Maroc : Instance Nationale de protection des Biens Publics

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Par INPBPM :: vendredi 04 février 2011 à 03:15 :: Climat

la gestion intégrée des ressources en eau et les changements climatiques

Par INPBPM :: lundi 29 novembre 2010 à 02:45 :: Climat
la gestion intégrée: ressources en eau et changements climatiques
Les travaux d'un atelier régional sur la gestion intégrée des ressources en eau et les changements climatiques, ont démarré lundi à Marrakech, à l'initiative de la Fondation Mohammed VI pour la Protection de l'Environnement.

Initié en partenariat avec l'Organisation Islamique pour l'Education, les Sciences et la Culture (ISESCO), ce conclave, dont les travaux se poursuivront jusqu'au 2 décembre prochain dans la cité ocre, s'insère dans le cadre de la mise en Âœuvre des actions de partenariat entre ces deux organismes.


Cette rencontre scientifique à laquelle, prennent part des représentants et responsables de quelque 12 pays arabes islamiques membres de l'ISESCO, est rehaussée également par la participation d'une trentaine d'experts nationaux et internationaux en matière de gestion des ressources en eau et des changements climatiques.


Elle sert d'occasion pour se focaliser sur nombre de questions en rapport notamment, avec les effets néfastes liés au phénomène du réchauffement climatique, le phénomène de la désertification, la sécheresse, les inondations, la salinité croissante de certaines nappes aquifères côtières, les changements quantitatifs et qualitatifs relatifs aux ressources eu eau, ainsi qu'avec l'insertion des dimensions environnementales, économiques et sociales dans la gestion intégrée des ressources en eau.


S'exprimant à cette occasion, M. Abdelaziz Belhouji de la FMGE a fait savoir que les changements climatiques sont devenus, à l'heure actuelle, l'un des défis majeurs et un des enjeux posés auxquels l'humanité est appelée à faire face, eu égard l'impact pesant de ce phénomène (changements climatiques) sur les ressources naturelles en générale, et celles hydriques en particulier.


Le traitement de cette problématique des changements climatiques et leur impact sur les ressources en eaux, demeure tributaire de la conjugaison des efforts de tous les Etats en vue d'adopter, de manière collective et complémentaire, toutes les mesures adéquates, a-t-il estimé.


Et de poursuivre que cela suppose également d'offrir les expertises nécessaires et les compétences qualifiées, outre la promotion des capacités analytiques en vue de l'orientation des politiques publiques et la concrétisation de projets à même de limiter ces effets néfastes, mettant en avant, dans ce contexte, l'importance de la coordination et de la coopération entre les différentes parties concernées, entre autres, les Centres de recherche scientifique, les universités, les acteurs de la société civile et le secteur privé.


M. Belhouji a tenu à indiquer également que la Fondation Mohammed VI pour la Protection de l'Environnement ne cesse de jouer un rôle pionnier dans la vulgarisation de la culture environnementale ainsi que dans l'information et la sensibilisation quant aux dangers provoqués par le réchauffement climatique, ainsi que par les changements climatiques et ce, auprès des administrations, des acteurs économiques ainsi que de l'ensemble des catégories sociétales.


M. Belhouji a passé en revue, dans ce contexte, les trois programmes mis en place par la Fondation pour l'atténuation des émissions du CO2, entre autres, celui " des entreprises écologiques ".


De son coté, M. Hatem Mekhemer Mohamed, expert en ressources hydriques à la Direction des Sciences de l'ISESCO a fait observer que ce conclave ambitionne de consolider la coopération régionale et internationale pour la promotion de la recherche scientifique relative aux effets néfastes probables sur les ressources hydriques, tels qu'engendrés par les changements climatiques, et d'Âœuvrer pour la mise en place d'une stratégie cohérente ainsi que des plans d'actions efficients dans ce domaine.


Et d'ajouter que selon les prévisions scientifiques, la région du monde islamique et la zone arabe devraient connaître à partir de 2025, une véritable crise hydrique, estimant qu'il appartient désormais aux pays de consolider leurs efforts et d'approfondir la recherche et la concertation en vue de dégager les mécanismes à même de permettre de garantir leur sécurité hydrique.


Cette démarche sera possible à travers l'élaboration de stratégies nationales et régionales à même de prendre en considération les différents aspects sociaux, économiques, environnementales et culturelles, a-t-il expliqué.


A l'ordre du jour de ce conclave figurent également la présentation des programmes de sensibilisation et d'information sur le réchauffement climatique et sur les changements climatiques que mène la FMGE, outre la présentation des expériences de certains pays arabes dans le domaine de la gestion intégrée des ressources en eau, tels que l'Irak, Liban, Qatar, Koweït, Syrie, Bahreïn, Maroc, Palestine et le Yémen.


Les conférenciers seront également au rendez-vous avec une série de visites guidées notamment, dans la palmeraie de Marrakech ainsi qu'aux stations de traitement des eaux usées de la ville de Marrakech.



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Le changement climatique et la Convention sur l’eau

Par INPBPM :: samedi 30 octobre 2010 à 19:05 :: Climat
Le changement climatique est une réalité, tout comme le sont ses impacts. Entre 2000 et 2006, la fréquence des catastrophes dans le monde dues à des événements climatiques extrêmes a augmenté de 187 % par rapport à la décennie précédente.

La plupart des pays de la CEE peuvent s’attendre à des effets préjudiciables, même si ceux-ci seront très inégaux d’une région à l’autre et même d’un bassin à l’autre.

En Europe septentrionale, certains impacts sont déjà visibles, notamment l’accélération des inondations, l’érosion et le retrait des glaciers. La baisse de l’enneigement menace les économies basées sur le tourisme hivernal et la modification du régime des eaux affecte le développement de l’énergie hydraulique et de l’agriculture. Les zones côtières sont confrontées aux impacts négatifs de l’élévation du niveau de la mer, notamment à l’intrusion saline dans les eaux souterraines côtières et à l’accroissement des débits fluviaux. Les zones humides pourraient tout simplement s’assécher.

En Europe méridionale, dans le Caucase et en Asie centrale, on s’attend à ce que la hausse des températures et la sécheresse menacent la disponibilité en eau, le potentiel hydroélectrique, le tourisme estival et la productivité agricole. En Europe centrale et orientale, on prévoit une baisse des précipitations estivales.

Dans l’ensemble de la région, le changement climatique menace la santé de l’homme, ralentit le développement et augmente la pauvreté, la mortalité infantile et la faim. Les inondations, les vagues de chaleur, les froids intenses et autres événements climatiques extrêmes traumatisent les individus et les exposent à des eaux contaminées et aux vecteurs de maladie.

Les écosystèmes de la région sont altérés par des changements de régime d’écoulement entraînant par exemple l’assèchement des zones humides, la modification des températures, la floraison d’algues et la disparition de certaines espèces.
De tels changements pourraient provoquer la disparition de certains écosystèmes et perturber irréversiblement les services qu’ils rendent.

Les pays les moins développés sont parmi les plus vulnérables aux impacts du changement climatique.
De plus, la pauvreté largement répandue limite leur capacité d’adaptation.

Bien que les efforts internationaux tentent de ralentir et d’atténuer les effets négatifs du changement climatique, les résultats ne seront pas visibles avant longtemps.
Dans ce contexte, l’adaptation au changement climatique est indispensable et urgente.
Le défi est particulièrement difficile à relever dans les pays partageant une ressource vitale aussi étroitement liée au climat que l’eau.
Il est à la fois sage et rentable de commencer à s’adapter dès aujourd’hui.

Pour être efficaces, les politiques d’adaptation doivent tenir compte du fait que le changement climatique n’est qu’une pression sur les ressources en eau parmi d’autres et doivent être menées dans cette optique.
En cas de partage des eaux, les mesures d’adaptation doivent être développées et appliquées en coopération par toutes les parties prenantes et au niveau des bassins afin d’éviter les conflits, gaspillage de ressources et confusions.

La plupart des pays de la région de la CEE ne disposent pas de stratégies d’adaptation. Nombreux sont ceux qui manquent des ressources, des connaissances et/ou de la capacité nécessaires pour les développer. C’est la raison pour laquelle les Parties à la Convention sur l’eau ont décidé d’élaborer des lignes directrices sur l’eau et l’adaptation au changement climatique dans les bassins transfrontières, incluant la gestion des risques d’inondation et de sécheresse.

En collaboration avec le Protocole sur l’eau et la santé, des experts ont rédigé un document expliquant comment adapter la gestion de l’eau au changement climatique dans la région de la CEE et ailleurs.
Les lignes directrices destinées aux gestionnaires et décisionnaires expliquent comment les pays peuvent mettre en oeuvre la Convention sur l’eau dans le contexte du changement climatique et face aux incertitudes croissantes.
Le document présente une approche progressive permettant d’évaluer les impacts du changement climatique et de développer des réponses politiques, stratégiques et opérationnelles appropriées en termes d’adaptation. Il s’agit toutefois d’une feuille de route générale qui doit être adaptée aux situations locales spécifiques.

Les étapes vers l’adaptation
Les Directives couvrent les points suivants :
Principes généraux et cadre politique, institutionnel et juridique global nécessaire pour une planification et une mise en oeuvre efficaces de l’adaptation ;
Besoins d’information pour évaluer l’impact climatique sur la disponibilité en eau et les services liés à l’utilisation de l’eau, en associant des modèles et des scénarii climatiques à des modèles hydrologiques au niveau des bassins ;
Évaluation de la vulnérabilité du niveau national au niveau local pour identifier les lieux, populations et écosystèmes fortement exposés au risque, les sources de leur vulnérabilité et les manières dont le risque peut être réduit ou éliminé ;Développement de mesures d’adaptation concernant :
► La prévention, y compris plans d’action et législation, pour anticiper les pires effets des événements extrêmes tels que la sécheresse et les inondations,
► L’amélioration de la résistance ou de la résilience des réseaux d’alimentation en eau en améliorant l’irrigation, la désalinisation, le bilan hydrologique, la sécurité des barrages, l’aménagement du territoire, etc.,
► La préparation aux événements extrêmes par le biais de la sensibilisation, du partage équitable des ressources en eau et de la gouvernance associée,
► La réponse aux événements extrêmes incluant les mesures d’évacuation, les soins médicaux d’urgence et la distribution d’eau potable. Inclut aussi les dispositions relatives à la gestion des risques, au développement institutionnel, à la formation d’urgence et à la diffusion d’informations,
► La préparation au rétablissement ou à la gestion postérieure incluant la réhabilitation, la reconstruction, la législation, la collecte et la diffusion d’informations.
Financement des stratégies d’adaptation pour garantir leur solidité économique, leur efficacité et leur durabilité ;
Évaluation des stratégies d’adaptation pour identifier les contraintes et les obstacles à leur mise en oeuvre et évaluer leurs résultats et leur efficacité économique.

Climat et santé
Le Protocole sur l’eau et la santé de la Convention sur l’eau vise à contrôler les maladies liées à l’eau par le biais d’une meilleure gestion de l’eau. Sachant que sa mise en oeuvre sera fortement affectée par les impacts du changement climatique, l’adaptation doit être prise en compte lors de l’implémentation des dispositions, notamment celles relatives à l’eau potable, à l’assainissement, aux systèmes d’alerte précoce et à la surveillance des maladies liées à l’eau.

De la théorie à la pratique
Des projets pilotes sont en cours pour concrétiser les objectifs et les politiques de la Convention relatifs au changement climatique par des actions sur le terrain. Pour aider les pays à développer leurs stratégies d’adaptation, la Convention sur l’eau encourage aussi l’échange d’expériences face au changement climatique et le développement d’une base de connaissances sur les impacts attendus et les mesures d’adaptation mises en oeuvre dans la région de la CEE.


Le changement climatique et la Convention sur l’eau


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Débat à Casablanca sur la crise du système scolaire dans le monde actuel

Par INPBPM :: samedi 09 octobre 2010 à 00:48 :: Climat

 Les participants à une rencontre-débat sur l'éducation, organisée vendredi à Casablanca, ont plaidé pour la nécessaire révision des fonctions classiques de l'école et des programmes scolaires.

Réunis à l'invitation de la Fondation du Roi Abdul Aziz Al Saoud pour un colloque international de deux jours sur le thème ''Eduquer dans le monde contemporain : Les savoirs et la société de la connaissance'', les intervenants, des pédagogues et des philosophes marocains et étrangers, ont appelé à recadrer les programmes pédagogiques avec les évolutions de l'instant et aussi redéfinir la place et le rôle de l'école dans la société de la connaissance.


Ils ont noté une certaine complexité qui explique la difficulté de l'analyse, ce qui rend nécessaire le recours à une approche globale conjuguant pédagogie, sociologie et psychologie.


C'est d'ailleurs l'opinion de M. Mohamed Sghir Jenjar, Directeur Général de la Fondation qui a d'emblée souligné l'aspect lancinant de la thématique débattue lors de ce colloque organisé en partenariat avec le Collège International de Philosophie, l'occasion de réfléchir sur la crise qui frappe l'enseignement non seulement dans les pays de la rive sud de la Méditerranée mais aussi dans les pays développés dans le Nord.


Une occasion aussi, a-t-il suggéré, de proposer des pistes de réflexion et pourquoi pas des solutions et faire en sorte que l'école recouvre ses lettres de noblesse et soit replacée sur de bons rails, à la fois ancrée dans les spécificités culturelles et patrimoniales nationales et également tournée vers l'avenir et les innovations d'une époque de plus en plus numérisée.


Et d'estimer que ''les contenus du savoir, sacrifiés par moments à une raison didactique, méritent d'être ramenés à leur socle de formation et que l'illusion rationnelle qui consiste à parler indistinctement de toutes les disciplines enseignées doit également être interrogée''.


Le philosophe belge, Didier Debaise pense, quant à lui, que l'image de la science, véhiculée dans les théories de la connaissance, les approches pédagogiques et les théories sociales, repose sur une vision désuète qui ne tient pas assez compte de la singularité et des transformations des pratiques scientifiques.


Autre éclairage, celui de Nathalie Bulle, Chercheur au CNRS en France et au Groupe d'étude des méthodes de l'analyse sociologique de la Sorbonne, qui a fait remarquer que les changements pédagogiques dans la plupart des systèmes éducatifs occidentaux visent aujourd'hui le développement de compétences générales, s'appuyant en cela sur des notions comme l'interdisciplinarité, les situations d'apprentissage ou encore l'interaction entre pairs.


Pour sa part, l'universitaire algérienne, Naïma Haj Abderrahmane, a dans un exposé intitulé ''Vérité et vérité font deux'', met en avant le rôle politique de l'éducation, un faire-voir de la dignité de l'individu-élève, des références et du savoir dictés à l'école et imposés par l'Etat.


 Casablanca, 08/10/10-MAP



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Changement climatique

Par INPBPM :: samedi 05 juin 2010 à 19:00 :: Climat

Les risques du changement climatique préoccupent de plus en plus dirigeants et citoyens.


Il existe dorénavant un consensus sur la reconnaissance du problème et de sa gravité, et la nécessité d'agir pour limiter les risques du changement climatique en réduisant les émissions de gaz à effet de serre.


Thème majeur de l'agenda international, la question climatique n'est plus circonscrite aux seules négociations environnementales mais rejoint les questions liées au modèle de développement, les enjeux énergétiques occupant une place majeure dans ce contexte.




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L’équation alimentaire mondiale connaît actuellement un déséquilibre profond

Par INPBPM :: lundi 03 mai 2010 à 19:55 :: Climat
L’équation alimentaire mondiale

L’équation alimentaire mondiale connaît actuellement un déséquilibre profond traduit par un important renchérissement des cours de la quasi-totalité des produits alimentaires de base. Ainsi, les cours du blé dur sont passés de près de 160 dollars la tonne en 2004 à 260 dollars la tonne en octobre 2008

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L’équation alimentaire mondiale connaît actuellement un déséquilibre profond traduit par un important renchérissement des cours de la quasi-totalité des produits alimentaires de base. Ainsi, les cours du blé dur sont passés de près de 160 dollars la tonne en 2004 à 260 dollars la tonne en octobre 2008.



Pour le maïs, les prix ont évolué de 110 à 180 dollars la tonne sur la même période.


Cours des produits alimentaires

Malgré leur récente baisse durant les derniers mois, les cours des produits alimentaires demeurent à des niveaux élevés par rapport à ceux enregistrés avant 2007.


La combinaison de plusieurs forces, notamment nouvelles, a été déterminante pour la situation mondiale de l’alimentation actuelle.


 Déséquilibre de l’équation de l’alimentation mondiale

Les principaux facteurs à l’origine du déséquilibre de l’équation de l’alimentation mondiale consistent en l’amélioration des revenus des populations au niveau mondial, l’augmentation de la production des biocarburants souvent subventionnés, la faiblesse de la productivité.


Faibles stocks en produits alimentaires

Parmi ces facteurs, figurent également les faibles stocks en produits alimentaires dus à la fréquence des sécheresses et des inondations causées par les changements climatiques, les prix élevés des intrants et les coûts élevés du transport liés à l’augmentation du prix de l’énergie ainsi que l’accroissement de la population générant une plus forte demande de produits alimentaires de base.


Hausse significative de quantités demandées en produits alimentaires.

Du côté de la demande, l’augmentation des revenus de certains pays, dont la Chine et l’Inde en particulier, a causé une hausse significative de quantités demandées en produits alimentaires.


Modification des pratiques alimentaires, l’urbanisation, l’essor

économique et la croissance démographique

De même, la modification des pratiques alimentaires, l’urbanisation, l’essor

économique et la croissance démographique dynamisent la demande de produits d’alimentation humaine et animale notamment dans les pays en développement.


Accroissement sensible de la demande en biocarburants

Par ailleurs, l’accroissement sensible de la demande en biocarburants détourne la production agricole de son objectif principal d’alimentation.


l’augmentation rapide de l’utilisation des matières premières agricoles pour la production bio énergétique

Toutefois, l’augmentation rapide de l’utilisation des matières premières agricoles pour la production bioénergétique demeure moins forte que la progression des utilisations liées à l’alimentation humaine et animale.


Impacts des biocarburants sur la sécurité énergétique

En outre, les impacts des biocarburants sur la sécurité énergétique seraient minimes de par leur faible part dans les transports routiers qui ne dépasserait pas 3 à 4 % en 2030. En revanche, leurs effets sur la réduction de la production agricole deviennent de plus en plus considérables.


Biocarburants

Selon la Banque Mondiale14, les biocarburants sont responsables de la récente hausse des prix des denrées alimentaires à hauteur de 75%.


Offre alimentaire, les impacts du changement climatique

Concernant l’offre alimentaire, les impacts du changement climatique sont devenus prépondérants, agissant fortement sur les disponibilités en eau et sur la production agricole.


Evaluation de l’effet du changement climatique

Les conclusions de l’évaluation de l’effet du changement climatique sur le potentiel de production agricole dans le monde et dans les différents pays au terme des cinquante prochaines années attestent de l’importance de ces impacts et ce, selon qu’on mette en place des programmes de réduction du carbone dans l’atmosphère ou pas (IFPRI 2008).


baisse du potentiel de production du secteur agricole

Cette évaluation a permis de montrer qu’une forte baisse du potentiel de production du secteur agricole serait sûre en l’absence d’actions en faveur d’une atténuation des impacts du changement climatique.


  Coûts de plus en plus élevés des intrants agricoles et du transport,

D’un autre côté, il est à noter que les coûts de plus en plus élevés des intrants agricoles et du transport, liés au renchérissement du prix du pétrole, ont agit significativement sur l’offre agricole.


Production mondiale de céréales

Dans ce contexte, la production mondiale de céréales, à titre d’exemple, n’a connu qu’une faible progression sur la période 1999-2007 en passant de 1,86 milliard de tonnes à près de 2,6 milliards de tonnes.


Mutation du circuit de commercialisation des produits alimentaires

Un autre facteur important à l’origine de ce déséquilibre profond de l’équation de l’agriculture et de l’alimentation mondiale réside dans la mutation du circuit de commercialisation des produits alimentaires à travers la globalisation de la chaîne du marché de l’agro-alimentaire et le renforcement du poids de la filière distribution.


Prolifération du commerce

La prolifération du commerce par l’intermédiaire des grandes surfaces et centrales d'achat a permis de renforcer le pouvoir des supermarchés qui exercent désormais une forte influence sur les producteurs agricoles, leur dictant leurs préférences en termes de prix et de produits.Compte tenu de ces facteurs, aussi bien de l’offre que de la demande, il est prévu que les prix des produits de base, en termes nominaux, dépasseront en moyenne les niveaux qui ont prévalu pendant les dix années écoulées.


Projections de prix

Par rapport à la moyenne observée entre 1998 et 2007, les projections de prix pour la période 2008-2017 de l’OCDE et de la FAO indiquent une augmentation de 20 % environ pour la viande bovine et de quelque 30 % pour le sucre brut et le sucre blanc.



Ces hausses s’élèveraient de 40 à 60 % pour le blé, le maïs et le lait écrémé en poudre, de plus de 60 % pour le beurre et les graines oléagineuses et de plus de 80 % pour les huiles végétales.


Sur cette période, le mouvement de baisse des prix reprendra en termes réels, à un rythme cependant plus lent.


  Impacts des différents éléments d'offre et de demande sur les prix

Toutefois, les impacts des différents éléments d'offre et de demande sur les prix continueront vraisemblablement de différer d’un produit agricole à l’autre.


Prix pourraient être plus volatiles

Par ailleurs, les prix pourraient être plus volatiles que par le passé du fait notamment que les niveaux des stocks ne devraient pas sensiblement remonter (au moins durant la période 2008-2017).


  Conditions  météorologiques et l’offre de produits agricoles

Par ailleurs, les conditions  météorologiques et l’offre de produits agricoles pourraient devenir plus variables en raison des changements climatiques et de l'intervention des fonds d’investissement non commerciaux à caractère spéculatif qui opèrent sur les marchés à terme agricoles ou s’en retirent en fonction des perspectives de profit.


Évolution effective des prix des produits agricoles et des denrées alimentaire

L’évolution effective des prix des produits agricoles et des denrées alimentaires dépendra largement des grandes orientations à venir en termes de politiques agricoles menées à travers le monde.


Mesures restrictives sur les exportations

Ainsi, des mesures restrictives sur les exportations (Argentine), qui favoriseraient provisoirement les consommateurs des pays concernés, auraient des impacts négatifs sur les producteurs nationaux en limitant la réactivité de l’offre, tout en contribuant aux incertitudes qui entourent les marchés mondiaux des produits de base. Inversement, la limitation des importations par des mesures aux frontières restreindrait les possibilités de croissance à l’étranger pour les producteurs, réduisant en conséquence l’offre agricole mondiale.


L’offre agricole

L’offre agricole serait également confrontée à des incertitudes et à des obstacles quant à la superficie des nouvelles terres susceptibles d’être mises en culture.


investissements publics et privés pour l’accroissement de la productivité agricole

Des investissements publics et privés pour l’accroissement de la productivité agricole à travers le renforcement de la R&D et l’amélioration de l’utilisation des facteurs de production (eau, terre…), amélioreraient considérablement les perspectives en contribuant à élargir la base de production qui pourrait baisser le risque de nouvelles variations des prix des produits de base.


Stratégies agricoles

Les stratégies agricoles sont appelées à contribuer à atténuer le rythme du changement climatique et partant ses impacts néfastes sur la croissance agricole.


Intégrer l’agriculture dans les stratégies de réduction des effets du changement climatique

Il y aurait lieu notamment d’intégrer l’agriculture dans les stratégies de réduction des effets du changement climatique à travers la plantation d'arbres et l'utilisation du Mécanisme de Développement Propre via la vente des crédits carbone qui en découlent (actuellement sur le marché mondial du carbone, 20 tonnes de CO2 se négocient à 20 dollars US).


Renforcer les programmes de protection sociale et d'améliorer le ciblage des aides orientées vers les couches vulnérables.

Pour atténuer les impacts sociaux négatifs de cette mutation de la situation alimentaire mondiale, il devient nécessaire de renforcer les programmes de protection sociale et d'améliorer le ciblage des aides orientées vers les couches vulnérables.



Ceci contribuerait à réduire les tensions sociales, de plus en plus nombreuses de par le monde du fait de la forte pression exercée sur le pouvoir d’achat des populations vulnérables.


Nouvelle équation de l’agriculture et de l’alimentation mondiales

Rapport Economique et Financier 2009

 

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Conférence de Copenhague et justice climatique

Par INPBPM :: jeudi 11 février 2010 à 00:44 :: Climat

Conférence de Copenhague et justice climatique


 Près de 200 personnes ont assisté le 25 janvier dernier au siège de l’ONU à New York à une conférence sur l’Accord de Copenhague réunissant représentants permanents des pays membres de l’ONU et membres de la société civile. L’objectif était d’améliorer la compréhension des implications de l’Accord de Copenhague et mettre en évidence les nouvelles stratégies pour atteindre un plus grand succès lors de la 16ème Conférence des Parties, qui débutera à Mexico à la fin du mois de novembre. Organisée par le Service de liaison des Nations Unies avec les organisations non gouvernementales (SLNG), l’ONG Realizing Rights : The Ethical Globalization Initiative et la Fondation Dag Hammarskjöld, cette réunion était présidée par Mme Mary Robinson, Présidente de Realizing Rights. Les intervenants étaient : Mr. l’Ambassadeur Lumumba Stanislas Di-Aping, négociateur en chef des pays du G77, Mme Meena Raman, conseiller juridique du Réseau Tiers-Monde, M. Ben Margolis, Directeur de campagne auprès de la Campagne mondiale pour l’action climatique, et M. Robert Orr, Secrétaire général adjoint pour la coordination des politiques et la planification stratégique au Cabinet du Secrétaire général des Nations Unies. Leurs remarques préliminaires ont été suivies de nombreuses allocutions des représentants des gouvernements et de la société civile.

 

 

Retour sur les points clés de la réunion

 

Dans son discours d’ouverture, Mary Robinson a noté que 2010 serait une année extrêmement importante pour faire de rapides progrès sur le changement climatique en maintenant la dynamique actuelle sur cette question, améliorant la compréhension, la confiance et la collaboration. « La justice climatique commence par le fait de reconnaître que les pays les plus riches du monde ont le plus contribué au problème et ont donc une plus grande obligation de prendre des mesures et de le faire plus rapidement » a-t-elle expliqué. Appliquer la justice climatique nécessite une analyse et une action qui s’appuie sur les impacts différenciés sur des groupes spécifiques, notamment les femmes et les peuples autochtones. La notion de justice climatique renforce la nécessité pour les gouvernements et les autres à agir de façon responsable et transparente en respectant les droits de l’homme et la dignité de tous les peuples. Cette notion oblige également à porter plus d’attention à ce que les plus vulnérables ont à dire sur la question et met en évidence l’importance du multilatéralisme et de la participation de toutes les nations dans le processus de négociation et les résultats, et spécifiquement les pays les plus touchés par les effets des changements climatiques, a conclu Mary Robinson.

 

Mr. Lumumba Stanislas Di-Aping a insisté dans son allocution sur l’importance de créer un groupe de négociateurs qui représente de manière juste les différents groupes d’intérêt et qui puissent tenir leurs engagements. Il a demandé aux participants d’examiner si les éléments substantiels dans l’Accord de Copenhague étaient acceptables et de prendre note en particulier des risques pour l’Afrique. Les engagements actuels entraîneront une hausse de 4° de la température mondiale et un stress hydrique pour 75 à 250 millions de personnes d’ici 2020. En vertu de l’entente actuelle, seulement 20% de l’espace pour les émissions atmosphériques sera alloué à 80% de la population du globe. Mr. Lumumba Stanislas Di-Aping a demandé davantage d’engagements et une accélération du processus de transfert de technologies, et a appelé à trouver des solutions pour le financement du climat.

 

Meena Raman a rappelé aux participants que l’Accord de Copenhague n’a été qu’un des résultats de la COP 15 (15ème Conférence des Parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, CCNUCC) de décembre 2009 et qu’il existe des rapports importants provenant de deux des groupes de travail de la Convention-cadre : le Groupe de travail spécial pour l’action coopérative (qui pousse plus avant le Plan d’action de Bali) et le Comité ad-hoc du Groupe de travail sur le Protocole de Kyoto . Elle craint que les efforts s’arrêtent en 2012, alors que ce processus n’était que la première période d’engagement qui se termine en 2012, la deuxième période commençant en 2013. Elle a noté que l’on peut s’attendre à ce que les États-Unis, bien que non signataires du Protocole de Kyoto, fassent des « efforts comparables » aux autres pays développés (Annexe 1) et souligné que l’une des principales faiblesses de l’Accord de Copenhague est qu’il ne contient pas d’objectif global de réduction des émissions dans le texte final ce qui risque donc d’entrainer un nivellement par le bas des différents pays engagés, et ce d’autant plus qu’aucun mécanisme de contrôle n’a été prévu.

 

Ben Margolis, directeur de campagne auprèss de la Campagne mondiale pour l’action climatique, a rappelé aux participants que l’essence de la justice climatique est de mettre les peuples au centre des polituqes. Il a appelé à un engagement renouvelé en faveur du maintien des négociations au niveau du CCNUCC, impliquant tous les pays. Il a noté que le BASIC (Brésil, Afrique du Sud, l’Inde et la Chine) a appelé à mettre plus d’énergie dans la CCNUCC, en augmentant le nombre de réunions prévues en 2010, et obtenant de véritables engagements, en particulier sur le financement et le transfert de technologies. A ses yeux le processus politique ne suffit pas, il faut y ajouter de nouvelles formes de militantisme ainsi qu’une réduction significative des émissions du secteur privé.

 

M. Robert Orr, a commencé son intervention en reconnaissant qu’il pouvait y avoir des « compréhensions divergentes » de l’issue d’un « processus désordonné. » Toutefois, il a estimé qu’étant donné l’importance des enjeux et la nature sans précédent de la Conférence de Copenhague, ces différences d’interprétation étaient normales. Il a incité ses auditeurs à prendre du recul, évaluer ce qui avait eu lieu à Copenhague, puis seulement ensuite regarder vers l’avenir. M. Orr a souligné trois « grandes premières importantes » à propos de Copenhague :

 

 

1) Un débat important au niveau mondial sur cette question a eu lieu et les gouvernements se sont entendus sur un objectif ;

 

2) Les principaux acteurs ont pris des engagements sérieux dans le contexte de l’Accord de Copenhague ;

 

3) Une discussion constructive sur les ressources à allouer à la CCNUC a permis de se rapprocher de l’ordre de grandeur nécessaire.

 

Il a noté que l’engagement des grands pays développés à fournir une enveloppe de 100 milliards de dollars d’ici à 2020 est extrêmement important, tout comme celui des Etats-Unis de fournir 30 milliards de dollars au cours des trois prochaines années, ces fonds devant être alloués surtout aux plus pauvres et aux plus vulnérables. Il a par ailleurs souligné l’importance d’un financement universel pour la CCNUCC qui est encore le seul forum universel et légitime de négociation. En mentionnant le fait que les négociations avaient failli échouer à Copenhague, Mr. Orr a voulu rappeler la situation d’urgence et la nécessité pour les participants aux groupes de travail de venir avec de nouvelles idées et une meilleure vue sur l’objectif à atteindre. Il s’est félicité de l’initiative des pays du BASIC qui ont appelé à davantage de réunions cette année. Il a conclu en déclarant que l’engagement politique au plus haut niveau est essentiel pour l’avenir, qu’il est impératif de trouver des moyens de relayer efficacement l’énergie politique et que pour avancer sur ces questions en 2010, les efforts de toutes les parties prenantes sont essentiels.

 

Ces allocutions ont été suivies d’un débat franc et constructif. De nombreux orateurs ont formulé des observations sur la nécessité de bâtir une plus grande confiance en 2010. Tous se sont accordés sur le fait que l’année 2010 est cruciale dans la lutte active contre la menace du changement climatique. Une recommandation concrète a été formulée : inviter le Premier Ministre du Danemark et le Président du Mexique lors d’une réunion du Bureau de la Conférence des Parties de la CCNUCC et organiser 4 à 5 réunions en 2010 au cours desquelles les gouvernements travailleraient ensemble de façon constructive pour rédiger le type d’accord espéré à Copenhague. De nombreux intervenants ont demandé un leadership plus fort aux gouvernements pour la 16ème Conférence des Parties. Mary Robinson a conclu que cette réunion était parvenue à dissiper le sentiment de désarroi qui avait fait suite à la Conférence de Copenhague, et a souligné l’importance d’un fort leadership et de prendre appui sur les principes d’équité et de justice sur la route vers le sommet de Mexico.

 

 http://www.un-ngls.org/spip.php?article1848

 

 

 

 


Climat: Conférence de Bali

Par INPBPM :: jeudi 17 décembre 2009 à 00:38 :: Climat

Conférence de Bali sur le climat


 

Conférence de Bali sur le climat: deux décisions importantes prises

NUSA DUA (AFP) - Une conférence capitale sur les changements climatiques s'est ouverte lundi à Bali et a salué la ratification ce même jour par l'Australie du protocole de Kyoto sur la réduction des gaz à effet de serre.

Fiche de présentation des principaux gaz à effet de serre (© AFP/Infographie)

Cette réunion sous l'égide de l'ONU, prévue jusqu'au 14 décembre, doit permettre de tracer une feuille de route de discussions pour prolonger au-delà de 2012 le protocole de Kyoto sur ces gaz responsables du réchauffement.

 

Deux décisions "importantes" ont déjà été prises à la conférence de Bali sur le climat, a déclaré mardi le secrétaire exécutif de la Convention de l'ONU sur les changements climatiques (UNFCCC), le Néerlandais Yvo de Boer.

 

La première est la création d'un groupe de travail, présidé par le nouveau président de la Convention Rachmat Witoelar, chargé de concevoir le cadre et la calendrier des négociations climatiques après Bali, a indiqué M. de Boer. Ce groupe spécial devra identifier les éléments clé faisant partie des négociations futures et travaillera aussi à préparer l'arrivée à Bali des ministres la semaine prochaine.

 

La seconde décision technique est de permettre à l'un des deux organes subsidiaires permanents de la Convention climat de vérifier la bonne réalisation des transferts de technologie. L'Organe subsidiaire pour la mise en application (SBI en anglais), qui inclut des représentants de gouvernements, pourra désormais se pencher sur les transferts de technologies. Ces technologies permettent par exemple à des centrales thermiques de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement.

 

Des représentants de près de 190 pays sont réunis à Bali (Indonésie) jusqu'au 14 décembre afin de tracer une feuille de route de négociations pour prolonger au-delà de 2012 le protocole de Kyoto de réduction des gaz responsables du réchauffement.

 

"Les attentes du public sont grandes. Les yeux du monde sont tournés vers vous", a solennellement déclaré aux délégués le secrétaire exécutif de la Convention de l'ONU sur les changements climatiques (UNFCCC), le Néerlandais Yvo de Boer. De nombreux participants ont d'emblée exprimé leur satisfaction en apprenant que le Premier ministre australien Kevin Rudd, tout juste élu, avait annoncé avoir ratifié Kyoto.

 

Les Etats-Unis sont désormais la seule nation développée à ne pas l'avoir fait. Le Fonds mondial pour la nature (WWF) a estimé que la ratification par Canberra incitait Washington à faire de même. "Une fois que les Etats-Unis auront rejoint (Kyoto), nous pourrons nous atteler à légiférer sur des réductions draconiennes", a indiqué l'organisation dans un communiqué.

 

Le protocole de Kyoto (1997) est l'unique outil international pour freiner les émissions de gaz à effet de serre (GES), qui approchent des niveaux records. Les scientifiques recommandent de les diviser par deux d'ici 2050 (80% pour les pays industrialisés).

 

Le réchauffement climatique menace notamment l'Indonésie, troisième émetteur mondial de CO2 en raison de la déforestation qui s'y déroule à grande échelle. L'archipel pourrait perdre 2.000 îles en cas de montée des océans. "Le résultat de cette conférence déterminera, dans une certain mesure, si Bali et d'autres sites vulnérables sont destinés à devenir des paradis perdus ou pas", a commenté M. de Boer.

 

La réunion a pour cadre Nusa Dua, une péninsule au sud de Bali abritant des complexes hôteliers luxueux, placée sous la protection de 3.000 policiers et 7.000 militaires.

 

Dix mille participants --responsables gouvernementaux, experts, militants écologistes-- ont commencé à y animer des débats sur des questions techniques très variées, allant de l'énergie éolienne au marché du carbone en passant par la géothermie ou l'avancée du désert.

 

Un code vestimentaire "relax", sans veste ni cravate, a été choisi à dessein pour économiser la climatisation, mais de nombreux délégués ont peiné lundi à quitter leur tenue de ville.

 

M. de Boer a dit espérer à Bali une triple décision, premièrement de lancer les négociations sur l'après-protocole de Kyoto, deuxièmement sur un calendrier pour ces négociations et troisièmement sur une date pour les conclure.

 

Les seuils de réduction des GES et les moyens éventuellement contraignants pour les limiter ne seront pas décidés à Bali, mais après. Bali sera donc d'abord le cadre de "négociations sur les négociations".

 

Publié le: 04/12/2007 à 07:58:26 GMT Source : AFP

 

URL de cet article: http://www.avmaroc.com/actualite/conference-

 

bali-a110648.html


Climat, énergie

Par INPBPM :: jeudi 22 mai 2008 à 17:13 :: Climat

Climat, énergie



Est-ce la seule perspective d’une centrale de plus, dans le pays déjà le plus "nucléarisé" du monde, qui a réuni des dizaines de milliers de manifestants le 17 Mars d’un bout à l’autre du pays ? Est-ce la nécessaire solidarité avec les habitants d’un voisinage déjà lourdement chargé en ce domaine ? Est-ce seulement encore la très légitime exigence d’un débat public démocratique sur les choix énergétiques nationaux ? Tout ceci sans doute, et plus encore.

 

Bien au-delà de ces questions déjà essentielles, nous devons prendre la pleine mesure du rêve fou des apprentis-sorciers du lobby nucléaire, qui est de profiter de la prise de conscience générale du péril climatique pour une relance mondiale de leur dangereuse activité. Déjà, dans la foulée d’un espoir de vente de quelques EPR à la Chine, "on" rêve de prendre de vitesse nos redoutables concurrents états-uniens, de rejouer le coup d’Airbus contre Boeing... Et l’on peut comprendre (ou craindre) que non seulement les économistes et les financiers, mais aussi les nombreux travailleurs d’une branche de très haute technologie soient tentés par l’aventure ! D’où un débat parfois difficile.

 

"On" se vante moins, actualité oblige, du rôle de la France dans l’équipement nucléaire de l’Iran. Et de tant d’autres pays dont certains ont déjà depuis longtemps atteint le stade de l’arme atomique, ou en sont proches. Relisons ce passé, dans lequel l’inconscience n’a qu’une faible part, sauf pour les citoyens tenus dans la parfaite ignorance de ces combinaisons meurtrières. Pour ceux qui n’ont pas pu suivre l’histoire en temps réel (et comment l’auraient-ils fait tant les choses étaient secrètes) un livre de Dominique Lorentz, publié aux Arènes en 2001, "Affaires atomiques" en reconstitue l’époustouflante chronique. Il garde toute son actualité, et n’a jamais été démenti, mais aussi étouffé que faire se peut (1).

 

Certes ce n’est pas tout, mais les autres risques, catastrophiques ou cumulatifs (déchets) sont mieux, quoique pas encore assez, connus des populations. Nous tenions à rappeler celui-ci, pour lequel la loi du silence paraît particulièrement tenace. La France porte une lourde responsabilité en la matière, demain comme jadis.

 

A qui encore, dans ce monde miné par les guerres de toutes natures, vendrons-nous un jour les chemins de l’arme ultîme ?

 

Ou "seulement" les prochains Tchernobyls ?

Danger public mondial à Flamanville

 

François Lille

 

http://bpem.survie-france.org/rubrique.php3?id_rubrique=28

 

(1) Voir le dernier livre de l’auteure, "Des sujets interdits", qui vient de paraître, aux Arènes encore.

 

 


bien public : le climat

Par INPBPM :: jeudi 21 février 2008 à 19:04 :: Climat

Quelle taxe pour préserver ce bien public qu’est le climat ?




Quelle taxe pour préserver ce bien public qu’est le climat ?
jeudi 21 février 2008

Altermondialistes, écologistes et syndicalistes ont débattu de la fiscalité écologique dans le cadre du Grenelle alternatif et citoyen et du Forum social mondial 2008. Six responsables* poursuivent ici cet échange.

La crise écologique et la crise financière mondiale exigent des réponses urgentes en ce qui concerne les biens communs de l’humanité ou les biens publics mondiaux. Pour ces biens, les droits de propriété, d’usage et d’accès ne peuvent être laissés au libre jeu du marché ou à des formes de délégation dans le cadre de partenariats public-privé, souvent promus par les institutions financières internationales. En effet, ces biens sont les supports de droits humains fondamentaux ; ils concernent notamment la santé, l’éducation, l’énergie, l’eau, etc., biens pour lesquels les inégalités d’accès dans le monde sont telles, aujourd’hui, que de nouvelles formes de coopération internationale sont à mettre en oeuvre de manière concrète. Cette coopération, pour ne pas rester purement rhétorique, suppose une volonté politique que doivent porter les Nations unies ; elle suppose des moyens de financement nouveaux et massifs. La mise en place de taxes globales pour financer un accès juste et soutenable à ces biens communs est une étape dans la construction de ces nouvelles coopérations, requises par un véritable état d’urgence planétaire.

Nous souhaitons illustrer ces propos à partir d’un bien public particulier, le climat et l’atmosphère, et donc à partir du droit à un environnement sain. Les travaux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat(Giec), tout comme les derniers rapports du Programme des Nations unies pour l’environnement(Pnue)(2007) et du Programme des Nations unies pour le développement(Pnud)(2008) confirment sans ambiguïté la nature anthropique et la gravité des dérèglements climatiques dus aux émissions de gaz à effet de serre, ainsi que l’urgence à agir pour éviter le franchissement des seuils d’emballement climatique. Le dernier rapport du Pnud est à cet égard riche d’enseignements : il évalue à 1,6% du produit mondial (soit environ 720milliards de dollars en 2008) le coût annuel des mesures nécessaires pour simplement arrêter l’aggravation du dérèglement climatique. Comment, alors, rassembler annuellement les 700 à 800milliards de dollars nécessaires sans organiser, au plan mondial, une collecte fiscale appropriée ? Comment répondre aux demandes légitimes des pays les plus pauvres, souvent les plus exposés, à celle notamment d’une augmentation du fonds de soutien à l’adaptation climatique ? Ce fonds est actuellement de 200millions de dollars seulement, alors que les pays du Nord ont une dette écologique énorme vis-à-vis de ceux du Sud : pendant qu’un habitant des États-Unis rejette en moyenne 20,6tonnes de CO2 par an, un habitant du Bangladesh en rejette 0,1 tonne.

Déjà, près de 700millions de personnes souffrent des effets de la désertification, près de 1,1 milliard de personnes n’ont pas accès à l’eau potable. Pour faire face à cette situation et pour que la planète puisse encore accueillir décemment des êtres humains à la fin du XXIe siècle, il est nécessaire de mettre en oeuvre trois types de taxations additionnelles : taxes sur les activités de change et de bourse, taxes sur les profits consolidés des transnationales, et taxes écologiques. S’agissant de la taxation sur les émissions de gaz à effet de serre et sur la consommation énergétique, il conviendra de mettre en place un système qui pèse de manière différenciée sur les diverses catégories sociales, les pays et les agents économiques. C’est pourquoi il est très important de concevoir une fiscalité écologique aux assiettes multiples : taxe sur l’utilisation de l’énergie, taxe sur le transport, taxe sur l’utilisation de l’eau, taxe sur l’empreinte écologique des produits, taxe sur les déchets. Chacune de ces taxes devrait être différenciée en fonction des utilisations : l’usage vital de l’eau et son mésusage pour remplir la piscine privée doivent être distingués pour la taxation.

Le chemin est ardu, nous n’en doutons pas, mais ces taxes constituent un des outils pour permettre à la fois une incitation à des pratiques plus écologiques, une redistribution des richesses et des moyens de financement public pour une réorientation de la production et de la consommation.

En France comme ailleurs, une part des élites dirigeantes s’est ralliée à cette idée de taxes écologiques, à condition toutefois de ne pas toucher au dogme néolibéral de la neutralité fiscale. La fiscalité aurait alors pour but essentiel de donner un prix au carbone, elle serait purement incitative, elle aurait pour vocation de corriger les échecs du marché en « internalisant » les coûts de la pollution. Dans cette configuration, les recettes qui seraient dégagées, comme dans le cas d’une taxe carbone, devraient permettre un allégement des cotisations sociales payées par les entreprises et assises sur les salaires ; elles ne pourraient plus servir à des financements nouveaux. La taxe carbone, évoquée par le président de la République française à la suite du Grenelle de l’environnement, procède de cette vision. Outre qu’elle revient à opposer les droits à une protection sociale et à des services publics de qualité et les droits à un environnement sain, elle vide la fiscalité de son rôle de redistribution et d’orientation, pour en faire un simple outil de marché. Mais une fois refusé ce principe de neutralité fiscale, la nature de la taxe reste à discuter. Pourquoi une taxe carbone seulement ? Pourquoi pas une taxe sur la consommation énergétique, puisqu’il s’agit d’en assurer la diminution d’ici à2050 ? Et pourquoi pas une taxe sur les déchets nucléaires, qui présentent des risques pour des milliers d’années et dont le traitement engage des frais colossaux pour la collectivité ?

Nous sommes bien loin du compte ! La Commission européenne a proposé fin janvier 2008 une série de mesures législatives pour la lutte contre le changement climatique. La taxe carbone, avec toutes ses limites, n’en fait pas partie. L’UE envisage en effet cette taxe sous la forme d’un ajustement aux frontières pour les États qui ne participeraient pas au Protocole de Kyoto (notamment États-Unis, Inde, Chine). Le commissaire européen au commerce extérieur n’a pas manqué de souligner les contradictions avec les principes libre-échangistes de l’OMC, repoussant les discussions à 2011 et préférant laisser continuer le jeu de massacre du dumping environnemental.

Nous appelons à un véritable débat public sur ces questions, déjà abordées dans le mouvement altermondialiste ; elles concernent au premier chef les citoyens et soulignent à quel point l’urgence écologique est en même temps une urgence démocratique.


*Geneviève Azam (Attac-France), Jacques Cossart (Attac-France), Vincent Drezet (Syndicat national unifié des impôts), Laurent Hutinet (Les Amis de la terre), Philippe Mühlstein (conseil scientifique d’Attac), Éric Toussaint (CADTM).

http://www.snui.fr/gen/audience/2008/politis_taxe_ecolo_210208.htm

 


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