Maroc : Instance Nationale de protection des Biens Publics

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Le marché de gros en légumes et fruits de Casablanca

Par INPBPM :: mercredi 06 janvier 2010 à 15:47 :: Presse

Le marché de gros en légumes et fruits de Casablanca



Le marché de gros en légumes et fruits de Casablanca commercialise l’essentiel des besoins du Maroc en produits agricoles.  Le marché de gros de Casablanca est assurément l’un des centres commerciaux les plus importants non seulement à Casablanca mais dans tout le Maroc. Sa dimension économique se mesure d’abord à l’immensité de la superficie (30 hectares) sur laquelle il a été bâti en 1986. De l’extérieur, il donne l’allure d’un grand complexe sportif avec une stature imposante. Mais, à l’intérieur, c’est une autre vue qui s’ouvre au visiteur avec ses bâtiments immenses, sa grande surface de vente couverte au centre et un pavillon derrière qui abrite 252 magasins où les commerçants exposent et vendent leurs marchandises. Sur les six portes, cinq sont réservées aux véhicules et une seule, toute petite, permet aux piétons d’y accéder. L’administration du marché, une grande bâtisse à l’entrée, ornée de tableaux et de cartes qui indiquent la structure et la composition du lieu. Il y a là aussi un poste de police où siègent deux agents derrière un comptoir assez large. Leur mission : superviser le marché et garantir la sécurité des commerçants. Celle-ci est également assurée par des membres des Forces auxiliaires qui occupent un autre bureau non loin du poste de police. À la sortie du bâtiment, à droite, est dressée une grande surface couverte qui abrite des espaces de ventes, appelées carreaux. Ces derniers, au nombre de 20, sont occupés par des mandataires qui exploitent ces espaces grâce à des agréments administratifs octroyés gratuitement par l’Etat. Ce n’est pas n’importe qui peut recevoir cet agrément et devenir mandataire, mais seulement ceux qui ont servi le pays parmi les anciens combattants et résistants de l’Armée de la libération. Comment bénéficient-ils de ces carreaux ? Selon le règlement intérieur, ils les louent chaque jour à des commerçants moyennant 1% de la valeur de la marchandise qui transite par le marché. Un vrai filon quand on connaît l’activité commerciale florissante qui y règne toute l’année. En quittant la surface par l’arrière, on aperçoit de longues rangées de magasins devant lesquels stationnent des camions qui transportent les marchandises. On y trouve toutes sortes de véhicules : camionnettes, grands camions, et même des remorques pour les grosses livraisons. Mais, avant d’accéder aux magasins, les camions (500 à 900 véhicules entrent au marché chaque jour selon les saisons) doivent d’abord déclarer leurs marchandises à l’entrée. Une grande balance électronique reliée au système informatique de l’administration est posée dans une salle située à droite de la porte principale du marché. La marchandise est pesée après avoir reçu par écrit la déclaration du commerçant contenant tous les produits transportés. Chaque produit subit un prix de taxation déterminé deux fois par semaine lors d’une commission interne systématiquement présidée par le directeur du marché. Une fois sa marchandise pesée, le commerçant passe à la caisse. Il paie l’équivalent de 7% de la valeur globale des produits : 6% entrent dans les caisses de la commune urbaine et 1% est encaissé par les mandataires des carreaux. Par contre, ceux qui possèdent un magasin sont exonérés de payer le 1%. Mais, ils règlent mensuellement le loyer des aires de vente. Ce loyer dépend de la surface du magasin. Pour les petits, ils sont loués à 1.800 dirhams, contre 2.400 pour les moyens et 4800 pour les grands. Il est réévalué chaque année de 3% pour faire face à l’inflation économique et à l’érosion des marges. Tout cela constitue, bien entendu, les recettes du marché que son directeur, Mohamed Khalasi, estime à environ 100 millions de dirhams par an. Parfois moins. Ça dépend des saisons. Même si sa gestion dépend directement du conseil de la ville, les recettes du marché ne lui sont pas totalement versées. Il faut d’abord et avant tout payer toutes les dépenses liées au fonctionnement : charges du personnel, d’entretien et de propreté. Depuis quelques années, le bureau dirigeant consacre à la propreté des lieux une grande importance.C’est pour cela qu’il a fait appel aux services d’une société privée SOS, spécialisée en nettoyage et de ramassage des déchets. Ouvert tous les jours, 24 heures sur 24, le marché de gros est presque le seul endroit commercial à Casablanca qui ne connaît pas de temps mort. Les camions entrent et sortent à toute heure de la journée. Durant toute la semaine, l’activité commerciale bat son plein sauf le vendredi où le marché n’autorise pas les opérations de vente et d’achat, mais il reste ouvert pour les camions de livraison. Ils viennent de toutes les régions agricoles du Maroc: Souss Massa Derâa (Agadir, Taroudant, Tiznit), Oualidia Doukkala (Casablanca, El Jadida), la zone qui s’étale géographiquement de Rabat à Fès, la région de Beni–Mellal et le Nord avec comme principale ville Larache. Toutes ces villes et régions sont quotidiennement représentées au marché de gros. Ses commerçants sont de véritables ambassadeurs agricoles qui essaient chacun de son côté de défendre les produits de sa région. Chaque région profite d’une saison pour écouler plus de produits. Pendant l’hiver et le printemps (d’octobre à juin) par exemple, c’est le Sud qui tient la vedette et fournit toutes sortes de légumes et fruits : tomates, pommes de terre, pastèques, melons et bananes. Sur ce dernier produit, c’est Agadir qui fournit plus de 80% des besoins du marché. Mais, il n’y a pas que les produits nationaux. Des produits étrangers en provenance notamment d’Espagne, d’Italie et de France sont également disponibles au marché de gros.Mais, il s’agit essentiellement des fruits comme les bananes, les pommes, les poires et le raisin. Des fruits exotiques proviennent aussi de certains pays d’Afrique, mais également du Costa Rica qui exporte principalement les bananes. Arrivés aux magasins et à la surface couverte, ces fruits et légumes font ensuite l’objet de vente aux différents acheteurs qui peuvent être des semi-grossistes, des détaillants ou de simples consommateurs. Les prix varient en fonction de la saison agricole et par conséquent de l’offre et de la demande. Chaque commerçant essaie d’écouler rapidement sa marchandise. Et, comme le marché de gros est une sorte de Mecque commerciale pour tout le Maroc, l’écoulement des produits se fait rapidement, parfois en un clin d’oeil. Le conseil de la ville de Casablanca y attache une attention particulière et suit régulièrement sa gestion, parce qu’il constitue l’une des sources de revenus les plus sûres et les plus durables. Plus important que cela, il est considéré comme un poumon économique et commercial du Maroc tout entier


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