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Complot pacifique contre le sous développement

Par INPBPM :: mardi 14 juin 2011 à 17:19 :: Général

 Complot pacifique contre le sous développement

Déclaration de l’auteur Younes Fennich

 

Complot pacifique contre le sous développement

Déclaration de l’auteur

Salé, le 10.01.2010   

 

J’ai longtemps hésité avant de publier ce recueil inachevé de pensées plus ou moins libres.

Je pensais que je devais absolument finir le travail avant de l’exposer convenablement au public sur support papier.

Mais j’ai fini par me rendre à l’évidence que le royaume du Maroc -Peuple et gouvernants- n’est pas encore prêt à accepter un contrat social en bonne et due forme -adapté à la réalité marocaine- à même de le propulser dans les rangs des pays développés à court terme...

A trop vouloir ménager les uns et les autres on n’aboutit finalement qu’à cet humble « complot pacifique contre le sous développement» où tout l’espoir réside dans la capacité du lecteur à lire judicieusement et correctement entre les lignes.

Pourquoi ai-je donc choisi comme titre pour ce livre «Complot pacifique contre le sous développement»?

La réponse n’est pas très compliquée Après plus de huit ans d’isolement social imposé par l’Etat, et après tant d’années de lutte vaine pour être réhabilité dans mes droits dans le but de prouver la possibilité de faire prévaloir la primauté de la Loi et de la Justice au royaume du Maroc, j’ai repassé le défilement des faits et des évènements de mes années perdues en joute civilisée contre le «ministère de l’intérieur» en tant que concept figé -éventuellement- ou contre le « makhzen », afin d’essayer de comprendre où résidait l’erreur qui m’aurait empêché de faire valoir mes droits en tant que simple citoyen marocain. Ma conclusion a été que je n’avais commis aucune erreur, aucune faute, tout le long de mes huit années de lutte disciplinée et civilisée contre l’Etat, si l’on considère bien sûr que demander humblement, modestement et de façon disciplinée et polie ses droits spoliés par quelques hauts fonctionnaires c’est agir contre l’Etat.

Etant donné que tout avait commencé par un récit-fiction intitulé « Ali baba et les 40 menteurs » et que tout avait fini par le livre titré « Maroc et Marocains » en passant par « Parole de caïd », autant de livres connus par le publie marocain lettré, j ‘ai fini par me rendre compte que tout ce que j ‘avais écrit comme récits fictions et comme livres documents -écrits avec toutes les précautions requises pour ne pas finir en prison... - n’étaient en fait qu’un long complot pacifique contre le sous développement... C’est alors que l’idée m’était venue d’écrire carrément un contrat social adapté à la réalité marocaine. Mais, je pense que j ‘avais surestimé mes capacités littéraires et artistiques en croyant que je pouvais réussir là où, peut être, d’autres avaient échoué, en essayant d’être commode avec certains gouvernants et en exigeant altruisme et réalisme aux opposants tout en prétendant inciter à la révolution pacifique blanche en vue du développement politique, industriel, économique et social du Maroc, pays ravagé par l’analphabétisme, l’ignorance, l’inculture...

Les meilleurs cadres -ou plutôt certains, ou nombreux parmi eux... - sont soit embauchés soit récupérés par l’Etat.

Malheureusement, ces cadres ne peuvent en aucune façon participer au développement de leur pays car ils risquent à tout moment la radiation ou le licenciement pour les uns, et bien d’autres terribles tracas pour les autres.. .

Les meilleurs cadres -ou plutôt certains, ou nombreux parmi eux... - ne sont pas des opportunistes sans vergogne, ils moisissent pour la plupart dans les administrations du royaume sans fonctions précises et assistent, malgré eux, à la parade de certains supérieurs hiérarchiques bassement opportunistes, faibles, incompétents et peu soucieux du progrès de leur pays. Les meilleurs cadres -ou plutôt certains, ou nombreux parmi eux...-, marginalisés, sont des pères de familles qui ont légitimement peur de perdre leurs salaires maintenant qu’ils sont pris au piège de la fonction publique. . .Les meilleurs cadres -ou plutôt certains, ou nombreux parmi eux... - sont opprimés tout simplement.

 

 

 

 

 

 

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