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Le jour d’algerie
06/12/2008
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Le Snapap l’a annoncé hier
Une cellule nationale pour la
protection des biens publics
Le Snapap (Syndicat autonome des
personnels de l’administration publique) a annoncé hier l’installation d’une
structure dénommée «Cellule nationale algérienne pour la protection des biens
publics». (CNAPBP).
M. Mourad Tchiko, syndicaliste de
l’Union nationale de la protection civile de la wilaya de Tipasa a été élu
jeudi président de la CNAPBP
, selon un communiqué parvenu à notre rédaction. En outre, Hamoudi
Falah de la wilaya de Tlemcen a été élu secrétaire général pour un mandat de
4 années. La nouvelle structure vise à «lutter contre la dilapidation des
biens publics, qu’ils soient mobiliers, immobiliers, richesses naturelle,
économique, matérielle, et domaines de l’Etat». Outre l’inculcation de la
culture de la préservation des biens publics, la CNAPBP , lit-on dans le
communiqué, centralise toutes les informations, rapports, enquêtes relatifs
aux affaires de corruption et agi conformément à la loi. La mise en place de
cette cellule a été recommandée par le premier Forum social maghrébin qui
s’est déroulé dans la ville marocaine d’Al Jadida les 25, 26 et 27 août
dernier. Une délégation algérienne, rappelle le communiqué, a pris part à ce
Forum où un consensus a été dégagé à l’effet de «créer à travers la société
civile, un cadre maghrébin de prévention et de protection des biens
publics et de lutte contre la corruption et le danger que constituent les
fléaux sociaux». La «Cellule nationale algérienne de protection des biens
publics» est affiliée au «Réseau maghrébin de protection des finances
publiques», créé lors du Forum. Cet organisme qui est en fait une sorte de
«transparency» maghrébine «a établi son siège provisoirement au Maroc»,
précise le communiqué. Il est présidé par l’avocat marocain Tarik Mohamed
Sbai et ce, jusqu’à la tenue du Congrès prévu au mois de mars prochain au
Maroc. Le «Réseau maghrébin de protection des finances publiques» est une ONG
(Organisation non gouvernementale) ; il est actif dans 5 Etats, à savoir :
l’Algérie, le Maroc, la Libye
, la Tunisie
et la Mauritanie. La
Cellule nationale pour la protection des biens publics, est-il noté,
travaille en étroite collaboration avec les organisations internationales de
lutte contre la corruption et exerce ses compétences à travers l’ensemble du
territoire national et en dehors de lui, elle est indépendante de toute
tutelle politique et reste ouverte à l’adhésion des citoyens intègres non
impliqués dans des affaires de corruption. La Cellule , poursuit le
communiqué, «a le droit de participer et de s’impliquer avec la société
civile et les organisations internationales et les personnalités nationales
et internationales afin d’instaurer la transparence dans la gestion et de
lutter contre la corruption ainsi que de protéger les biens et les finances
publiques de l’Etat algérien». Notons que la CNAPBP plaide pour «la
relance de la convention internationale de lutte contre la corruption et le
recouvrement des fonds publics, l’institution d’une Cour pénale maghrébine
spécialisée dans les affaires de corruption administrative et financière et
la promulgation de lois protégeant et garantissant une réhabilitation ainsi
qu’une indemnisation des personnes ayant divulgué des affaires de crimes se
rapportant à la corruption et à la dilapidation des deniers
publics».
Par Larbi Graïne
06/12/2008
Le jour d’algerie
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