| Projections économiques à moyen terme Dans ce contexte, le PIB croîtrait de 6,3% l’an en termes réels en 2009-2012, suite essentiellement à la progression des activités non agricoles de 6,5%.
La valeur ajoutée du secteur agricole croîtrait en moyenne de 4,1%, portée par le dynamisme des activités de l’élevage et des cultures industrielles et maraîchères, de la promotion des productions peu consommatrices d’eau et à plus haute valeur ajoutée dans le cadre de la nouvelle politique agricole.
La mise en oeuvre du Plan Vert se traduirait par une valeur ajoutée additionnelle de 70 à 100 milliards de dirhams à l’horizon 2020 et d’un investissement de 10 milliards de dirhams par an, ce qui permettrait d’exploiter valablement le potentiel du secteur Le secteur de la pêche poursuivrait sa dynamique en lien avec le programme de mise à niveau du secteur de la pêche artisanale et côtière (IBHAR), renforcé par l’accord signé avec l’Union Européenne et par le projet du Millenium Challenge Account.Le secteur secondaire afficherait en 2009-2012 une croissance de 6,3% suite au développement des activités du BTP, de l’énergie, des mines et de l’industrie.
En effet, le secteur industriel améliorerait son trend haussier, impulsé par la poursuite de la mise en oeuvre du plan Emergence et son renforcement par le plan Envol, par le dynamisme des exportations et par les retombées de la dynamique des secteurs de la construction et du transport sur les industries associées.
Le secteur du BTP consoliderait sa croissance avec une moyenne de 9,5% en lien avec la poursuite et l’accélération des chantiers de construction à travers la création de nouvelles villes, l’ouverture de nouvelles zones urbaines et des mesures incitatives en faveur du logement social.
Les infrastructures de base seraient renforcées par la politique des grands travaux tels que l’adduction d’eau potable, l’électrification rurale, la construction de réseaux routiers et autoroutiers… Ainsi, les grands programmes seraient poursuivis, notamment le programme national des routes rurales, le programme autoroutier et l’aménagement d’un certain nombre d’aéroports (aéroports Mohammed V, Marrakech, Oujda, Rabat-Salé, Fès…). Quant aux infrastructures ferroviaires, d’importants projets sont prévus notamment le projet TGV reliant Tanger à Casablanca à l’horizon 2014. Pour ce qui est des infrastructures hydrauliques et électriques, l’accent sera mis sur le renforcement, l’extension, la réhabilitation et la maintenance des infrastructures existantes et la poursuite du PAGER et des projets d’assainissement liquide.
De même, la construction de 10 grands barrages et de 60 ouvrages de moyenne et petite hydraulique est prévue au même titre que la concrétisation d’un ensemble de projets. Le secteur énergétique bénéficierait de la poursuite de la mise en oeuvre du programme d’électrification rurale, de l’impulsion de la production d’électricité à partir des énergies éolienne, solaire, du gaz naturel, du fuel et du charbon.
Par ailleurs, le développement des infrastructures pétrolières et des capacités de stockage, et la mobilisation des ressources hydriques seraient de nature à favoriser le dynamisme dans ce secteur. Quant au secteur minier, la nouvelle dynamique devrait se poursuivre pour rehausser sa productivité et optimiser l’exploration, l’exploitation et la valorisation des ressources minières.
La nouvelle stratégie du groupe OCP, basée, entre autre, sur le renforcement des partenariats à l’international, ambitionne de valoriser et de développer davantage les exportations des phosphates et dérivés ce qui impacterait positivement les industries de la chimie et parachimie.
Le développement de l’industrie automobile dans le cadre du programme Emergence permettra d’atteindre, à l’horizon 2013, une valeur ajoutée de 10,6 milliards de dirhams.
La réalisation du complexe industriel Renault-Nissan permettra de produire 200.000 véhicules par an à partir de 2010 et 400.000 unités à l’horizon 2013.
Au niveau de l’aéronautique, les perspectives prometteuses que connait le secteur seraient confortées davantage.
En outre, le développement des industries électroniques génèrerait une valeur ajoutée de 8,4 milliards de dirhams à l’horizon 2013, appuyé par la mise en service de Casanearshore, de Rabat technopolis et d’autres.
Le secteur tertiaire serait bien orienté. sa croissance annuelle moyenne serait de 6,2% en raison de la bonne tenue des activités du commerce, des transports et des services modernes en relation avec les technologies de l’information et de la communication. Le secteur du tourisme devrait poursuivre sa dynamique, en rapport avec la consolidation du tourisme international et l’accélération du rythme d’exécution de la vision 2010 visant le développement des accords de partenariat et l’amélioration des modes de commercialisation du produit touristique.
La promotion du tourisme rural et culturel serait de nature à encourager le tourisme interne. Pour ce qui est du transport, le secteur serait impulsé par la mise en place du programme visant la libéralisation, le parachèvement des réseaux routier, autoroutier et ferroviaire et du développement du marché de l’automobile.
Le raffermissement des activités des télécommunications au cours des dernières nnées devrait se maintenir grâce au développement du marché de la téléphonie fixe et de l’Internet, et de la réalisation des programmes Génie et Pacte pour la généralisation des TIC dans l’enseignement, ainsi qu’à l’accès aux télécoms des zones rurales.
Les activités des NTIC, notamment l’Offshoring devraient garder un rythme soutenu, confortées par le contratprogrès signé entre l’Etat et les professionnels du secteur. |