Union à ses partenaires.
A l'OMC, l'Europe comme le Maroc défend une approche d'ouverture, orientée vers le développement. À équidistance entre les tenants d'un libéralisme débridé, qui écrasent les spécificités nationales et ignorent les inégalités croissantes, et ceux qui se réfugient derrière l'immobilisme, le marché national et le protectionnisme, au nom de la souveraineté. Avec les accords de Marrakech, le Maroc veut jouer un rôle d'intermédiaire actif entre le monde développé et les pays en développement en portant une attention particulière aux pays africains. L’initiative de l’UE «Tout sauf les armes», consistant à ouvrir les marchés européens à tous les produits sans exception et sans taxes ni droits, a fait l'objet de mesures analogues de la part du Maroc. Ce qui constitue un geste politique fort.
Un accord à réviser ?
L’accord d’association lie le Maroc et l’UE depuis sa signature en 1996 à Bruxelles. Sa première vertu est de fixer un cadre et un calendrier pour le démantèlement tarifaire et la levée des obstacles non tarifaires entre les deux zones.
Mais au-delà de cette organisation des échanges, le volet commercial de l'accord d'association paraît surtout constituer un support utile pour guider et accompagner le processus de réforme structurelle dans lequel le Maroc est engagé. L'exemple des douanes est assez explicite. Les procédures douanières marocaines ont été considérablement améliorées au cours des dernières années. Le délai moyen n'est plus aujourd'hui que de 3 heures contre plus de 24 heures il y a encore peu de temps. Il en va de même pour le secteur financier, qui a connu avec l'aide de l'Union européenne une restructuration, ce qui a déjà permis d'améliorer grandement l'accès des entreprises au crédit.
Pourtant, quelques rigidités dans les règles d'investissement, d'accès à la propriété foncière persistent et l'adaptation du secteur financier aux besoins des PME est encore insuffisante. Il y a donc encore du chemin à parcourir pour achever le processus de réforme qui a été engagé.
Une aide qui vient à point
Le Maroc est le partenaire méditerranéen qui bénéficie le plus de l’aide communautaire. Depuis 1995, 1.1 milliard d’euros ont été engagés. Cette assistance communautaire s’effectue tant dans le cadre des projets classiques que dans le soutien budgétaire sectoriel. Un document de stratégie, présenté en 2001, met l’accent sur la mise en œuvre de l’accord d’association, sur des mesures de stimulation de l’emploi et de la croissance ainsi que sur la lutte contre la pauvreté.
La lutte contre la pauvreté implique le développement économique, et la Commission européenne s'est dite prête à aider le Maroc à ce niveau en recourant à tous les instruments existants. Mais aussi en imaginant une série de nouvelles approches, dont une réforme de la Banque Européenne d’Investissement (BEI), qui a ouvert des succursales dans les pays du Maghreb en juin 2005. Il a également été question d'une future banque euro-méditerranéenne, cogérée par les partenaires des deux rives de la Méditerranée.
Cette proposition entre dans le cadre de l'initiative de bon voisinage imaginée par Romano Prodi, ancien président de la Commission : «Toute l'Union sauf les institutions», qui cherche à créer un nouveau cadre de relations entre l'UE et ses voisins, dans un contexte de post-élargissement.
Jettou en campagne
Driss Jettou, Premier Ministre marocain et néanmoins homme d’affaire, s'est montré très enthousiaste à cette idée. Ce qui ne surprend guère, car cette initiative est finalement le premier pas vers le fameux « statut avancé » revendiqué par le Maroc. Le Premier ministre, « europhile » convaincu, s'attelle d’ailleurs à convaincre les Etats membres d'augmenter de 40 % l'enveloppe budgétaire destinée au Maroc dans la prochaine programmation 2007-2013. Il cherche à bien positionner le Maroc pour 2007, date de la mise en place du nouveau partenariat. Et cela se joue maintenant, à Bruxelles.
Pourtant, on est loin de la Conférence d'Algesiras au cours de laquelle, en 1906, les puissances européennes se chamaillaient pour déterminer les zones d'influence respective au Maroc. Aujourd'hui, l'Europe qui s'unit et le Maroc qui se développe ont un projet commun qui est de consolider l'espace économique et culturel qu'ils partagent. Malheureusement ces beaux alibis cachent souvent une volonté de mainmise que l’UE veut garder sur ce territoire géostratégique. Algésiras a établi, au début du XXème siècle, un protectorat politique. Le récent accord d’association qui lie le Maroc à l’Union européenne ne serait-il pas un nouveau protectorat économique régit par de beaux discours humanitaires ?
Marie Aurore Vinçotte
Regards D'occidents
http://www.ihecs.be/regards/relationseuropemaroc.htm
La gouvernance mondiale
est-elle au service de l’intérêt général global ?1
Joseph Stiglitz2
L’économie mondiale comme bien public global
La réflexion sur la gouvernance mondiale doit partir de la notion de bien public mondial. Les biens publics ont, en théorie économique, deux caractéristiques fondamentales : la non-rivalité dans leur consommation et la non-excluabilité de leurs consommateurs. Ils peuvent être purs ou impurs et l’échelle de leur mise oeuvre peut varier. Les exemples de biens publics mondiaux et d’externalités mondiales sont nombreux : la sécurité internationale (la stabilité politique globale), la stabilité économique, l’environnement, l’assistance humanitaire ou encore l’avancement des connaissances. Une des raisons d’être des institutions du système des Nations Unies fut précisément la nécessité de pouvoir disposer d’un moyen, à l’échelle mondiale, de réguler la sécurité internationale et ses externalités.
Il y a bien longtemps déjà que l’on a reconnu à la stabilité économique mondiale la caractéristique d’externalité internationale : un ralentissement économique dans un pays peut avoir des effets sur l’économie des pays voisins. A l’inverse, de nombreux pays profiteront d’une économie mondiale dynamique. Les institutions créées dans l’après-coup de la seconde guerre mondiale visaient justement à accroître la stabilité de l’économie mondiale, et donc à hâter la prise de conscience que celle-ci est un bien public mondial. Les normes internationales sont également des biens publics mondiaux. L’institution d’une palette de normes internationales judicieuses peut contribuer à améliorer l’efficacité des marchés de biens, de services et de capitaux (ici, la notion de normes est large et se réfère à l’ensemble des pratiques homogènes sur un marché donné). Il est évident que le développement de ces pratiques implique des gains d’efficacité considérables.
La mondialisation et l’action collective
C’est également un lieu commun d’observer que la mondialisation se développe et qu’il en résulte une intégration plus grande des pays du monde qui, du coup, se rapprochent les uns des autres. Ce rapprochement, rendu possible par l’abaissement des coûts de transport, de communication et de nombreux obstacles institutionnels, rend la problématique des biens publics mondiaux et des externalités qui y sont attachées de plus en plus centrale. A mesure que cette économie mondiale se renforce, la nécessité de l’action collective se fait de plus en plus pressante. Il faut comprendre à ce sujet qu’une action collective globale qui serait portée par une communauté globale devient potentiellement de plus en plus efficace à mesure que les biens publics mondiaux et les externalités, positives et négatives, montent en puissance.
Le problème est que cette action collective exige des mécanismes de prises de décision, que nous pouvons nommer « gouvernance », pour exister. Mais le système international qui s’est développé depuis des décennies de manière ad hoc est un système de gouvernance globale sans gouvernement global. Ainsi, alors que nous manquons à l’évidence d’un
1 Ce chapitre est une traduction partielle de Joseph Stiglitz, "Global Public Goods and Global Finance: Does Global Governance Ensure that the Global Public Interest is Served?" in Advancing Public Goods, Jean-Philippe Touffut, ed., Edward Elgar Publishing, 2006.
2 Traduction : Éloi Laurent.
–France 2012/OFCE–
système complet de gouvernement global, semblable à celui que l’on peut observer au plan national ou local dans un pays, il existe cependant un réseau complexe d’arrangements internationaux, qui, pris ensemble, forment la gouvernance mondiale. Ce réseau comprend de nombreux traités internationaux (par exemple ceux de Montréal et de Kyoto) et un ensemble de lois internationales, plusieurs traités comprenant en outre des mécanismes de prise de décision. Qui plus est, de nombreuses décisions touchant à l’économie mondiale sont prises dans le cadre des institutions internationales du système des Nations Unies, notamment le Fond Monétaire International (FMI), la Banque mondiale et l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Le problème vient de ce que, faute d’un véritable gouvernement mondial, ces institutions sont gravement défaillantes.
Le défaut de démocratie et de transparence
Pour commencer, les institutions internationales sont non-démocratiques. Bien entendu, la plupart d’entre elles réfuteraient cette accusation en invoquant l’existence de mécanismes de vote contrôlés par des règles rigoureuses. Certes, mais au FMI, dont les décisions affectent des millions de personnes de par le monde, un seul pays possède le droit de veto : les Etats-Unis. Les droits de vote sont déterminés par l’étendue du pouvoir économique, telle que fixée à la fin de la Seconde guerre mondiale, à quelques ajustements près faits depuis. Ceci explique pourquoi les pays qui font aujourd’hui, et plus encore demain, la croissance mondiale, y sont sous-représentés.
Ces institutions sont ensuite opaques (ou, si l’on préfère, non-transparentes) et le perfectionnement de leurs sites Internet, qui ne permet que l’observation a posteriori des actions entreprises, n’y change rien. L’idée que les citoyens pourraient avoir une vision prospective de leurs agendas paraît tout bonnement incompréhensible à ces institutions internationales. Le contraste entre celles-ci et les institutions nationales est à cet égard frappant. Aux Etats-Unis, le « Freedom of Information Act » symbolise la préoccupation fondamentale d’un gouvernement travaillant pour le peuple et donc sous son regard. Un citoyen américain peut ainsi s’enquérir de ce que font les différentes agences gouvernementales, l’accès à l’information étant large, ce dont dépend d’ailleurs la presse pour faire son travail. Cette caractéristique essentielle de la démocratie est absente des grandes institutions internationales : un citoyen américain ou français ne peut pas savoir ce que font ses représentants au FMI ou comment ils votent sur tel ou tel sujet car cette information est tenue secrète.
La structure de décision pyramidale
Un problème supplémentaire auquel sont confrontées les institutions internationales est leur structure de décision pyramidale. En effet, autour de la table de l’OMC et du FMI, se trouvent des ministres du commerce extérieur, des ministres des finances et des banquiers centraux, mais les décideurs dont les champs de compétence seraient également pertinents dans les discussions ou les négociations sont exclus de celles-ci, qu’il s’agisse des spécialistes de protection sociale, de recherche, ou encore de justice. Seuls les banquiers centraux et les ministres des finances participent aux décisions qui touchent au système financier international au sein du FMI, et seuls les ministres du commerce extérieur sont admis à la table de l’OMC. Ceci implique par exemple que si l’on débat à l’OMC de décisions qui peuvent affecter l’environnement, les conséquences environnementales qui en résulteraient n’auront que peu de poids dans la discussion et donc dans la décision.
–France 2012/OFCE–
L’exemple de l’Uruguay Round est à cet égard éclairant. Les discussions qui ont porté sur les enjeux commerciaux des droits de propriété intellectuelle (plus connues sous le nom d’accord TRIPS) impliquaient de nombreuses conséquences pour la recherche, la santé et le développement des pays les moins avancés. Or, le représentant américain à l’OMC a choisi d’ignorer les mises en garde nombreuses et répétées que lui ont adressées le Council of Economic Advisers et l’Office of Science and Technology Policy de la Maison Blanche sur ces questions au nom de l’indépendance dont ce représentant jouissait dans l’exercice de son mandat. Le résultat de cet autisme fut un accord mauvais pour la recherche, encore plus mauvais pour les pays en développement et catastrophique pour la santé des citoyens. Ce système pyramidal de décision implique en outre que des intérêts privés peuvent plus facilement s’insinuer dans les négociations, rendant le processus de décision encore plus défaillant.
Le trop peu et le trop plein d’action internationale
En somme, deux problèmes résultent des faiblesses des institutions économiques internationales. Le premier problème est que des défaillances décisives de marché ne sont pas réglées : certains biens publics mondiaux devraient être produits et fournis aux populations et ils ne le sont pas, certaines externalités globales devraient prises en compte et elles ne le sont pas.
Le second problème tient au fait que la scène internationale est souvent utilisée, en revanche, pour trouver des solutions à des problèmes qui n’ont rien à y faire et que les acteurs de ces institutions tentent de régler à l’abri de l’opacité et du secret, ce qu’ils ne pourraient justement pas faire dans le cadre démocratique national. Et pourtant, il n’en a pas toujours été ainsi.
Les origines du système financier international
A la fin de la seconde guerre mondiale, le problème international auquel on accordait le plus d’importance était le fait qu’un ralentissement dans un pays était susceptible de nuire à un autre pays. Pour comprendre la raison de la création du FMI, il faut ainsi se replacer dans le contexte de la crise de 29 et de la première moitié des années 1930.
Constatant que l’économie mondiale n’était sortie de la crise de 29 que pour rentrer dans la Seconde guerre mondiale, de nombreux observateurs craignaient en 1945 qu’elle ne retombe dans la récession et le sous-emploi. Les institutions économiques internationales furent créées pour empêcher que cela ne se produise, au nom du fait que ce risque n’était ni local, ni national mais bien global. Mais comment permettre à des pays dont l’instrument monétaire pouvait ne pas être disponible ou ne pas bien fonctionner d’utiliser l’outil budgétaire pour sortir de la récession ? Il fallait leur permettre d’emprunter au plan international.
Le FMI fut ainsi initialement créé pour prêter des fonds à des pays en difficulté économique afin qu’ils puissent stimuler leur activité à l’aide de leurs finances publiques. La « pression des pairs » d’alors visait à s’assurer que chaque pays se tienne le plus près possible du plein emploi, dès lors que cette situation individuelle profitait en fait à tous.
–France 2012/OFCE–
Le retournement de la doctrine internationale
Le changement de doctrine internationale a été spectaculaire dans la période récente : à l’inverse de son mandat initial, le FMI ne prête aujourd’hui aux pays en difficulté que s’ils acceptent de suivre une politique économique restrictive, ce qui revient à conseiller à un pays qui traverse une récession d’aggraver encore cette mauvaise passe.
Les politiques qui causaient tant d’inquiétude dans l’entre deux guerre étaient les politiques commerciales non-coopératives (« beggar-thy-neighbour ») : les pays qui connaissaient des difficultés économiques importantes imposaient des tarifs douaniers prohibitifs à leurs voisins dans le but de réduire les importations et d’augmenter la demande pour les produits domestiques. Bien entendu, le pays qui agissait ainsi améliorait sa situation au détriment de celle de ses partenaires commerciaux, dont la demande extérieure chutait brutalement.
Le FMI a depuis inventé un autre type de politique non-coopérative : la politique économique contre soi-même (« beggar-thy-self »). Non seulement les pays voisins pâtissent des effets des politiques restrictives, mais le pays qui les met en oeuvre n’en profite même pas : ces politiques dépriment la demande intérieure et réduisent les importations dans le même mouvement. C’est ce genre de stratégie économique, au terme de laquelle tout le monde y perd, qui a été mise en oeuvre au cours de la crise asiatique de 1998, avec les résultats que l’on connaît.
Or, comme on l’a vu, le mandat originel du FMI n’était pas de pousser les pays à accentuer leur récession en y entraînant leurs partenaires commerciaux. L’objectif initial de ses concepteurs était d’améliorer la stabilité du système économique mondial. L’action du FMI en de nombreuses occasions a hélas abouti au résultat exactement inverse, c'est-à-dire à un monde plus instable et la promotion de la libéralisation des marchés de capitaux a joué un rôle clé dans l’avènement de cette nouvelle instabilité globale.
La libéralisation des marchés de capitaux
En 1997, lors d’une réunion à Hong Kong, le FMI avança l’idée que les pays membres devaient ouvrir complètement leurs marchés de capitaux aux investissements spéculatifs de très court terme (« hot money »). Cette décision n’aurait pas pu intervenir à un plus mauvais moment : les observateurs du système financier international craignaient que l’Asie du Sud-Est ne plonge dans une lourde crise financière du fait précisément de ces mouvements de capitaux. Il était frappant de constater alors qu’aucune étude ne permettait de défendre les bienfaits de la libéralisation financière : rien ne prouvait que cette ouverture brutale pouvait avoir des effets bénéfiques pour la croissance et l’emploi des pays en voie de développement. Les études disponibles pointaient même dans la direction opposée : les rapides mouvements de capitaux spéculatifs ont tendance à déstabiliser des économies fragiles. La recherche a d’ailleurs progressé depuis et les propres données du FMI sur 100 pays du monde au cours des trente dernières années montrent que la libéralisation financière est étroitement associée à l’instabilité économique.
Pourquoi le FMI a-t-il alors tenté, et en partie hélas réussi à imposer cette libéralisation à travers le monde en outrepassant son mandat ? Comme dans le cas des politiques économiques restrictives, les externalités négatives engendrées par l’instabilité liée à la libéralisation financière sont considérables. Le FMI a certes révisé sa position depuis en reconnaissant le lien entre libéralisation et instabilité et il s’est fait bien plus prudent sur les bienfaits de l’ouverture financière. Pour autant, cet agenda n’a pas disparu de la scène internationale : il s’est déplacé sous l’influence européenne et américaine du FMI vers l’OMC.
–France 2012/OFCE–
3 Pour le détail de cette proposition, voir Stiglitz, Un Autre Monde, Fayard, 2006.
Les nouveaux enjeux des négociations commerciales au sein de l’OMC, les « questions de Singapour » (« Singapore issues »), se sont ainsi imposées aux enjeux plus anciens tels que les questions agricoles ou le marché des services et la question de la libéralisation financière dans les pays en voie de développement est revenue sur le devant de la scène. Cette fois, cependant, les pays en voie de développement ont pu prendre appui sur le résultat de la recherche académique et cette tentative de libéralisation est apparue pour ce qu’elle était : une requête fondée sur des intérêts privés plutôt que sur l’intérêt général global.
Mais de nombreuses questions touchant à la gouvernance mondiale ne trouvent aujourd’hui pas de réponse compte tenu du caractère défaillant du système économique international actuel. Le traitement des risques par les marchés internationaux est ainsi particulièrement inquiétant. Dans la réalité, nous sommes loin d’assister au transfert supposé des risques, via les marchés de capitaux, de ceux qui ne peuvent pas les assumer vers ceux qui le peuvent. Les pays en voie de développement sont ainsi amenés à assumer des risques importants en termes de volatilité des taux de change et des taux d’intérêt dont les conséquences sont potentiellement dramatiques. La « décennie perdue » des années 1980 en Amérique Latine demeure le modèle de ces mécanismes dévastateurs, qui continuent de jouer aujourd’hui, par exemple en Moldavie. Le fait que le FMI se concentre à présent sur la question des « déséquilibres mondiaux » est un pas dans la bonne direction, qui le ramène en fait vers son mandat initial qui était de garantir la stabilité de l’économie mondiale, mais cette réorientation est davantage théorique que pratique.
Comment sauver la mondialisation d’elle-même ?
C’est une réalité de notre temps : la mondialisation implique l’émergence et le développement des biens publics mondiaux. Le problème dans le système économique international actuel de gouvernance sans gouvernement est qu’il n’existe pas de moyens efficaces pour collecter les ressources nécessaires au financement de ces biens publics mondiaux. Le besoin des institutions internationales telles que le FMI, la Banque mondiale et l’OMC n’a jamais été aussi grand, mais la confiance qui leur est accordée n’a jamais été aussi faible. Comment mettre la mondialisation politique au niveau de la mondialisation économique ?
La réponse peut venir de John Maynard Keynes, qui avait identifié le problème structurel des déséquilibres financiers internationaux associés au système de réserve global voici soixante ans. Keynes avait en effet compris dès les années 1940 que la création d’un nouveau système de réserve global à l’aide d’une monnaie internationale était la réponse fondamentale à l’instabilité financière mondiale. La leçon keynésienne vaut d’ailleurs plus généralement : Keynes n’est-il pas celui qui a permis de sauver le capitalisme de lui-même à la suite de la crise de 29 ? De la même manière, la création d’un nouveau système de réserves mondiales permettrait peut-être aujourd’hui de sauver la mondialisation d’elle-même3.
http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/ebook/ebook311.pdf
–France 2012/OFCE–
Cette assemblée aura pour objectif d'adopter le rapport financier et moral et celui de la commission de contrôle, ainsi que l'élection du tiers du conseil d'administration. Un jugement qui a suscité la colère du Comité de coordination nationale des délégués de la mutuelle générale qui n'a pas hésité à interjeter appel. Rappelons que le président de la mutuelle générale a été poursuivi pour fraude électorale En effet, les membres de la Commission soulignent la gravité des faits relevés qui mettent en péril la pérennité de la MGPAP et partant les intérêts de plus de 350.000 adhérents de la Fonction publique, des établissements publics et des Collectivités locales, ainsi qu'environ 750.000 ayants droit. "
L'inertie des autorités de tutelle face à ces irrégularités peut mettre en doute leur crédibilité. Cette démarche s'inscrit en effet en marge des dispositions du Dahir de 1963 sur la Mutualité dont l'article 26 donne pleins pouvoirs aux autorités de tutelle pour qu'en cas d'agissements menaçant les équilibres financiers de l'institution, dissoudre les instances dirigeantes et préparer des élections dans des délais n'excédant pas 3 mois ", affirme le coordinateur de la commission. Rappelons dans ce sens qu'il ne s'agit pas de la première fois que la commission dénonce les infractions commises au niveau de la mutuelle. En effet, le différend entre le Comité de coordination nationale des délégués de la mutuelle générale et le président du Conseil d'administration de la mutuelle générale du personnel des administrations publiques concernant toujours le même sujet, remonte au mois d'avril dernier.
Selon les protestataires, " le président a entamé l'application de certaines mesures insensées, en inscrivant illégalement des adhérents dans les listes électorales sans se référer aux procédures juridiques en vigueur. Plus encore, le président a profité de l'avènement du gouvernement pour avancer les procédures ".
Outre ce dossier, le Comité de coordination continue de dénoncer "les irrégularités de gestion de la MGPAP, à savoir le non-respect de la périodicité de tenue du Conseil d'administration et de l'assemblé générale et l'abus de pouvoir du président lors de la prise de décisions qui sont du ressort du Conseil d'administration”. Depuis quelques mois, les membres du comité sont montés au créneau en organisant des points de presse et en rencontrant des représentants des associations et des partis politiques.
D'après le comité, les irrégularités concernent également l'aspect juridique, notamment le Dahir du 12 novembre 1963 et plusieurs dispositions de l'article 44 de l'Assurance maladie obligatoire. " L'article 44 interdit aux mutuelles la création des cabinets dentaires pour se consacrer à la gestion déléguée. Pourtant, la MGPAP continue à ouvrir des cabinets dentaires dans plusieurs villes ", explique Abdelmoula Abdelmoumni, coordinateur de la commission nationale élargie des délégués et administrateurs de la mutuelle générale.
Il ajoute que même le système d'information, qui a coûté plusieurs millions de dirhams, n'est pas encore opérationnel et n'est pas compatible avec celui de la Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale (CNOPS). Il y a lieu du gaspillage de l'argent public, même l'inspection générale des finances déclare qu'il existe de graves infractions ". Par Yousra Amrani | LE MATIN
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=110&id=85722
Instance nationale de protection des biens publics au maroc_ I.N.P.B.P.M.
lundi 22 octobre 2007 à 01:51 Les participants à la conférence internationale sur "La protection et l'optimisation des fonds publics", tenue les 15 et 16 mai à Skhirat, ont préconisé la mise en place de cadres de coopération entre les autorités compétentes aux niveaux national et international, pour assurer le meilleur niveau de protection des fonds publics. Présentées par le conseiller principal de l'Office européen de lutte anti-fraude (OLAF), Claude Lecou, lors d'une rencontre avec la presse, les recommandations de cette conférence ont mis l'accent sur le renforcement des modalités pratiques de la coopération opérationnelle et de l'assistance mutuelle sur le terrain entre les services de la Commission européenne (Olaf/ EuropeAid) et les autorités nationales compétentes. Les participants à la conférence de Skhirat, qui a été organisée par la Commission européenne en collaboration avec la Banque européenne d'investissement (BEI) et le ministère des Finances et de la Privatisation, ont souligné également la nécessité de la mise en place des systèmes d'audit, des normes ou des standards de contrôle des bases de données. Lors de cette rencontre avec la presse, à laquelle ont pris part également le directeur général de l'OLAF, Franz-Hermann Bruener, l'inspecteur général des Finances, Abdelali Benbrik et le DG Adjoint d'EuropeAid, Richard Weber, un accent particulier a été mis sur la nécessité de renforcer la coopération et la coordination entre les différentes institutions sur les bases juridiques et financières existantes afin d'assurer la complémentarité des expériences. Figurent également parmi les recommandations de la conférence, la promotion et la diffusion des principes et des méthodes de bonne gouvernance, en particulier la transparence des procédures, la mise en place d'"un groupe de travail pilote" pour répondre à la demande de certaines délégations, le développement de programmes de formation et d'actions opérationnelles en commun et l'établissement de standards homogènes en matière de contrôle des dépenses publics. Les participants ont, également, appelé à faciliter la création ou le renforcement des réseaux de communication entre les services de la Commission (OLAF/EuropeAid) et de la BEI avec les autorités nationales et les organisations régionales ou internationales. La conférence internationale sur "La protection et l'optimisation des fonds publics" a vu la participation de plusieurs pays de l'UE, du sud de la Méditerranée et de l'Afrique. Elle a pour but principal de renforcer la coopération entre les services nationaux et internationaux en matière de gestion des fonds publics. Publié le : 17.05.2007 | 07h16 | MAP http://www.lematin.ma/Info/Article.asp?id=5101
Le Maroc a réalisé une légère amélioration de son classement d’après l’Indice de perception de la corruption (IPC). En effet, il passe du 79e rang en 2006 au 72e en 2007. Sa note a aussi enregistré une timide augmentation passant de 3,2 à 3,5. Ceci dit, la tendance lourde confirme toujours la pérennité d’une corruption endémique d’après le rapport moral de 2008 de Transparency Maroc.
Le constat alarmant a été renforcé par la multiplication des cas de corruption révélés par la presse ou d’autres supports, allusion faite au Snipper de Targuist qui a su montrer en direct des cas concrets.
Le document insiste sur le degré de vigilance qui ne devrait pas être trahi par la modeste amélioration de la perception de la corruption dans le Royaume. Ceci dit, il existe en parallèle une prise de conscience de l’ampleur de ce problème et l’émergence de formes de lutte variées qui ne demandent qu’à être encouragées, note le rapport.
D’ailleurs, les efforts de TM avec d’autres acteurs de la société civile ont commencé à donner leurs fruits. Il s’agit notamment de l’appropriation de la cause de la lutte contre la corruption qui devient de plus en plus grande.
Des signaux positifs viennent appuyer ce constat, malgré les limites qui continuent de les affecter. Il s’agit notamment du dépôt des instruments de ratification de la convention des Nations Unies, la mise en chantier d’un projet de texte sur la déclaration de patrimoine et des dernières retouches apportées au décret relatif aux marchés publics.
Les acteurs de TM insistent surtout sur le fait que le gouvernement doit concrétiser ses engagements. Le Maroc devrait enfin consolider et achever la procédure formelle de ratification de la convention des Nations Unis contre la corruption. Celle-ci demeure, à ce jour, inachevée.
Tergiversations, perte de temps et manque de synchronisation entre différents départements font que ce travail inachevé a du mal à avancer. Cette situation, non réglée à temps risquerait à termes d’altérer la confiance des citoyens, déjà affectée par le manque de sincérité et de crédibilité des pouvoirs publics.
D’ailleurs, des exemples du quotidien ne font qu’accentuer leur perplexité. Celle-ci se manifeste souvent à travers la propagation de cas de corruption qui ne sont ni sanctionnés ni même poursuivis en justice. Les militants de cette lutte, qu’ils soient membres ou non de TM, ne sont pas non plus épargnés. Ils ne cessent de faire face à un lot de sanctions et d’intimidation. C’est ce qui accentue l’écart d’une part entre le discours officiel qui dénonce la corruption, notamment à l’approche des élections. D’autre part, la pratique sur le terrain où les cas de sanctions se font rares.
TM a donc jugé nécessaire de soutenir et protéger les victimes et témoins de ce fléau. Cependant, ses moyens limités ne lui ont pas permis de suivre tous les cas, dont le nombre est assez élevé. Des efforts sont déployés dans ce sens afin de généraliser l’information sur ce phénomène. Le Maroc a donc fait partie des pays couverts par l’enquête du baromètre. Cela a permis de disposer, en 2006, d’une information sur l’expérience des ménages en matière de corruption et sur le degré de corruption affectant les différents secteurs économiques.
Et pourtant, cette situation instable n’a pas empêché Transparency Maroc de développer ses relations internationales et de s’imposer. Ainsi, TM est devenue un membre incontournable du réseau de la transparence grâce notamment à son travail de proximité. D’ailleurs, l’une des conséquences de ce travail acharné est l’élection d’un membre de TM au board de Transparency International.
Et pour atteindre ses objectifs, TM a identifié les orientations et projets qui doivent prendre de l’importance dans les années à venir. Ainsi, après l’adoption de la convention des Nations Unies contre la corruption, le mouvement anticorruption va se mobiliser encore plus pour son suivi.
Les prochaines étapes et batailles porteront plus sur les instruments de monitoring et sur le renforcement de l’implication de la société civile. Et également, sur le développement de la coopération pour le recouvrement des fonds d’origine illicite.
Il s’agira aussi de donner plus d’intérêt à la question des droits humains. La place des victimes de la corruption doit être plus valorisée. C’est ainsi que plusieurs pays assistent au développement de Centres d’aide juridique pour leur venir en aide. Les pouvoirs publics doivent encore fournir des efforts pour rapprocher leur discours à la réalité.
Restriction
La politique des pouvoirs publics semble être encourageante par certains côtés. Le Maroc est en phase de passer de la corruption taboue à sa reconnaissance difficile, puis à l’adhésion lente et hésitante au cadre institutionnel et international de référence : la Convention de l’ONU contre la corruption. La portée de l’adoption d’un décret créant l’instance centrale de prévention de la corruption et de la préparation de textes sur les déclarations de patrimoine de certains fonctionnaires de l’Etat est restreinte par de sérieuses limitations et freinée par l’absence d’une volonté de mise en œuvre, du moins jusqu’à ce jour.
L’Economiste - Sara Badi
http://www.bladi.net/16445-amelioration-corruption-maroc.html
Instance nationale de protection des biens publics au maroc_ I.P.B.P.M.
Deux mois après la fin du délai accordé aux candidats aux élections législatives du 7 septembre dernier, un grand nombre de candidats n’a pas déposé les pièces justificatives relatives à leurs dépenses. Tout le monde attend la réaction du président de la Cour des comptes qui est actuellement devant un examen décisif.
Ahmed Midaoui, président de la cour des comptes.
ela fait deux mois que le délai fixé par le ministère de l’Intérieur aux partis politiques, qui avaient bénéficié de soutien financier, pour organiser leur campagne électorale pour le scrutin du 7 septembre dernier s’est terminé. Le ministre de l’Intérieur, Chakib Benmoussa, avait adressé quelques jours après l’annonce des résultats du scrutin, un courrier aux candidats aux législatives, les incitant à justifier leurs dépenses électorales auprès de la Cour des comptes à Rabat. Le dernier délai pour le dépôt des justificatifs était fixé au 9 novembre dernier. D’après une source bien informée, près de 40% des candidats n’ont pas justifié jusqu’à présent leur dépense. Aucune réaction n’a été signalée jusqu’à présent de la part du président de la Cour des comptes, Ahmed Midaoui. Ce dernier avait brisé le silence de cette honorable institution le mois de mars dernier en adressant un courrier aux partis politiques, les invitant à justifier leurs comptes auprès de la Cour, comme le stipule la loi des partis politiques entrée en vigueur depuis janvier 2006. Parmi les irrégularités recensées par les différents organismes qui avaient participé à l’observation des élections législatives, l’usage de l’argent et l’achat des voix ont été constatés massivement. Le code électoral donne droit aux candidats de dépenser une somme d’argent ne dépassant pas les 250.000 DH. Selon Me Mohamed Tarek Sbai, le président de l’Instance nationale de défense des biens publics au Maroc : «certains candidats ont dépensé plus d’1 milliard de centimes en campagne électorale». La Cour des comptes est aujourd’hui appelée à jouer son rôle d’Institution constitutionnelle pour faire appliquer la loi en matière de transparence financière dans les élections. Mais ce rôle demeure handicapé par la nature même de la Cour. Selon le politologue Benyounes Marzouki?: «l’article 52 de la Cour des comptes stipule que les membres du gouvernement et les membres des deux chambres du Parlement, ne sont pas concernés par les sanctions de la Cour des comptes lorsqu’ils exercent leur fonction». L’enveloppe de 2007 accordée aux partis pour financer la campagne électorale du 7 septembre dernier, tourne en effet autour de 200 millions de DH. Chaque parti politique qui avait participé au scrutin avait bénéficié d’une avance forfaitaire de 500.000 dirhams, en plus d’un montant calculé sur la base du nombre de voix et de sièges remportés lors des élections législatives de 2002. Il y a un mois, les partis politiques avaient bénéficié de la deuxième tranche de la subvention de l’Etat selon les voix récoltées. Ainsi, l’Istiqlal et l’USFP, ont reçu, à titre d’exemple, la bagatelle de 2 milliards de centimes. Par contre, le ministère de l’Intérieur a en même temps demandé aux partis politiques qui n’avaient pas eu le seuil d’éligibilité fixé à 6 % des voix, à rembourser l’avance de la subvention accordée avant la campagne électorale, ce qu’ils tardent toujours à faire. En vertu de la loi des partis politiques, les partis sont désormais obligés de tenir une comptabilité transparente. Plus encore, ils doivent rendre leur bilan comptable le 30 mars de chaque année à la Cour des comptes. Les articles 34 et 37 de la loi en vigueur régissant ces organisations sont clairs?: chaque année, tous les partis doivent rendre compte de leur bilan à la Cour des comptes. Au préalable, dans son article 33 (titre IV) relatif au financement des partis, la même loi rappelle aux partis qu’ils doivent tenir une comptabilité pour que les fonds dont ils disposent autant que leurs dépenses soient connus.
La manne de l’argent de l’Etat
Pour ce faire, chaque parti se doit d’établir un système comptable qui serait susceptible de dégager une image fidèle de son patrimoine, de sa situation financière et de son résultat enregistré à la clôture de chaque exercice comptable. Pour ne laisser guère de place à l’erreur, avant que les comptes établis ne soient soumis à la Cour des comptes, il est prévu par la loi en vigueur qu’ils soient certifiés par un expert comptable inscrit à l’Ordre des experts comptables. De même, un second examen des comptes est prévu avant son dépôt final. Les partis sont désormais assujettis au contrôle direct non seulement des autorités compétentes, mais aussi de tous les Marocains. La preuve : chaque citoyen a dorénavant la latitude de pouvoir se procurer, à ses frais, une copie du rapport financier de l’un ou l’autre parti auprès de la Cour des comptes. Ce qui lui permettra de connaître en profondeur ce qui relevait dans le passé des secrets de la vie partisane. Si le bilan financier annuel n’est pas établi, des sanctions sont prévues. La première et non des moindres : le gel de la subvention. Même s’ils sont régis par la loi 36-04, les critères et les modalités du nouveau mode de gestion de l’argent des partis politiques ne sont pas encore étoffés. Il manque plusieurs textes d’application, dont le plan comptable des partis politiques. Ce texte vient d’être adopté au mois de mars dernier en assemblée plénière du Conseil national de la comptabilité. Il permettra aux formations politiques de disposer d’outils de gestion nécessaires à une bonne gouvernance. Les pratiques du passé qui étaient marquées par l’hégémonie du «zaïm» sur le trésor de son organisation sont désormais révolues. La loi est intransigeante : le parti qui soumet une comptabilité ne répondant pas aux normes établies sera sanctionné. En 2006, l’Etat a versé aux partis 50 millions de DH. De cette somme, 7,5 millions de DH ont été versés à l’USFP; 6,8 au RNI et 4,8 au PJD. Les montants indiqués ont été répartis en fonction du nombre de sièges obtenus par chaque parti au Parlement et des voix obtenues aux élections législatives de 2002. L’Etat verse aussi de l’argent aux partis au moment des campagnes électorales. À titre indicatif, une enveloppe avoisinant les 30 millions de dirhams leur a été allouée à l’occasion du renouvellement de la Chambre des conseillers. Désormais, selon la nouvelle loi, toute utilisation, en totalité ou en partie du soutien de l’Etat, à des fins autres que celles pour lesquelles il a été alloué, est considérée comme détournement de deniers publics, punissable à ce titre conformément à la loi. Un parti averti en vaut deux. Avant, les partis politiques étaient assujettis au Dahir du 15 novembre1958. Ce dahir ne donnait pas la possibilité à ces organisations d’avoir des biens ou des comptes bancaires enregistrés en leur nom. Le patrimoine de chaque parti était le plus souvent enregistré au nom de son leader. C’est le cas, par exemple, de l’UNFP. L’argent de ce parti est toujours bloqué parce qu’inscrit au nom de feu Abdallah Ibrahim. Même les subventions de l’Etat, accordées notamment pour le financement des campagnes électorales, étaient versées directement par chèque au nom du chef du parti. Selon Mohamed El Aouni, membre du Bureau politique du Parti Socialiste Unifié (PSU), ce parti n’a pas attendu la sortie d’une loi pour emprunter la voie de la transparence. Il a été le premier à avoir publié sur son site la liste des biens de tous les membres de son Bureau politique. Selon le statut du parti, ses premiers responsables sont tenus de déclarer leurs biens au moment où ils prennent leur poste et au moment où ils le quittent. Un cas d’école qui mérite d’être généralisé à tous les partis.
Sur quel critère l’Etat finance-t-il les partis ?
Pour ce qui est du financement public des partis, il se base sur les chiffres totaux de la représentation au Parlement et sur le nombre total de votes reçus au niveau national. En vertu de la loi 36-04 relative aux partis politiques (Dahir n° 1-06-18 du 15 moharrem 1427-14 février 2006), pour fonctionner et remplir son rôle d’encadrement des citoyens, tout parti politique a besoin d’argent. La loi identifie 4 sources de financement : la cotisation des membres, les dons et legs plafonnés à la valeur de 100.000 DH par an et par donateur, les revenus liés à des activités sociales et culturelles, le soutien annuel de l’Etat. L’Etat accorde son soutien financier annuel aux partis politiques ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés lors des élections générales législatives. Bénéficient également de ce soutien, et dans les mêmes conditions, les Unions des partis politiques. La répartition du montant de la participation de l’Etat est donc calculée sur la base : du nombre de sièges de chaque parti au Parlement, du nombre de voix obtenues par chaque parti aux élections générales législatives. Mais le parti politique qui ne réunit pas son congrès durant cinq années, perd son droit au soutien annuel de l’Etat. Tout parti politique doit être constitué et fonctionner exclusivement avec des fonds d’origine nationale. Tout versement en numéraire supérieur à 5000 DH pour le compte d’un parti politique doit se faire par chèque. Les comptes des partis politiques doivent être certifiés par un expert comptable. La Cour des comptes est chargée du contrôle des dépenses des partis politiques qui bénéficient du soutien financier de l’Etat. Un parti peut être dissout s’il ne se conforme pas à ces dispositions.
Conseil national de la comptabilité
Le Conseil national de la comptabilité (CNC) est l’organe national de la normalisation comptable. Il comprend 54 membres appartenant aux administrations, au monde des affaires et au corps des experts comptables. Le Conseil est préalablement consulté sur toutes réglementations, instructions ou recommandations d’ordre comptable. Les différentes instances du CNC ont pour mission la production d’une norme comptable de qualité pour la modernisation de l’arsenal normatif. La 11ème assemblée plénière du Conseil, qui s’est tenue le mois de mai 2007, a vu la présentation des projets de plans comptables de Bank Al-Maghrib, des mutualités, des Caisses de retraite et des sociétés de bourse. Le CNC pilote aussi le programme relatif au respect des Normes et Codes (projet ROSC) qui vise essentiellement l’amélioration de la qualité de l’information financière au Maroc. L’avant dernière session du CNC s’est tenue le 26 mai 2005. Elle a été marquée par l’adoption du plan d’action du Conseil pour la période 2007-2008. Ce plan comprend la tenue de la 11ème assemblée plénière du Conseil, la poursuite des travaux de préparation des projets de règles comptables applicables aux organismes de placement en capital risque (OPCR), l’élaboration des normes comptables applicables au fonds Hassan II pour le développement économique et social et au secteur hôtelier. Le Conseil projette également de préparer le plan comptable des collectivités locales et de poursuivre la mise en oeuvre du plan d’action relatif au projet ROSC. Le Conseil national de la comptabilité est présidé par le Premier ministre ou par l’autorité gouvernementale déléguée par lui à cet effet. http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php?id_artl=15595&n=556&r=2&sr=830
Instance nationale de protection des biens publics au maroc_ I.P.B.P.M.
L’instance nationale de protection des biens publics a tenu récemment un débat sur le détournement des fonds publics dans le sport. Son président, Me Mohamed Tarek Soubaï, affirme en avoir les preuves.
«Nous avons les preuves du détournement de biens publics»
L’instance nationale de protection des biens publics a tenu récemment un débat sur le détournement des fonds publics dans le sport. Son président, Me Mohamed Tarek Soubaï, affirme en avoir les preuves.
ALM : Quel diagnostic faites-vous de l’état de la gestion des fonds publics dans le domaine du sport ? Mohamed Tarek Soubaï: L’instance nationale de protection des biens publics a relevé des cas de mauvaise gestion de fonds dans plusieurs disciplines sportives. La Fédération royale marocaine de football (frmf), à titre d’exemple, ne maîtrise pas la gestion de son budget. L’argent public est dilapidé dans des voyages, qui, dans beaucoup de cas, sont inutiles. L’on constate que les membres dirigeants des fédérations se déplacent pour des missions de travail en compagnie des membres de leurs familles. Ce qui est inadmissible. C’est notamment ces dépenses mal calculées qui épuisent le budget des fédérations, particulièrement la frmf. Il convient de signaler que, suite au contrat signé avec Henri Michel ainsi que son limogeage, la frmf a dû dépenser des sommes gigantesques pour rien. Nous avons pu relever dans l’ouvrage du journaliste anglais, André Ging intitulé «La carte rouge» les cas de corruption présentés à la Fifa par certains pays arabes. Notre instance possède des dossiers complets prouvant des cas de détournements de biens publics par certaines fédérations.
Quelles sont les conclusions que vous avez tirées de votre investigation ? Lors du débat de vendredi, nous avons conclu que d’abord le sport est incontestablement un vecteur essentiel dans le développement de notre pays. Pour cette raison, les fédérations doivent être soumises régulièrement au contrôle financier. Notre instance demande à cette occasion au ministère de la Jeunesse et des Sports de soumettre les rapports de fraude constatés dans certaines disciplines à l’Inspection générale des Finances pour vérification. Il y a un autre point à signaler, celui de l’investissement dans les clubs nationaux. La transformation des clubs en des sociétés commerciales ne peut se faire actuellement au Maroc. Le dahir du 15 novembre 1958 régissant les associations marocaines ne le permet pas encore. Celui-ci stipule que les ressources financières des clubs et des associations sportives se limitent aux frais d’adhésion, aux dons et aux subventions. De ce fait, il est interdit d’exercer le commerce dans le sport. Nous ne sommes pas encore arrivés au stade du professionnalisme à l’instar des grands clubs européens. Le dispositif juridique à leur possession leur permet d’évoluer en sociétés commerciales ce qui n’est pas le cas chez nous.
Quelles sont les mesures que vous avez prises et quels sont vos objectifs? L’instance s’est fixée comme objectif de poursuivre tous ceux qui, dans les diverses disciplines sportives, sont accusés de détournement des biens publics. Il importe de mentionner qu’un dossier d’abus présumés enregistrés au niveau de la Fédération de taïkwondo se trouve entre les mains du procureur général du Roi de la ville de Salé pour appel. Prochainement, nous allons organiser une rencontre avec la presse pour mettre l’accent sur le rôle des médias dans la dénonciation du détournement des fonds publics.
Le 9-4-2008 Par : Leila El Attafi http://www.aujourdhui.ma/sports-details61009.html
Instance nationale de protection des biens publics au maroc_ I.P.B.P.M.
Mohamed Tarek Sbai, président de l’Instance nationale de protection des biens publics Le verdict rendu par la Cour suprême est tout à fait normal, puisque cette instance officiait, dans ce cas d’espèce, en tant que juridiction de fond et non de forme. Le verdict n’est donc pas sujet à discussion, puisqu’il émane de 30 magistrats qui ont tranché en leurs âmes et consciences. En revanche, l’on peut se poser des questions concernant ce qu’on appelle la «sélection des poursuites» dans ce dossier. Pour quelles raisons le ministère public a-t-il poursuivi Slimani et Laâfoura sans les responsables ministériaux de tutelle qui cautionnaient leur agissement? De plus, si la Cour suprême a jugé que Laâfoura est innocent matériellement, cela ne nous empêche pas à l’Instance nationale de protection des biens publics de penser qu’il engage quand même sa responsabilité morale par rapport à toutes les violations qui ont eu lieu dans les collectivités qu’il a chapeautées
L’absence des originaux, fatale à l’accusation
Quelles sont les motivations qui fondent l’acquittement de Laâfoura? Même si le procès a longtemps duré, la réponse à cette question est assez simple: l’absence des originaux des pièces d’accusation. La ténacité de la défense d’Abdelaziz Laâfoura a finalement payé. Car, «les magistrats de la Cour suprême ont demandé à trois reprises à Me Kharbach (avocat de Laâfoura, ndlr) de renoncer à cette requête, mais Kharbach s’y est toujours attaché. Il a fini par avoir raison puisque la Cour a acquitté son client en raison de l’absence des originaux», confie une source judiciaire. Une explication confirmée par Me Kharbach. Pour illustrer ses propos, il cite l’exemple du rapport réalisé par une commission d’enquête du ministère de l’Intérieur. «J’ai insisté pour avoir l’original du rapport parce que l’accusation n’a présenté que des copies tout au long de la procédure. Lorsque le procureur a réussi à l’avoir, nous avons pu constater que le rapport avait été commandé par Laâfoura en personne. A mon avis, c’est ce nouveau rebondissement qui a complètement changé la donne», s’évertue Kharbach. L’acquittement de Laâfoura sur la base de l’absence des originaux des pièces d’accusation pose l’inévitable question concernant Abdelmoughit Slimani & Cie qui a été accusé et condamné à 16 ans de prison ferme sur la base des copies des mêmes pièces: Quel sera le sort de l’ex-président de la CUC? Est-ce que la Cour suprême qui a déjà reçu le pourvoi en cassation de la défense de Slimani cassera le verdict de la Cour d’appel de Casablanca? Si oui, que deviendra l’ex-président de la CUC en attendant son second passage devant une autre cour d’appel? A signaler que le traitement du dossier de Laâfoura par la Cour suprême est une exception. En principe, cette instance ne touche qu’à la forme des jugements rendus par les différentes juridictions du Royaume. «La Cour contrôle la légalité de ces jugements et leur conformité avec la législation», explique un pénaliste. Il existe cependant une exception à ce principe. Elle est régie par les articles 264 à 268 du code de procédure pénale (CPP). Il s’agit du privilège judiciaire accordé à des hauts fonctionnaires (gouverneurs notamment) ou des hauts magistrats. Lorsque les faits reprochés à ceux-ci ont été commis dans le cadre de leurs fonctions, les prévenus doivent comparaître devant la Cour suprême dès la première instance. Mieux encore, les dispositions précitées expliquent que tout le dossier, depuis son instruction, doit être traité par les magistrats de la plus haute instance judiciaire du Royaume. C’est le cas notamment d’Abdelaziz Laâfoura dont le dossier a été instruit trois fois. Après un passage devant la défunte cour spéciale de justice, l’ex-gouverneur s’est retrouvé devant la Cour d’appel de Casablanca qui a hérité de tout le dossier. Cette cour a finalement accédé à la requête de la défense de Laâfoura qui réclamait le transfert du dossier devant la Cour suprême en vertu de l’article 265 du CPP.
Avis d’experts
· Abdellatif Wahbi, avocat au barreau de Rabat Ce verdict dénote du courage des sages de la Cour suprême. Ces derniers ne jugent pas le passé politique de Laâfoura, mais le dossier qu’ils ont entre les mains. L’absence de preuve concernant l’ex-gouverneur explique et motive l’acquittement. Par ailleurs, je ne pense pas que ce verdict aura une incidence sur le pourvoi en cassation de Slimani. Il faut savoir qu’il s’agit de deux dossiers distincts. Mais la Cour peut avoir d’autres motivations pour casser le jugement de la Cour d’appel et le renvoyer pour une seconde lecture.
· Mohamed Tarek Sbai, président de l’Instance nationale de protection des biens publics Le verdict rendu par la Cour suprême est tout à fait normal, puisque cette instance officiait, dans ce cas d’espèce, en tant que juridiction de fond et non de forme. Le verdict n’est donc pas sujet à discussion, puisqu’il émane de 30 magistrats qui ont tranché en leurs âmes et consciences. En revanche, l’on peut se poser des questions concernant ce qu’on appelle la «sélection des poursuites» dans ce dossier. Pour quelles raisons le ministère public a-t-il poursuivi Slimani et Laâfoura sans les responsables ministériaux de tutelle qui cautionnaient leur agissement? De plus, si la Cour suprême a jugé que Laâfoura est innocent matériellement, cela ne nous empêche pas à l’Instance nationale de protection des biens publics de penser qu’il engage quand même sa responsabilité morale par rapport à toutes les violations qui ont eu lieu dans les collectivités qu’il a chapeautées.
· Abderrahim El Bouhmidi, avocat et professeur à la faculté de droit de Rabat La Cour suprême est souveraine. Elle a jugé ce dossier en fonction des éléments qui lui ont été soumis par l’accusation et la défense de Laâfoura. Je pense que la balance a penché de ce dernier côté en raison de la fragilité du dossier d’accusation. De plus, la plainte de l’entrepreneur suisse Lovat a certainement été cousu avec un fil blanc. C’est ce qui a joué en faveur de Laâfoura. Ce dernier a par ailleurs joué un jeu dangereux. Car en réclamant le privilège de juridiction, il se privait lui-même d’un éventuel pourvoi en cassation en cas de condamnation en appel. Contrairement à Slimani qui s’est d’ailleurs pourvu en cassation, Laâfoura n’aurait tout simplement pas pu le faire puisqu’il avait demandé le passage devant cette instance dès le départ. Concernant le sort de Slimani, je ne pense pas que son dossier suivra le même cheminement. Même si la Cour suprême casse le verdict rendu par la Cour d’appel de Casablanca, Slimani sera rejugé par une autre cour d’appel ou la même, mais autrement constituée.
· Les dates-clés de l'affaire Laâfoura, Slimani & Co
Septembre 2003: Jean Victor Lovat, un entrepreneur suisse qui avait travaillé sur le projet immobilier El Fouarate Ouled Ziane porte plainte contre Abdelmoughit Slimani & Cie.
Février 2004: La Cour spéciale de Justice (CSJ) se saisit de l'affaire, puisque le ministère public soupçonne la dilapidation des deniers publics et la corruption. L'instruction est confiée à Jamel Serhane.
17 février 2004: Slimani et Laâfoura sont incarcérés à la prison de Salé. Leur dossier est étudié par Serhane.
Septembre 2004: La CSJ est dissoute et tous les dossiers qui y étaient traités sont distribués sur différentes cours d'appels. Celui de Slimani et Laâfoura atterrit à la cour d'appel de Casablanca.
16 novembre 2004: Serhane qui a été nommé à la cour d'appel de Casablanca se déplace en suisse pour recueillir les déclarations de Victor Lovat dans le cadre d'une commission rogatoire. Serhane se présente en tant que juge d'instruction à la CSJ alors que celle-ci est dissoute depuis plus d'un mois.
Octobre 2005: Le nom d'Abderrazak Afilal apparaît dans le dossier du projet immobilier Hassan II qui est en instruction. Afilal a été convoqué en sa qualité d'ex-président de la commune d'Aïn Sebaâ.
Janvier 2006: Laâfoura bénéficie du privilège judiciaire prévu par l'article 265 du code de procédure pénale. Son dossier est transféré devant la Cour Suprême pour une nouvelle instruction.
Avril 2006: Le verdict en première instance tombe contre Slimani & Co. L'ex-président de la communauté urbaine de Casablanca (CUC) écope de 10 ans de prison ferme.
Janvier 2007: Laâfoura est condamné par la cour suprême et en première instance à 10 ans de prison ferme.
Février 2007: La cour d'appel de la métropole condamne Slimani à 16 ans de prison en appel.
Mars 2008: Laâfoura est acquitté par la Cour Suprême –toutes les chambres réunies- qui tranchait en appel.
Propos recueillis par N. Be. http://www.leconomiste.com/article.html?a=84787
Instance nationale de protection des biens publics au maroc_ I.P.B.P.M.
1 - Nouvelles de BPEM
Le site BPEM a vu passer son deux cent millième visiteur le 17 Août. Le rythme des visites y a pour la première fois dépassé 400 par jour cet été, malgré la dépresssion estivale. Merci à Marie-Laure Urvoy-Sangharé qui l'a inventé au printemps 2004, Nga Nguyen qui l'a rénové en Avril 2006, Gilles Klein qui l'a construit et reconstruit, à tous ses silencieux visiteurs, et aux quelques-uns qui nous en ont à l’occasion remercié aussi...
Dans les jours qui ont suivi, son adresse est devenue http://bpem.survie-france.org (l’ancienne www.bpem.org fera suivre jusqu’à nouvel ordre). Ceci constitue la dernière étape de la réintégration de l’activité BPEM à Survie, qui l’avait créée sous forme associative en l’an 2000 (pour en savoir plus, voir ou revoir sur le site l’article « Qui nous sommes » http://bpem.survie-france.org/article.php3?id_article=535 )
À toutes et tous, bonne rentrée. J’en profite pour sortir…
Hasta Luego !
François Lille
2 - Nouvelles des biens mondiaux L'eau
Les eaux glacées du calcul égoïste - dernières nouvelles
10 août 2007 - Pour le Figaro, Suez et Veolia comptent au rang des plus grands prédateurs financiers de la planète : "Quand la planète financière s’affole, la vérité finit par sortir du puits. Pour une rupture, c’est une rupture, l’organe central de la bourgeoisie française, dont les détenteurs de « pertefeuilles » paniquent au vu de la crise générée par la bulle immobilière américaine, recommande vivement à nos amis boursiers de miser sur les « valeurs sûres », ces sociétés en « situation oligopolistique » qui ont le pouvoir de « répercuter une hausse des coûts sur leur prix de vente », au premier rang desquelles Suez et Veolia. Si c’est Le Figaro qui le dit..." Marc Laimé, 7 août 2007
Justice sociale : 1. le travail
Justice sociale contre discrimination précarisante : échec au CNE !
7 juillet 2007
(LIRE L’ARTICLE)
Journée internationale des Coopératives à Addis-Abeba
23 juillet 2007 - Le mouvement coopératif international semble intéresser aussi peu les mouvements politiques que les médias français. Raison de plus pour relayer l’information à ce sujet.
Célébrée le 7 juillet à Addis-Abeba, la journée internationale des Coopératives met cette année en lumière le rôle des coopératives dans la promotion de la responsabilité sociale des entreprises du fait même de leur statut qui repose sur un équilibre des impératifs économique, environnemental et social (BIT en ligne).
Justice sociale : 2. les DESC
L’eau, l’énergie, biens publics ? Une réponse judiciaire appropriée
24 juillet 2007 - Pour nous, un bien public est quelque chose d’important, voire d’essentiel, à l’accès duquel les gens et les peuples ont un droit imprescriptible. Pour des maires aussi, à l’exemple de celui de Vénissieux, qui interdit de couper l’accès à l’eau et à l’énergie aux personnes en difficultés. Pourquoi choisir cet exemple, entre plusieurs autres ? Parce qu’un Tribunal administratif vient valider cette position, au grand dam des coupeurs de ressources.
Thèmes transversaux
Les forces imaginantes du droit
12 août 2007 - C’est le très pertinent titre général du cours de droit international que Mireille Delmas-Marty développe à Paris au Collège de France depuis 2003, et qui nous paraît intéresser de plus en plus près la thématique des biens publics mondiaux.
(LIRE L’ARTICLE)
Fertiles résurgences Polanyiques
20 juillet 2007 - La terre, le travail, l’argent, ne sont pas des marchandises. Les y contraindre ne peut qu’entraîner la destruction de la nature et de la société. Les reconnaître pour ce qu’ils sont en réalité est la clef de tout espoir d’un avenir humainement vivable et durablement viable. Ce message fort de Karl Polanyi, asséné au coeur des 420 pages de son ouvrage majeur, La Grande Transformation, refait surface de plus en plus souvent dans toute sa modernité retrouvée.
Editée par Survie
N° 5 – Juillet-Aout 2007
http://bpem.survie-france.org/article.php3?id_article=655
FINANCEMENT ÉLECTORAL : Où est passé l’argent du contribuable ?
FINANCEMENT ÉLECTORAL : Où est passé l’argent du contribuable ? Mohamed El Hamraoui 22 Décembre 2007
Deux mois après la fin du délai accordé aux candidats aux élections législatives du 7 septembre dernier, un grand nombre de candidats n’a pas déposé les pièces justificatives relatives à leurs dépenses. Tout le monde attend la réaction du président de la Cour des comptes qui est actuellement devant un examen décisif.
Ahmed Midaoui, président de la cour des comptes.
ela fait deux mois que le délai fixé par le ministère de l’Intérieur aux partis politiques, qui avaient bénéficié de soutien financier, pour organiser leur campagne électorale pour le scrutin du 7 septembre dernier s’est terminé. Le ministre de l’Intérieur, Chakib Benmoussa, avait adressé quelques jours après l’annonce des résultats du scrutin, un courrier aux candidats aux législatives, les incitant à justifier leurs dépenses électorales auprès de la Cour des comptes à Rabat. Le dernier délai pour le dépôt des justificatifs était fixé au 9 novembre dernier. D’après une source bien informée, près de 40% des candidats n’ont pas justifié jusqu’à présent leur dépense. Aucune réaction n’a été signalée jusqu’à présent de la part du président de la Cour des comptes, Ahmed Midaoui. Ce dernier avait brisé le silence de cette honorable institution le mois de mars dernier en adressant un courrier aux partis politiques, les invitant à justifier leurs comptes auprès de la Cour, comme le stipule la loi des partis politiques entrée en vigueur depuis janvier 2006. Parmi les irrégularités recensées par les différents organismes qui avaient participé à l’observation des élections législatives, l’usage de l’argent et l’achat des voix ont été constatés massivement. Le code électoral donne droit aux candidats de dépenser une somme d’argent ne dépassant pas les 250.000 DH. Selon Me Mohamed Tarek Sbai, le président de l’Instance nationale de défense des biens publics au Maroc : «certains candidats ont dépensé plus d’1 milliard de centimes en campagne électorale». La Cour des comptes est aujourd’hui appelée à jouer son rôle d’Institution constitutionnelle pour faire appliquer la loi en matière de transparence financière dans les élections. Mais ce rôle demeure handicapé par la nature même de la Cour. Selon le politologue Benyounes Marzouki?: «l’article 52 de la Cour des comptes stipule que les membres du gouvernement et les membres des deux chambres du Parlement, ne sont pas concernés par les sanctions de la Cour des comptes lorsqu’ils exercent leur fonction». L’enveloppe de 2007 accordée aux partis pour financer la campagne électorale du 7 septembre dernier, tourne en effet autour de 200 millions de DH. Chaque parti politique qui avait participé au scrutin avait bénéficié d’une avance forfaitaire de 500.000 dirhams, en plus d’un montant calculé sur la base du nombre de voix et de sièges remportés lors des élections législatives de 2002. Il y a un mois, les partis politiques avaient bénéficié de la deuxième tranche de la subvention de l’Etat selon les voix récoltées. Ainsi, l’Istiqlal et l’USFP, ont reçu, à titre d’exemple, la bagatelle de 2 milliards de centimes. Par contre, le ministère de l’Intérieur a en même temps demandé aux partis politiques qui n’avaient pas eu le seuil d’éligibilité fixé à 6 % des voix, à rembourser l’avance de la subvention accordée avant la campagne électorale, ce qu’ils tardent toujours à faire. En vertu de la loi des partis politiques, les partis sont désormais obligés de tenir une comptabilité transparente. Plus encore, ils doivent rendre leur bilan comptable le 30 mars de chaque année à la Cour des comptes. Les articles 34 et 37 de la loi en vigueur régissant ces organisations sont clairs?: chaque année, tous les partis doivent rendre compte de leur bilan à la Cour des comptes. Au préalable, dans son article 33 (titre IV) relatif au financement des partis, la même loi rappelle aux partis qu’ils doivent tenir une comptabilité pour que les fonds dont ils disposent autant que leurs dépenses soient connus.
La manne de l’argent de l’Etat
Pour ce faire, chaque parti se doit d’établir un système comptable qui serait susceptible de dégager une image fidèle de son patrimoine, de sa situation financière et de son résultat enregistré à la clôture de chaque exercice comptable. Pour ne laisser guère de place à l’erreur, avant que les comptes établis ne soient soumis à la Cour des comptes, il est prévu par la loi en vigueur qu’ils soient certifiés par un expert comptable inscrit à l’Ordre des experts comptables. De même, un second examen des comptes est prévu avant son dépôt final. Les partis sont désormais assujettis au contrôle direct non seulement des autorités compétentes, mais aussi de tous les Marocains. La preuve : chaque citoyen a dorénavant la latitude de pouvoir se procurer, à ses frais, une copie du rapport financier de l’un ou l’autre parti auprès de la Cour des comptes. Ce qui lui permettra de connaître en profondeur ce qui relevait dans le passé des secrets de la vie partisane. Si le bilan financier annuel n’est pas établi, des sanctions sont prévues. La première et non des moindres : le gel de la subvention. Même s’ils sont régis par la loi 36-04, les critères et les modalités du nouveau mode de gestion de l’argent des partis politiques ne sont pas encore étoffés. Il manque plusieurs textes d’application, dont le plan comptable des partis politiques. Ce texte vient d’être adopté au mois de mars dernier en assemblée plénière du Conseil national de la comptabilité. Il permettra aux formations politiques de disposer d’outils de gestion nécessaires à une bonne gouvernance. Les pratiques du passé qui étaient marquées par l’hégémonie du «zaïm» sur le trésor de son organisation sont désormais révolues. La loi est intransigeante : le parti qui soumet une comptabilité ne répondant pas aux normes établies sera sanctionné. En 2006, l’Etat a versé aux partis 50 millions de DH. De cette somme, 7,5 millions de DH ont été versés à l’USFP; 6,8 au RNI et 4,8 au PJD. Les montants indiqués ont été répartis en fonction du nombre de sièges obtenus par chaque parti au Parlement et des voix obtenues aux élections législatives de 2002. L’Etat verse aussi de l’argent aux partis au moment des campagnes électorales. À titre indicatif, une enveloppe avoisinant les 30 millions de dirhams leur a été allouée à l’occasion du renouvellement de la Chambre des conseillers. Désormais, selon la nouvelle loi, toute utilisation, en totalité ou en partie du soutien de l’Etat, à des fins autres que celles pour lesquelles il a été alloué, est considérée comme détournement de deniers publics, punissable à ce titre conformément à la loi. Un parti averti en vaut deux. Avant, les partis politiques étaient assujettis au Dahir du 15 novembre1958. Ce dahir ne donnait pas la possibilité à ces organisations d’avoir des biens ou des comptes bancaires enregistrés en leur nom. Le patrimoine de chaque parti était le plus souvent enregistré au nom de son leader. C’est le cas, par exemple, de l’UNFP. L’argent de ce parti est toujours bloqué parce qu’inscrit au nom de feu Abdallah Ibrahim. Même les subventions de l’Etat, accordées notamment pour le financement des campagnes électorales, étaient versées directement par chèque au nom du chef du parti. Selon Mohamed El Aouni, membre du Bureau politique du Parti Socialiste Unifié (PSU), ce parti n’a pas attendu la sortie d’une loi pour emprunter la voie de la transparence. Il a été le premier à avoir publié sur son site la liste des biens de tous les membres de son Bureau politique. Selon le statut du parti, ses premiers responsables sont tenus de déclarer leurs biens au moment où ils prennent leur poste et au moment où ils le quittent. Un cas d’école qui mérite d’être généralisé à tous les partis.
Sur quel critère l’Etat finance-t-il les partis ?
Pour ce qui est du financement public des partis, il se base sur les chiffres totaux de la représentation au Parlement et sur le nombre total de votes reçus au niveau national. En vertu de la loi 36-04 relative aux partis politiques (Dahir n° 1-06-18 du 15 moharrem 1427-14 février 2006), pour fonctionner et remplir son rôle d’encadrement des citoyens, tout parti politique a besoin d’argent. La loi identifie 4 sources de financement : la cotisation des membres, les dons et legs plafonnés à la valeur de 100.000 DH par an et par donateur, les revenus liés à des activités sociales et culturelles, le soutien annuel de l’Etat. L’Etat accorde son soutien financier annuel aux partis politiques ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés lors des élections générales législatives. Bénéficient également de ce soutien, et dans les mêmes conditions, les Unions des partis politiques. La répartition du montant de la participation de l’Etat est donc calculée sur la base : du nombre de sièges de chaque parti au Parlement, du nombre de voix obtenues par chaque parti aux élections générales législatives. Mais le parti politique qui ne réunit pas son congrès durant cinq années, perd son droit au soutien annuel de l’Etat. Tout parti politique doit être constitué et fonctionner exclusivement avec des fonds d’origine nationale. Tout versement en numéraire supérieur à 5000 DH pour le compte d’un parti politique doit se faire par chèque. Les comptes des partis politiques doivent être certifiés par un expert comptable. La Cour des comptes est chargée du contrôle des dépenses des partis politiques qui bénéficient du soutien financier de l’Etat. Un parti peut être dissout s’il ne se conforme pas à ces dispositions.
Conseil national de la comptabilité
Le Conseil national de la comptabilité (CNC) est l’organe national de la normalisation comptable. Il comprend 54 membres appartenant aux administrations, au monde des affaires et au corps des experts comptables. Le Conseil est préalablement consulté sur toutes réglementations, instructions ou recommandations d’ordre comptable. Les différentes instances du CNC ont pour mission la production d’une norme comptable de qualité pour la modernisation de l’arsenal normatif. La 11ème assemblée plénière du Conseil, qui s’est tenue le mois de mai 2007, a vu la présentation des projets de plans comptables de Bank Al-Maghrib, des mutualités, des Caisses de retraite et des sociétés de bourse. Le CNC pilote aussi le programme relatif au respect des Normes et Codes (projet ROSC) qui vise essentiellement l’amélioration de la qualité de l’information financière au Maroc. L’avant dernière session du CNC s’est tenue le 26 mai 2005. Elle a été marquée par l’adoption du plan d’action du Conseil pour la période 2007-2008. Ce plan comprend la tenue de la 11ème assemblée plénière du Conseil, la poursuite des travaux de préparation des projets de règles comptables applicables aux organismes de placement en capital risque (OPCR), l’élaboration des normes comptables applicables au fonds Hassan II pour le développement économique et social et au secteur hôtelier. Le Conseil projette également de préparer le plan comptable des collectivités locales et de poursuivre la mise en oeuvre du plan d’action relatif au projet ROSC. Le Conseil national de la comptabilité est présidé par le Premier ministre ou par l’autorité gouvernementale déléguée par lui à cet effet. http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php?id_artl=15595&n=556&r=2&sr=830
La Cour des comptes sort de sa torpeur
La Cour régionale des comptes de Tanger a réalisé une descente dans la commune rurale de Bghaghza, l'une des plus riches de la wilaya de Tétouan. Des malversations et des irrégularités ont été découvertes.
Panique générale dans les communes rurales et urbaines du nord du Maroc. La raison est bien simple. La Cour des comptes régionale de Tanger a effectué la semaine dernière une inspection inopinée dans la commune rurale de Bghaghza (wilaya de Tétouan). C'est une première nationale depuis la création, il y a un an, de neuf Cours régionales des comptes. La commission a découvert, selon des sources communales, de graves irrégularités dans la gestion financière de la commune rurale. Il s'agirait de lancement de marchés fictifs ainsi que du paiement de fonctionnaires fantômes. La commune Bghaghza est l'une des plus riches de la wilaya de Tétouan : les ressources forestières lui assurent des recettes conséquentes. Il va sans dire que la construction démocratique du Maroc ne peut s'effectuer sans un sérieux accompagnement. La déconcentration et la décentralisation, deux choix stratégiques pour le Maroc, ne seraient des vecteurs de développement économique et social que si un système de contrôle efficace est mis en place. Qui mieux que la Cour des comptes peut jouer ce rôle. Erigée en institution constitutionnelle (dixième titre de la Loi fondamentale) en 1996, la Cour des comptes est théoriquement chargée d'assurer le contrôle supérieur de l'exécution des lois de finances. Elle s'assure de la régularité des opérations de recettes et de dépenses des organismes soumis à son contrôle et en apprécie la gestion. Elle sanctionne, le cas échéant, les manquements aux règles qui régissent les dites opérations. La Cour des comptes assiste le Parlement et le gouvernement dans les domaines relevant de sa compétence. Depuis janvier 2004, il existe neuf Cours régionales des comptes. Elles sont chargées exclusivement d'assurer le contrôle des comptes et de la gestion des Collectivités locales et de leurs groupements. En somme, les attributions de la Cour des comptes et de ses antennes régionales sont immenses. Aussi, les ressources humaines dont elles disposent sont importantes. Elles englobent des magistrats hautement qualifiés, des ingénieurs dans diverses disciplines et des cadres performants, avec à la clé des moyens techniques et informatiques très avancés. Malgré tout cela, le constat est alarmant : stagnation, immobilisme, manque de volonté, frustration des employés… En termes clairs, la Cour des comptes végète. La raison est bien simple: Ahmed El Midaoui, le premier président de la Cour des comptes ne semble pas vouloir (ou pouvoir) faire de cette institution un fer de lance de l'assainissement au Maroc. Bon nombre d'observateurs estiment qu'Ahmed El Midaoui "n'a pas saisi cette chance historique, il n'a pas compris l'ampleur de sa mission et refuse ainsi de passer à l'action pour éviter des confrontations politiques". En fait, tout laisse croire qu'Ahmed El Midaoui semble vouloir calquer le modèle de son prédécesseur, Abdessadeq El Glaoui, dans la gestion de la Cour. Depuis son arrivée à la tête de la Cour, El Midaoui a une seule réalisation à son actif: les Cours régionales des comptes. Toutefois, il a accepté, à la place d'ailleurs du Conseil supérieur de la Magistrature, le départ volontaire de ses trois vice-présidents, c'est-à-dire des magistrats extrêmement compétents sans lesquels la machine aura du mal à tourner. Par ailleurs, la léthargie concerne également le procureur général du Roi près la Cour des comptes. C'est lui qui devrait provoquer la production des comptes des organismes sous contrôle de la Cour. Et c'est également lui qui doit demander aux présidents des chambres d'appliquer les amendes à l'encontre des organismes coupables de manquements. A titre d'exemple, le gouvernement doit en principe soumettre la loi de règlement à la Cour des Comptes au cours de l'année qui suit l'exécution de la Loi de Finances. En clair, en 2005, la Cour des comptes devrait normalement se pencher sur la loi de règlement de 2003. Or, la Cour vient juste de recevoir celle de 1999. Une des missions les plus importantes dévolues à la Cour des comptes est de rendre compte au Roi de l'ensemble de ses activités. Le premier président doit présenter un rapport annuel à SM le Roi, lequel rapport doit être par la suite publié au Bulletin officiel. Mais dans la pratique, jamais aucun rapport sur l'activité de la Cour n'a été soumis au Souverain.
Le 19-4-2005 Par : Abdelmohsin EL HASSOUNI
Younès Fennich.
Younès Fennich lance un appel à Reporters sans frontières afin de le soutenir dans son combat pour qu’il soit rétabli dans ses fonctions de caid. 2004, le tribunal administratif de Rabat a tranché en faveur de M. Fennich contre son ancien employeur, le ministère de l’intérieur, qui refuse d’obtempérer devant une décision de la Justice. Depuis lors, l’affaire a été confiée à la Cour Suprême. L’enlisement.
Six ans après son éviction de ses fonctions, le dossier est toujours dans l’impasse. Nullement résigné, Younès Fennich a entrepris une série d’actions lui garantissant de récupérer ses droits. Des lettres ont été même envoyées à Chakib Benmoussa et Abbas El Fassi, en vain.
Le message de M. Fennich adressé à l’organisation de Robert Menard s’inscrit dans cette logique. « Pourriez-vous faire quelque chose ? Le ministère de l'intérieur est sourd dans cette affaire. Peut être qu'ils vous répondront à vous qui n'êtes pas Marocains », espère-t-il.
Dans cette affaire que reproche réellement le ministère de l’Intérieur à Younès Fennich ? D’avoir écrit le roman « Ali Baba et les 40 menteurs » ou son refus catégorique de se fondre dans le moult d’un système où prime la corruption ?
Dans le cas de M. Fennich, le recours à l’organisation RSF est parfaitement légitime. Nombreux sont les cas de violations de droits de l’Homme au Maroc résolus grâce à l’intervention d’ONG internationales, les derniers en date d’une longue liste sont les dossiers de Fouad Mourtada et les détenus du 1er mai accusés d’ « atteinte aux institutions sacrés » du pays, graciés par le roi Mohammed VI.
«Après six années, écrit Younès Fennich à RSF, de lutte acharnée pour essayer de faire parvenir à sa Majesté le roi Mohammed VI ne serait-ce qu'un simple S.O.S se sont révélées vaines ». Bon chance.
Mohamed Jaâbouk
S.O.S citoyens! Ecrit par Matrix, le 14-04-2008 à 12:20 http://storage.canalblog.com/46/36/189549/24337525_p.jpg Campagne pour libérer Younes Fennich des coupeurs de tête.
Nous soutenons Younès Fennich dans son combat
Younès Fennich.
«Nous avons les preuves du détournement de biens publics»
L’instance nationale de protection des biens publics a tenu récemment un débat sur le détournement des fonds publics dans le sport. Son président, Me Mohamed Tarek Soubaï, affirme en avoir les preuves.
ALM : Quel diagnostic faites-vous de l’état de la gestion des fonds publics dans le domaine du sport ? Mohamed Tarek Soubaï: L’instance nationale de protection des biens publics a relevé des cas de mauvaise gestion de fonds dans plusieurs disciplines sportives. La Fédération royale marocaine de football (frmf), à titre d’exemple, ne maîtrise pas la gestion de son budget. L’argent public est dilapidé dans des voyages, qui, dans beaucoup de cas, sont inutiles. L’on constate que les membres dirigeants des fédérations se déplacent pour des missions de travail en compagnie des membres de leurs familles. Ce qui est inadmissible. C’est notamment ces dépenses mal calculées qui épuisent le budget des fédérations, particulièrement la frmf. Il convient de signaler que, suite au contrat signé avec Henri Michel ainsi que son limogeage, la frmf a dû dépenser des sommes gigantesques pour rien. Nous avons pu relever dans l’ouvrage du journaliste anglais, André Ging intitulé «La carte rouge» les cas de corruption présentés à la Fifa par certains pays arabes. Notre instance possède des dossiers complets prouvant des cas de détournements de biens publics par certaines fédérations.
Quelles sont les conclusions que vous avez tirées de votre investigation ? Lors du débat de vendredi, nous avons conclu que d’abord le sport est incontestablement un vecteur essentiel dans le développement de notre pays. Pour cette raison, les fédérations doivent être soumises régulièrement au contrôle financier. Notre instance demande à cette occasion au ministère de la Jeunesse et des Sports de soumettre les rapports de fraude constatés dans certaines disciplines à l’Inspection générale des Finances pour vérification. Il y a un autre point à signaler, celui de l’investissement dans les clubs nationaux. La transformation des clubs en des sociétés commerciales ne peut se faire actuellement au Maroc. Le dahir du 15 novembre 1958 régissant les associations marocaines ne le permet pas encore. Celui-ci stipule que les ressources financières des clubs et des associations sportives se limitent aux frais d’adhésion, aux dons et aux subventions. De ce fait, il est interdit d’exercer le commerce dans le sport. Nous ne sommes pas encore arrivés au stade du professionnalisme à l’instar des grands clubs européens. Le dispositif juridique à leur possession leur permet d’évoluer en sociétés commerciales ce qui n’est pas le cas chez nous.
Quelles sont les mesures que vous avez prises et quels sont vos objectifs? L’instance s’est fixée comme objectif de poursuivre tous ceux qui, dans les diverses disciplines sportives, sont accusés de détournement des biens publics. Il importe de mentionner qu’un dossier d’abus présumés enregistrés au niveau de la Fédération de taïkwondo se trouve entre les mains du procureur général du Roi de la ville de Salé pour appel. Prochainement, nous allons organiser une rencontre avec la presse pour mettre l’accent sur le rôle des médias dans la dénonciation du détournement des fonds publics.
Le 9-4-2008 Par : Leila El Attafi
http://www.aujourdhui.ma/sports-details61009.html
L’instance nationale de protection des biens publics au Maroc a interpelé le ministère de la jeunesse et des sports au sujet des abus financiers au sein des fédérations sportives et a demandé que les acteurs de ces abus soient jugés, et qu’il est temps que le ministère procède à un audit rigoureux de la finance de ces fédérations rappelant à ce sujet l’affaire des trente millions (montant total de la subvention ) empochés par l’ex président en espèces et aucune explication n’ a été fournie par le ministère .
L ‘ instance exige aussi qu’une commission d’enquête parlementaire soit constituée pour découvrir les profiteurs des biens publics.
Cette déclaration de l’instance nationale vient suite au colloque organisé à Rabat Vendredi dernier sous le thème « Abus financiers et sport Marocain ».
La presse nationale était présente au colloque, couverture du journal Assabahia paru ce Mardi 08 Avril 2008.
Presse marocaine
Publié le mardi 8 avril 2008.
Quand l’instance nationale s’en mêle (2)
Youssef BOUKDEIR
http://www.maroc-echecs.com/spip.php?article1923
L'Instance Nationale de Protection des Biens Publics au Maroc
(INPBPM) a tenu, le vendredi 18 janvier 2008 a Rabat, un colloque sous le Thème,

Le paysage politique après les législatives 2007 et les Mécanismes de protection des biens publics. de 17h à 20 heures à l’Hôtel diwan sofitel ses Objectifs étaient :
Inciter les acteurs oeuvrant dans le chant politique à soutenir les revendications de l INPBPM, notamment en militant pour la promulgation d’une loi protégeant les dénonciateurs des crimes de corruption et de dilapidation ou détournement des biens publics l’abrogation du régime des privilèges la révision sur la loi sur la déclaration des biens afin qu’elle englobe le conjoint et les ayant droit adulte etc.
ses axes étaient :La situation économique et institutionnelle actuelle Lecture dans le programme des partis politiques et l’après législative 2007 Mécanisme de protection des biens publics et entrave du développement Points forts et faiblesses du paysage politique Ses Intervenants étaientAbdessamad Belkbir / Abdellatif Housni / Hassan Daoud / Ahmed sbai / Mohamed Amrani / Aziz Hilali
Dans son allocution d'ouverture, Me Mohamed Tarek Sbai, Président de l'INPBPM, a d'abord indiqué que le Maroc a connu une expansion exponentielle de la dépravation, particulièrement sous son aspect pécuniaire, durant cinq décennies d'accaparement des biens publics par les véreux de tout acabit et ˆ tous les Echelons de la hiérarchie.
Raison pour laquelle, l'Instance s'est attaquée, depuis sa création, a ce fléau, sans distinction des auteurs de la corruption, et ne cesse d'exiger que la loi soit appliquée sans distinction.
Il a, Egalement, souligné les efforts de plus en plus consentis par les responsables et leur appel a la prise des dispositions nécessaires pour préserver les biens publics et les richesses nationales, ainsi que pour la moralisation de la vie publique et l'élargissement du champs des libertés publiques.
Selon M. Sbai, l'Instance a pu relever le défi de sensibiliser l'opinion publique nationale à la gravité du fléau et au danger pour la nation que constituent les dilapidateurs des fonds publics qui sont devenus mafieux.
Il a aussi attiré l'attention sur la dépravation politique et Economique et la tendance a la propension prise par le clientélisme et le népotisme. Il a, en outre, rappelé la pétition dans laquelle l'Instance suggère
-la mise en place d'une instance autonome pour la vérité et la restitution des fonds détournés
-considérer les crimes Economiques comme des crimes contre l'humanité et entériner la convention internationale pour la lutte contre la corruption,
-l'abrogation du régime des privilèges et la mise en place d'un régime national de valorisation et d'audit, -promulgation d'une nouvelle loi concernant la déclaration des biens, qui prévoit un quitus, -mettre en efficience le rôle de la Cour des Comptes, Elargir ses prérogatives et permettre a ses magistrats d'effectuer les poursuites judiciaires le cas Echéant,-protéger les dénonciateurs des crimes de corruption et de détournements des biens publics, -déchoir les corrompus et les dilapidateurs des biens publics des droits civiques et politiques, -construction d'institutions démocratiques fortes à même de pouvoir procéder aux contrôles en amont et en aval des dépenses publiques.En présence de plus de 120 éminentes personnalités du paysage politique, journalistique, syndicale, parlementaire, avocat, juge, médecin, économiste, professeur universitaire et bien d’autre personnalité de notoriété public
Outre sa diffusion dans les informations dans les deux chaines nationale 2 M et la Rtm a 20h et a 00h en français, arabe, et amazighs
Ce colloque s'est fixé pour objectifs l'incitation des acteurs démocratiques, toutes tendances politiques confondues, a soutenir les revendications de l'INPBPM et a oeuvrer pour une mobilisation générale, visant leur traduction dans la réalité par la mise en efficience des textes de loi existants et la promulgation d'autres plus en phase avec l'Epoque actuelle. De même que par la mise en œuvre de la charte des Nations Unies contre la corruption. La récupération par l'Etat des fonds publics détournés figure Egalement parmi le leitmotiv de l'Instance
Extraits de Parole de caïd -Younes Fennich

Le Maroc se dit un pays agricole.
Or il importe le blé avec lequel est pétri le pain
qui constitue l’élément essentiel de l’alimentation du peuple…!

"Des régions du royaume sont toujours totalement enclavées
et les paysans vivent une misère atroce.
Les initiatives de l’Etat de semer un peu de vie dans les campagnes,
notamment à travers les micro-crédits, vont au rythme de la tortue
qui veut migrer à l’autre bout du monde en 80 jours.
De plus, les crédits proposés, avec un suivi strict, sont dérisoires
et ne permettent aux pauvres paysans que d’entretenir une infime activité

Le développement de la campagne relève du développement de la mentalité des gouvernants qui doivent être dotés d’une réelle volonté d’assainir le climat économique général en premier lieu, d’une réelle volonté de combattre l’Impunité…


Or cela ne se fera jamais tant que les dossiers de la CNSS ( 47,7 milliards de dirhams de détournements et 115 milliards de dirhams dilapidés), de la banque populaire (Affaire Laraki), du CIH (Affaire Moulay Zine Zahidi), de la BNDE (Affaire Dellero), de l’association des minotiers (Affaire Ghali Sebti) et d’autres organismes encore, ne seront pas traités avec équité et les auteurs des fraudes et des vols immondes arrêtés, et les sommes dérobés reversées au trésor public.
L’argent ainsi récupéré pourrait alors être utilisé pour développer les campagnes du royaume. Le Maroc est obligé de passer par-là, par une sévérité à toute épreuve vis à vis de ces administrateurs, ces gérants et ces fonctionnaires qui ont pillé les richesses de la nation, s’il veut à l’avenir se faire respecter et ne plus être considéré comme un pays favorable à la corruption, où les corrompus peuvent sévir en toute impunité. »
Un autre handicap au développement au Maroc, c’est que la bourgeoisie y a toujours été liée à la haute administration. Si cette dite bourgeoisie a pu émerger c’est uniquement grâce aux dons d’un Etat tantôt généreux tantôt ‘indulgent’…Or c’est là une bourgeoisie qui consomme plus qu’elle ne crée la richesse. En fait, elle ne fait qu’extraire des richesses sans aucune contre partie, des richesses qu’elle ne mérite pas…


Ensuite l’élite au pouvoir présente la privatisation comme politique idéale à même d’assurer un décollage économique. L’Etat en faillite à cause de la mauvaise gestion de ses entreprises s’éclipse au profit du secteur privé et de nombreuses entreprises se voient ainsi privatisés à la va-vite et dans des conditions parfois jugées douteuses. Bien évidemment là aussi le makhzen veille au grain dans tous les stades de la réalisation de cette grande opération. Rien ne se fait sans lui. Son omniprésence lui permet de préserver sa crédibilité auprès de ses serviteurs qu’il doit protéger et auxquels il doit assurer l’impunité à chaque fois qu’un remue ménage est opéré dans les dossiers noirs de l’administration et qui risque de les emporter. Depuis des années déjà, le gouvernement n’arrive à boucler ses budgets que grâce à la vente de ses biens à l’image d’un père de famille prodigue qui vend les biens de la famille pour payer le loyer…Mais notre ministre des finances et de la privatisation (fév.2005)reste optimiste :
« …Il y a encore à vendre pour renflouer le budget
SM le Roi préside une nouvelle causerie religieuse du mois sacré du Ramadan) "" 
http://www.map.ma/fr/sections/activites_roi/sm_le_roi_preside_un4998/view Rigueur et précision du système de contrôle
SM le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, a présidé, lundi au Palais Royal de Fès, une nouvelle causerie religieuse du mois sacré du Ramadan.
Cette causerie a été animée par Mme Zineb El-Adaoui, présidente de la Cour régionale des comptes de Rabat, sur le thème : "la protection des fonds publics dans l’Islam" en s’inspirant du verset coranique : "Il ne convient pas à un prophète de frauder. Quiconque fraude, viendra avec son péché le jour de la Résurrection. Chaque homme recevra alors le prix de ce qu’il aura accompli. Personne ne sera lésé".
Mme El-Adaoui a entamé sa conférence en soulignant que le thème retenu pour cette causerie renvoie au concept moderne de moralisation de la vie publique, rappelant que plusieurs organisations internationales sont spécialisées dans le contrôle et la protection des deniers publics. Elle a fait remarquer, à ce propos, que l’Islam était le premier à avoir prôné la protection des deniers publics à travers une gestion judicieuse et rationnelle, en vue d’optimiser les ressources de la Nation, à la faveur notamment d’un autocontrôle.
Après avoir noté que le verset objet de cette causerie est une mise en garde claire contre toute forme de fraude visant l’enrichissement illicite, la conférencière a rappelé la position de la Chariâ vis-à-vis du détournement des fonds publics, s’appuyant sur des versets coraniques et hadiths tout en établissant un parallèle entre ces derniers et les mécanismes mis en place, à cet effet, par les organisations internationales spécialisées.
Elle a indiqué que dans l’esprit de l’Islam, tout fonctionnaire doit se contenter du salaire que lui verse l’Etat, précisant qu’outre l’escroquerie, le fait de recevoir des cadeaux relève aussi de l’abus condamnable en matière de gestion des deniers publics.
La conférencière a précisé que pour assurer une meilleure gestion des derniers publics et privés, l’Islam a mis en place plusieurs normes qui sont d’ordre légal (Chariâ), organisationnel, éthique et cultuel. La première de ces normes est celle qui recommande de s’astreindre au licite dans les dépenses des deniers publics, qui doivent être affectés à l’intérêt général, outre la modération dans les dépenses et le souci d’optimiser les ressources.
Mme. El-Adaoui a relevé que l’Islam insiste sur les exigences d’efficience et d’efficacité au moindre coût, ajoutant que l’Islam déconseille aussi toute tendance au gaspillage et à la dilapidation des deniers publics.
L’autre norme légale, a-t-elle précisé, est celle qui recommande que les deniers publics soient affectés selon les nécessités (la santé, l’enseignement, la défense etc.), les besoins (secteurs économiques et services publics) et enfin pour assurer le confort des humains.
Parmi ces normes, Mme El-Adaoui a également cité celle de la justice, qui doit être observée en matière de gestion des deniers publics, tant en ce qui concerne les dépenses que les recettes, tel que recommandé par le Très Haut.
Elle a rappelé que ce souci de justice s’appliquait notamment du temps du deuxième Khalif orthodoxe Omar Ben Al Khattab aux régions et aux provinces, qui bénéficiaient de mécanismes de gestion autonomes de leurs deniers. Omar Ben Al Khattab, a-t-elle encore rappelé, a été le premier à avoir exigé de ses gouverneurs de se soumettre à la règle de déclaration du patrimoine avant la prise de leurs fonctions.
La conférencière a, par la suite, traité des normes organisationnelles citant, notamment la mise en place par Omar Ben Al Khattab de Beit Al Mal et Diwan Al Azimma, selon des règles précises de gestion qui n’ont rien à envier à celles en vigueur de nos jours.
Elle a ensuite énuméré les qualités dont doivent faire preuve tous ceux qui sont appelés à assumer des responsabilités de gestion des derniers publics, insistant en particulier sur la capacité physique, la capacité intellectuelle et la compétence éthique.
A l’opposé, a-t-elle expliqué, l’Etat doit rémunérer ces fonctionnaires de façon à leur assurer une autonomie et à les prémunir contre toute tentation de corruption ou de malversation.
S’agissant du contrôle des dépenses des deniers publics, Mme El-Adaoui a mis en exergue la rigueur et la précision du système de contrôle prôné par l’Islam, qui commence notamment par l’autocontrôle. Elle a cité à cet égard les propos du Khalif Omar Ben Al Khattab, qui, s’adressant à ses gouverneurs, disait : "contrôlez- vous vous-mêmes avant que vous ne soyez contrôlés". Elle a fait observer que le contrôle extérieur est sans objet en l’absence de l’autocontrôle, qui implique de la part des croyants une foi inébranlable.
La conférencière s’est enfin attardée sur les chantiers de développement structurants initiés par SM le Roi Mohammed VI pour assurer l’équilibre entre développement économique et développement social. Elle a aussi salué les efforts initiés au Maroc sous l’impulsion du Souverain en vue de la moralisation de la vie publique en assurant notamment une totale transparence dans la gestion des deniers publics et la lutte contre toute forme de corruption.
Texte du discours de SM le Roi à l'occasion de la Commémoration de la Révolution du Roi et du peuple
Discours de SM le Roi Mohammed VI à l'occasion du 54ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple
SM le Roi Mohammed VI a adressé, lundi 20 août 2007, un discours à la Nation à l'occasion du 54ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple. En voici le texte intégral: « Louange à Dieu. Prière et Salut sur le Prophète, Sa Famille et Ses Compagnons. Cher peuple. Notre commémoration aujourd'hui, dans la joie et la fierté, de l'anniversaire de la glorieuse Révolution du Roi et du Peuple, et de la Fête de la Jeunesse, intervient à quelques jours de la clôture des préparatifs précédant le lancement officiel de la campagne électorale en prélude au scrutin du 7 septembre prochain. Lors de ce rendez-vous qui marque un saut qualitatif dans la dynamique démocratique que connaît notre pays, tu auras toute latitude de choisir librement parmi les programmes présentés et entre les différents partis politiques et candidats à l'élection à la nouvelle Chambre des Représentants. Ainsi que Je te l'ai promis dans le Discours du Trône, Je M'adresse à toi pour t'entretenir des élections à venir. Je n'entends nullement en infléchir le déroulement. Je M'interdis d'y intervenir comme la loi interdit à tous d'y interférer. Je considère que la régularité du scrutin est consubstantielle à la démocratie dont elle représente l'essence même. En effet, l'adhésion totale et l'attachement sans faille à la régularité, à la moralisation des élections et à l'inviolabilité du scrutin, commencent par ton Premier Serviteur, le Roi, Amir Al Mouminine (Commandeur des Croyants). Symbole de l'unité de la nation, dans toutes ses composantes, et Protecteur de l'Islam et de la communauté de ses adeptes et de la liberté de culte. De par Mon statut religieux et constitutionnel, J'ai à coeur de veiller sur tes intérêts supérieurs, en les plaçant au-dessus de toute autre considération, gardant constamment à l'esprit notre évolution politique, et les acquis démocratiques majeurs enregistrés. Ainsi, de par notre attachement à la normalité démocratique, les élections se tiennent désormais avec une périodicité régulière. Mais, le fait de se préoccuper du prochain scrutin ne signifie nullement une soumission résignée aux effets éventuellement pervers de la conjoncture qu'elles génèrent, pas plus qu'elles n'induisent la nécessité de se cantonner dans une position d'expectative en attendant l'installation du prochain gouvernement. Il en découle pour toutes les institutions et tous les acteurs concernés, le devoir d'assumer les responsabilités qui leur incombent et de s'y atteler assidûment et sans relâche. Car, ni les questions cruciales qui préoccupent le pays, ni les grands chantiers et les réformes structurantes qui ont été engagés, ni encore l'indispensable préservation de la sécurité et de la stabilité, ne souffrent que l'on ralentisse ou arrête la dynamique lancée ou que l'on se confine dans un attentisme léthargique. Avec l'aide de Dieu, nous sommes parvenus, ensemble, à mettre en place un cadre moderne et efficient qui encourage et incite à la participation citoyenne. Ce cadre se caractérise notamment par : - un code électoral avancé, permettant à tous les partis politiques de participer, sur un pied d'égalité, au scrutin. - une nouvelle loi visant la mise à niveau des partis et garantissant un financement transparent de leur activité. - une neutralité positive et ferme de l'Administration. - un contrôle judiciaire indépendant. - une implication conséquente de la société civile et des médias dans la dynamique de sensibilisation et de suivi. - la représentation féminine que Nous voulons plus équitable pour la femme. Ainsi, la pratique politique se trouve désormais à un stade avancé de maturité, où la confiance des électeurs devient l'enjeu d'une compétition entre une majorité défendant le bilan de son action, et ses projets d'avenir et rendant des comptes à leur sujet, et, face à cette majorité, une opposition plurielle, tenant compte des acquis nationaux, et proposant ses propres programmes alternatifs. De fait, la campagne électorale doit connaître un saut qualitatif, tant dans sa forme et son contenu que dans les étapes de son déroulement. Elle ne représente plus, désormais, une simple occasion saisonnière et éphémère, pour agiter des slogans fougueux, brandir des revendications combatives générales ou encore, les instrumentaliser à des fins mystificatrices et frauduleuses. En revanche, la campagne électorale devrait, dorénavant, être ouverte, porteuse de programmes nombreux et variés, soumis à l'appréciation de l'électorat par le biais de moyens de communication, d'organes et de mécanismes de régulation modernes. Cependant, et quelles que soient les avancées politiques réalisées, pouvons-nous pour autant soutenir que nous avons atteint la perfection en matière de démocratie ? D'un autre côté, peut-on raisonnablement minimiser l'importance du scrutin en ayant tendance à l'apparenter à un simple maillon cyclique dans un processus électoral classique ?. Certes non, eu égard à l'inviolabilité des élections et au rôle déterminant qu'elles jouent dans le choix que tu porteras, cher peuple, sur celles et ceux qui auront à charge de gérer et de contrôler les affaires publiques, en l'occurrence, la majorité et l'opposition. Par la libre expression de ta volonté, ces élections contribueront aussi à dégager et cerner les priorités de la nouvelle législature. Voilà pourquoi il ne faut pas dévaloriser l'opération électorale, ni semer le doute quant à son utilité. De même, rien ne justifie qu'on la surestime démesurément, comme si elle constituait une fin en soi, ou l'ultime aboutissement du processus démocratique, lequel est en constante perfection. Partant de là, Je dis à nos citoyens : le vote est l'un des éléments clés de la citoyenneté responsable. Aussi, et afin de conférer à l'opération électorale une forte charge et un caractère pérenne, est-il nécessaire de la conforter par la participation démocratique. Une participation continue, qui ne se réduit pas à l'opération de vote le jour du scrutin, mais qui implique plutôt le devoir de s'investir en permanence dans les chantiers de développement et de citoyenneté. En exprimant vos suffrages, vous ne faites pas que choisir celle ou celui qui vous représentera pour les cinq années à venir. Vous définissez également votre avenir, celui de vos enfants et de votre pays. C'est pourquoi vous ne devez pas hypothéquer votre devenir en vendant vos voix et vos convictions à ceux qui sont dépourvus de conscience et indignes de confiance. Car agir de la sorte s'apparente à une abdication coupable et condamnable de votre droit constitutionnel au vote libre. Ce serait également un renoncement inacceptable à l'honneur de votre citoyenneté et à votre dignité. Aussi, incombe - t - il à chacun de s'armer de civisme et de se prévaloir de la force de la loi pour s'opposer aux manipulateurs des élections, et afin de pourfendre ceux qui font commerce des voix et qui s'avisent de pervertir les consultations électorales par l'usage de l'argent illicite, la fraude, le trafic d'influence, la magouille et les tripotages. En effet, il n'y a pas de place aux pratiques illégales, dans quelque domaine que ce soit, et par qui que soit. Ensemble, nous devons nous engager dans une lutte sans relâche contre la corruption et la prévarication, l'abus de pouvoir et de biens sociaux, les féodalités rentières, les rapines et la pratique de partage des butins. Cette lutte est la responsabilité de tous : autorités, institutions, citoyens et collectivités. C'est une action de salubrité publique qui doit s'inscrire dans le cadre de l'Etat des institutions, et dans celui de la bonne gouvernance. Nous engageons nos citoyens à s'impliquer dans l'action politique noble, le dessein ultime étant d'élargir la participation populaire dans le processus de développement. En effet, quiconque ne fait pas de la politique vertueuse fondée sur la citoyenneté engagée, sera manipulé par la politique vicieuse qui l'instrumentalisera par divers procédés mystificateurs, à des fins détestables : opportunisme ou nihilisme inacceptable, extrémisme, fanatisme ou terrorisme abject et condamnable. Il est donc impératif de parer à toutes ces tendances pernicieuses, et de combattre tous les adversaires et les ennemis de la démocratie. Il nous faut, pour cela, un Etat fort, de droit et des institutions. Notre parade réside aussi dans le développement intégré, la sécurité ferme et intraitable, et l'autorité d'une justice indépendante. Une sécurité et une Justice fermement attachées au plein respect par tous de la primauté de la loi. La politique n'est pas l'apanage exclusif d'une couche sociale ou d'une catégorie particulière. Elle est l'affaire de tous les Marocains, qu'ils résident au pays ou ailleurs. A cet égard, les prochaines élections apporteront un nouvel acquis : la généralisation du droit de participation au scrutin, sur le territoire national, en l'étendant à toutes les générations de notre chère communauté résidant à l'étranger. Aux membres de cette communauté, Nous disons tout le prix que Nous attachons à ce que leur dignité soit préservée et leur citoyenneté consolidée dans sa plénitude. Leur participation aux élections ne sera qu'une première étape dans un processus de concertation graduel et évolutif, visant leur intégration, somme toute légitime, au sein des différentes institutions exécutives, représentatives et consultatives nationales. A cet effet, la prochaine étape sur la voie d'une participation institutionnelle efficiente de notre communauté à l'étranger, consistera à la doter de son Conseil supérieur. Nous attendons du Conseil Consultatif des Droits de l'Homme (CCDH) qu'il soumette à Notre appréciation les propositions y afférentes, en prélude à l'installation prochaine de cette instance. Cher peuple. Les partis sont un acteur principal pour gagner le pari de tout scrutin. Voilà pourquoi Je M'adresse à eux pour leur rappeler ceci : il ne peut y avoir de vraie démocratie en l'absence de partis forts et aptes à assumer la responsabilité qui leur incombe de faire des élections une compétition loyale entre des projets de société, et non une occasion pour engager des combats personnels ou se livrer au jeu de la démagogie. En effet, l'émulation dans la quête du développement constitue le véritable critère à l'aune duquel se mesure la pratique démocratique saine. Il revient, donc, aux partis et aux candidats d' oeuvrer sur le terrain pour sensibiliser les électeurs et les inciter à participer aux élections, en leur proposant des programmes clairs et réalisables. A cet égard, Nous adressons à nouveau Nos Instructions à Notre gouvernement pour que, tout au long des différentes étapes de l'opération électorale, il continue à observer une stricte neutralité et à faire valoir la primauté de la loi, par une forte dissuasion et une ferme répression de toutes les infractions. Nous insistons également sur le rôle déterminant qui revient à la Justice pour préserver l'inviolabilité du scrutin et combattre la fraude, sous toutes ses formes. Il incombe aux Magistrats de se prononcer sur la régularité du scrutin, dans toutes ses phases, et ce, en coordination avec l'ensemble des autorités publiques auxquelles la loi a confié la responsabilité d'organisation du scrutin et du contrôle de sa régularité. Il appartient également à la Justice, notamment le Parquet, de faire preuve d'une vigilance et d'une mobilisation accrues. Le Ministère Public doit diligenter les investigations nécessaires avec toute l'objectivité et toute l'impartialité voulues, concernant les plaintes et les recours. Quant au pouvoir de statuer sur ces litiges, il est du ressort des Magistrats. A cet effet, les Juges doivent se prononcer avec l'indépendance, la célérité, la probité, et la fermeté requises, en gardant à l'esprit que la Justice relève de la mission dévolue à Notre Majesté, Amir Al Mouminine, Garant de l'indépendance totale du pouvoir judiciaire, par rapport aux pouvoirs exécutif et législatif. Elle doit, également, s'astreindre au principe de la séparation des pouvoirs, et se garder de toute velléité d'influencer le juge dont le devoir lui fait obligation de respecter la primauté de la loi, en toutes circonstances et dans tous les cas dont il vient à être saisi. Grâce à la modernisation démocratique que connaît notre pays, les prochaines élections exigent, pour réussir, que les médias et les différents acteurs de la société civile, s'investissent de façon responsable dans l'effort de sensibilisation des citoyens, ainsi que dans le suivi et l'observation du scrutin, aux côtés des différentes instances concernées, chacune dans son domaine de compétence. Au premier rang de ces structures, l'on trouvera, à l'évidence, le Conseil Consultatif des Droits de l'Homme, compte tenu du fait que la participation au vote compte parmi les droits humains fondamentaux. Nous attendons donc de tous les acteurs concernés qu'ils élèvent le débat au plus haut niveau, en privilégiant, au dessus de tout, l'intérêt supérieur de la nation. A cet égard, Nous nous adressons, en particulier, aux partis politiques, que Nous assurons de toute Notre estime, pour les exhorter à respecter la libre volonté populaire. Nous les engageons à veiller à ce que le scrutin soit irréprochable, lavé de tout soupçon, à l'abri de tous les montages et combinaisons artificiels et des calculs étriqués, dont Nous refusons qu'ils mettent en cause la crédibilité du paysage politique que Nous appelons de Nos vœux. Cher peuple. La Révolution du Roi et du Peuple a constitué une véritable épopée historique, pour la liberté de la patrie et des citoyens. C'est, en effet, grâce aux immenses sacrifices consentis par la génération du nationalisme que nous avons libéré et unifié, les unes après les autres, les différentes parties du territoire du Royaume. Nous voilà aujourd'hui engagés dans le même combat contre toute tentative de porter atteinte à notre souveraineté et notre intégrité territoriale. De même, Nous conduisons avec autant d'assurance que de fermeté, la marche du renouvellement de cette révolution. Notre v u est d'en atteindre le dessein le plus sublime, mais aussi le plus ardu, celui d'amener toute citoyenne et tout citoyen à entreprendre des initiatives créatives, et à les affecter à des investissements productifs. Mais par-delà ces desseins, notre but ultime est d'assurer à tous les Marocains les moyens de vivre dans la liberté et la dignité. Ce faisant, nous aurons donné le meilleur gage de fidélité à la mémoire des héros de la glorieuse et éternelle Révolution du Roi et du Peuple, et en particulier, Nos vénérés Grand-Père et Père, Leurs Majestés, les Rois Mohammed V et Hassan II - que Dieu les bénisse dans leur demeure éternelle. Ce sera aussi la meilleure démonstration de notre reconnaissance des sacrifices consentis par les valeureux martyrs et autres combattants. Ce sera, enfin, le moyen le plus judicieux d'honorer nos citoyens et notre jeunesse dont nous nous efforçons d'assurer la formation et la mise à niveau, et d'attiser l'ardeur au travail, en l'encourageant à porter le flambeau de la citoyenneté, comme, jadis, ses prédécesseurs portaient le flambeau du nationalisme. Tu me trouveras, cher peuple, animé, comme toujours, par le même sentiment de nationalisme sincère. Mu par le même esprit de citoyenneté responsable, J'entends continuer à assumer loyalement la mission qui M'échoit de conduire cette nation, dans toutes ses composantes en ayant à cœur de poursuivre sans relâche l' oeuvre d'édification du Maroc du progrès, fermement attaché à son identité authentique. C'est ce Maroc du développement et de la démocratie que tu dois, cher peuple, garder à l'esprit en permanence et tout au long de la campagne. Ce devoir est de rigueur, particulièrement, lorsque tu te trouves, seul, face à ta conscience, dans l'isoloir où tu choisiras, pour toi-même et pour ta patrie, en toute liberté et avec un sens aigu du devoir, le plus apte des candidats et le plus digne d'assumer la charge de ta représentation parlementaire, en vertu du verdict des urnes. Ce sont les urnes, en effet, qui représentent le pouvoir d'arbitrage démocratique, et c'est par elles que tu tranches parmi les nombreux programmes et discours soumis à ton libre choix. Nous implorons le Très - Haut de nous mettre + parmi ceux qui écoutent les propos, et en suivent le meilleur +. Véridique est la Parole de Dieu. wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarakatouh ».
http://www.aujourdhui.ma/nation-details56385.html

 Instance Nationale de protection des Biens Publics au Maroc

La question du jour (Assahifa n°129 du vendredi 06 avril 2007
Avec Mohammed Tarek Soubaï du bureau exécutif de l’Instance Nationale de Protection du Bien Public:
Lorsque nous avons reçu à l’Instance Nationale de Protection du Bien Public au Maroc une correspondance de la part du caïd Younes Fennich selon laquelle la wilaya de Rabat Salé Zemour Zaïr entreprenait une procédure pour le licencier, et ce en signant un document de cessation de salaire le considérant fonctionnaire fantôme ;
Et vu que le caïd Younes Fennich avait dénoncé quelques genres de corruption lorsqu’il était caïd à la wilaya de Fès en signant plusieurs travaux littéraires qui décrivaient le phénomène de la corruption et de l’abus de pouvoir dans certains milieux d’agents d’autorité ;
Et vu qu’il avait été démis de ses fonctions de responsabilité et privé des ¾ de son salaire, lui qui a coûté à l’Etat 140 millions de centimes lorsqu’il était stagiaire à l’Ecole des cadres pour devenir caïd ;
Pour toutes ces raisons nous nous sommes déplacés mardi dernier au siège de la wilaya de Rabat pour nous enquérir de la situation du caïd Younes Fennich. Nous avons été reçu à la wilaya par le chef de la division juridique et économique lequel nous a appris que sa décision de nomination est arrivée en retard, mais qu’ils allaient lui donner son bureau et qu’il sera nommé en tant que caïd et non pas en tant qu’administrateur adjoint, de même qu’ils nous ont promis de régulariser sa situation financière. Et nous restons à l’Instance Nationale optimistes jusque là.
Et lorsque le caïd Fennich les a informé que sa voiture restait sous horodateur payant à l’extérieur du siège de la wilaya, ils ont aussitôt donné des instructions pour faire rentrer sa voiture au garage de la wilaya.
Aujourd’hui, le caïd Younes Fennich attend sa décision d’affectation qui est en cours de rédaction selon les responsables à la wilaya, et tous lui promettent de bonnes nouvelles.
Par ailleurs, Younes Fennich est nommé par dahir et il n’y a pas d’autre dahir qui abroge sa nomination en tant que caïd, parce que la correspondance destinée à la wilaya comporte la qualité « d’administrateur adjoint »
Et aujourd’hui nous attendons et nous insistons sur son affectation à son poste officiellement et de mettre à sa disposition son bureau.

Voici la traduction ( de l'arabe) de la lettre, datée du 04.07.2006, que j'ai envoyé à monsieur le ministre de l'intérieur:
-Recommandée avec accusé de réception-
Monsieur le ministre de l’intérieur
Ministère de l’intérieur Rabat
Salut complet en présence de notre seigneur Al Imam,
En ma qualité de lauréat de la 31éme promotion de l’école de perfectionnement des cadres du ministère de l’intérieur cycle des agents d’autorité et étant titulaire d’un certificat attestant de ma qualité d'agent d’autorité de la même école ;
Et étant donné qu’en date du 22.03.2002 j’ai été destinataire de la part du wali de la région de Fès Boulemane gouverneur de la préfecture Fès Jdid Dar Dbibegh d’un courrier, numéro 528/DAG daté du 18/03/2002, ayant expressément comporté ma radiation du cycle des agents d’autorité, et étant donné que suite auquel courrier j’ai été expulsé de mon logement de fonction et mon salaire a été réduit de plus de 50 % ;
Et étant donné que j’ai demandé l’abrogation de cette décision ;
Et étant donné que la cour suprême en date du 31/05/2006 a rendu sa décision numéro 429 inhérent au dossier administratif 1283/ et 1284-4-1-2004 qui a comporté comme seule-et unique- justification « que la lettre informative objet du recours ne s’élève pas à la notion de décision administrative ayant effet sur la condition juridique du plaignant ce qui rend sa plainte non recevable »
Et puisque le dahir numéro 1.57.02 ne m’a exempté que de ma mission de caïd chef d’arrondissement urbain à la préfecture Fès Jdid Dar Dbibegh seulement et ne m’a nullement dépossédé de ma qualité de caïd (agent d’autorité), qualité de ma première affectation au ministère de l’intérieur et c’est là un droit acquis..
Par conséquent, et vu cette situation je sollicite auprès de votre bienveillance la régularisation de ma situation administrative en mettant à ma disposition les montants que je n’ai pas perçu depuis « la décision de radiation » dont la cour suprême a confirmé l’absence de tout effet conformément au nouveau concept d’autorité qui verra, nous l’espérons, sa voie vers l’exécution au courant de votre mandat au ministère de l’intérieur.
Veuillez, monsieur le ministre, agréer l’expression de ma considération et de mon respect.

SM le Roi Mohammed VI
« Majesté, Je me suis toujours soucié de servir ma patrie et mon Roi avec abnégation, dévouement et bravoure. Sensible au nouveau concept d’autorité que votre auguste personne a initié, j’ai combattu la corruption de même que je me suis insurgé contre l’habitat anarchique. Le résultat en est que je suis aujourd’hui radié du corps des agents d’autorité. Majesté,
J’ai servi votre auguste personne avec intelligence et loyauté. J’ai été sanctionné. J’ai choisi une carrière. On me l’a confisqué. Rendez-la-moi Majesté. Je voudrais pouvoir la finir. Que Dieu vous préserve et vous garde pour la gloire de la justice et de la rectitude. Dieu- La Patrie- Le Roi »
cette lettre est publiée dans Honnêteté et Compétence: http://amical.blog.fr/


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.•´¸.•*¨) Du latin pax, la Paix♥ .•´¸.•*¨).•´¸.•*¨) désigne habituellement un état de calme ou de tranquillité comme une absence de perturbation, d'agitation ou de conflit. Elle est universellement considérée comme un idéa♥ .•´¸.•*¨).•´¸.•*¨)l.
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.•´¸.•*¨) Peace is♥ .•´¸.•*¨).•´¸.•*¨) a state of harmony, the absence of hostility. This term is applied to describe a cessation of or lapse in violent international conflict; in this international context, peace is the opposite of war. Peace can also describe a relationship between any parties characterized by respect, justice, and goodwill. ♥ .•´¸.•*¨).•´¸.•*¨)
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.•´¸.•*¨) Frieden (älterer Nominativ: Friede) ♥ .•´¸.•*¨).•´¸.•*¨) ist allgemein definiert als ein heilsamer Zustand der Stille oder Ruhe, als die Abwesenheit von Störung oder Beunruhigung. Frieden ist das Ergebnis der Tugend der „Friedfertigkeit“ und damit verbundener Friedensbemühungen. ♥ .•´¸.•*¨).•´¸.•*¨)
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Pourtant, les mécanismes de contrôle existent déjà. Mais là ou le bât blesse, c’est au niveau de la corruption, comme l’affirme le président de l’Instance Nationale de protection des biens Publics au Maroc, Mohamed Tarek Sbai. Ce dernier a même qualifié le phénomène de la corruption qui sévit dans le domaine du bâtiment, de terrorisme. Une commission technique mixte a entamé, dès vendredi 18 janvier dernier au matin
DRAME DE KÉNITRA : Un effondrement en cache un autre ! Mohamed El Hamraoui 26 Janvier 2008
Dix-huit personnes ont été tuées et 26 autres blessées dans l’effondrement d’un centre commercial en construction dans la ville de Kénitra. On n’a pas encore enterré les victimes qu’une autre personne meurt après l’écroulement d’une dalle en béton à Rabat. Dix-huit personnes ont péri dans l’effondrement d’un centre commercial en construction, situé dans un complexe résidentiel et commercial, s’étendant sur une superficie de 4 hectares, au quartier Oulad Oujih à Kénitra. 26 autres personnes ont été grièvement blessées, dont certaines ont été transportées d’urgence vers le CHU de Rabat. Dés les premières heures qui ont suivi le drame, plusieurs équipes de secours ont été dépêchées sur les lieux, entre autres, les éléments de la protection civile basée à Salé, des unités du génie militaire de Kénitra. Tous ces corps constitués ont été mobilisés pour venir à bout d’un amas de béton, qui a englouti avec lui plus d’une quarantaine d’ouvriers, qui étaient en train de déjeuner au sous-sol de l’immeuble. Selon des témoins sur place, seuls les ouvriers qui sont partis déjeuner à l’extérieur ont eu la vie sauve. Les sauveteurs entendaient des voix crier au-dessous des amas de béton. Certains ont été déchiquetés. Le constat est douloureux. Aussitôt informé, le Roi Mohammed VI a adressé des messages de condoléances aux familles des victimes, et a décidé de prendre en charge les frais d’hospitalisation des blessés ainsi que le transport des dépouilles des victimes à leur lieu de résidence dans les différentes villes du royaume. Certaines victimes étaient venues de très loin pour travailler au chantier, comme Ahmed Farid d’Errachidia et Brahim Ait Daoud de Ouarzazate. L’immeuble effondré faisait partie d’un projet commercial et résidentiel de 330 appartements. Il appartient à la chaîne Al Manal qui se trouve à Rabat et Salé. Selon les habitants de la région, le projet en construction est édifié sur un exutoire des eaux de ruisseaux. Dès que la pluie tombe, la cuvette est submergée par les eaux, comme cela fût le cas lors des dernières pluies. Face à la cherté du bâtiment à Rabat, Kénitra était devenue une proie facile pour la mafia du bâtiment. La demande est devenue forte ces dernières années. Une commission d’enquête mixte Plusieurs fonctionnaires de Rabat ont commencé à s’installer à Kénitra qui se trouve à 20 minutes de Rabat. Le terrain où s’est déroulé le drame a été concédé par le groupe Al Omrane pour le compte du propriétaire d’Al Manal. Ce dernier avait eu auparavant, des démêlés avec la justice lors de la fameuse opération d’assainissement. Abdelaziz Senhaji qui se trouve actuelement dans une clinique à Agdal, a débuté sa carrière comme négociant en tissu haut de gamme à la médina de Rabat dans les années soixante-dix avant de se lancer dans le bâtiment dans les années 90. Dès l’annonce du drame, l’homme a eu un malaise cardiaque. Son fils a été interpellé par la police dans le cadre de l’enquête sur les circonstances exactes de l’affaire. Six personnes ont été interdites de quitter le territoire pour les besoins de l’enquête. La police a entendu l’architecte, le responsable du bureau d’étude, le chef de chantier et deux de ses collaborateurs. Mercredi 16 janvier, le ministre de l’Intérieur, Chakib Benmoussa, s’est déplacé sur les lieux de l’accident avant de se rendre à l’hôpital Al-Idrissi. Le ministre a affirmé que les mesures nécessaires seront prises et que la fermeté requise serait de mise afin d’éviter de tels drames. Chakib Benmoussa a insisté sur la nécessité de déterminer la responsabilité de tout un chacun. Interpellé au Parlement la semaine dernière, le ministre de l’Habitat, Taoufiq Hjira, a appelé les élus à déployer des efforts supplémentaires pour renforcer l’arsenal juridique en matière de construction pour renforcer les mesures répressives et les mécanismes de contrôle. Pourtant, les mécanismes de contrôle existent déjà. Mais là ou le bât blesse, c’est au niveau de la corruption, comme l’affirme le président de l’Instance Nationale de préservation des biens Publics au Maroc, Mohamed Tarek Sbai. Ce dernier a même qualifié le phénomène de la corruption qui sévit dans le domaine du bâtiment, de terrorisme. Une commission technique mixte a entamé, dès vendredi 18 janvier dernier au matin, une enquête sur les lieux du site de l’immeuble qui s’est effondré à Oulad Wajih. L’enquête concerne les aspects technique, administratif et procédural, pour déterminer les circonstances de l’accident. La commission mixte est constituée de représentants des ministères de l’Intérieur, de l’Equipement et du Laboratoire public d’essais et d’études (LPEE), ainsi que des services extérieurs de la Wilaya de Kénitra concernés par la question de l’habitat, comme l’Agence urbaine, les départements de l’urbanisation et le service technique. La police judiciaire de Kénitra a auditionné, dès le jeudi 17 janvier, six personnes liées au projet de construction de l’immeuble en question, dont le promoteur du projet, l’architecte et le chef de chantier. Des poursuites judiciaires seront engagées contre les personnes impliquées, sur la base des résultats que la commission mixte va annoncer. La police judiciaire a également entendu des témoignages de familles et proches des victimes et de blessés dans l’accident. Selon une source officielle, le chantier avait été contrôlé 3 fois en 6 mois. Aucune hypothèse sur l’origine de l’incident n’est avancée par les autorités jusqu’à présent. On attend toujours les résultats des analyses du LPEE qui a dépêché sur place des ingénieurs et de techniciens, munis de matériels sophistiqués. Sitôt que les secours ont évacué les lieux, l’équipe a procédé au prélèvement d’échantillons du béton utilisé dans les dalles et les piliers et de la terre au niveau des fondations. «Ce pourrait être un problème avec le sol, les matériaux ou les méthodes de travail», ajoute la même source. Selon un expert en bâtiments, il est fort possible que le décoffrage ait été fait trop rapidement pour gagner du temps. Le béton était toujours frais lorsque le drame est survenu, affirme un témoin. L’effondrement a été provoqué après que les ouvriers avaient coulé la troisième dalle. Le bâtiment de trois étages s’est écroulé comme un château de cartes en quelques minutes.
Corruption et malversation
Le 4 janvier dernier, le Secrétaire général de la Commune urbaine de Kénitra, a été interpellé par la police judiciaire sur ordre du parquet. Celui-ci avait été pris en flagrant délit de corruption de 100. 000 DH soutirés à un particulier qui avait soumissionné à un appel d’offres pour l’exploitation d’un café au nouveau marché de gros. Le Secrétaire général de la commune lui refusait l’autorisation depuis 2001, date à laquelle le café a été adjugé aux enchères. Finalement, le fonctionnaire véreux a été condamné jeudi 17 janvier à un an de prison et 10.000 Dh d’amende. En effet, certains fonctionnaires corrompus dans les services en charge des permis de construire laissent faire, en contrepartie de pots-de-vin. Le drame de Kénitra n’est que la partie visible de l’iceberg. Vendredi 19 janvier dernier, 24 heures après le drame de Kénitra, une personne a été tuée et une autre grièvement blessée au quartier de l’Agdal à Rabat, après l’effondrement du plafond de la cour d’un appartement situé au rez-de-chaussée d’un immeuble d’habitation de trois étages. Les deux victimes, des maçons, étaient en train d’enlever les étayements du plafond de la cour de l’appartement, sans permis de construire. Un ouvrier âgé de 27 ans a été tué sur le coup, le deuxième, a été transféré à l’hôpital Ibn Sina de Rabat. L’effondrement est survenu vers 9 heures du matin. Une enquête a été ouverte par la police scientifique pour déterminer les circonstances exactes de l’accident. Le propriétaire de l’appartement et le chef de chantier ont été interpellés par la PJ qui a ouvert une enquête. Selon le chef de service de l’urbanisme de la préfecture de Rabat, Khalid Ouyaya : «dans ce cas précisément, la façade de l’immeuble, ne présentait aucun signe extérieur de travaux. Le propriétaire de l’appartement avait profité de la nuit pour faire entrer les matériaux de construction. Ce genre de travaux se fait souvent le soir du vendredi, le week-end et les jours fériés». Selon une source au sein de la municipalité de Rabat, ils avaient déjà ordonné au propriétaire d’arrêter les travaux le 15 janvier dernier. Mais il avait continué en dehors des horaires de travail. Selon une source bien informée, un agent de la commune a été sanctionné après cette affaire. Même son de cloche au niveau de la mairie de la capitale : «les services de la commune ne peuvent pas savoir ce qui se passe à l’intérieur des appartements. Seul le syndic est habilité à intervenir normalement dans ce genre de travaux. Même au quartier de l’Agdal, on retrouve malheureusement la pratique des aménagements au noir. C’est le rôle des syndics qui doivent prendre leurs responsabilités en matière de contrôle des aménagements dans le cadre de la copropriété», explique Jalal Keddoudi, Maire adjoint de Rabat.
Affaire de Dar Bouâzza Cinq agents poursuivis en justice
Après la mort d’un enfant de 11 ans (Othman Ezari), lors d’une opération de démolition d’habitats anarchiques à Dar Bouazza, situés au km 16 de la route d’El Jadida, le Parquet général, a décidé de poursuivre un cheikh (A.D), deux éléments des forces auxiliaires (A.M et H.L) et deux mokadams (M.T et R.K) pour «homicide et blessures involontaires, participation et corruption». Le ministère public a ordonné le placement en détention du mokadam (M.A), poursuivi également pour «homicide et blessures involontaires et corruption», en raison «de la gravité des faits qui lui sont reprochés». Le Parquet général a ordonné à la Police judiciaire «d’entreprendre les enquêtes nécessaires pour identifier toutes les personnes qui seraient impliquées et qui auraient profité de la construction d’habitats anarchiques» dans cette région. Les investigations menées par la Police judiciaire ont établi la responsabilité de certains auxiliaires d’autorité locaux et d’éléments des forces auxiliaires qui, «en raison d’un manque de discernement et de l’absence des mesures de précaution requises, ont causé la mort de cet enfant et provoqué la blessure d’une autre personne». Pour leur part les propriétaires de l’habitation où s’est passé le drame, affirment ne pas avoir été informés de l’opération de démolition. Les autorités locales auraient proposé à la mère de l’enfant tué la somme de 300.000 dirhams pour ne pas déposer plainte. 10.000 à 12.000 personnes sont sorties, le même jour, dans les rues de Dar Bouazza pour protester contre l’incident bloquant même la route principale d’El Jadida. Le 12 janvier dernier la dépouille du petit Othman a été enterrée, mais pas l’affaire qui montre encore une fois la gravité de la problématique de l’habitat anarchique où se mêlent corruption et incivisme.
Fès Drames à répétition
Jeudi 9 janvier dernier à Fès, au quartier Al Wifaq. Un immeuble de 5 étages s’est totalement effondré vers 12h 40 mn. Les habitants du rez-de-chaussée ont pu alerter les habitants après avoir constaté que des fissurations commençaient à provoquer des craquements aux murs. L’alerte des habitants du rez-de-chaussée, a pu sauver plusieurs vies. L’immeuble était composé de 10 appartements, chacun abritait 10 personnes. L’immeuble sinistré a été édifié vers la fin des années 90. À cette époque, profitant du laxisme d’agents d’autorité et d’élus locaux en quête de voix électorales, des promoteurs immobiliers peu scrupuleux, avaient construit des bâtiments dans la hâte et les avaient vendus à 90.000 Dh. Tout le monde se rappelle encore l’effondrement d’un immeuble au quartier Hassani de Fès dans les années 90 où avaient péri plusieurs personnes
http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php?id_artl=15891&n=561&r=2&sr=779
younes fennich
<younesfennich@yahoo.fr> a écrit
Bonjour,
Je viens d'apprendre aujourd'hui que la préfecture de Rabat a signé un abondant de poste me concernant (encore un mensonge), ce qui veut dire que le mois prochain je ne toucherai pas mon salaire. Et donc je ne pourrais plus manger car pas de salaire...Je compte sur votre soutien car je ne mendierai pas la nourriture: pas de salaire, pas de nourriture pour moi jusqu'à la fin. De toute façon y en a marre de vivre dans l'indignité

الهيئة الوطنية لحماية المال العام بالمغرب – المكتب التنفيذي -
Instance Nationale de protection des Biens Publics au Maroc
بلاغ صحفي
توصلت الهيئة الوطنية لحماية المال العام بالمغرب بمراسلة من القائد يونس فنيش مفادها ان ولاية الرباط سلا زمور زعير بصدد القيام بإجراءات تمهيدية لفصله عن العمل وذلك بتوقيع وثيقة توقيف الأجرة واعتباره موظفا شبحا .
إن القائد يونس فنيش سبق له ،ان فضح أنواعا من الفساد لما كان قائدا بولاية فاس عن طريق تأليفه لعدة اعمال أدبية تتعلق بانتشار ظاهرة الفساد والنهب واستغلال النفوذ في أوساط رجال السلطة، وتم تجريده من المسؤولية وحرم من ثلاثة أرباع أجرته، وهو الذي أنفقت عليه الدولة 140 مليون سنتيما لما كان يتلقى تدريبه بمدرسة تكوين الاطر ليصبح قائدا.
إن القائد يونس فنيش سبق ان اخبر شفويا بضرورة التحاقه بولاية الرباط كمتصرف مساعد ، وبعد التحاقه بمقر عمله الجديد لم يستقبل من طرف أي مسؤول ولم تحدد له مهامه الجديدة ولم يخصص له مكتب.
إن الهيئة الوطنية لحماية المال العام بالمغرب تعتبر ان السيد يونس فنيش تمارس في حقه إجراءات تعسفية بغاية تجويعه واخراسه ...
ولذلك ستقوم الهيئة بالانتقال الى ولاية الرباط سلا زمور زعير لمعاينة انه لايتوفر على مكتب خاص ولا بمهام محددة وذلك يوم الثلاثاء 3 أبريل 2007على الساعة الحادية عشرة صباحا لتأكدنا الجازم بان المعني بالامر يرفض ان يعيش بلا كرامة ويرفض الفساد ويرفض ان يكون ناهبا للمال العام " موظفا شبحا".
عن المكتب التنفيذي

محمد طارق السباعي


Nous ne pouvons parler d’ordre international durable que si aucune nation n’est dépendante d’une autre, we cannot speak of lasting international order that so no nation is dependent of another one
Nous ne pouvons parler d’ordre international durable que si aucune nation n’est dépendante d’une autre, chaque nation doit rester maitresse de son destin et de son droit absolu à avoir sa propre identité et sa propre culture. Le jeu de la soumission et de l’insoumission économique ne doit pas être dans les relations. L’esprit de l’entraide internationale doit régir loin de ce jeu dont des millions d’enfants de femmes et d’hommes subissent les conséquences chaque jour. Le comportement de la société internationale ne prend en considération que les traits matériels de la société : l’investissement, les échanges, les taux de croissance, les capitaux …il néglige les traits immatériels de la société : culture de l’entraide, l’éducation sur les droits de l’homme et la religion de la tolérance… L’esprit et le comportement public et social de la communauté internationale doit se faire dans le cadre du cheminement démocratique de toutes les civilisations avec ces multiples facteurs d’évolution sociales et économiques. IL doit ce faire aussi par la naissance d’une relation internationale basée sur la confiance au lieu de la méfiance. Chaque pays encourage la confiance de l’autre et respecte son droit à la différence. Ceci n’est pas forcement une idée idéaliste. Les hommes de bonne volonté comme moi existent. Ils veulent se retrouver et agir pour le bien de l’humanité au risque de déplaire aux réalistes qui, eux ,veulent décrire la scène internationale telle une société de méfiance sous prétexte qu’il faut constater et s’adapter à ce qui est au lieu de ce qui doit être les guerre par exemple la famine etc.
Pourquoi ne pas s’adapter et travailler, dans nos écoles, à encourager l’esprit d’initiative. Pourquoi ne pas apprendre dans nos écoles et au sein de nos cellules familiales que la société de confiance est une réalité beaucoup plus bénéfique que la société de méfiance qui cherche à protéger ses intérêts internationaux et à accroître sa puissance
We cannot speak of lasting international order that so no nation is dependent of another one, every nation must remain mistress of hisits destiny and its absolute right have its own identity et its own culture. The game of the submissiveness and the rebelliousness economic must not be in the relations. The mind or spirit of international helps must govern this game of which undergoes consequences every day of the millions of children of women and men far. The behaviour of the international society doesn't take in consideration that the material features of the society: the investment, exchanges, growth rates, the fundamental …it disregard the immaterial features of the society: culture of helps him, the education on human rights and the religion of tolerance… The mind or spirit public and social behaviour of the international community must be making or doing in the democratic progress way of all civilizations with these multiple social and economic factors evolution. It must be making or doing also by the birth of an international relation based on the confidence instead of the distrust. Every country encourages the confidence of the other and respects its right to the difference. It is not forcing an idealistic idea. Men of good will as exist. They want find and act for the good of the humanity in the risk displease to the realists that, them, want describe such international society of distrust under pretext that it is necessary to note and adjust to (what is) instead of (what must be) for example. The war, the famine etc Why not adjust and work, in our schools, encourage the mind or spirit of initiative. Why not learn in our schools and within our child that the society of confidence is a more beneficial reality that the society of distrust that try to protect its international interests and augment its power
I Sorry it’s not professionally translation of French
Linstance nationale de protection des biens publics au maroc membre du comité local de soutient (Rabat) apporte tout son soutien aux agents de sécurité et convoyeurs de fonds de la multinationale de la sécurité, Group4Securicor, Maroc pour faire valoir leurs droits et Respect des normes internationales de sécurité en vigueur dans la profession.
GROUP4 SECURICOR (G4S) est une multinationale dont les activités sont multiples dans le domaine de "sécurité".
- Elle intervient dans plus de 100 pays
- Elle emploie plus de 500 000 personnes (non compris le personnel du siège social). En réalité le nombre est plus important que celui-ci, car G4S ne parle que des salariés à "temps plein", qui sont déclarés aux organismes sociaux et aux autorités concernées, c'est à dire des salariés qui sont en "règles".
La répartition géographique de ces salariés est ainsi établie:
* Amérique du Nord: 53 044
* Royaume Uni et Irlandais: 29 310
* L'Europe occidentale (le reste) 85 515
*Moyen Orient (P. arabe+Israel) 32 712
* L'Asie/le Pacifique 177 557
* Afrique 85 279
* Amérique Latine 42 730
- G4S est cotée à la bourse de Londres: elle a réalisé un chiffre d'affaires des opérations continues (janvier - juin 2007) de 263,9 millions de livres sterling (c'est colossal), réalisant une progression de 15,9% par rapport à la même période (janvier - juin)de l'année 2006.
G4S au Maroc:
- La filiale marocaine a été créée en 1995 (leader en matière de sécurité professionnelle au Maroc)
- Officiellement, elle emploie 2 000 personnes à "temps plein". En réalité, et selon plusieurs sources, le nombre de salariés approche les 4 000.
- Son siège social se trouve à Casablanca, quartier de la colline.
- Elle intervient à : Casa, Rabat, Tanger, El Jedida, Agadir, Kenitra, Meknès, Fès, Tétouan, Oujda, Nador et Marrakech.
G4S, n'a pas la même politique à travers le monde (au niveau des salaires, des conditions de travail, de la protection sociale...). La réglementation locale du travail, la rigueur des autorités locales quant à son application, la complicités des États avec le patronat en général et avec le capital étranger en particulier, le degré de l'indépendance nationale de ces Etats, l'organisation et la ténacité syndicale des salariés... tous ces éléments constituent des variables qui interviennent dans la détermination des salaires et toutes les autres conditions de travail.
Au Maroc toutes ces variables jouent en faveur de G4S.
Mohammedia 26 octobre 2007
Ali Fkir
La sixième édition du Rapport mondial de suivi sur l’Éducation pour tous vient de paraître. Il fait état de progrès mais aussi de défis considérables en matière d’éducation. Si le nombre des non scolarisés a chuté et la scolarisation primaire fait un grand bond en avant, il reste 774 millions d’adultes analphabètes et 72 millions d’enfants privés d’école dans le monde. Le Courrier de l’UNESCO se penche sur ces défis dans ce numéro double (décembre 2007 - janvier 2008).
Lisez Le Courrier de l'UNESCO
L’assainissement de ce poste de contrôle a été vivement salué par les chauffeurs de taxi. Selon Mohamed Tarek Sbai président de l’Instance Nationale de protection des biens publique au Maroc Des centaines de faux permis de confiance circulent dans la ville de Salé. Face à cette situation qui porte préjudice aux chauffeurs de taxis qui possèdent de vrai permis, les taxis drivers de Salé envisagent de créer une association nationale qui défendra leur intérêt.
SALÉ : La colère des chauffeurs de taxi L.B 17 Novembre 2007 Des centaines de faux permis de confiance circulent dans la ville de Salé. Face à cette situation qui porte préjudice aux chauffeurs de taxis qui possèdent de vrai permis, les taxis drivers de Salé envisagent de créer une association nationale qui défendra leur intérêt. Plus de 4 600 permis de confiance circulent dans la ville de Salé, pour un parc de 2300 taxis dont 700 grands taxis qui font la navette entre Rabat et Salé, sans compter ceux de la capitale qui en compte autant sinon plus que Salé. Face à cette situation, les chauffeurs de taxi de Salé viennent de donner le signal d’alarme pour appeler les autorités à plus de transparence dans la délivrance de permis de confiance. Selon une source syndicale à Salé, il y a plusieurs faux permis de confiance qui circulent dans la ville. Normalement, il doit y avoir 3 permis de confiance délivrés pour un taxi en circulation, mais aujourd’hui on est bien loin de ce chiffre. Les chauffeurs de taxi qui se sont réunis, le 9 novembre à Rabat pour constituer une association nationale qui défend leur intérêt, dénoncent aussi la corruption et le chantage dont ils sont victimes de la part des autorités locales. Il faut dire que les taxis drivers ont une mauvaise réputation chez les usagers de la route. Dernièrement, le responsable du poste de contrôle des taxis à Salé a été relevé de ses fonctions, selon une source proche du dossier, les chauffeurs de taxi se sont plaints d’un bakchich qu’ils devaient payer à chaque opération de pointage. La somme était fixée à 5 DH le taxi. L’assainissement de ce poste de contrôle a été vivement salué par les chauffeurs de taxi. Selon Mohamed Tarek Sbai président de l’Instance Nationale de préservation de l’argent publique au Maroc, pour l’instant ce genre de pratique n’est plus d’usage. En effet, les attributions du bureau des taxis sont claires mais les usagers ne le savent pas. Un client a le droit de relever le numéro du taxi et de porter plainte contre les infractions du chauffeur au bureau des taxis situé dans chaque préfecture. Après chaque plainte, le chauffeur de taxi est convoqué, un rapport est rédigé par un fonctionnaire de police et envoyé par la suite à la Wilaya. Une commission disciplinaire qui se compose d’un représentant de la wilaya et d’un représentant de la sûreté nationale se réunit deux fois par semaine pour traiter ce genre de litiges. Des sanctions répressives sont prévues dans le code des taxis. Dans le cas où le chauffeur ne respecterait pas le client, il risque d’avoir un avertissement ou un retrait du permis de confiance. Les chauffeurs de taxis de Salé ne veulent pas uniquement dénoncer la corruption, ils veulent aussi soulever la menace qui pèse sur leur gagne pain avec l’arrivée du tramway. Pour l’instant la préfecture de Salé a gelé la délivrance des permis de confiance, en ce qui concerne les agréments de taxis, ils ont été gelés depuis 2003. Selon une source bien informée l’Agence d’aménagement du Bouregreg a été derrière cette décision pour réguler le flux de la circulation dans le cadre de l’entrée en service de la ligne du tramway Rabat-Salé. Mais en contrepartie, des nouveaux permis de confiance ont été délivrés sans aucune base légale, moyennant des sommes variant entre 5 000 et 10 000 de DH. Les chauffeurs de taxis, dénoncent aussi leur exploitation pour des fins électorales. Ainsi lorsque les permis sont retirés après une effraction, des conseillers communaux interviennent auprès de la police pour remettre les permis retirés aux chauffeurs sanctionnés. Cette intervention n’est pas gratuite, les conseillers demandaient en contre partie de faire campagne pour un candidat aux élections législatives de 2007. Ce même candidat a d’autres casquettes, il est maire, député, entrepreneur et mécène. http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php?r=7&sr=959&n=551&id_artl=15267
Législatives
Un rapport sur l’utilisation des biens publics |
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· Les présidents des communes sur la sellette
Les dernières élections législatives n’ont pas cessé de susciter des réactions de la société civile. Après la mission d’observation chapeautée par le Conseil consultatif des droits de l’homme, c’est au tour de l’Instance nationale de protection des biens publics au Maroc, un collectif d’associations peu connu du grand public. Celle-ci a présenté, vendredi dernier, son rapport sur les conditions de déroulement du scrutin. Ce travail a été préparé par l’observatoire de l’Instance créé à cet effet en février 2007. Le document est plein de critiques de la «neutralité passive» des administrations sur le recours massif à l’argent pendant les dernières élections. Mais cette neutralité a été limitée dans certaines villes du pays, précise toutefois le rapport. «Les présidents des communes et des arrondissements ont utilisé en leur faveur les moyens publics sous leur responsabilité dans leur campagne électorale», a précisé Tarik Mohamed Sbai, président de l’Instance qui met particulièrement en cause le cumul des mandats. «Presque un tiers des futurs parlementaires sont des présidents de communes ou d’arrondissements», avance le responsable de l’organisation marocaine. Il propose d’interdire les doubles casquettes car cela crée une concurrence déloyale entre les candidats. La préparation du rapport est le fruit d’un travail d’observation sur le terrain mené par 102 membres volontaires de l’Instance. Eu égard aux moyens limités, leur mission a été focalisée sur quelques régions uniquement, en l’occurrence Dakhla, Rhamna, Nador et Rabat. A l’exception de la capitale, les autres villes auraient connu une implication flagrante des autorités et un soutien des communes en faveur de certains candidats, accuse l’association. «Dans certains cas, les dépenses engagées et la logistique dépassaient largement la dotation de 250.000 DH légalement accordée au titre de la campagne électorale», rappelle Sbai. «Nous souhaitons que la Cour des comptes, actuellement en cours de vérification, soit plus regardante sur ces dépassements». Pour Rabat, une grande partie du rapport a été consacrée à l’affaire du maire de la capitale non encore tranchée par la justice. Pour rappel, il a été reproché à ce responsable l’utilisation de deux cars de la ville dans une campagne électorale prématurée. La date de la prochaine séance a été déjà fixée par le tribunal: le 14 novembre 2007.
Nour Eddine EL AISSI
http://www.leconomiste.com/print_article.html?a=81192
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Protection Biens Publics Maroc

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Les missions de l'avocat

I. LES MISSIONS DE L’AVOCAT Par Maître Khalid Khalès Avocat au Barreau de Rabat Si en principe les hommes naissent libres et égaux en droits, et s’ils ont décidé de vivre dans une société organisée, les aléas de la vie créent des déséquilibres et même des inégalités. Le premier rôle de l’avocat est d’être le porte parole de celui ou celle dont les droits sont menacés. Par ailleurs, toute personne poursuivie devant les juridictions répressives a le droit de se défendre et aussi le droit et même le devoir d’être assistée par un avocat. Lorsque la société décide de la poursuivre pour un crime ou pour un délit, il est un principe universellement admis que toute personne est innocente jusqu’à ce qu’elle soit déclarée coupable et que toute personne a un droit naturel de se faire assister et de se faire défendre par le biais d’un technicien indépendant, l’avocat. Il en va de même de la partie civile, victime de l’acte incriminé. C’est l’idée étroite que se fait le commun des mortels du rôle de l’avocat : défenseur plaideur devant les tribunaux répressifs ou « avocat pénaliste ». C’est l’effet « spectaculaire de la profession ». Or, la réalité de nos jours est toute autre et le champ d’intervention de l’avocat est beaucoup plus vaste. En effet, « il n’est pas un événement politique, économique, social, littéraire, scientifique, technique et même religieux qui n’ait un jugement d’échos dans les prétoires »(André Ginesse, «Seule la vérité blesse » ). Par ailleurs, les activités économiques, quelle que soit leur nature, sont désormais régies par une multitude de textes, très souvent épars, généralement peu connus – c’est normal – des entrepreneurs. D’autre part, la libéralisation de l’initiative entrepreneuriale, outre une concurrence sévère, n’obéissant parfois pas aux règles de l’éthique, introduit des difficultés relationnelles pouvant avoir de sérieuses conséquences sur la vie de toute entreprise De même, les développements de la législation sociale, fiscale, commerciale, bancaire, financière ou autres, les arrêts jurisprudentiels en chaque matière et autres faits juridiques provoquent des interprétations divergentes, parfois préjudiciables au développement harmonieux de l’activité. Pires sont les problèmes de la compétence ( territoriale ou en raison de la matière ), de la prescription des droits ou des délais de recours ( qui varient en fonction de chaque cas d’espèce ) et dont la négligence fait perdre aux justiciables des droits certains. A travers ces quelques exemples, on peut déjà pressentir l’extrême complexité de ce qu’aucuns qualifient de « maquis juridique » Certes, toutes les personnes et toutes les entreprises ne sont pas forcément confrontées à ce « maquis » ; il est même manifeste que le droit est vécu par l’immense majorité des individus et des entreprises sans litige et donc sans procès. En effet, dans la majorité des cas, les relations se nouent et se dénouent à l’amiable. Cependant, le caractère incontournablement économique de la matière juridique ( toute décision économique et sociale comporte un aspect juridique ), fait que nul n’est à l’abri d’un litige, source de perte de temps et de déperdition d’énergies. Contre une telle éventualité, le management moderne retient le recours à un conseil spécialisé : l’avocat. Longtemps considéré par les entreprises comme un mal nécessaire ( qu’il fallait consulter le moins possible ), plutôt que comme un bien, l’avocat-conseil est devenu de nos jours l’assistant quasi-indispensable de la majorité des entreprises des pays développés. Les Etats Unis, le Japon et les pays de la communauté européenne, ont tous compris la nécessité de l’intégration de la profession d’avocat dans leurs stratégies économique et commerciale. En effet, face aux mutations économiques, technologiques et sociales auxquelles toute personne physique ou morale est quotidiennement confrontée ; face aux défis personnels ou professionnels que cette personne souhaite relever, l’avocat est pratiquement le seul partenaire juridique valable pouvant offrir les garanties indispensables de confidentialité, de compétence, d’indépendance et de responsabilité.
L’avocat n’est plus un luxe, mais une nécessité. Il est l’outil juridique indispensable dont une entreprise bien structurée ne peut se passer de nos jours. Si le droit est aujourd’hui de plus en plus au cœur de la stratégie de l’entreprise, l’avocat est la dynamo de ce droit. En effet, chaque jour apporte aux particuliers et aux entreprises son lot de textes législatifs ou réglementaires , son lot de circulaires administratives ou d’arrêts jurisprudentiels. En dehors d’un spécialiste du droit, la lecture et l’interprétation de ces textes ainsi que de cette jurisprudence sont souvent très difficiles pour un non spécialiste. L’avocat est là pour informer son client des lois applicables à chaque cas d’espèce et sans doute est le seul à pouvoir naviguer dans ce labyrinthe de textes qui remonte à 1912. L’avocat, qui suit quotidiennement l’évolution des textes ( promulgation, modification, abrogation, etc…) et de la jurisprudence ( avec ses revirements ), est à même d’informer l’entreprise sur la loi applicable et la tendance jurisprudentielle. L’avocat informe ses clients non seulement sur leurs droits mais aussi sur leurs devoirs. A côté de l’information qu’il peut apporter à l’entreprise ou au particulier, l’avocat a un second rôle qui consiste à conseiller. Il joue dans ce cas le rôle des avocat-conseil. Pour ce faire, il étudie comment mettre en œuvre un projet dans le strict respect de la loi et dans tous les domaines du droit ( droit des affaires, droit fiscal , des transports, de l’urbanisme, de l’environnement, des banques, du travail, etc…). Par ailleurs, le rôle de l’avocat-conseil consiste avant tout à éviter les procédures et à intervenir préventivement. Le conseil peut être oral ou écrit. On parle alors de consultation. Ce rôle de conseil juridique et fiscal est lié aux défis économiques et à la connaissance du risque contentieux. Pour pouvoir exceller dans ce rôle de consultant, tous les diplômes ne peuvent pallier le « sens juridique » si celui-ci fait défaut à l’avocat. En effet, si chaque personne a normalement cinq sens, l’avocat, lui doit avoir un sixième. C’est le « sixième sens juridique ». Il peut en outre assister l’entreprise dans la conclusion d’un accord et essayer de trouver une solution négociée évitant le risque d’un conflit et l’enlisement de l’entreprise dans un litige, source de procès, de perte de temps et d’argent. A côté de son rôle qui consiste à informer, conseiller, assister, l’avocat procède à la rédaction de tous actes et de tous contrats conformément à la réglementation en vigueur et aux intérêts de son client. Les actes que peut rédiger un avocat sont innombrables : statuts de société, d’association, contrat de bail commercial, professionnel, rural… ; contrat de travail, de vente, de prestation de services, de prêts ; contrat de licence ; de cession de fonds de commerce, de gérance-libre, de nantissement ; de vente d’actions ou de parts sociales, etc… L’avocat averti, en rédigeant lui-même un contrat ou tout autre acte, pense non seulement à l’intérêt des clients mais aussi aux moyens de défense que peut opposer une partie à l’autre en cas de litige. Généralement, un contrat ou un acte rédigé par un avocat spécialisé est net, clair et précis et englobe tous les points qui peuvent éventuellement prêter à confusion et même à contestation. Même un notaire se doit de consulter un avocat avant l’établissement de certains actes. L’avocat peut en outre représenter une partie dans la conclusion d’un contrat, à la condition d’avoir reçu procuration spéciale. Par ailleurs, si le sixième rôle de l’avocat est la défense du client, défendeur ou demandeur, devant les juridictions du royaume, qu’elles soient civiles, commerciales, administratives, pénales, disciplinaires, etc…, et s’il peut aussi assurer cette défense devant les juridictions des pays étrangers ayant conclu une convention judiciaire avec le Maroc, un rôle tout aussi important incombe à l’avocat et que je nommerai ici le rôle de « l’espoir ». En effet, la personne qui s’adresse à un avocat ne le fait généralement pas « de gaieté de cœur » mais en désespoir de cause et parce que toutes les portes ont étés fermées devant elle et qu’elle se sent perdue. Si l’avocat reçoit ce client perdu, abattu et parfois même hagard, son rôle est de le calmer et de lui insuffler l’espoir. L’avocat assume le rôle du psychologue. Que de justiciables n’avons-nous pas vu démoralisés en entrant dans le Cabinet d’un avocat et en ressortir confiants et souriants. Pour bien réussir ce rôle, l’avocat doit cultiver ce que l’on appelle « l’art de l’écoute ». Cet art ne s’apprend pas sur les bancs des facultés de droit, ni ailleurs. C’est un don que l’on peut développer au fil des années de pratique. Autre rôle de l’avocat et pas des moindres est celui « d’amortisseur de chocs » en cas de décision judiciaire qui va à l’encontre de ce qu’attend le client. Cela émane de son devoir de délicatesse. En effet, l’avocat doit faire preuve de délicatesse au moment du compte rendu de la décision prononcée. Très souvent, on ignore le grand rôle de l’avocat lors de cette phase. Or sans avocats délicats, compatissants avec leurs clients et leur donnant un nouvel espoir en leur proposant de porter le litige devant une juridiction d’un degré supérieur, combien de juges n’auraient-ils pas été malmenés et même agressés ?… N’oublions pas de signaler ici le rôle traditionnel et avant-gardiste de l’avocat dans la défense non seulement de son client mais aussi et surtout dans le combat qu’il mène pour veiller à la bonne marche de la justice. Un arrêt de la Cour de Cassation égyptienne en date du 16 avril 1970 a bien précisé que « le but du législateur dans la consécration du ministère de l’avocat est en même temps la protection de l’utilité publique et la réalisation de l’utilité privée ». La doctrine française considère que l’avocat constitue à lui seul un service public…( sur le rôle traditionnel de l’avocat et qu’il continue à assurer avec brio, voir les différentes études dans Al Mouhamat, n° 27, 1987 et dans les différentes revues spécialisées des Barreaux ). Mais ce côté de la mission de l’avocat a été tellement développé par d’autres confrères qu’il serait vain de le répéter. Par ailleurs, l’avocat pourra jouer le rôle d’arbitre, que ce soit au sein d’une institution spécialisée ou simplement parce que deux parties ont fait appel à son arbitrage. S’il a rendu sa sentence arbitrale, il va de soit qu’il ne peut se constituer pour défendre l’une ou l’autre des parties en cas de contentieux. A côté de « l’avocat pénal » et de « l’avocat d’affaires », etc…, nous aimerions souligner ici le rôle de « l’avocat politique », qui mène quotidiennement des combats, à l’intérieur et à l’extérieur des prétoires pour la défense des droits humains en général et pour l’instauration effective de la séparation des pouvoirs au sein d’une société qui se caractérise par son manque de démocratie, sa politique répressive et par la confusion de ses différents pouvoirs, politique, législatif et judiciaire. Cet avocat est partout présent : au sein des partis politiques, au sein du Parlement, des collectivités locales, des associations pour la défense des droits humains et dans diverses autres organisations non gouvernementales. Son rôle est de dénoncer les abus du pouvoir répressif et non démocratique. Certes la spécialisation n’est pas encore entrée dans les mœurs des avocats marocains, et, devant le vide législatif, rien n’interdit en effet à un avocat de s’intéresser et d’exercer dans les différents domaines : politique, pénal, du conseil, des affaires, etc… Notons que le nombre des juridictions, que ce soit au Maroc ou dans les pays ayant conclu une convention judiciaire avec lui, étant considérable, le problème qui se pose en premier lieu à l’avocat est celui de la compétence de chaque juridiction. Laquelle choisir et comment combiner la compétence ayant trait à l’attribution avec celle ayant trait à la territorialité ? Se posera ensuite à l’avocat le dilemme des procédures judiciaires ou extra-judiciaires qu’il serait conduit à suivre. Généralement, c’est l’avocat qui comprend le sens d’un constat, d’une sommation interpellatrice, d’une injonction de payer, d’une expertise, d’une saisie conservatoire, d’une saisie-arrêt, d’une saisie descriptive, d’un commandement immobilier, d’une vente globale de fonds de commerce, d’une action possessoire, d’une action pétitoire, d’un appel incident et je n’ai cité que les plus simples sans entrer dans les minorités de blocage, de l’action en nullité ou en dissolution d’une société, du redressement judiciaire, de la faillite, de la responsabilité pénale des personnes morales ou autres.
L’avocat examinera non seulement les problèmes que posent les différentes prescriptions des droits ( qui se comptent par centaines ) mais aussi celles ayant trait aux voies et délais de recours. Si certains ( et qui sont extrêmement nombreux et variables ) commencent à courir à partir de la notification de la décision, d’autres en revanche le sont à partir du prononcé du jugement. Il y a des délais de 8 jours, de 10, de 15,… de 30 pour ne citer que ceux-là. Le non respect de ces délais rend le justiciable forclos de ses droits. Seul un avocat peut « nager » dans ces méandres obscurs. Mais pour pouvoir le faire, l’avocat a besoin de disposer d’une infrastructure performante : bureaux, bibliothèques, photocopieuses, salle de réunion , archivages , ordinateurs, imprimantes, scaners, modems, internet, sémaphones, centrale téléphonique, téléphones mobiles, fax, voitures. Il a aussi besoin d’être tenu informé des dernières nouveautés en matière juridique : abonnement au Bulletin officiel, aux revues spécialisées, abonnement d’accès aux différentes banques de données juridiques existantes dans le pays ( Arthemis conseil, Masnaoui Mazars, etc…) ou étrangères ( Justel, Credoc, Judit, etc.. ), création d’une banque de données propre au cabinet ; achat d’ouvrages multiples, etc… Bien avant de pouvoir s’installer, un avocat qui veut s’inscrire au stage du barreau de Rabat doit payer au jour de la rédaction de cet article au Conseil de l’Ordre des avocats la somme de 35.000,00 dirhams s’il vient directement de l’université et 70.000,00 dirhams s’il a déjà travaillé dans le secteur privé ou public. Le Conseil de l’Ordre apprécie souverainement le montant des droits d’inscription du candidat. Le juge n’a aucun droit de contrôle sur les tarifs que fixe le conseil de l’ordre ( Cour d’appel de Rabat, 24/1/2001, G.T.M n°88, p.155 ). L’avocat au Maroc est un Bac+8 minimum détaillé comme suit : licence en droit : 4 ans ( art.5, al.3, dahir du 10/9/1993 ) + Certificat d’Aptitude ( même art. al.4 ) à l’exercice de la Profession d’Avocat + au moins une année dans un Centre Régional de Formation ( centre prévu par le même dahir, art.6, mais le décret d’application n’a pas vu le jour en fait depuis presque 10 ans – c’est ce centre qui devait en principe délivrer le C.A.P.A ) + 3 années de stage dans le Cabinet d’un Avocat inscrit au Tableau. L’avocat agréé auprès de la Cour Suprême est un Bac+18 minimum puisque pour y être agréé, le législateur exige l’exercice effectif de la profession pendant 10 années ( période de stage non incluse-art.34 dahir 1993 ).
Une fois titulaire et installé, de préférence dans les conditions indiquées plus haut, un avocat est également confronté au paiement d’autres charges permanentes : loyers, eau et électricité, téléphone, fax, internet, fournitures de bureau ( papier imprimantes, papier photocopieuses, toner, cartouches, etc… L’avocat est également tenu de payer des cotisations au Conseil de l’Ordre des Avocats ainsi que les services rendus par ce dernier, des vignettes, des timbres.. et j’en passe. A titre d’exemple, un dossier de taxation coûte 400 dirhams à l’Ordre des Avocats de Rabat. D’autre part, plusieurs types d’assurances sont imposés à l’avocat. Outre les assurances des véhicules automobiles ( ou les vignettes de ces dernières), l’avocat doit s’assurer contre la responsabilité civile, contre les accidents de travail, contre l’incendie, contre l’inondation, contre le vol… ; la C.N.S.S est là aussi pour réclamer ses cotisations et rares sont les avocats qui payent des cotisations à la Caisse Nationale de Retraite faute de moyens. Par ailleurs, l’avocat ne peut pas travailler seul devant le nombre impressionnant des juridictions de Rabat, par exemple, sans même parler des juridictions qui se trouvent dans les autres villes ou dans les pays autres que le Maroc. Il a besoin d’avoir des associés responsables, , des avocats collaborateurs, des avocats stagiaires, des secrétaires juridiques, des coursiers et des correspondants dans les autres villes. S’il s’agit d’un Cabinet spécialisé, l’avocat a parfois recours à des personnes étrangères au Cabinet, tel des docteurs universitaires ou des spécialistes en fiscalité, pour faire des recherches sur un point précis de droit. C’est dire que le cabinet d’avocat constitue à lui seul aujourd’hui une véritable entreprise qui, pour bien fonctionner, doit elle-même être bien structurée et composée de personnes qualifiées, à commencer par les avocats eux mêmes qui doivent constamment se recycler, en passant par les collaborateurs, les secrétaires juridiques, etc. Tout ce beau monde et je n’ai cité que l’essentiel, a besoin d’être payé et bien payé pour mener à bien les taches que le cabinet d’avocat lui confie. Tout ce beau monde se déplace à longueur de journée, que ce soit à l’intérieur de la ville où se trouve le Cabinet ou en dehors de celle-ci entre les différents tribunaux et Cours ou entre les différentes administrations. Le seul cas de Rabat peut faire l’objet d’une étude à part qui démontrera non seulement l’improvisation et le manque de planification du Ministère de la Justice ( ne faudrait-il pas l’appeler « Ministère des Affaires Judiciaires » ?. L’appellation actuelle n’est-elle pas trop prétentieuse ? ) qui n’arrive pas encore, malgré les efforts accomplis depuis quelques années, à maîtriser ni la forme ni le fond de la chose du droit, mais aussi et surtout les efforts considérables accomplis quotidiennement par les avocats de Rabat. En effet, les différentes juridictions sont éparpillées à travers les différents quartiers de la ville. La Cour suprême est par exemple à Hay Riad, le tribunal administratif est au quartier Souissi ( rue Zerhoune ), le tribunal de première instance est au quartier de l’océan, la Cour d’appel est au centre ville, le tribunal militaire est au quartier de l’Agdal, la Cour Spéciale de Justice est au quartier de la Tour Hassan, le Tribunal de Commerce est à l’ex. place Piètri, la Cour d’appel de commerce à Casablanca, le tribunal du Chraa ( avenue de la Victoire ), le Conseil Constitutionnel à Bab Laalou…( dix juridictions ). D’autres juridictions seront mises en place incessamment et notamment le Tribunal de la Famille. On parle aussi du « Tribunal Financier » et du « Tribunal Foncier ». Ne parlons pas des différentes administrations qui sont éparpillées un peu partout à travers la ville. Pour celui qui habite Rabat ou pour celui qui n’a qu’une carte de cette dernière, l’imagination de la fournaise des conditions dans lesquelles oeuvrent inlassablement les avocats est vite établie. A cause de cette dispersion des juridictions et des conditions médiocres dans lesquelles il travaille, l’avocat est devenu un homme « mangé », dispersé, « atomisé » n’ayant ni le temps de préparer correctement ses dossiers, ni celui de recevoir ses clients et de les renseigner sur l’évolution de leurs dossiers. N’était-il pas possible que ce même Ministère pense à l’édification d’un véritable Grand Palais de Justice, avec des aires de parking, pour regrouper toutes ces juridictions qui auraient gardé leurs spécificités propres et leurs compétences, facilitant ainsi et aux justiciables et à leur défenseurs l’accès à la justice. Cette dispersion des locaux n’est-elle pas préjudiciable au budget de l’Etat lui-même ? Au rythme où évoluent les juridictions, l’avocat d’aujourd’hui doit s’organiser de telle sorte qu’il puisse garder sa noblesse, sa grandeur et son idéal. Seule la spécialisation et la société d’avocats pourra le faire sortir de cette fournaise. Certains confrères ont essayé la formule de l’association ( art.25 ), mais l’esprit de société n’étant pas encore bien ancré chez nous, leur association s’est transformée après quelques années ( parfois quelques mois ) en une simple cohabitation pour finir par une séparation pure et simple. Les avocats sont-ils conscients des dangers qui les guettent avec cette mondialisation qui nous a été imposée et ces cabinets d’avocats étrangers qui commencent à s’implanter au Maroc ? ( un à Casablanca et un autre ayant formulé déjà la demande sur Rabat ). Je ne peux que tirer la sonnette d’alarme sur les menaces qu’implique une telle implantation pour le devenir de l’avocat classique, l’avocat traditionnel qu’est l’avocat marocain. Nonobstant la différence dans les moyens mis en œuvre par ces nouvelles sociétés, qu’on ne peut comparer aux moyens dérisoires des cabinets des avocats marocains, ni leur intégration et leur maîtrise du milieu des affaires, de nombreux problèmes se poseront dans le futur. Le premier en fait est qu’il s’agit là de succursales multiples dont le siège social se trouve à mille lieux d’ici et par conséquent échappent à tout contrôle. Le deuxième danger et non des moindres est l’alimentation de ces sociétés par des capitaux extérieurs à la profession d’avocat. Les détenteurs de ces capitaux pourront se servir des avocats pour attirer une clientèle dont ils conserveront le monopole. Le troisième danger viendra du non équilibre entre les cabinets classiques et ces nouvelles sociétés multinationales qui engendrera une mainmise sur le cabinet de l’avocat traditionnel auquel ne restera d’autre choix que le salariat. Mais encore faut-il qu’il remplisse les conditions qui seront posées par les capitaux extérieurs. Après avoir vendu son eau, son électricité, son téléphone… et même ses ordures, viendra un jour où le marocain verra la vente des cabinets de ses avocats ( plutôt leurs fermetures ) et n’ayons pas peur des mots, la vente de l’indépendance de ces avocats. Les différents Barreaux du Maroc et à leur tête leur Association doivent prendre ces dangers au sérieux et organiser des tables rondes, des séminaires, des congrès sur cette question, au lieu de perdre un temps fou dans des problèmes de politique politicienne ou dans des questions tribales et même raciales qui ne font que pousser une profession vers la dérive, si elle n’y est déjà. Un bâtonnier ou un membre du Conseil de l’Ordre des avocats ainsi que tout membre d’un Barreau doit oublier qu’il fait parti de tel ou tel parti politique telle ou telle tribu, telle ou telle race, la robe de l’avocat étant la même pour tous et telle doit être leur conduite et c’est leur Union qui perpétuera leur force et non le contraire. C’est à ces conditions et à elles seules que les avocats pourront travailler et cohabiter ensemble. Les personnes qui président aux destinées de cette profession doivent aussi penser à une refonte complète de la loi de 1993 et des lois internes de chaque barreau bien archaïques avant même leurs promulgations. Dispersé, atomisé, mangé, et bientôt envahi, l’avocat aujourd’hui n’est pas au bout de ses peines. Je préfère passer sous silence les mentalités et le niveau encore trop bas d’une grande partie du monde judiciaire que doit « affronter » ( et le terme est encore faible ) l’avocat à longueur de journée ( départements confondus ) pour faire valoir les droits de son client. Au Maroc, l’avocat travaille dans des conditions draconiennes et sous pression. Certains juges, à qui on a inculqué à l’avance un certain préjugé sur l’avocat, ne lui facilitent pas la tâche non plus. Leur comportement vis à vis des jeunes avocats laissent beaucoup à désirer. Au lieu de leur tendre la main, de les guider, de les orienter, ces mêmes juges et heureusement qu’ils ne sont pas très nombreux, excellent dans le soupçon, dans l’agressivité et dans l’intimidation. Pourtant ce sont les avocats qui forgent un juge et non l’inverse. Le juge des juges d’Egypte Abdelaziz Fahmi l’a bien expliqué en disant que « Si tu mets en balance le travail du juge et de l’avocat, tu trouveras que le travail de l’avocat est plus précis et plus dangereux puisque la fonction du juge se limite à examiner les preuves tandis-que la fonction de l’avocat c’est la créativité,(…) et la formation » « . Un autre grand juge n’a-t-il pas dit lui aussi que « l’avocat naît avocat tandis-que le juge ce sont les jours qui le façonnent ! ». Plus, ces mêmes juges ne trouvent généralement refuge qu’auprès des avocats pour les défendre ou défendre les leurs, pour publier leurs recherches scientifiques dans les différentes revues des barreaux du Maroc et leur ouvrir grandes les portes de la profession lorsqu’ils décident de quitter le corps de la magistrature pour devenir avocats. Afin d’assurer un meilleur service judiciaire, les avocats et les magistrats doivent cohabiter dans un climat serein, responsable et emprunt de respect mutuel. L’absence de ce climat fait perdre aux uns et aux autres leur crédibilité devant le justiciable et porte atteinte et au corps des avocats et à celui des magistrats. Par ailleurs, les déboires quotidiens de l’avocat avec certains services du greffe font que le plus endurci et le plus patient des citoyens aurait « déposé les armes » depuis le premier mois de leur fréquentation. Faire un tour au service du registre du commerce de Rabat donnera une idée de ce que vit l’avocat et l’exemple de ce service est transposable à presque tous les autres services du greffe dans les autres tribunaux ou cours. Le manque de moyens, le manque du personnel dans ces services et l’étroitesse des locaux rendent le travail du greffe et par conséquent de l’avocat des plus difficiles qui soient. Enfin, n’oublions pas que le client en confiant son dossier à l’avocat se « décharge » sur ce dernier de son problème et c’est l’avocat « qui le vit » désormais avec toute la pression imaginable et inimaginable. Sa seule récompense est souvent morale : avoir gagné une procédure pour laquelle il a tant bataillé, tant attendu et tant espéré. Sa souffrance n’est pas descriptible lorsqu’un jugement vient débouter son client dans une affaire claire et qu’il a en plus bien ficelée et dans laquelle d’autres considérations que celles de l’équité ont joué. On remarquera cependant que malgré son rôle primordial dans le juridique ou dans le judiciaire, l’avocat reste le mal-aimé de la justice et n’est pas pour autant le bien-aimé du justiciable. Cet état de fait mérite une étude particulière mais soulignons tout de même que la responsabilité d’une telle situation incombe non seulement à chaque avocat mais aussi et surtout aux différents conseils de l’ordre des avocats qui n’ont pratiquement rien entrepris pour vulgariser et la nécessité du droit dans la société et le rôle ou les rôles que joue l’avocat en tant que dynamo de ce droit. Sans droit, c’est la jungle et une personne qui a décidé de vivre seule dans une île n’a pas besoin de lois. Le droit ne se conçoit que dans un environnement social ( J.J. Rousseau ) composé de plusieurs personnes dont les intérêts sont contradictoires et la loi intervient pour réglementer leurs droits et leurs devoirs à commencer par leur vie familiale. Le but du droit c’est d’assurer la sécurité de l’individu et l’organisation de la société. Personne ne peut imaginer la ville de Casablanca ou de Rabat sans feux et sans panneaux de signalisation par exemple. C’est la loi de la circulation. Tel est le cas dans tous les autres domaines de la vie en société : politique, économique, sportif, familial, … que nous ne pouvons tous citer ici. Sans avocat, le droit restera statique, sans âme. Par conséquent la société tout entière ne peut se passer de ses avocats.
http://jurisfac.free.fr/fiche.php?type=&id=398
 Instance Nationale de protection des Biens Publics au Maroc

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Video
Instance Nationale_ Protection _ Bien Public _ Maroc

Protection Biens Publics Maroc

Video est: Public
Date: 2007-08-12
Mai-Juin 2007
1 – Du local au mondial
Il est des moments durant lesquels l’histoire locale estompe quelque peu le contexte global. Les tourbillons électoraux que nous venons de traverser et leurs suites immédiates sont de ceux-là, et expliquent que notre couverture mondiale se soit faite plus légère durant ces deux derniers mois. Nous laisserons cependant l’interprétation de la situation politique française à ses très multiples commentateurs, pour reprendre la distance permettant de mieux comprendre le sens, quel qu’il soit, de l’action la France dans le monde. Entre danger public et bien mondial, quel jeu notamment va jouer l’innovation majeure qu’est sans conteste l’émergence d’un super ministère de l’écologie ? La participation probable de notre pays à la relance du nucléaire mondial fait souci. L’évident égoïsme de sa politique d’immigration « choisie » et d’ « identité nationale » tout autant. Et le caractère foncièrement inégalitaire du projet présidentiel, que nous avons souligné en son temps, entre en résonance avec le creusement vertigineux des inégalités mondiales.
Autour de nous, le monde change, et l’arrivée en force sur sa scène économique et politique de trois pays à dimension de véritables sous-continents - Brésil, Inde et Chine - n’en est pas le moindre signe. De l’Amérique latine aux lointains asiatiques, le Tiers-monde est en mouvement. L’Afrique quant à elle reste une proie trop facile, minée par les dictatures, corruptions et guerres rebondissant sans cesse. Pourtant que de richesses naturelles et humaines dans le « continent noir », quels apports elles pourraient faire à la civilisation mondiale si cessait le pillage éhonté qui les draine du « Sud » au « Nord ». Pour revenir à nos moutons, la prestesse avec laquelle notre tout nouveau président a tenu à recevoir le plus ancien nabab de la Françafrique, Omar Bongo qui règne depuis 40 ans sur le Gabon, laisse mal augurer de la mise en question de la politique néocoloniale française. Entre les intérêts de ses plus chers amis, Bolloré et consorts, et les aspirations des peuples africains, le choix présidentiel semble joué d’avance !
Mais les réunions et forums sociaux, les contacts fructueux entre associations et personnes diversement représentatives des peuples du monde, continuent aussi du Nord au Sud à répondre aux réunions officielles ou discrètes des puissants. Et contribuent à l’émergence de réflexions nouvelles, dont on peut prendre pour exemple plusieurs publications et événements récents consacrés à une pensée étonnamment moderne par certains aspects, celle de Karl Polanyi, dont l’apport à la thématique des biens mondiaux pourrait être importante. Nous en reparlerons.
François Lille – 4 Juillet 2007
2 - Nouvelles des biens mondiaux
(Mai et Juin 2007)
Climat, énergie
Climat : Les grands du G8 sont contents d’eux !
30 juin 2007 - Alors que les “grands” de cette planète se félicitent à coup de tapes dans le dos du récent accord sur le climat obtenu dans le cadre du G8 de Heiligendamm, l’heure n’est pourtant pas aux réjouissances. En effet, en y regardant de plus près, le communiqué final s’apparente davantage à une déclaration d’intention politique - et encore minimale - qu’à un véritable accord sur le fond, estime le RAC-F (Rseau action climat France)
http://www.bpem.org/article.php3?id_article=637
Santé
Afrique : une micro-assurance de proximité pour une couverture santé généralisée
7 juin 2007 - Près de 90 pour cent de la population d'Afrique subsaharienne n'est pas couverte contre le risque de maladie ou d'accident. Pour aider les plus défavorisés et vulnérables à parer aux risques de l'existence, la protection sociale est un moyen puissant de réduction de la pauvreté souligne le rapport préparé par le Bureau international du travail (BIT) pour la 11e Réunion régionale africaine. Le programme mondial STEP (Stratégies et techniques contre l'exclusion sociale et la pauvreté) du BIT œuvre pour l'extension de la protection sociale et l'accès aux soins aux personnes exclues des systèmes de sécurité sociale existants. L'une de ses stratégies repose sur la microassurance santé.
http://www.bpem.org/article.php3?id_article=632
Transport maritime
Erika, la (presque) fin du procès
20 juin 2007 - Le procès du naufrage de l’Erika,, qui avait sombré en Décembre 1999, et souillé des centaines de kilomètres de côtes bretonnes et vendéennes , s’est déroulé en première instance, du 12 février au 13 juin 2007 devant la onzième chambre correctionnelle du TGI (Tribunal de grande instance) de Paris. Le jugement sera prononcé le 16 janvier 2008.
http://www.bpem.org/article.php3?id_article=635
Commerce et transport
Le discret échec de l'OMC à Postdam
25 juin 2007 - Qui en a entendu médiatiquement parler, en dehors des cercles "alter" branchés ? Les multinationales s'acharnent à imposer leur logique agro-alimentaire au monde, mais peinent à la légitimer, même à l'OMC. Dernier épisode à Postdam ce mois-ci.
http://www.bpem.org/article.php3?id_article=636
L'AGCS. Quand les États abdiquent face aux multinationales...
6 juin 2007 - L'accord général sur le commerce des services, plus connu sous le sigle AGCS a pour objectif de libéraliser tous les services en supprimant un à un les obstacles à leur commerce. Un petit livre, de bonne source, en explique le fonctionnement...
http://www.bpem.org/article.php3?id_article=630
Dakar-Bamako, une autre bataille du rail
25 mai 2007 - Triste anniversaire pour la gare de Bamako, au Mali, qui fêtait en 2004 son centenaire. Quais déserts, grand hall vide, la ligne de chemin de fer Dakar-Niger néglige les voyageurs depuis qu’elle a été vendue en octobre 2003 à un consortium canado-français du nom de Transrail SA. Les rails tordus de cette ligne vitale, au cœur de l'Afrique, sont la navrante illustration de la répulsion du monde libéral à l'idée de service public. Les populations lésées ne s'y résignent pas...
http://www.bpem.org/article.php3?id_article=626
Monnaie, argent public
La Banque (d'Amérique) du Sud sera-t-elle une anti-Banque mondiale ?
7 juin 2007 - Le 3 mai à Quito, les ministres de l'économie de six pays sud-américains -Argentine, Venezuela, Bolivie, Equateur, Paraguay et Brésil- se sont mis d'accord sur la création d'une Banque du Sud. Eric Toussaint, qui est l'un des conseillers de l'Equateur dans ce projet, fait le point.
http://www.bpem.org/article.php3?id_article=633
Le CADTM demande l'abolition de la Banque Mondiale !
20 mai 2007 - Le passif de l'action de la Banque mondiale devient trop lourd pour que l'on puisse continuer ainsi. Dès lors, une seule issue paraît envisageable, son abolition et son remplacement dans le cadre d'une nouvelle architecture institutionnelle internationale. Le CADTM propose un fonds mondial de développement, organiquement dépendante des Nations unies...
http://www.bpem.org/article.php3?id_article=627
Justice sociale : 1. le travail
Discrimination dans le travail : le principe du pays d'origine devant la justice européenne
23 juin 2007 - Une histoire de travailleurs lettons détachés en Suède, malheureusement très banale, mais dont le parcours judiciaire mérite d'être suivi avec la plus grande attention. L’avocat général vient de déposer des conclusions dont les commentateurs s’accordent à estimer qu’elles sont favorables aux syndicats suédois.
http://www.bpem.org/article.php3?id_article=634
Second rapport du BIT sur l'égalité au travail dans le monde
8 juin 2007 - A l’échelle mondiale, la lutte contre la discrimination se caractérise par un mélange de progrès majeurs et de reculs. Aujourd’hui, la discrimination dans l’emploi et la profession est presque universellement condamnée, et quasiment tous les pays se sont engagés à y remédier. Le rapport 2007 du BIT (Bureau international du travail) sur l'égalité au travail, second sur le sujet, fait le point sur la réalité de ces avancées et reculs dans le monde.
http://www.bpem.org/article.php3?id_article=628
Thèmes transversaux
L'entreprenariat des femmes, une chance pour l'Afrique (BIT)
6 juin 2007 - En Afrique, l’égalité des sexes en matière de droits et de participation à la vie sociale, culturelle, économique et politique est restée illusoire. Les femmes demeurent les principales victimes de la pauvreté, de l’exclusion sociale et du déficit d’accès aux services de santé et d’éducation. Au cours de la onzième Réunion régionale africaine de l'OIT à Addis Abeba, une table ronde sur les femmes chefs d'entreprise a conclu que donner du pouvoir aux femmes africaines permettrait de renforcer les capacités de l'Afrique...
http://www.bpem.org/article.php3?id_article=631
Editée par Survie
N°4 – Mai-Juin 2007
http://www.bpem.org/article.php3?id_article=639
inpbpm SOS au Maroc, la forêt ,écosystème multifonctionnel, occupe 9 millions d'hectares, la forêt marocaine reste fragile et vulnérable avec des problématiques de plus en plus accrues de défrichement , de surpâturage et de prélèvement du bois de feu d’une façon anarchique. Si on ajoute à ces facteurs de dégradation directs d’autres plus ou moins indirects comme la fragilité des écosystèmes, le contexte social contraignant, le régime juridique toujours inadéquat et les moyens d’intervention pour renverser la tendance très insuffisante, on prendra conscience des dangers qui menacent nos forêts un des biens communs à tous, et notamment des générations futures, Voire le cas Issaguen : 40km de la côte, se trouve à quelques kilomètres de Tidghine (le sommet le plus culminant du Rif) avec une vaste forêt de cèdres massacré. 

|  inpbpm S.O.S in Morocco, the forest, multipurpose ecosystem, occupies 9 million hectares, the Moroccan forest remains fragile and vulnerable with increasingly increased problems of clearing, overgrazing and taking away of the firewood in an anarchistic way. If one adds to these direct factors of degradation of others more or less indirect like the brittleness of the ecosystems, the constraining social context, the always inadequate legal status and the means of intervention to reverse the very insufficient tendency, one will become aware of the dangers which threaten our forests one of the goods common to all, and in particular of the future generations, Even the case Issaguen: 40km of the coast, is a few kilometres from Tidghine (the top more culminating of Rif) with a vast forest of cedars massacred. |  Texte traduit automatiquement
 
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MAROC-EUROMED-PRESSE-PRIX LE PRIX EUROMED HÉRITAGE 2007 REMPORTÉ PAR UN JOURNALISTE MAROCAIN |
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Rabat, 18 mai (MAP)- Mohammed El Hamraoui, journaliste à l'hebdomadaire +Le Reporter+, a remporté le "Prix AnsaMed" pour son article "Kasbah des Oudayas - Remous autour d'un patrimoine historique", publié en mai 2006 par l'hebdomadaire.
Ce prix est attribué par le jury du "Prix du Journalisme Euromed Héritage 2007", à la suite d'un concours international de presse axé sur le domaine de la préservation et de la promotion du patrimoine culturel.
Le Prix Euromed Héritage est organisé par la Commission européenne, par le biais de l'unité régionale d'appui et de gestion du programme Euromed Héritage, en collaboration avec l'UNESCO, la Fédération internationale des Journalistes et son bureau européen de Bruxelles et avec la participation spéciale d'AnsaMed.(MAP).

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Mohamed El Hamraoui journaliste www.lereporter.ma
voici l'article pour ceux qui s'y intéressent:
Kasbah des Oudaya : Remous autour d'un patrimoine historique
La Kasbah des Oudaya est aujourd'hui objet de spéculation et de surenchère. Le projet d'aménagement de la vallée du Bouregreg a donné lieu à une spéculation où tout est permis : manipulation, pression, achat du silence des habitants...
DEPUIS l'annonce de l'aménagement de la valée du Bouregreg, où un projet faramineux d'aménagement verra le jour, les spéculations ont pris une tournure frénétique. Les agents immobiliers affluent de toutes parts pour pousser les quelques familles qui tiennent encore à leurs demeures à vendre, en Leur proposant des prix qu'ils n'ont jamais rêvé avoir. Plusieurs personnalités sont montrées du doigt.
Notamment Mahjoubi Aherdan qui a défrayé la chronique cette semaine. Un sit-in de protestation a été organisé par l'instance nationale de défense de l'argent public qui lui reproche le fait de s'approprier une impasse où se trouve sa maison des Oudaya. De même qu'à un ministre de la majorité qui a acquis une maison en face de l'embouchure du Bouregreg.
Depuis les années quatre vingt, la kasbah des Oudaya est un lieu privilégié où des étrangers cherchent à acquérir une demeure. Il faut signaler que l'endroit séduit par son charme et sa ressemblance avec un petit village andalou.
Actuellement, le petit quartier de la kasbah des oudaya qui était jusque là paisible est devenu le lieu où sévit une fièvre de la spéculation. Toutes sortes de pressions s'exercent sur les habitants pour vendre ou se taire face aux agissements de personnalités influentes qui défigurent la kasbah des oudaya avec des aménagements et travaux qui menacent d'écroulement les habitations.
Mais les choses ont changé depuis l'organisation d'un sit-in contre Mahjoubi Aherdane par l'instance Nationale de défense des deniers publics le vendredi 21 mars, des échauffourées ont éclaté entre les membres de l'instance et les forces de l'ordre qui voulaient interdire le sit-in en présence d'avocats et d'intellectuels comme Mehdi El Manjra.
Maître Tarek Sbai a exigé des responsables un ordre du procureur du Roi s'ils veulent interdire le sit-in. Une chose est sûre, les autorités locales n'avaient aucun ordre, ce qui a provoqué chez eux un mouvement de panique avant leur désistement.
Les échauffourées, le sit-in a eu lieu pendant un quart d'heure. Mais lorsque des manifestant venus d'Oulmes ont brandi une banderole dénonçant des agissements à Oulmès, des agents en civil ont vite arraché la banderole. Les habitants de la Kasbah eux-mêmes ont été interdits d'accès à l'esplanade des oudaya pour ne pas participer au sit-in. Ils sont les derniers à être consultés dans l'affaire, pourtant ils sont les premiers concernés. Plus encore, des jeunes du quartier ont été recrutés pour saboter le sit-in moyennant des bouteilles de vin distribuées gratuitement... Cette tactique n'a pas fonctionné, tout le monde a été surpris par le calibre des participants au sit-in, même les forces de l'ordre...
Comment des maisons qui se trouvent dans un monument historique ont été vendues à des particuliers. Aherdane dit avoir acheté d'un étranger. Le quartier des oudaya, en plus d'être un monument classé, est soumis aux terres guiche qui sont la propriété de l'Etat et ne peuvent être vendues. Seuls les ayants droits des descendants des tribus guiche peuvent hériter du droit.
Selon le dahir qui régit ce genre d'appropriation, les habitants ne possèdent que les murs intérieurs de leur maison, tout ce qui se trouve à l'intérieur des oudaya est propriété de l'Etat. Il peut donc à tout moment exproprier Mahjoubi Aherdane.
le sit-in du vendredi et la médiatisation de l'affaire, Ahérdane est passé à la défensive en adoptant la théorie du complot.
Selon les déclarations qu'il a données à son journal Al Haraka, tout ce qui a été écrit dans la presse est une machination contre lui qui vise le sabotage de la fusion des mouvements populaires. Concernant la ruelle Bazo, Ahérdane affirme l'avoir achetée du conseil municipal dans les années quatre vingt.
Selon maître Sbai, même l'option de l'achat est sujette à caution. Ahérdane a peut être profité de son passage au ministère de la culture comme ministre par intérim du temps de Bahnini pour s'accaparer la maison qui était autre fois une bibliothèque.
Pour Ahérdane, le fait d'avoir « acheté une maison aux oudaya se justifie par sa qualité d'artiste ». L'ancien officier sorti des tabors marocains joue la carte de l'intellectuel. Mais le problème c'est que sa demeure se trouve sur les vestiges d'un monument qui date de l'époque Almoravide. passage conduit directement vers le fleuve où jadis une petite embarcation pouvait être mise à l'eau. Un tunnel souterrain conduit directement vers une petite tour qui s'appelle la tour des pirates qu'on peut apercevoir du côté de la plage.
Le silence des services des monuments historiques est lui aussi frappant. Cette administration qui se trouvait il y a tout juste quelques années dans l'enceinte même des oudayas, dans les locaux du service des beaux art que Lyautey a créé en 1913, n'a jamais bougé. Le directeur des monuments historiques de l'époque a raflé un contrat de restauration des monuments historiques au Sultanat d'Oman et a démissionné juste après pour s'installer comme architecte à Dubaï. Henri terrasse, le premier inspecteur des beaux arts au Maroc doit se retourner dans sa tombe aujourd'hui avec cette façade maritime des oudayas défigurée par de nombreuses habitations.
Encadré avec photos Un monument historique classé Le kasbah des oudaya est un monument classé depuis 1914 monument historique. Un dahir du 6 juin 1914 interdit toute construction ou défiguration du cadre bâti de la kasbah des oudaya. Les aménagements qui ont été faits depuis 1956 sont en majorité illégaux puisqu'ils défigurent l'aspect historique du lieu.
La municipalité de Rabat Hassan, premier destructeur du patrimoine
Il y a trois ans, le conseil municipal de Rabat Hassan a entamé des travaux de réfection de la chaussée dans l'ancienne médina de Rabat. Les travaux ont enlevé ce qui restait de pavés centenaires pour les remplacer par des dalles en gré. Seulement aux oudaya les habitants ont fait de la résistance pour conserver leurs pavés centenaires, allant même jusqu'à intenter un procès au conseil municipal. Après une dure bataille dont la presse s'est mêlée, le tribunal a donné raison aux habitants.
Sur les traces de l'exotisme français du 19ème siècle La mode des riads et anciennes demeure Le complexe de l'imitation aveugle des étrangers qui viennent au Maroc chercher l'exotisme trouve un terreau chez les soit disant notables marocains. A Rabat, depuis que les Français sont devenus des habitants à plein temps de l'ancienne médina, les Marocains de la classe moyenne cherchent par tous les moyens à y acquérir une maison. Maison qu'ils ont eux mêmes vendue il y a quelque années à un prix dérisoire, car l'endroit n'était pas ''in'' préférant s'installer au quartier de l'Agdal ou au Riad.

Mehdi El Manjra
« J'ai été pendant 20 ans responsable de la culture à l'UNESCO, nous avons tout fait pour défendre le patrimoine dans tous les coins du monde. Aujourd'hui, un ministre progressiste achète une maison aux oudaya et veut ajouter un étage. Que voulez-vous que les autres fassent. Mohamed El Fassi a réussi à inscrire Fès comme patrimoine de l'humanité. Arès 30 ans, on est arrivé à cela ! Des responsables de haut niveau violent toutes les lois, le droit international, ils n'ont pas respecté la pierre et l'histoire de ce pays, c'est la grande humiliation de tous les principes »

Mohamed Tarek sbai
« Les poches de résistance aux changements sont toujours aux commandes dans ce pays , les dilapidateurs des biens publics ont toujours le bras long, ils influencent même les autorités locales qui sont censées défendre les biens publics alors qu'elles prennent le fouet conte les défenseurs des biens publics »
Mohamed El Hamraoui
Mis en ligne le 8 mai 2006
Mohammed El Hamraoui, journaliste à l'hebdomadaire magazine Le Reporter vient d'être nommé par le Jury du Prix du Journalisme Euromed Heritage 2007, lauréat du Prix AnsaMed pour son article : « Khasbah des Oudayas - Remous autour d'un patrimoine historique», publié sur ces mêmes colonnes le 4 mai 2006. Le Prix du journalisme Euromed Heritage est organisé par la Commission européenne, par le biais de l'unité régionale d'appui et de gestion (RMSU) du programme Euromed Héritage, en collaboration avec l'UNESCO, la Fédération Internationale des Journalistes et son bureau européen de Bruxelles, et avec la participation spéciale de ANSAmed.
Ce prix est attribué à la suite d'un concours de presse international axé sur le domaine de la préservation et de la promotion du patrimoine culturel.



Fondation Nicolas Hulot a écrit :
Date: Wed, 23 May 2007 10:57:46 +0100 (IST) De: "Fondation Nicolas Hulot À: autodidact25@yahoo.fr Objet: Le Pacte écologique porte ses fruits, merci à vous !

Chères/Chers signataires du Pacte écologique,
Grâce à votre mobilisation et votre détermination, le Pacte écologique porte aujourd'hui ses premiers fruits.
Si notre vigilance doit rester grande, nous pouvons dès à présent nous réjouir de deux avancées notables, aboutissement de notre démarche collective :
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La création d’un ministère de l'Écologie, du Développement et de l'Aménagement durables. Un tel ministère, érigé au rang de ministre d’Etat, numéro 2 du gouvernement, et aux compétences très élargies, constitue un incontestable pas en avant dans la prise en compte de la priorité écologique. Certes, il ne correspond pas exactement au rôle et aux attributions que nous avions avancés dans le Pacte avec notre proposition de vice-Premier ministre chargé du développement durable. Les domaines de responsabilité de ce nouveau ministère - qui vont de la protection des ressources naturelles à l’urbanisme en passant par les transports et l’énergie - devraient nous offrir de nouvelles opportunités d'action.
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Le Grenelle de l’environnement. La rencontre qui s’est tenue lundi 21 mai à l'Elysée entre les ONG environnementales, Nicolas Sarkozy et Alain Juppé a permis de dégager un large accord sur les objectifs du futur Grenelle de l’environnement, à savoir une négociation sans tabous sur des mesures concrètes. Nous avons participé à un moment clé qui a permis de définir trois axes pour les réunions à venir - protection de la biodiversité, changement climatique et santé/environnement - qui se déclineront en une dizaine de grands chantiers. Le plus dur reste néanmoins à faire : parvenir à un accord sur un ensemble de mesures significatives, tant avec le gouvernement qu’avec les partenaires sociaux.
Cette opportunité historique ne se serait pas ouverte sans la mobilisation de tous les signataires du Pacte écologique. L’issue des négociations dépendra encore de la pression que nous saurons exercer avec tous les signataires d'ici le Grenelle.
La signature du Pacte écologique par le plus grand nombre est la meilleure garantie de voir les enjeux écologiques maintenus au premier rang par le gouvernement. Le cap sur le million de signataires reste notre objectif !
Je compte sur vous,
Nicolas Hulot Président de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme

POUR NOS ENFANTS
Nous risquons de laisser à nos enfants un terrible héritage, une dette écologique dont nous subissons déjà les premières conséquences Il est encore temps de protéger notre planète mais c'est maintenant ou jamais
De nouvelles preuves plus solides indiquent que l'essentiel du réchauffement observé au cours des 50 dernières années est imputable aux activités humaines. Ceci est révélé par le Troisième Rapport d'Evaluation du Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat
Je ne veux pas laisser un terrible héritage à mes enfants, aidez moi svp
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Troisième Rapport d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat
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Entretien avec Mohamed Tarek Sbaï http://www.aujourdhui.ma/nation-details54212.html
L’AMDH a dévié de son rôle dans la défense des droits de l’Homme, après avoir été instrumentalisée par les gauchisants à des fins politiciennes, selon Mohamed Tarek Sbaï, membre de la commission administrative de cette association.
ALM : Quelle appréciation faites-vous du 8ème congrès national de l'AMDH dont vous êtes membre ? Mohamed Tarek Sbaï : J'ai ressenti, pour la première fois, un étrange dépaysement et cela ne m'était jamais arrivé auparavant lors des dizaines de rencontres auxquelles j'avais pris part. J'avais tout simplement l'impression de me retrouver au sein de la section d'un parti politique qui a décidé de faire main basse sur l'association à travers des quotas de jeunes et de femmes instaurés sans tenir compte des critères mis en place depuis l'ère de feu Mohamed Hihi et Abderrahmane Benamrou : ancienneté, participation effective aux activités... On a fini par mettre de côté les principes sacrés d'indépendance, de démocratie, ainsi que les accords tacites en vigueur depuis deux décennies. Et en premier lieu le fait que l'association est ouverte à toutes les personnes convaincues et partageant les mêmes principes fondateurs. C'est ce qui a fait que les indépendants trouvaient leur place au sein de l'AMDH et qu'aucune composante n'arrivait à avoir le dessus dans les instances de décision.
Comment se sont déroulés les travaux du congrès ? Lors de ce dernier congrès, le président sortant a décidé d'offrir l'AMDH, sur un plateau d'or, à Annahj Addimocrati (Voie démocratique). Il m'a été donné de constater, dans les coulisses du congrès, la circulation de listes fermées et, effectivement, c'étaient des listes d'Annahj qui avaient fini par être désignées pour remporter, en définitive, 52 sièges alors que le peu qui restait a été partagé entre le PADS, le PSU et les indépendants. Toutes les composantes de l'AMDH ont participé à la préparation du congrès et j'ai cru que tout allait bien se passer. Toutefois, j'ai été scandalisé par le déroulement des événements dès la séance d'ouverture et jusqu'à l'élection des membres de la commission administrative dont seront issus les membres du bureau central. Une grande tension a régné dès le début. Les invités du congrès ont été longuement hués. Un membre du comité d'organisation n'est pas arrivé à reconnaître le chef d'un parti de gauche et un ancien de l'AMDH est intervenu pour rectifier. Mais, ce qui m'a le plus choqué c'était la projection d'un documentaire lors de la séance d'ouverture où l'on voyait une carte du Royaume amputée du Sahara. Des militants ont été traités de "chiens de garde" et un des congressistes a dû observer un sit-in pour protester avant que le président de la section de Casablanca ne se décide finalement à présenter des excuses. C'était surréaliste. Abdelhamid Amine s'est dérobé pour ne pas s'excuser auprès des délégations des partis politiques invités ayant eu droit à un accueil qui est aux antipodes de la culture des droits de l'Homme. Les séances de travail ont été prolongées à souhait, et de manière excessive, pour atteindre les objectifs déjà tracés et porter un coup dur à la concertation et au consensus qui ont toujours été de mise lors de ce genre de rendez-vous. Pour résumer, l'immaturité gauchisante a réussi un véritable hold-up lors de congrès.
Quels étaient les principaux sujets de discorde d'après vous ? L'affaire du Sahara a dominé les débats et les discussions entre ceux qui soutenaient une solution nationale démocratique et les congressistes qui s'attachaient au droit à l'autodétermination. Pour ce qui est des excuses de l'Etat pour les graves violations des droits de l'Homme, le président sortant, qui rêvait d'excuses royales, a dû plier devant l'orientation générale chez les congressistes. Pour ce qui est de la revendication de la constitutionnalisation de la langue amazighe, il a été convenu d'attendre la tenue d'une conférence nationale, comme c'est d'ailleurs le cas pour la laïcité.
Pour aborder un autre sujet et vu que vous êtes président de l'Instance nationale de protection des deniers publics au Maroc, quel traitement donnait l'AMDH à ce domaine ? En tant qu'ex-membre de la commission administrative de l'AMDH, j'ai toujours évoqué le dossier de la protection des deniers publics et demandé que les revendications de l'Instance aient l'appui de l'association du moment que cela entre dans le cadre de la défense des droits économiques. Malheureusement, nos demandes sont restées sans réponse alors que l'AMDH, jouissant du statut d'ONG d'utilité publique, aurait pu se constituer partie civile dans différents procès et affaires. Nous avons élaboré, par exemple, un dossier sur Mahjoubi Aherdan qui s'est emparé d'une ruelle aux Oudayas, mais l'AMDH n'a pas apporté le soutien attendu d'elle. Même dans son rapport final, elle a omis d'inclure l'Instance nationale de protection des deniers publics au Maroc parmi les ONG pour lesquelles elle revendiquait la remise du récépissé. On dirait que Abdelhamid Amine voudrait que l'Instance n'ait jamais d'existence légale. En définitive, nous avons demandé la création d'une "Instance indépendante pour la vérité et la restitution des fonds détournés". Nous demandons que les crimes économiques soient déclarés crimes contre l'humanité et il est temps d'annuler le système des privilèges et de mettre en place un système national d'évaluation et d'audit. Il faut aussi re-dynamiser le rôle et élargir les prérogatives de la Cour des comptes et protéger ceux qui dénoncent la corruption et le détournement des fonds publics. Nous sommes décidés à aller de l'avant dans la lutte contre ceux qui cherchent à s'enrichir de manière illégale et quelles que soient les positions qu'ils occupent. Notre pays gagnerait aussi à adopter, et inclure dans ses législations, tous les traités internationaux relatifs aux droits économiques, sociaux et culturels. En ce qui concerne le volet légal de l’Instance nationale de protection des deniers publics au Maroc, nous avons déposé tous les documents requis auprès des autorités publiques. Deux ans se sont écoulés depuis, mais nous n’avons toujours pas reçu de récépissé. Nous continuons toutefois d’accomplir notre tâche, en concertation avec l’ensemble des acteurs associatifs, syndicalistes et politiques, en vue de réaliser nos objectifs. Ainsi, avons-nous organisé le premier festival national sous le thème : «L’art engagé au service de la protection des deniers publics» et ce, mercredi 18 octobre 2006 au théâtre national Mohammed V, à Rabat. Lors de ce festival, nous avons rendu hommage aux membres fondateurs, et aux activistes de la protection des biens publics, dont des juristes … Nous préparons un rapport sur un ensemble de dossiers que nous avons traités. Nous avons tenu plusieurs rencontres autour de la convention des Nations unies de lutte anti-corruption, et une réunion interne au sujet des biens immobiliers et la responsabilité de la justice dans sa protection, le tout couronné par la création de l’Observatoire national pour le contrôle de l’utilisation des fonds publics lors des élections.
Pourquoi créer un Observatoire chargé spécialement du contrôle de l’utilisation de l’argent public lors des élections ? Le discours sur la transparence est devenu récurrent. Mais ces discours cachent souvent des pratiques douteuses. La réalité montre, à qui veut bien voir, que la corruption, le détournement fiscal et autres pratiques sont toujours en cours. C’est pour cette raison que l’Instance nationale de protection des deniers publics au Maroc a décidé la création de l’Observatoire national de contrôle de l’utilisation de l’argent public dans les élections. Dans ce cadre, nous allons lancer une campagne de sensibilisation sur le danger de la corruption et son impact négatif sur l’économie nationale, les plans de développement … Cette campagne vise à éclairer l’ensemble des citoyens sur les moyens de combattre la corruption, qui passe d’abord par sa dénonciation. A cet effet, nous comptons lancer une action auprès des médias nationaux, revendiquer notre droit à participer aux émissions télé et radio et faire des propositions de manière à garantir la protection des deniers publics, organiser des séminaires et des stages de formation au profit des fonctionnaires …
Comment avez-vous réagi à la polémique suscitée au sujet des projets de loi instituant l’obligation de déclaration de patrimoine ? Instituer une loi portant obligation de déclaration de patrimoine est une bonne chose, même si cette loi ne concerne, hélas, pas tous les responsables de l’Etat. Plus encore, l’initiative prise au niveau législatif ne sera pas suffisante en l’absence d’une instance nationale suprême chargée de veiller à l’application de la loi anti-corruption. La création de cette instance est d’autant plus nécessaire qu’elle sera en mesure de couper court à toutes les pratiques frauduleuses. Il y va de la crédibilité des instances de l’Etat, de la dignité et de l’éthique de la fonction publique.
Tarek Sbaï, un militant de la première heure
Le parcours militant de Mohamed Tarek Sbaï se confond avec l’histoire du combat associatif pour la défense des droits de l’Homme. Ce n’est pas un hasard si l’homme a troqué à son début de carrière le poste d’enseignant pour celui d’avocat. Cela remonte à 1979. Après avoir réussi un baccalauréat en lettres modernes en 1967, qui lui permit d’enseigner la langue arabe pendant 9 ans dans les établissements de Rabat et de Salé, il jette son dévolu sur le métier d’avocat. Son action en tant que tel lui a valu d’être élu à deux reprises au Barreau de Rabat. Parallèlement à cette tâche, M. Tarek a contribué à la création de plusieurs associations à vocation intellectuelle et humanitaire, dont l’AMEJ (Association marocaine d’éducation des jeunes), Forum Pensée et Dialogue, sans oublier évidemment son action au sein de l’Association marocaine des droits de l’Homme (AMDH), qu’il a accompagnée depuis sa création à la fin des années soixante-dix. A l’AMDH, il a assumé plusieurs postes de responsabilités, dont le dernier au sein de la commission administrative. Après avoir constaté la déviation de l’AMDH des principes sur lesquels elle a été fondée, à savoir la militance en faveur des droits de l’Homme, avec ce que cela implique en termes de neutralité et d’indépendance, il se décide à faire route à part. Ainsi a-t-il créé, avec de vieux militants restés égaux à eux-mêmes, une Instance nationale chargée de la protection des deniers publics au Maroc. Aujourd’hui, il continue de vaquer à son occupation d’avocat tout en assurant la présidence de cette instance dont l’objectif est de lutter contre la corruption et autres pratiques frauduleuses. Une activité intense qui ne l’empêche d’assumer sa responsabilité de père de famille. Né en 1947 à Salé, M. Tarek Sbaï est père de trois enfants.
Le 4-5-2007 Par : M’Hamed Hamrouch
Déclaration obligatoire de patrimoine de certaines catégories de fonctionnaires ou agents publics * Institution de l’Instance centrale de prévention de la corruption * Adoption du code de la nationalité marocaine * Tenue, à partir du 12 février 2007, d’une session extraordinaire du Parlement
SM le Roi préside un Conseil des Ministres) La moralisation de la vie publique, la protection des deniers publics et la lutte contre la corruption, l’abus de pouvoir et l’impunité passent à la vitesse supérieure
- Déclaration obligatoire de patrimoine de certaines catégories de fonctionnaires ou agents publics * Institution de l’Instance centrale de prévention de la corruption * Adoption du code de la nationalité marocaine * Tenue, à partir du 12 février 2007, d’une session extraordinaire du Parlement
Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a présidé le mercredi 31 janvier 2007, correspondant au 11 Moharam 1428 au Palais Royal de Casablanca, un Conseil des Ministres, au cours duquel ont été étudiés et adoptés sept projets de lois, trois projets de décrets et une Convention internationale.
Au début des travaux du Conseil, Sa Majesté le Roi a donné Ses Hautes Instructions au Premier ministre pour qu’il fasse, devant le Conseil de Gouvernement qui se tenait hier, jeudi, un exposé sur l’état d’avancement de l’élaboration du projet de proposition d’autonomie pour le Sahara marocain. A cet égard, Sa Majesté le Roi avait ordonné d’en informer toutes les institutions constitutionnelles, les partis politiques et le Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes, ainsi que les notables et les représentants des tribus des Provinces du Sud du Royaume, et de recueillir leur avis à ce sujet.
Le Conseil a ensuite examiné et adopté un projet de loi modifiant et complétant le Code de la nationalité, projet qui a été préparé conformément aux Hautes Instructions Royales et qui a pour objet, notamment, de permettre à l’enfant né d’une mère marocaine d’acquérir la nationalité marocaine, en application de la Haute Décision Royale annoncée dans le Discours du Trône de 2005.
La nouvelle réforme constitue un nouveau jalon en matière de consolidation de l’Etat de droit, de promotion des droits de l’Homme - notamment de la condition de la femme et de l’enfant - et d’édification d’une société moderne et démocratique attachée à l’authenticité de son identité et ce, en permettant à la mère d’exercer un droit fondamental dans le domaine de la nationalité, sur un pied d’égalité avec le père. En outre, les dispositions du Code de la nationalité s’appliquent aux citoyens marocains de confession juive. Ainsi, en matière de preuve de parenté et de filiation, le droit qui leur est applicable, demeure le droit hébraïque, conformément aux dispositions du Code de la Famille.
Cette réforme est voulue par Sa Majesté en réponse aux aspirations légitimes exprimées par plusieurs forces politiques nationales et organisations de la société civile. Elle est destinée à réaliser une parfaite harmonie entre le Code de la nationalité et les lois relatives à la famille, à l’état civil et à l’organisation judiciaire. Elle vise également à assurer une conformité au droit international et aux législations non discriminatoires, ratifiées par le Royaume. Ainsi, se trouvent consacrés l’intérêt supérieur de l’enfant, la reconnaissance de sa citoyenneté pleine et entière dès sa naissance, et une plus grande protection de ses droits, à travers la suppression de termes dégradants pour la dignité humaine. Par ailleurs, et pour conforter la voie démocratique empruntée par notre pays, les nouvelles dispositions du Code de la nationalité stipulent qu’en cas d’implication dans les actes de terrorisme, la déchéance de la nationalité acquise est, désormais, du seul ressort de la justice.
Partant de la vision Royale globale de cette réforme, les nouvelles dispositions concernant l’octroi de la nationalité marocaine s’appliquent à toutes les personnes nées avant la date de promulgation du nouveau Code, et ce, afin de permettre la régularisation des cas en suspens sur la base de l’équité et de la citoyenneté responsable.
Cette réforme s’inscrit également dans le cadre de la mise en oeuvre des Hautes Décisions prises par Sa Majesté le Roi. Elle s’ajoute à la Décision Royale d’approuver les propositions de la Commission chargée d’examiner les demandes de nationalité marocaine, remplissant les conditions légales et qui totalisent 529 demandes provenant de différentes nationalités (dont plus de 55% de l’Algérie soeur, 30% des autres Etats arabes, ainsi que des pays frères et amis). Il convient de souligner, à cet égard, que plus de 70% des cas régularisés concernent des personnes de mères marocaines.
Dans le cadre de la mise en oeuvre des Hautes Directives Royales visant à moraliser la vie publique, et consacrer les principes et les exigences de responsabilité et de transparence, de protection des deniers publics, de lutte contre la prévarication, la corruption, l’abus de pouvoir et l’impunité, le Conseil des Ministres a procédé à l’étude et l’adoption de six projets de lois, deux projets de décrets et une Convention internationale.
Ces projets s’inscrivent dans le cadre de la concrétisation du nouveau concept de l’autorité, du parachèvement de l’édification de l’Etat de droit et des institutions, de la modernisation de l’administration et de la consécration de la déontologie du service public. Ils ont, ainsi, pour objet d’instituer le principe de la déclaration obligatoire de patrimoine, sous toutes ses formes, pour l’administration publique, les corps élus et les autorités judiciaires et de rendre obligatoire, pour les personnes occupant des postes de responsabilité, la déclaration périodique de leur patrimoine, en chargeant, à cet effet, la Cour des Comptes et les Cours Régionales des Comptes de recevoir et de traiter ces déclarations et, le cas échéant, d’engager des poursuites judiciaires.
Ces projets concernent également l’amendement de trois lois organiques, en l’occurrence celles du Conseil Constitutionnel, de la Chambre des Représentants et de la Chambre des Conseillers. Outre ""l’institution de la déclaration obligatoire de patrimoine pour certains élus des conseils communaux et parlementaires et certaines catégories de fonctionnaires et d’agents publics"", les autres textes ont pour objet de modifier et de compléter la loi formant Statut de la magistrature et d’amender le code des juridictions financières. Il s’y rajoute deux projets de décrets, l’un portant sur la détermination des conditions et modalités relatives à la passation des marchés publics, ainsi que des règles relatives à leur gestion et à leur contrôle, et l’autre sur la création de l’Instance centrale de prévention de la corruption.
Parallèlement, Sa Majesté le Roi, que Dieu L’assiste, procèdera à l’amendement des Dahirs concernant les statuts des fonctions relevant de Sa compétence exclusive, notamment les membres du Gouvernement et la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle, de sorte que les dispositions de la déclaration obligatoire de patrimoine et de la moralisation de la vie publique leur soient applicables, à l’instar de tous les responsables des pouvoirs publics, toutes catégories confondues.
Dans le cadre du souci constant de voir le Royaume honorer ses engagements internationaux, le Conseil a adopté la Convention des Nations Unies contre la corruption, dont les dispositions ont servi de base à l’élaboration de ces importants textes de loi.
Eu égard à la volonté de Sa Majesté le Roi, que Dieu Le préserve, de voir ces textes de loi promulgués et mis en oeuvre concrètement dans les délais les plus brefs, et d’en faire une culture et une pratique au quotidien, et compte tenu de l’importance de ces textes pour l’ancrage du choix démocratique dans notre pays, Sa Majesté le Roi, que Dieu L’assiste, a bien voulu approuver un projet de décret portant sur la tenue, à partir de 12 février 2007, correspondant au 23 Moharam 1428, d’une session extraordinaire du Parlement, dont l’ordre du jour sera consacré à l’examen de ces importants textes, et ce, conformément à l’article 41 de la Constitution. Edité le: vendredi 2 février 2007.
http://www.lopinion.ma/spip.php?article14964
الهيئة الوطنية لحماية المال العام بالمغرب – المكتب التنفيذي -

الرباط في 23فبراير 2007
أعلنت الحكومة اجراء انتخابات مجلس النواب يوم 7 سبتمبر 2007 ،ويأتي هذا التحديد بعد مصادقة المجلس الوزاري على اتفاقية الامم المتحدة لمحاربة الفساد ، واحالة مجموعة من مشاريع القوانين على مجلس النواب تتعلق بتخليق الحياة العامة .
ويتزامن مع قرارالهيئة الوطنية لحماية المال العام بالمغرب لإحداث مرصد وطني لمراقبة

استعمال المال العام في الانتخابات، والذي سيتكلف ب "مراقبة تحركات جميع المرشحين والمؤسسات العمومية التي ستسخر وسائلها المادية والمعنوية لمساندة مرشح دون آخر".
ان الفساد الانتخابي لا تستعمل فيه الأموال العمومية فقط، وسيكون من أهداف المرصد رصد حتى استعمال الاموال الخاصة.
ولذلك فان هذا المرصد سيكون بمثابة "بنك للمعلومات"، إذ سيستقبل جميع الشكايات كما سيتقدم من جانبه بأخرى، في حالة تسجيل خروقات .
وتأتي هذه المبادرة كذلك بعد إصدار عقوبات حبسية وغرامات في حق مجموعة من المستشارين لتورطهم في إفساد انتخابات تجديد ثلث مجلس المستشارين، التي جرت في 8 سبتمبر الماضي،لارتكابهم جرائم الرشوة والحصول ومحاولة الحصول على صوت ناخب أو ناخبين، بفضل هدايا أو تبرعات للتأثير فيها على تصويتهم .
ونتطلع جميعا الى إفراز مشهد تمثيلي واضح بتوفير المناخ الملائم لتنظيم الانتخابات المقبلة في جو مطبوع بالمسؤولية والجدية لتخليق المسلسل الانتخابي وإحاطته بالمصداقية وتوفير ظروف المشاركة الفاعلة لمختلف مكونات المجتمع المغربي بعيدا عن الاساليب المعهودة .
وتتمثل مهام هذا المرصد أساسا في مراقبة الظروف التي ستجري فيها الانتخابات بغاية توفير كل الضمانات لإجراء انتخابات حرة وشفافة ونزيهة، وتأمين شروط المنافسة الشريفة بالتزام الحياد الإيجابي للادارة في مختلف مراحل العملية الانتخابية والتصدي لكل استعمال غير مشروع للمال العام والنفوذ .
وما التزام الحكومة بالتطبيق السليم والصارم للقانون من أجل التصدي لكل أشكال الفساد وتعزيز مصداقية المسلسل الانتخابي. الا تأسيس للارتقاء بالممارسة السياسية والانتخابية لبلوغ تعددية حزبية معقلنة وفاعلة وتحقيق ممارسة سياسية وانتخابية شفافة وديمقراطية مصونة ضد كل أشكال الغش أو الفساد أو الممارسات غير السليمة.
ان المرصد سيعمل على مراقبة الحملات الانتخابية وماتعرفه من مظاهر البذخ.
وبالمناسبة فان الهيئة الوطنية لحماية المال العام تطالب بمراجعة القانون المتعلق بإجراءات وشروط تمويل الحملات الانتخابية ومصادر الأموال المستخدمة وسقفها ومحاسبتها وإجراءات تفتيشها ونظام العقوبات المطبقة بشأنها.
وضبط مساهمات الأشخاص الطبيعيين والمساهمات المالية للحزب الذي ينتمي إليه المرشح والممتلكات الخاصة للمترشحين والمساعدة المالية الاستثنائية للدولة .
كل ذلك تحقيقا للشفافية في تسيير مساعداتهم المالية وممتلكاتهم كما يلزمهم بالكشف عن إيرادات المرشحين ومصروفاتهم الحاصلة خلال الحملة الانتخابية وبإعداد جرد للممتلكات والأصول الثابتة والمتغيرة لإضافة مبررات لمصادر الموارد وأوجه صرفها.مع رفع العقوبات المالية والجنائية التي يمكن أن يتعرض لها أي مرشح لا تكون وثائقه المحاسبية مطابقة للقانون.
ان المرصد الوطني لمراقبة استعمال المال العام في الانتخابات سوف يقوم بدوره في إطارمن الشفافية والمصداقية والحياد من دون أن يمثل أي طرف سياسي ولذلك فان تركيبة مجلس ادارته وهم أعضاء المكتب التنفيذي للهيئة الوطنية لحماية المال العام بالمغرب سيمارسون مهامهم باستقلالية تامة .
وسيستعين بمراسلين في مختلف القرى والمدن والجهات ممن سيشاركون في الدورات التكوينية التي سيتم الاعلان عنها ، وسيكون المرصد جاهزا لتلقي جميع المعلومات من مختلف المصادر الشعبية والرسمية والاعلامية…
وسيرا على المبادئ والأهداف التي تسعى إلى تحقيقها الهيئة الوطنية لحماية المال العام بالمغرب .
ورغبة منها في إشراك الجمعيات الحقوقية والمنظمات السياسية والشبابية والنسائية والمنظمات النقابية ذات الاهتمام المشترك في عمل المرصد الوطني لمراقبة استعمال المال العام في الانتخابات بغاية تخليق الحياة العامة،و تفعيلا لاتفاقية الأمم المتحدة لمحاربة الفساد .
ندعو الجميع لمشاركتنا في هذا العمل الوطني الجبار وكلنا آذان صاغية لكل الملاحظات والاقتراحات حول المرصد ،وسنعلن بذلك عن لائحة المجلس التنسيقي للمرصد عند تشكيله.
كما سنستعين بخبراء في القانون والاقتصاد لانجاح هذا العمل الوطني .
كما نخبركم بأن المرصد يعتزم عقد دورات تكوين لمراقبين لاستعمال المال العام في الانتخابات وقد اقترحنا على مؤسسة الوزير الاول إبرام اتفاقية تعاون بين المرصد والحكومة.،تحقيقا للأهداف المشتركة والمتمثلة في تعزيز البناء الديمقراطي كركن محوري لدولة القانون والمؤسسات ،وتفعيلا لاتفاقية الأمم المتحدة لمحاربة الفساد وكسبا لرهان الحداثة والتنمية السياسية في أنبل معانيها . وتعزيزا للتعاون مع الهيئة لمكافحة الفساد والإبلاغ عن جرائم التعدى على المال العام .
كل ذلك من أجل أن تجري الانتخابات في إطار من الشفافية وسيادة القانون .
تجهيزات المرصد الوطني لمراقبة استعمال المال العام في الانتخابات
سعيا من المرصد لتحقيق مهامه وأهدافه لرصد كل المراحل والظروف التي ستجرى فيها كل العمليات الانتخابية فقد تم تجهيز المرصد بإمكانيات متواضعة اتصالية هي عبارة عن خطوط هاتفية وفاكسات وعناوين الكترونية .
وتم احداث موقع المرصد الاعلامي
http://inpbpm.unblog.fr/
http://inpbpm.zeblog.com/
وهو منبر ديموقراطي حر لنشركل الأخبار و الآراء النزيهة حول القضايا ذات الصلة. وسنقوم بنشركل ما يصلنا
وسنعمل كذلك على نشر تقرير مفصل عن كل الخروقات التي ستطال العمليات الانتخابية .
التمويل
أما بالنسبة للتمويل ، فقد اتفق على أن المرصد باعتباره جهة مستقلة ومحايدة فانها تعتمد على الامكانيات الذاتية .
عن

المكتب التنفيذي

الرئيس محمد طارق السباعي
L'argent public trouve ses défenseurs Publié par M'Hamed Hamrouch le 12-06-2006 Numéro de parution 1176 Une association pour la protection de l'argent public a vu le jour samedi dernier à Rabat, en présence d'une centaine de militants associatifs venus des quatre coins du Royaume. Des débats passionnés et néanmoins intéressants ont marqué l'assemblée constitutive de «l'Instance nationale pour la protection de l'argent public au Maroc», samedi 10 juin au Club des avocats, situé dans le quartier «L'Océan», à Rabat. «Une naissance obtenue au forceps», commente un militant associatif, après l'adoption du projet de statut fondamental de cette nouvelle association. Constituée d'ex-militants du désormais défunt réseau national pour la protection de l'argent public, cette nouvelle instance entend renforcer l'action de lobbying auprès des autorités pour juguler l'hémorragie de la dilapidation des deniers publics, de l'exploitation illégale des richesses naturelles nationales, le squattage et le piratage des monuments historiques du Royaume… Pour lutter contre ces vieilles-nouvelles pratiques, l'Association dit avoir l'intention de militer pour «arracher» une nouvelle loi sur la déclaration du patrimoine, agir pour la suppression du «système des privilèges», l'élargissement des attributions de la Cour des comptes, la révision des lois relatives à la protection du patrimoine historique… Vaste programme. Après l'adoption du statut fondamental, les militants, représentant différents organes du tissu associatif et politique, ont procédé à l'élection de la commission administrative et du bureau politique. S'agissant de la commission administrative, l'opération a été vite tranchée, pour la simple raison que la majorité des présents, c'est-à-dire quatre-vingt-sept personnes, ont été retenus. Ce qui, par contre, n'a pas été le cas au moment de l'élection du bureau exécutif. En dépit de la constitution d'une commission chargée de la désignation des membres du bureau exécutif, plusieurs divergences ont surgi sur les critères retenus pour départager les vingt-six candidats. Après moult tractations, le choix s'est fixé sur une liste constituée principalement d'avocats : Mohamed Tarek Sbaï, Laâziza Lakbir, Zouhir Azdour, Fattouma Toufik, Mohamed Chmaou… Constitué majoritairement d'avocats, le bureau exécutif est marqué également par une forte représentation du corps enseignant : Abdelaziz Fakhri, Abdelaziz Al Mordi, Benhamida Abdelmajid, et Fatiha Al Idrissi. En ce qui concerne l'élection du président, ajouter à cela la répartition des tâches au sein du bureau exécutif, rendez-vous a été pris pour samedi prochain pour trancher la question. Au sujet de la présidence, Mohamed Tarek Sbaï est donné largement favori pour occuper ce poste. Selon plusieurs membres du bureau exécutif, M. T. Sbaï serait «le mieux placé pour assumer cette responsabilité», vu qu'il «réunit toutes les caractéristiques requises pour s'acquitter de cette tâche : Membre actif du Barreau de Rabat, doublé de fervent militant des droits de l'Homme et de la lutte contre la dilapidation des deniers publics…». Cet article provient du Quotidien Aujourd'hui Le Maroc: http://www.aujourdhui.ma URL de cet article: http://www.aujourdhui.ma/actualite-details46932.html Page 1/1
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