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Rapport du FMI : L'informel plombe l'économie productivePar INPBPM :: vendredi 18 novembre 2011 à 19:11 :: OBSERVATOIRE INPBPM
Au Maroc, couvrant d'innombrables activités non reconnues, non
enregistrées ou encore non réglementées, l'économie informelle continue
d'occuper une place importante dans l'ensemble du système de production
malgré les efforts entrepris en vue de son intégration dans le tissu
économique moderne. Les dernières données disponibles à ce sujet
montrent que les différentes activités relevant du secteur informel
participent à hauteur de 14% du PIB et de 37% de l'emploi non-agricole.
L'expansion du secteur informel s'explique par le développement
particulièrement marqué des activités du commerce et de services qui
prédominent largement dans l'économie informelle avec une part s'élevant
à près de 60% de la production totale du secteur. Les activités
industrielles et de construction interviennent en seconde position avec
des parts respectives dans la production informelle estimées à 30% et
11%. Le Centre marocain de conjoncture a estimé que plus de deux
millions d'emplois étaient pourvus par l'économie informelle en 2007, ce
qui représente 37% environ de l'emploi total dans les activités
non-agricoles.
Le secteur informel fait ainsi preuve d'une grande capacité de création d'emplois même si les emplois créés demeurent pour la plupart fragiles et concernent souvent des activités instables, de faible rentabilité et soumises à de multiples facteurs de vulnérabilité. Les emplois dans le secteur informel se retrouvent en effet pour plus de la moitié dans des activités de commerce sous ses différentes formes où prédominent les unités de commerce non localisées et sans enregistrement administratif. Les activités de l'industrie et des services divers fournissent quant à elles le reste des emplois informels dans des proportions respectives de 21 et 19%. Le FMI indique en outre que la faiblesse des institutions et de la gouvernance explique 32% de l'économie informelle au Liban, contre 29% en Égypte, 27% en Jordanie et 22% en Tunisie et en Syrie, ainsi que 17% au Maroc. Certes, l'économie informelle participe à l'équilibre social en pourvoyant des emplois. Au plan national, cette activité souterraine offre des possibilités d'insertion aux catégories de populations les plus vulnérables. Mais pour le CMC, il importe d'en contrôler l'expansion et de mettre en œuvre les instruments favorisant l'intégration progressive de ses activités au tissu économique moderne. La démarche est d'autant plus imparable qu'au-delà de son impact positif au plan de l'emploi, l'économie informelle recouvre des activités marquées par une faiblesse de la productivité et des rendements. Celle-ci qui présente des perspectives limitées en matière de revenus et de rémunérations, prive les travailleurs des avantages qu'offre le système de protection sociale. Participant à l'évasion fiscale, l'informel exerce une concurrence déloyale à l'égard du secteur structuré. Trackbacks
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