L'Istiqlal, chef de file du gouvernement, a proposé trois idées phares. Il s'agit de la création d'une taxe de 3% sur les hauts revenus dépassant les 100.000 DH par mois. Cela va rapporter 300 MDH. Le parti de la balance veut un renforcement de la taxation des terrains nus afin de lutter contre la spéculation etune forte imposition des produits de luxe le parti de la Justice et du développement envisage de procéder à un allègement des impôts pour les classes moyennes ou modestes et d'imposer pluslourdement les riches le parti de la Justice et du développement envisage de procéder à un allègement des impôts pour les classes  moyennes ou modestes et d'imposer plus lourdement les riches Le PJD promet aux entreprises une baisse de la charge des impôts qui sera limitée à 25%, d'intégrer les secteurs informels et de renforcer la participation des PME dans la résorption du chômage. Le parti islamiste va jusqu'à promettre une exonération de taxes sur la valeur ajoutée pour les secteursalimentaire et médical. Le parti de la lampe est fortement attaché à une imposition de l'agriculture, surtout les grandes exploitations. Il est pour le maintien de l'exonération des petits agriculteurs avec un renforcement des moyens incitatifs qui leur sont dédiés L'Union socialiste des forces populaires fournit plus de détails dans ses propositions. L'USFP veut mettre le système fiscal au service de la justice sociale et promouvoir les objectifs du développement humain en imposant à tous (citoyens, entreprises, institutions à but lucratif ...) le devoir de la déclaration des revenus et de l'impôt obligatoire et en allégeant le taux d'imposition pour les nouvelles PME et pour le capital productif. En contrepartie, assujettir les capitaux non productifs (richesses et avoirs gelés) à des prélèvements fiscaux incitatifs à travers notamment certaines mesures comme l'adoption d'unimpôt exceptionnel de solidarité afin de faire face au déficit social chronique, l'allègement du fardeau fiscal sur les revenus des classes moyennes, en particulier les revenus professionnels, en révisant les tranches actuelles de l'impôt sur le revenu et en ajoutant de nouvelles tranches sur la base du principe d'une plus grande contribution des revenus élevés. Le parti de la rose veut un élargissement de l'assiette fiscale afin d'inclure de manière progressive les activités agricoles des grandes exploitationsdestinées à l'exportation sans toucher les petits agriculteurs. Pour l'entreprise, le parti veut une augmentation du plafond de l'IS à 35% pour les secteurs qui bénéficient du statut de monopole par une minorité, ou d'une concurrence faible ou inexistante, comme les secteurs des communications, du ciment,des grands espaces commerciaux, par exemple. A l'instar de l'Istiqlal et du PJD, l'USFP veut contrer la spéculation immobilière à travers l'adoption de la taxe sur la valeur immobilière non construite dans les zones urbaines et sur les logements vacants, ainsi que l'augmentation de l'impôt sur les bénéfices réels de spéculation immobilière de 20% à 35%.Pour encourager l'investissement l'USFP propose une réforme de la patente. En matière de dépenses fiscales, le G8 veut un relèvement substantiel de tous les secteurs sociaux notamment l'enseignement, la santé, la culture. Au niveau de l'imposition, l'Alliance propose une réduction annuelle et progressive de l'impôt sur les sociétés de 1 point avec l'objectif d'atteindre 25% à l'horizon 2016. Pour les très petites entreprises (TPE), le G8 veut une limitation des taux à 15% pour les entreprises dont le chiffre d'affaires ne dépasse pas 10 MDH. Il propose pour la TPE une réduction de la charge fiscale à 4% du chiffre d'affaires n'excédant pas 1 MDH pour l'acquisition de biens et à 2% du CA n'excédant pas 500.000 DH pour l'acquisition de services. Le groupe prône des incitations fiscales aux entreprises qui consacrent une part de leur chiffre d'affaires au soutien de l'emploi dans une limite de 1 MDH. Par ailleurs, le G8 propose l'adoption de mesures incitatives pour l'utilisation des énergies propres en entreprise