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la dégradation des eaux

Par INPBPM :: dimanche 17 janvier 2010 à 04:35 :: Presse

Le dernier rapport de la Banque mondiale sur l’eau au Proche-Orient et en Afrique du Nord



Le dernier rapport de la Banque mondiale sur l’eau au Proche-Orient et en Afrique du Nord rendu public dernièrement à Rabat dresse un état des lieux alarmant de la situation. Selon les experts, la région serait en train de surexploiter massivement ses ressources renouvelables. Mais ce qui rend encore la situation plus dramatique, c’est la dégradation des eaux existantes qui coûte déjà très cher aux gouvernements (environ 1,5% du PIB pour le Maroc). « La situation va empirer car les ressources en eau par habitant vont baisser de moitié en 2050 », souligne Julia Bucknall, spécialiste principale en gestion des ressources naturelle à la Banque mondiale. En effet, à ressources égales, la disponibilité d’eau va encore baisser de moitié du fait de la démographie et le changement climatique ne fera qu’aggraver la situation puisqu’il contribuera à réduire les précipitations d’au moins 20% d’ici 2050 à cause de la hausse de la température.

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« La raréfaction des eaux de surface ne satisfait déjà plus la demande de l’irrigation car les écarts entre les fournitures pour l’irrigation et les allocations prévues se creuse », ajoute Mme Julia Bucknall. Les mauvaises nouvelles annoncées par ces spécialistes de l’eau se succèdent. D’après eux, on ne peut même plus compter sur les réserves constituées d’eaux souterraines car ces sources seraient également menacées d’épuisement. L’exemple le plus frappant est celui de la nappe de Souss au Maroc qui a connu une baisse très importante estimée à 60 mètres lors des 20 dernières années. La situation de l’eau est donc alarmante et ce malgré les grandes dépenses des pays dans le domaine de l’eau (la dépense publique marocaine en matière d’eau s’élevait à 3,6% durant la période 2000-2005).

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Mais cela a une explication du fait que le recouvrement des coûts d’exploitation des services d’eau est généralement faible. « La gestion du secteur de l’eau sera toujours difficile car il faut investir beaucoup d’argent dans ce domaine et attendre des décennies pour récolter les fruits de ses investissements », souligne la même responsable. En dépit de ce constat effrayant, les experts de la Banque mondiale restent optimistes, puisqu’il « existe toujours une possibilité de s’adapter avec la situation actuelle, à savoir la pénurie d’eau », affirme Pier Francesco Mantovani, ingénieur et spécialiste principal en eau et assainissement pour la Banque mondiale. Cette adaptation commence donc par réformer la politique de gestion de cette richesse naturelle. « L’eau n’est pas un secteur qui dépend uniquement d’un seul ministère.

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C’est un domaine vaste qui doit être planifié dans le cadre d’une institution qui regroupe tous les ministères », ajoute cet expert. Selon ce responsable, le Maroc devrait penser à améliorer les disciplines d’exploitation d’eau parallèlement à son souci d’investir dans les infrastructures. « Dans le secteur de l’eau, ce n’est pas la technicité qui compte c’est plutôt la politique et gouverner sera synonyme dans les prochaines décennies de la gestion de l’eau », fait-il remarquer. Comment donc procéder à une meilleure gestion d’eau ? « La solution serait de réduire la consommation totale à hauteur des ressources disponibles », souligne le rapport. Les experts de la BM savent d’avance que la mise en œuvre de cette proposition est difficile.

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« Nous sommes conscients que la question de la réduction de la superficie irriguée dans certains pays reste épineuse vu son impact social sur la population. Mais il revient au gouvernement de trouver les moyens adéquats pour produire plus de produits agricoles en exploitant moins d’eau », ajoute Pier Francesco Mantovani. La gestion d’eau passe donc par la réduction des consommations en agriculture, principal secteur exploitant l’eau (80% d’eau de la région vont à l’agriculture au Maroc). Une réduction qui peut être réalisée par l’investissement de grands budgets pour minimiser les pertes et la limitation de consommation à travers la mise en place d’une police de l’eau.

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Recommandations Face à cette situation de pénurie, les experts de la Banque Mondiale invitent donc les gouvernements à mobiliser des ressources additionnelles et d’optimiser les stratégies tarifaires. Ils donnent dans ce sens l’exemple de la Palestine et de l’Espagne comme pays ayant réussi à mieux gérer leurs ressources en eau. Les spécialistes mettent également l’accent sur la nécessité d’améliorer la gouvernance pour pouvoir accéder à des meilleurs services d’eau. « La meilleure gouvernance implique une responsabilisation des usagers car la participation et l’implication de la population génère l’information nécessaire à la prise de bonnes décisions et à l’amélioration des services », conclut Julia Bucknall. En effet, une meilleure gouvernance ne pourra qu’améliorer l’efficience de la dépense publique et aider le gouvernement et les opérateurs à mesurer les conséquences de leurs décisions.

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Par ailleurs, selon le rapport de la Banque mondiale, la région comporte des exemples prometteurs de réforme qui pourraient être élargis. Il s’agit notamment de la Cisjordanie et Gaza qui ont séparé les services d’utilité publique de l’organisme de réglementation et amélioré la prestation des services et l’efficacité. Autre exemple intéressant est celui de l’Egypte qui a amélioré le recouvrement des coûts pour les services d’approvisionnement en eau dans les grandes villes en mettant l’accent sur la responsabilisation des usagers et la motivation du personnel. Le rapport cite également l’exemple des pays du Golfe, du Yémen et de la Tunisie. Par Yousra Amrani | LE MATIN

 

http://www.maroc212 .com/Penurie- d-eau-Le- Maroc-n-est- pas.html



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