Maroc : Instance Nationale de protection des Biens Publics

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Rapport Économique et Financier année budgétaire 2011( Partie II)

Par INPBPM :: mercredi 08 décembre 2010 à 06:18 :: OBSERVATOIRE INPBPM
Rapport Économique et Financier année budgétaire 2011( Partie II : Performances de l’économie nationale )

Rapport Économique et Financier

Partie II : Performances de l’économie nationale

 

L’économie nationale a résisté aux fortes turbulences qui ont traversé l’économie mondiale.


Les réformes macroéconomiques, structurelles, sectorielles et sociales accompagnées par la politique des grands chantiers ont instauré les conditions d’une croissance plus forte et à long terme nous confortant dans une position solide au départ de la crise avec des marges de manoeuvre satisfaisantes pour affronter les chocs avec sérénité.


Face à la crise, si la vigilance s’est imposée dans la gestion des charges et des ressources publiques, la politique de développement dont celle des grands chantiers structurants s’est poursuivie à travers des politiques budgétaire et monétaire contra-cycliques et coordonnées qui ont permis par ailleurs de soutenir la demande des ménages et d’accompagner les secteurs exposés à la crise.


Le recul de la demande extérieure et la faiblesse de l’offre exportable ont pu être amorties par la contribution toujours soutenue de la demande intérieure à la croissance économique.


La consommation des ménages a joué un rôle important comme composante principale de la demande intérieure et sa contribution à la croissance s’accroît.


Mais c’est au niveau de l’investissement qu’une réelle rupture s’est opérée.


La dynamique d’investissement appuyée par un secteur financier restructuré et répondant aux standards internationaux, a porté le taux d’investissement brut à plus de 36% du PIB en 2009.


Les investissements du Budget Général de l’Etat et des Etablissements publics en continuelle croissance, ont constitué un levier important pour l’investissement privé, sans exercer de pression sur le budget de l’Etat dont le déficit reste maîtrisé à 2,2% après deux ans de quasi-équilibre et le ratio de la dette a maintenu sa tendance baissière ramenée à 46,9% du PIB en 2009.


Dans ce contexte, la réduction continue des taux de financement confortée par la crédibilité croissante d’une banque centrale réactive, et une inflation à moins de 2% entre 1998 et 2008, 1% en 2009, couronnent les performances précitées et maintiennent les conditions d’une croissance plus forte, durable et créatrice d’emplois.


Ainsi, les indicateurs sociaux se sont continuellement améliorés. Le taux de chômage s’est progressivement réduit pour se situer autour de 9% contre plus de 11% en 2005.


Un accroissement notable a été enregistré au niveau du revenu moyen par habitant, de l’espérance de vie, de la scolarisation et de l’accès à la santé et aux infrastructures de base.


De ce fait, et grâce à l’INDH dans son approche basée sur la proximité, la concertation et l’implication des populations dans l’identification et la réalisation de leurs projets, les chantiers engagés ont donné leurs fruits.


Le taux de pauvreté relative est passé de 15,3% en 2001 à 8,8% en 2008. En conséquence, 1,8 million de marocains sont sortis de la pauvreté et 1,3 million ont échappé à la vulnérabilité.


L’année 2010 consolide la dynamique engagée depuis plus d’une décennie et confirme la pertinence des choix retenus.


Conscients des fragilités structurelles que la crise a révélées dont certaines sont prises en charge dans les politiques sectorielles, le Comité de Veille Stratégique a permis une gestion concertée et continue entre le gouvernement, le secteur privé et le système bancaire.


Les mesures prises dans ce cadre ont permis aux entreprises de traverser cette période de perturbation, de maintenir l’emploi et de se préparer à l’après-crise.


Les résultats sont probants à la lumière des perspectives de redressement de l’environnement économique mondial.


L'évolution conjoncturelle des activités sectorielles a révélé les signes de reprise des secteurs concernés par la crise (Automobile, composants électroniques, tourisme, OCP et transferts des MRE).


Parallèlement et comme l’a souligné Sa Majesté Le Roi dans son dernier Discours du 30 juillet 2010, ces avancées ne sauraient être suffisantes pour « parachever la construction du modèle de développement que nous voulons spécifiquement marocain reposant sur une croissance soutenue propre à conforter notre politique de solidarité sociale favorisant la réalisation d’un développement durable prenant en compte les impératifs de la protection sociale de l’environnement et dont la méthodologie repose sur les règles de bonne gouvernance ».


La deuxième partie du REF 2011 revient sur ces axes stratégiques, dégage les écueils et les défis qui restent à relever et tente de nourrir la réflexion sur les niches porteuses pour plus de croissance puisant dans l’innovation et la bonne gouvernance recherchées tant dans la promotion de l’économie sociale que dans la croissance verte tout en analysant le profil institutionnel de la croissance.


Aussi, a t il été mis en relief le rôle central du système institutionnel dans la croissance endogène et dégagé les voies d’amélioration.


Fort de la consolidation de ses acquis grâce au grand chantier de réformes structurelles, sectorielles et institutionnelles mené depuis plus d’une décennie, ayant porté son potentiel de croissance à un niveau élevé et impulsé une forte demande intérieure, notre pays sort de cette crise encore plus déterminé à poursuivre son processus de développement.


Gérés sereinement et avec une concertation régulière, les secteurs concernés par la crise ont pu être accompagnés et soutenus de manière à surmonter les difficultés conjoncturelles.


Ainsi, l’année 2010 affiche une relative sortie de crise et les secteurs moteurs retrouvent leur dynamisme d’avant crise. Les recettes du secteur du tourisme, les transferts des marocains résidents à l’étranger et les exportations du phosphate et ses dérivés se sont réinscrits à la hausse et continuent de constituer les principaux facteurs couvrant le déficit du compte courant de la balance des paiements marocaine.


Cependant, il convient de souligner que seul un effort durable de diversification des exportations pourrait permettre à notre économie de tirer profit de son intégration aux échanges régionaux et internationaux face aux besoins futurs en importations.


D’autres axes sont également à explorer pour mettre à profit l’ensemble de nos atouts.


En effet, l’économie sociale et solidaire constitue une opportunité réelle de développement de l’économie nationale qui est appelée à croître dans un contexte propice au développement du commerce équitable, des produits de terroir, de l’agriculture bio…


Ces secteurs sont créateurs d’emplois directs et indirects et leurs produits comptent pour une part significative dans les exportations nationales.


Elle peut ainsi être une réponse aux nouveaux défis posés par la mondialisation et l’économie de marché de par les nouvelles tendances de consommation liées à ces secteurs, renforçant ainsi les opportunités du Maroc.


Conscient de la nécessité de s’inscrire en faveur de l’économie verte en tant qu’instrument d’innovation, le Maroc enregistre des avancées en matière d’amélioration de l’efficacité énergétique, ainsi que le recours accru à un large éventail d’énergies renouvelables éoliennes et solaires visant la satisfaction de 10% des besoins par les énergies renouvelables d’ici 2012.


Au niveau de la gouvernance, l’analyse des variables institutionnelles révèle que le Maroc figure parmi les pays à système de gouvernance en phase de modernisation et à niveau de développement économique intermédiaire.


En effet, il a réalisé des avancées significatives en matière de gouvernance publique comparativement à l’Egypte, à la Tunisie et à la Turquie.


Il reste, toutefois, moins avancé, par rapport aux deux derniers pays, au niveau de la gouvernance privée.


Le Maroc est donc appelé à renforcer sa position en termes de capacité d’absorption technologique de l’économie, au niveau de la régulation de la concurrence, et dans le fonctionnement des administrations publiques.


Dans son Discours du 30 juillet 2010, Sa Majesté le Roi a rappelé, « Nous sommes donc plus déterminé que jamais à ce que notre pays dispose de nouveaux atouts en matière de développement et dans le domaine institutionnel, pour opérer un saut qualitatif déterminant lui permettant d'entrer de plain-pied dans le processus de mondialisation, de s'inscrire ainsi dans le nouveau créneau de l'écodéveloppement, de gagner le pari de la bonne gouvernance et d'assurer l'élargissement des classes moyennes ».


ANNÉE BUDGÉTAIRE 2011

 

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Rapport Économique et Financier année budgétaire 2011(Partie I)

Par INPBPM :: mercredi 08 décembre 2010 à 04:52 :: OBSERVATOIRE INPBPM

Rapport Économique et Financier année budgétaire 2011(Partie I : Le Maroc dans son environnement mondial et régional)

Rapport Économique et Financier

 

Partie I : Le Maroc dans son environnement mondial et régional


 

Cette première partie du Rapport Économique et Financier s’essaiera à interroger les évolutions de l'environnement international en termes d'opportunités (l'intégration dans ses dimensions régionale et mondiale) et de défis (baisse de la croissance chez nos principaux partenaires).


Dans un premier temps, sera présentée la reconfiguration de la croissance de l'économie mondiale et les risques persistants à court terme (section 1) en traitant des évolutions des conditions financières, des impacts sur les matières premières et de la reprise du commerce mondial.


Dans ce contexte de mutations, l'intégration du Maroc à l'économie mondiale présente de nouveaux enjeux.


En effet, il s'agira d'identifier les nouvelles opportunités de commerce et d'investissement qui se profilent à la faveur des restructurations profondes en cours au niveau régional et mondial (section 2).


A cet égard, les accords de libre-échange chacun en fonction des avantages qu'il offre, poseront le nécessaire repositionnement de l'offre exportable et son corollaire l'attractivité des investissements directs.


En effet, la proximité redevient un atout puisque les coûts énergétiques et logistiques interviennent de plus en plus dans les décisions de localisation.


Par ailleurs, la concrétisation de l'Union pour la Méditerranée représente une opportunité à saisir pour le Maroc et pour les pays de la région afin de créer un espace régional solide avec des préoccupations communes de stabilité, de prospérité et de croissance verte.


Le nouveau plan "Réussir le Statut avancé" qui est de nature à accélérer la convergence avec l'Union européenne tient aujourd'hui plus que jamais au partenariat euro-méditerranéen.


En effet, le Maroc, l'un des partenaires les plus importants de l'Europe en Afrique, peut jouer le rôle de "hub régional" et de pont entre l'Afrique et l'UE, afin de renforcer davantage la compétitivité régionale dans ce contexte de crise mondiale et de multipolarisation rénovée.


La tenue en mars dernier à Grenade du sommet Union européenne-Maroc, premier du genre entre l'UE à 27 et un pays tiers dans le cadre de la politique de voisinage, sous la présidence espagnole de l'Union, constitue un gage de la confiance placée dans le Royaume.


L'intérêt accordé à l'ouverture du Maroc sur les marchés africains pour stimuler le partenariat sud-sud au meilleur bénéfice des partenaires, ouvre concrètement de nouvelles espérances.


En effet et à l’épreuve des faits, le marché africain constitue une opportunité tant à l'export qu'en matière d'investissement notamment dans les secteurs du BTP, de l'industrie pharmaceutique, de l’agroindustrie et des nouvelles technologies.


Mais ce pari ne semble tenable, surtout dans un contexte mondial toujours incertain, que si la dynamique des réformes est non seulement maintenue mais accélérée pour assurer un développement durable et inclusif et renforcer la confiance de nos partenaires actuels et potentiels.


Le maintien de l’attractivité de notre pays en dépit de la crise et l'amélioration progressive du positionnement de l'économie nationale tel que perçu par certains organismes internationaux atteste de la nécessité de poursuivre et d’accélérer la cadence des réformes (section 3).


Le défi de la compétitivité demeure donc un chantier prioritaire à améliorer dans la plénitude de toutes ses dimensions : sur le plan institutionnel, en privilégiant la bonne gouvernance, l'amélioration de l'environnement des affaires et la réforme de l’administration et de la réglementation ; sur le plan économique, en poursuivant la baisse des coûts logistiques et en améliorant la productivité de la main d'œuvre et la qualification notamment. Cela a été rappelé par Sa Majesté le Roi lors de son Discours du Trône du 30 juillet 2010 « Quant à la deuxième orientation, elle incite à relever les défis de l'ouverture et de la compétitivité, en engageant les réformes nécessaires, en vue de restructurer les secteurs dont la crise mondiale a dévoilé les insuffisances et de tirer parti des prémices de la reprise de l'économie  mondiale ».



Il ressort de cette première partie du Rapport Économique et Financier 2011 que l'année 2009 aura été une année de tous les records négatifs dans le monde :


 la plus forte contraction du PIB mondial depuis la seconde guerre mondiale avec -0,6%, la plus forte baisse du commerce mondial depuis 70 ans avec -12% en volume et -22% en valeur et la plus forte contraction des flux d'investissements directs étrangers avec -37%.


Certes, l'année 2010 est l'année de la reprise, mais des problématiques essentielles demeurent posées.


Les risques sont liés à la difficulté de notre partenaire européen de concilier entre rigueur budgétaire et relance de l'économie, aux incertitudes entourant les réformes de la réglementation financière mondiale, à l’accès encore limité au financement qui freine la reprise des IDE et à la volatilité des marchés boursiers, de change et des matières premières.


Au Maroc, certains secteurs exportateurs, les transferts et le tourisme ont pâti de ce recul de la demande mondiale.


Mais l'économie nationale a affiché une résilience remarquable dans la région et dans le monde avec près de 5% de croissance en 2009.


Les mesures volontaristes des Lois de Finances 2009 et 2010 et le partenariat entre le secteur public et privé institutionnalisé dans le cadre du Comité de Veille Stratégique mis en place début 2009 ont permis d'atteindre cette performance.


Cette résilience a été saluée par nos partenaires et couronnée par le rehaussement en mars 2010 du rating de notre pays au rang de "l'investissement Grade", alors que plusieurs de nos partenaires européens ont vu leurs notations souveraines se dégrader.


Par ailleurs, nos relations avec l'Union européenne devraient saisir l'opportunité du Statut Avancé, en opérant progressivement la nécessaire convergence du cadre législatif marocain avec l’acquis communautaire, en renforçant le partenariat politique ainsi que la coopération approfondie dans les politiques sectorielles y compris la politique de l’entreprise.


Par ailleurs, et partant de la reconnaissance implicite des insuffisances du processus d’intégration régionale et son incapacité à constituer un levier de prospérité pour les pays partenaires du sud de la Méditerranée, l'Union Pour la Méditerranée offre une nouvelle dimension du partenariat Nord-Sud basée sur la co-décision et devrait reposer sur un contenu substantiel et un agenda qui lui donnent une crédibilité suffisante.


Sur un plan structurel, la reconfiguration de la croissance mondiale avec la montée en puissance incontestable de la Chine impose la construction d'un nouveau positionnement du Maroc accompagné d'un ajustement de notre modèle de développement.


En termes de repositionnement, la mondialisation oblige à repenser nos relations économiques en les orientant vers les nouveaux gisements de croissance qu'offre aujourd'hui l'Afrique en misant sur la promotion des investissements et le co-développement Sud-Sud crédible et gagnant-gagnant.


L'expérience marocaine en termes de management public et de partenariat public-privé pourrait être mise à profit pour développer des secteurs indispensables au développement de l'Afrique tels que les infrastructures, l'électrification, l'assainissement, l'eau ou le logement.


Le nouveau modèle de développement devrait s'ajuster avec la nouvelle carte industrielle mondiale qui fait émerger de nouveaux métiers porteurs et qui a réduit les gains potentiels d'autres créneaux où personne ne peut concurrencer l'usine du monde "la Chine".


Il s'agira pour le Maroc de consolider les bases de la tertiarisation exportatrice de services et favoriser la croissance verte et le développement durable socialement responsable.

ANNÉE BUDGÉTAIRE 2011

 Rapport Économique et Financier pour l'année budgétaire 2011( Première partie)


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Rapport Économique et Financier année budgétaire 2011

Par INPBPM :: mercredi 08 décembre 2010 à 04:31 :: OBSERVATOIRE INPBPM
 le Rapport Économique et Financier pour l'année budgétaire 2011 s’essaiera à interroger l’évolution de l’environnement international à la recherche du sens à donner à la crise mondiale dans ses différentes manifestations et ses multiples prolongements


Rapport Économique et Financier

ANNÉE BUDGÉTAIRE 2011


La préparation du projet de Loi de Finances 2011 intervient dans un contexte mondial caractérisé par de profondes mutations découlant de la crise financière et  économique systémique qu'a connue le monde depuis fin 2008. Alors que les restructurations et les crises sectorielles perturbent durablement les systèmes productifs des pays les plus développés, des forces croissantes d'intégration et de concurrence façonnent une nouvelle carte de l'économie mondiale. Une nouvelle géographie de la croissance dans le monde semble s’affirmer de plus en plus au détriment des centres hégémoniques traditionnels.


Confrontés à des problèmes de déficits publics et de dettes souveraines, ces derniers devraient croître modestement, tandis que les pays émergents, notamment, les puissances démographiques asiatiques que sont la Chine et l'Inde, deviennent des locomotives de la nouvelle croissance postcrise dans le monde.


D’autres pays, notamment, en Amérique latine et en Afrique semblent non seulement mieux résister à la crise mais offrent de nouvelles perspectives à la rentabilité des investissements et à la croissance à la faveur d’importants efforts d’assainissement et de réformes consentis tout au long de la dernière décennie.


Le Maroc en fait partie. Bien que soumis aux effets de la crise à travers les secteurs les plus exposés aux aléas de la conjoncture internationale, les fondements rénovés de son modèle de croissance continuent à alimenter, à la fois, sa capacité de résilience et son potentiel de croissance. La continuité des efforts de réforme et d’investissement conjuguée à l’impératif incontournable de traiter les fragilités révélées par la crise et à la nécessité d’améliorer durablement les ressorts de la bonne gouvernance détermineront la mesure et la vitesse avec laquelle des progrès réels et palpables pourraient être inscrits sur la voie du développement dans un environnement, certes, peu porteur mais qui offre de réelles opportunités d’épanouissement.


Néanmoins de grands défis liés, notamment, à l’environnement, à la problématique énergétique et alimentaire et à celle de l'emploi s’imposent désormais partout dans le monde et interpellent la réflexion sur les issues possibles à la crise et sur la viabilité des modèles de développement dominant jusqu’alors ….

Pour le moment, la sortie de crise s'avère plus complexe et plus problématique que prévu. Si les dernières prévisions du FMI considèrent que l'économie mondiale va enregistrer une croissance de 4,8% en 2010 et de 4,2% en 2011, les perspectives pour l'année 2011 demeurent marquées par les aléas négatifs liés à la fragilité des finances publiques et au problème de la soutenabilité des dettes des pays développés. Ce qui augure d'une reprise moins vigoureuse surtout pour l’Europe.


C’est dans cet environnement perturbé où se profilent des préoccupations de conjoncture et des interrogations sur les ruptures balbutiantes qui redessinent les contours d’une nouvelle cartographie économique dans le monde que le Rapport Économique et Financier s’essaiera à interroger l’évolution de l’environnement international à la recherche du sens à donner à la crise mondiale dans ses différentes manifestations et ses multiples prolongements.


Mais au-delà, ce sont les défis que ces évolutions imposent à la marche du Maroc, en terme d’opportunités et d’efforts à consentir, qui seront explorés à la faveur de l’évaluation de notre compétitivité, de notre positionnement et des résultats enregistrés au niveau de l’intégration à l’économie mondiale notamment par le biais des différents accords de libre échange conclus…(1er partie).


C’est sous cet angle que les performances de l’économie marocaine seront revisitées pour mieux appréhender les fondements structurels de sa résilience, les pores de ses fragilités ainsi que les mutations qui la traversent et ouvrent des perspectives auxquelles les politiques sectorielles tentent de s’arrimer. Les nouvelles orientations en faveur d’une gouvernance plus inclusive et plus soucieuse de proximité que le Souverain imprime à la marche du pays, à travers le grand chantier de la régionalisation offriront plus de chances à l’efficience d’actions publiques mieux ciblées et plus coordonnés.

Les enseignements tirés de la gestion de la période de crise internationale et les défis de l’intégration à l’économie internationale qu’elle pose de manière plus insistante dans cette phase de reprise, tant au niveau de la compétitivité, de la productivité, de l’éducation et de la formation, sont abordés dans la perspective de mieux servir les desseins d’amélioration des indicateurs de développement humain, de résorption des déficits sociaux et d’impulsion voire d’accélération des  investissements et des réformes que cela implique.( 2ème et 3ème partie).


Les marges de manœuvres budgétaires qu’il faudra élargir pour tenir le pari de l’investissement et de l’action sociale sont analysées à la lumière des contraintes qui pèsent non seulement sur les finances publiques mais aussi sur le financement de l’économie, à un moment où la capacité d’absorption de l’économie tend à dépasser les seuils de mobilisation de l’épargne sur le marché national. L’évolution du cadre macroéconomique, la soutenabilité des finances publiques, le comportement des recettes fiscales, des charges de la compensation face à la priorité à accorder à l’investissement public sont analysés pour mieux comprendre la configuration du Projet de Loi des Finances actuel.(4ème parie).


Ce projet est, certes, empreint du particularisme qu’impose le réalisme exigé par une vigilance mesurée mais il ne renonce en rien à l’ambition de servir l’élan avéré et encore prometteur d’un Maroc qui renforce ses chances de progrès dans l’équité et la démocratie en conjuguant au mieux la morale des intérêts bien compris avec celle de l’effort équitablement consentis.

 ANNÉE BUDGÉTAIRE 2011

 


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Rapport sur les services de l'état gérés de manière autonome année budgétaire 2011

Par INPBPM :: mercredi 08 décembre 2010 à 03:54 :: OBSERVATOIRE INPBPM

Rapport sur les services de l'état gérés de manière autonome  pour l'année budgétaire 2011

Rapport sur les services de l'état gérés de manière autonome


Le présent rapport est structuré autour de 3 parties :



La première partie traite de l’évolution du nombre des SEGMA et leur répartition par domaine d’activité ;


La deuxième partie dresse le bilan budgétaire et comptable des SEGMA au titre de l’année 2009 et présente l’évolution des réalisations budgétaires au cours de la dernière décennie ;


La troisième et dernière partie est consacrée à la présentation des principales réalisations des SEGMA au cours des trois dernières années et des opérations programmées au titre des années 2010 et 2011.


ANNÉE BUDGÉTAIRE 2011

 


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Rapport Économique et Financier année budgétaire 2011

Par INPBPM :: mercredi 08 décembre 2010 à 03:25 :: OBSERVATOIRE INPBPM
Rapport Économique et Financier pour l'année budgétaire 2011

Rapport Économique et Financier


Extrait du Discours de Sa Majesté Le Roi Mohammed VI à l’occasion de la fête du trône du 30 juillet 2010

:

 Relever les défis de l’ouverture et de la compétitivité, en engageant les réformes nécessaires, en vue de restructurer les secteurs dont la crise mondiale a dévoilé les insuffisances et de tirer parti des prémices de la reprise de l’économie mondiale.

De même, la préservation des équilibres macro-économiques s’impose comme une nécessité impérieuse, au même titre que la rationalisation des dépenses publiques et la modernisation du cadre légal et réglementaire, assurant une plus grande attractivité pour l’entreprise et les affaires.

Il faut également veiller à une exploitation judicieuse de la crédibilité dont jouit le secteur bancaire et financier national, et de la confiance témoignée à l’égard du Maroc comme pôle d’attraction des capitaux et des investissements internationaux


PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE BUDGETAIRE 2011

 


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Rapport sur les comptes spéciaux du Trésor année budgétaire 2011

Par INPBPM :: mercredi 08 décembre 2010 à 02:45 :: OBSERVATOIRE INPBPM
Rapport sur les comptes spéciaux du Trésor pour l'année budgétaire 2011

Rapport sur les comptes spéciaux du Trésor

 

 Le présent rapport sur les comptes spéciaux du Trésor est structuré en quatre parties :


la première partie retrace l’évolution du nombre des CST eu égard à l’effort de rationalisation desdits comptes entrepris depuis plusieurs années et des nouvelles créations de comptes destinées à prendre en charge des programmes prioritaires ;


la deuxième partie présente le bilan budgétaire et comptable des Comptes d’affectation spéciale au titre de l’année 2009 à partir d’une analyse exhaustive des recettes et des dépenses réalisées


dans ce cadre ; la troisième partie dresse, par domaine d’activité, le bilan d’exécution pour l’année 2009 des programmes d’action réalisés dans le cadre des comptes d’affectation spéciale ;


et la quatrième et dernière partie traite des actions effectuées dans le cadre des comptes de prêts et d’avances et des comptes d’adhésion aux organismes internationaux en faisant ressortir l’importance du volume de financement géré dans ce cadre.

PROJET DE LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE BUDGETAIRE 2011

 


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Rapport sur le secteur des établissement publics année budgetaitre 2011

Par INPBPM :: mercredi 08 décembre 2010 à 01:29 :: OBSERVATOIRE INPBPM
Rapport sur le secteur des établissement publics pour l'année budgétaire 2011

Rapport sur le secteur des établissement publics

 

Le présent rapport comprend quatre parties :

 

- la première partie traite des performances du secteur des EP à  travers la présentation de l’inventaire du portefeuille public, l’examen des indicateurs financiers, économiques et d’activité de ces organismes ainsi que leurs ressources humaines et les flux de leurs échanges financiers avec l’Etat ;


- la deuxième partie est consacrée à la présentation des réalisations globales du secteur des EP en matière d’investissements et à la revue de certains programmes et actions spécifiques dont ceux en faveur du monde rural. Elle intègre également un examen détaillé des divers plans d’action des principales EP dans le cadre de l’implémentation des visions stratégiques sectorielles retenues par le Gouvernement ;


- la troisième partie aborde les actions visant la promotion d’une meilleure gouvernance des EP et la modernisation de leur management en mettant en exergue les réalisations et les actions programmées concernant la modernisation du contrôle financier de l’Etat, le renforcement de la contractualisation des rapports Etat-EP, les audits externes et l’intervention des juridictions financières dans les EP ;


- la quatrième partie est dédiée aux aspects afférents à la cession des participations de l’Etat et aux Partenariats Public-Privé et ce, conformément à la politique de libéralisation de l’économie marocaine et de son ouverture pour renforcer sa compétitivité tout en veillant à développer et à diversifier les sources de sa croissance.


ANNÉE BUDGÉTAIRE 2011

 

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Secteur des établissements et entreprises publics

Par INPBPM :: mercredi 08 décembre 2010 à 00:03 :: OBSERVATOIRE INPBPM
Secteur des établissements et entreprises publics au cours de la période 2008-2010

RAPPORT SUR LE SECTEUR DES ETABLISSEMENTS ET ENTREPRISES PUBLICS 

Entreprises Publiques (EP)


Au cours de la période 2008-2010, les Entreprises Publiques (EP) ont enregistré, d’année en année, un accroissement remarquable du volume d’investissement, consolidant ainsi le rôle de ces organismes en tant qu’acteurs importants dans la dynamique volontariste enclenchée par le Gouvernement et ce, dans un contexte marqué par une crise économique mondiale, l’objectif étant de maintenir l’investissement public à un niveau élevé et en faire un levier important de la croissance économique du pays.


Ainsi, au cours de ladite période, le volume global d’investissement réalisé au taux moyen annuel de 83% s’élève à près de 220 milliards de dirhams enregistrant un accroissement de 79% par rapport à la période 2005-2007. Lesdits investissements s’inscrivent dans le cadre de visions stratégiques sectorielles clairement identifiées ayant pour but commun de moderniser l’économie nationale et de renforcer sa compétitivité et l’attractivité du pays d’une part, et de développer la solidarité sociale et territoriale d’autre part. Les programmes d’action des EP, véritables vecteurs des stratégies sectorielles, sont de nature à permettre au Maroc de rester une des économies les plus dynamiques de la Région et à en faire un leader dans de nombreux domaines en particulier les phosphates, les énergies renouvelables et les infrastructures.


Durant l’année 2009 et le premier semestre 2010, l’activité des EP a globalement été caractérisée par la réalisation de performances économiques, financières et d’activité satisfaisantes et ce, malgré les effets défavorables de la conjoncture mondiale. Ces performances ont été notamment impactées par les réalisations du Groupe OCP, en forte hausse durant l’année 2010 après la baisse enregistrée en 2009 et les résultats exceptionnels de l’année 2008.


La conduite des programmes d’action des EP est appuyée par la poursuite des
réformes et des restructurations sectorielles et opérationnelles visant à booster leurs performances et leur compétitivité tout en aspirant à une plus grande implication de ces entreprises dans la concrétisation d’une déconcentration renforcée et d’une régionalisation élargie.


De même, des synergies sont recherchées à travers la conduite d’opérations de
partenariats entre EP à l’instar de celles impliquant l’OCP et la BCP, l’ONMT et la SMIT ou les organismes publics concernés par la stratégie logistique nationale et la promotion.

Parallèlement, les actions volontaristes et résolues visant une gestion rationnelle et moderne sont poursuivies par les EP en vue d’améliorer leurs modes de gestion, de contrôle et de gouvernance en s’inspirant des meilleures pratiques internationales en matière de transparence financière, de reddition des comptes et de développement durable


Cette dynamique de l’intervention des EP sera poursuivie en 2011, traduisant ainsi l’engagement ferme des pouvoirs publics de maintenir le trend haussier de l’investissement public et d’accélérer davantage le rythme de réalisation des
stratégies sectorielles tout en veillant à assurer une plus grande cohérence et une meilleure intégration dans la mise en œuvre des dites stratégies et ce, avec un meilleur ciblage des populations démunies et des zones rurales et montagneuses.


Ainsi, les EP poursuivront au cours de l’année 2011 leur effort d’investissement et de consolidation de leur situation aux niveaux national et régional sur la base des priorités suivantes :

Le maintien du rythme de croissance économique à un niveau élevé par la poursuite de l’effort d’investissements public ;


 L’accélération de la mise en oeuvre des réformes stratégiques en vue d’améliorer l’attractivité et la compétitivité de l’économie nationale et de diversifier les sources de croissance sur l’ensemble du territoire national ;


La consolidation du pacte social à travers la poursuite des réformes sociales visant l’amélioration des ressources humaines, la préservation du pouvoir d’achat des citoyens et le renforcement des mécanismes de ciblage et de solidarité ainsi que les programmes de lutte contre le pauvreté et la précarité ;


 La continuation des efforts de maintien des équilibres fondamentaux à même de garantir un niveau élevé et durable de la croissance économique ;


La rationalisation des charges d’exploitation du secteur public pour orienter davantage de ressources vers l’investissement et les programmes d’action pour la réalisation des différentes stratégies sectorielles.


Dans ce cadre, et outre la réalisation des grands chantiers structurants,les EP sont appelées à oeuvrer davantage pour renforcer la rigueur de leur gestion et la solidité de leur situation financière, améliorer leur mode de gouvernance et  leur transparence, moderniser leur cadre institutionnel et organisationnel et  développer de nouvelles synergies par la conclusion de contrats de partenariats  visant à stimuler davantage leur performance et leur contribution au développement du pays.


De même, l’action des grandes EP est appelée à intégrer de plus en plus les meilleures pratiques nationales et internationales en matière de développement durable et de responsabilité sociale, en relation avec les engagements du Maroc
dans le cadre des Objectifs du Millénaire de Développement.


ANNÉE BUDGÉTAIRE 2011


 

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