Maroc : Instance Nationale de protection des Biens Publicshttp://inpbpm.zeblog.com/ |
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Contrôle et contrôle qualitéPar INPBPM :: samedi 27 février 2010 à 01:03 :: Association
Le positionnement économique et l’attractivité du Maroc au niveau mondialPar INPBPM :: vendredi 26 février 2010 à 19:32 :: OBSERVATOIRE INPBPM
Positionnement de l'économie nationale perçu par les
organismes internationaux Rapport Economique et Financier 2009 Convention des Nations Unies sur la lutte Contre la CorruptionPar INPBPM :: dimanche 14 février 2010 à 00:05 :: Corruption
Renforcer l'implémentation de |
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| A monsieur le premier ministre OBJET: Mécanisme de suivi de |



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Près de 200 personnes ont assisté le 25
janvier dernier au siège de l’ONU à New York à une conférence sur l’Accord de
Copenhague réunissant représentants permanents des pays membres de l’ONU et
membres de la société civile. L’objectif était d’améliorer la compréhension
des implications de l’Accord de Copenhague et mettre en évidence les
nouvelles stratégies pour atteindre un plus grand succès lors de la 16ème
Conférence des Parties, qui débutera à Mexico à la fin du mois de novembre. Organisée
par le Service de liaison des Nations Unies avec les organisations non
gouvernementales (SLNG), l’ONG Realizing Rights : The Ethical Globalization
Initiative et Retour sur les points clés de la
réunion
Dans son discours d’ouverture, Mary
Robinson a noté que 2010 serait une année extrêmement importante pour faire
de rapides progrès sur le changement climatique en maintenant la dynamique
actuelle sur cette question, améliorant la compréhension, la confiance et la
collaboration. « La justice climatique commence par le fait de reconnaître
que les pays les plus riches du monde ont le plus contribué au problème et
ont donc une plus grande obligation de prendre des mesures et de le faire
plus rapidement » a-t-elle expliqué. Appliquer la justice climatique
nécessite une analyse et une action qui s’appuie sur les impacts différenciés
sur des groupes spécifiques, notamment les femmes et les peuples autochtones.
La notion de justice climatique renforce la nécessité pour les gouvernements
et les autres à agir de façon responsable et transparente en respectant les
droits de l’homme et la dignité de tous les peuples. Cette notion oblige
également à porter plus d’attention à ce que les plus vulnérables ont à dire
sur la question et met en évidence l’importance du multilatéralisme et de la
participation de toutes les nations dans le processus de négociation et les
résultats, et spécifiquement les pays les plus touchés par les effets des
changements climatiques, a conclu Mary Robinson. Mr. Lumumba Stanislas Di-Aping a
insisté dans son allocution sur l’importance de créer un groupe de
négociateurs qui représente de manière juste les différents groupes d’intérêt
et qui puissent tenir leurs engagements. Il a demandé aux participants
d’examiner si les éléments substantiels dans l’Accord de Copenhague étaient
acceptables et de prendre note en particulier des risques pour l’Afrique. Les
engagements actuels entraîneront une hausse de 4° de la température mondiale
et un stress hydrique pour 75 à 250 millions de personnes d’ici 2020. En
vertu de l’entente actuelle, seulement 20% de l’espace pour les émissions
atmosphériques sera alloué à 80% de la population du globe. Mr. Lumumba
Stanislas Di-Aping a demandé davantage d’engagements et une accélération du
processus de transfert de technologies, et a appelé à trouver des solutions
pour le financement du climat. Meena Raman a rappelé aux
participants que l’Accord de Copenhague n’a été qu’un des résultats de Ben Margolis, directeur de campagne
auprèss de M. Robert Orr, a commencé son
intervention en reconnaissant qu’il pouvait y avoir des « compréhensions
divergentes » de l’issue d’un « processus désordonné. » Toutefois, il a
estimé qu’étant donné l’importance des enjeux et la nature sans précédent de 1) Un débat important au niveau
mondial sur cette question a eu lieu et les gouvernements se sont entendus
sur un objectif ; 2) Les principaux acteurs ont pris
des engagements sérieux dans le contexte de l’Accord de Copenhague ; 3) Une discussion constructive sur
les ressources à allouer à Il a noté que l’engagement des
grands pays développés à fournir une enveloppe de 100 milliards de dollars
d’ici à 2020 est extrêmement important, tout comme celui des Etats-Unis de
fournir 30 milliards de dollars au cours des trois prochaines années, ces
fonds devant être alloués surtout aux plus pauvres et aux plus vulnérables. Il
a par ailleurs souligné l’importance d’un financement universel pour Ces allocutions ont été suivies
d’un débat franc et constructif. De nombreux orateurs ont formulé des
observations sur la nécessité de bâtir une plus grande confiance en 2010. Tous
se sont accordés sur le fait que l’année 2010 est cruciale dans la lutte
active contre la menace du changement climatique. Une recommandation concrète
a été formulée : inviter le Premier Ministre du Danemark et le Président du
Mexique lors d’une réunion du Bureau de http://www.un-ngls.org/spip.php?article1848 |
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Texte introductif par Philippe Quéau Le concept de "bien public mondial" est extrêmement puissant. Il fournit un socle théorique pour une action collective de la communauté internationale, dans l’intérêt supérieur de l’humanité et pour le bien de tous. Il peut servir de fondement à une volonté générale mondiale. Il peut être utilisé pour contrebalancer la perte d’influence relative des puissances publiques par rapport au triomphe du marché. Le principal problème du bien public est que s’il profite à tous, personne en particulier ne se sent tenu responsable de sa préservation, de son bon usage, ou de son augmentation. Bien au contraire, le bien public est victime d’une tragédie systémique. En effet, les problèmes systémiques globaux, les "maux communs", ont un caractère tellement transnational que l’on ne peut guère les analyser en termes nationaux. Les critères employés pour évaluer les coûts et les bénéfices locaux perdent rapidement de leur sens et de leur pertinence s’ils sont employés à l’échelle globale. La "gouvernance globale" pose ainsi de redoutables problèmes d’équilibre entre les revendications des situations locales les plus diverses et l’exigence d’une stratégie commune à l’ensemble de l’humanité. Qu’est-ce qu’un bien public mondial? Il est utile de distinguer parmi les biens publics ceux qui sont "naturels" de ceux qui sont volontairement créés par l’homme, et de ceux qui sont le résultat immanent de la société. Il y a de nombreux biens publics naturels. Ainsi les fonds marins ont été proclamés "patrimoine commun de l’humanité" par la convention sur le droit de la mer du 10 décembre 1982. La notion de "patrimoine commun de l’humanité" est aussi employée à propos de Les biens publics naturels comme la couche d’ozone, la nappe phréatique ou la stabilité climatique posent essentiellement le problème de leur pérennité à long terme, sous l’effet de l’activité des hommes. Comme ils sont non renouvelables et que l’activité de l’homme tend à les détériorer ou à les consommer sans retour, la question politique principale est de réguler leur sur-utilisation. Les biens publics créés par l’homme comprennent le patrimoine culturel de l’humanité, les connaissances scientifiques et pratiques, les principes ou les normes du droit international, les poids et mesures, les standards des infrastructures transnationales, comme les protocoles d’échanges (TCP/IP, HTML) d’Internet. Pour ce type de biens publics, le défi politique principal est en fait leur sous-utilisation, surtout par les plus défavorisés. Par exemple, le patrimoine mondial des connaissances, y compris les inventions tombées dans le domaine public ou non-protégées par des brevets, constitue un ensemble d’informations dispersées, malaisé d’accès. Ce patrimoine représente une richesse potentielle considérable, gratuite et libre d’accès. Mais ceux qui auraient le plus d’avantages à pouvoir s’orienter dans cet ensemble d’informations et de connaissances sont aussi ceux qui sont le plus privés de moyens matériels ou intellectuels de le faire. Le cas du génome humain est intéressant. Est-ce un bien public naturel, patrimoine commun et inaliénable de l’humanité, simplement "découvert" par la recherche, ou bien est-ce un bien "inventé" par l’homme et donc appropriable, comme voudrait nous le faire croire la firme Celera? Il y a enfin les biens publics créés de façon immanente par la société, par exemple la paix internationale, la stabilité financière mondiale, les normes culturelles universelles encourageant la coopération sociale et internationale. Ces biens publics sont bien réels mais ils sont "immanents", intangibles, et donc toujours tenus en quelque sorte pour acquis, pour allant de soi, ou alors comme étant hors de portée de l’action des personnes ou même des Etats. De fait ces biens publics sont bien moins partagés que l’on pourrait croire, ils sont toujours insuffisamment disponibles à l’échelle globale. L’état du monde en témoigne bien assez clairement. Là aussi, il faut noter ce paradoxe que ces biens sociétaux sont d’autant plus précieux, ils prennent d’autant plus de valeur pour chacun que plus de gens en jouissent. Tout le monde a un intérêt objectif à les développer, et pourtant on est bien obligé de constater qu’ils ne sont pas fournis à hauteur de la demande latente. Deux critères caractérisent en théorie la notion de bien public: l’ "universalité" et l’ "inépuisabilité", ou, plus techniquement, la non-exclusivité ("non-excludability") et la non-rivalité de l’usage ("non-rivality"). L’ "universalité" des biens publics se réfère à leur accessibilité. Un bien est universellement accessible s’il est disponible pour l’humanité entière, y compris les générations futures. Tout le monde en profite effectivement ou peut en profiter théoriquement. L’ "inépuisabilité" d’un bien public se réfère à son abondance. Un bien "infini" permet en théorie à tous d’en tirer profit sans jamais l’épuiser. La consommation d’un bien public inépuisable par un consommateur particulier ne se traduit pas par un manque pour les autres consommateurs potentiels. Il n’y a pas de "rivalité" de l’usage. Les biens qui sont inépuisables mais non-universels, c’est-à-dire qui peuvent être socialement ou techniquement réservés à la consommation d’un groupe particulier sont appelés parfois des "biens de club" ("club goods"). Ce sont des biens pouvant être exclusifs (par exemple, la faculté d’avoir accès à un réseau public comme Internet est un bien public inépuisable mais cependant exclusivement réservé à ceux qui ont les moyens de se raccorder). Les biens universels mais épuisables sont considérées comme des fonds communs, aux ressources limitées ("pool goods"). Par exemple, les places disponibles pour le positionnement des satellites sur une orbite géostationnaire. En pratique, on trouve tout un spectre de biens publics, plus ou moins universels, et plus ou moins inépuisables. Par exemple, Internet est comme chacun sait un outil puissant d’accès aux informations mais son usage reste limité aux personnes déjà alphabétisés, et capables de maîtriser les fonctions de navigation. Les problèmes d’illettrisme, de coût élevé des matériels, de barrières linguistiques limitent considérablement l’universalité de cet outil. Ceci est d’autant plus regrettable que les biens publics de ce type, basés sur des réseaux ou des normes, se caractérisent par le fait que chaque utilisateur supplémentaire, bien loin de diminuer la valeur globale du bien commun, contribue à l’augmenter en fait. Plus le réseau s’aggrandit plus il prend de la valeur pour tous ses utilisateurs. Le déficit d’universalité d’accès à Internet devrait donc être interprété comme un coût intrinsèque supporté d’une part par la communauté des utilisateurs actuels, qui ignorent tout le bénéfice qu’ils retireraient d’une universalité effective, et d’autre part par les non-utilisateurs, privés de l’accès à une ressource publique de grande valeur, mais dont ils n’ont pas l’usage. Les "maux communs" Il existe aussi des "maux communs", qui résultent de l’absence ou de l’insuffisance de biens publics. De même que la santé est un état naturel, qui passe par là-même inaperçue, alors que la maladie est un fait patent, douloureux, de même les biens publics restent souvent méconnus et impalpables, jusqu’au jour où ils commencent à manquer. En revanche, les maux communs ont des effets bien visibles, bien concrets. Les politiques ont tendance en conséquence à se focaliser bien plus sur l’atténuation ou la réduction des maux communs, que sur la production ou la préservation des biens publics, tenus pour acquis, semblant aller de soi, et ne méritant pas l’urgence d’une attention personnalisée. Un tel biais peut conduire à l’échelle globale au choix du "plus petit commun dénominateur", à la limitation de la coopération internationale au strict minimum nécessaire pour éviter les désastres les plus imminents. Problèmes du bien public L’existence d’un bien public, et c’est là un véritable paradoxe, peut produire des injustices structurelles, et des problèmes difficiles d’équité de gestion. Plus un bien est "commun", plus il semble mal défendu par les opérations "spontanées" du marché ou du système international. Relevons trois problèmes classiques: -le "profiteur" (ou "l’ouvrier de la onzième heure"), -l’effet "Matthieu" -le "dilemme du prisonnier". Le paradoxe du "profiteur" (en anglais : "free rider") est le suivant. Lorsqu’un bien commun est créé par quelques-uns, il profite à tous, par définition, sans que les profiteurs n’aient eu à supporter leur "juste part" des coûts. Par exemple, le fardeau de la paix internationale peut être concentré sur un pays dominant, ce qui avantage les pays "alignés". Cela induit un avantage politique pour le pays dominant et un avantage économique comparatif pour les "alignés" qui peut à la longue miner les bases mêmes du bien commun qui les fondent. Hume disait déjà que la coopération entre les citoyens à propos du bien commun se heurterait à la tentation des individus de se reposer sur les autres du fardeau collectif. Garrett Hardin reprit cette thématique dans son essai fameux, "The Tragedy of the Commons". En théorie économique, on donne le nom d’ "externalité négative" à ce phénomène. C’est ce qui se passe quand un individu, une firme ou un acteur social ne supporte pas tous les coûts d’une action entreprise, mais les fait assumer par d’autres. L’externalité peut aussi être dite "positive", quand les bénéfices d’une action ne rejaillissent pas seulement sur l’entrepreneur, mais profitent à d’autres, n’ayant pris aucune part à l’affaire. L’effet "Matthieu" met en évidence le fait que les "riches" peuvent avoir un avantage relatif plus important que les "pauvres" à tirer parti de certains biens publics. Ainsi les prairies communales profitent relativement plus aux possesseurs des plus gros troupeaux. Aujourd’hui les "prairies" sont mondiales: il s’agit par exemple de l’exploitation de la haute mer, de l’espace, des fréquences hertziennes, évidemment réservée à ceux qui ont de gros moyens pour ce faire. Les riches ont plus d’opportunités de tirer avantage et bénéfices des biens mis gratuitement à la portée de tous. Plus on a de richesses et d’avantages, plus on profite des biens publics. Celui qui n’a pas accès à Internet, comment pourrait-il bénéficier des immenses ressources gratuites d’informations disponibles en ligne? Le "dilemme du prisonnier" illustre le fait qu’un manque d’information réciproque ou une coordination insuffisante entre plusieurs partenaires conduit à des comportements néfastes pour tous, et donc à une non-optimisation du bien public. Le dilemme du prisonnier se définit par une petite histoire. Deux prisonniers, complices d’un forfait, sont interrogés séparément. Si aucun n’avoue, ils écoperont d’une année de prison. Si l’un avoue, mais pas l’autre, celui qui avoue sera libéré et l’autre recevra une sentence maximale de cinq ans. Si tous les deux avouent, ils recevront tous les deux une peine de trois ans. Il est clair que le choix des individus confrontés à un tel "dilemme" gagnerait beaucoup à une concertation et une entente préalable (agrémentée d’une réelle dose de confiance réciproque…). S’il n’y a pas eu de concertation préalable, on peut s’attendre que chaque prisonnier fasse une impasse sur la réaction de l’autre. Leurs deux réactions "égoïstes" produisent alors un résultat globalement désavantageux au lieu de minimiser les années de prison. Cette petite parabole s’applique, toutes proportions gardées, au bien public mondial. La gestion d’un bien public a besoin d’information mutuelle et de confiance entre les protagonistes. Le paradoxe du profiteur, l’effet Matthieu et le dilemme du prisonnier montrent toute l’importance de la médiation et de la régulation des biens publics, et donc de la définition de ce qui représente le mieux "l’intérêt supérieur mondial". Comment clarifier les critères identifiant les biens publics, ainsi que leur affectation? Qui doivent en être les bénéficiaires prioritaires? Comment peut se former une "volonté générale" à propos des biens publics?Ce n’est pas seulement une question de justice et de démocratie à l’échelle planétaire mais aussi de justice inter-générationnelle. Les biens communs inter-générationnels sont nombreux: biodiversité, équilibre écologique global, préservation de la couche d’ozone, développement de normes culturelles et civilisationnelles encourageant la coopération. Proposition de principes pour la défense des biens publics mondiaux Principe d’inaliénabilité. Les biens publics sont inaliénables. Il est ainsi impossiblité de laisser privatiser les biens publics. Principe d’intérêt mondial ou principe de subsidiarité. L’exercice de la souveraineté sur les biens publics mondiaux relève de la communauté mondiale, qui est composée de personnes, et non d’Etats (retombée de la philosophie du Jus Gentium). Toute personne devient en naissant co-propriétaire de l’immense domaine public mondial. C’est un nouveau droit de l’homme à proclamer. Toute personne est ainsi légitimement assurée de pouvoir participer à la gestion des biens publics mondiaux. La "justice sociale mondiale" est le bien commun mondial par excellence. Rôle de l’UNESCO-S’attacher en priorité à défendre les biens publics menacés et à développer l’accès aux biens publics sous-utilisés. -Mettre en place un "Comité mondial des biens publics mondiaux" (World Committee on Global Public Goods), chargé d’une réflexion sur les mécanismes de financement des biens publics mondiaux relevant du mandat de l’UNESCO (exemple: utilisation des surplus budgétaires de l’OMPI pour financer une bibliothèque mondiale des savoirs gérée par l’UNESCO).. |