Maroc : Instance Nationale de protection des Biens Publics

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secteur énergétique

Par INPBPM :: vendredi 16 avril 2010 à 20:52 :: OBSERVATOIRE INPBPM

La valeur ajoutée du secteur énergétique s’est accrue en moyenne de 6,4% sur la

période 2003-2007 contre 1,4% durant la période 1999-2002. Cette évolution a eu lieu dans un contexte marqué par une forte demande d’énergie, en particulier électrique, qui est passée de 4,8% en 1999-2002 à 7,8% en 2003-2007 suite à l’augmentation des ventes destinées aux ménages et aux entreprises. La production électrique s’est accrue de 7,8% en moyenne par an entre 2003 et 2007 après 5,7% durant la période 1999-2002 recouvrant une amélioration de 6,5% de la production concessionnelle, les importations se sont accrues de 10%. Globalement, les importations des produits énergétiques et lubrifiants ont atteint 52,4 milliards de dirhams en 2007 après 21,2 milliards de dirhams en 2003, en hausse annuelle moyenne de 21% en valeur et de 4,5% en volume.

Vitalité de la demande d’énergie

Rapport Economique et Financier 2009

 



La coopération régionale en matière énergétique est une option stratégique

Par INPBPM :: vendredi 16 avril 2010 à 20:17 :: OBSERVATOIRE INPBPM

La coopération régionale en matière énergétique est une option stratégique pour les pays qui affichent une forte dépendance énergétique, comme le Maroc.


Les effets liés à la proximité géographique constituent un des facteurs clés qui conditionnent la fluidité de certains marchés, notamment celui du gaz et de l’électricité.


Au niveau du Maghreb, la levée des blocages qui entravent l’aboutissement du projet d’intégration régionale serait très profitable pour les pays de la région.


Les complémentarités énergétiques entre les pays maghrébins, déjà à l’oeuvre au niveau des secteurs de l'électricité et du gaz, pourraient prendre de l’ampleur avec l’accélération du projet maghrébin.


Elles s’appuient sur une distribution de la population et sur une densité des infrastructures qui faciliteraient grandement l’édification d’un marché régional de l'énergie.


Déjà, la Tunisie, l'Algérie et le Maroc sont reliés par un lien qui fonctionne en synchronisation avec le système européen UCTE depuis 1997 grâce à un câble sous-marin

entre l'Espagne et le Maroc.


Par ailleurs, il convient de souligner qu’un projet d’interconnexion entre le Maroc et la Mauritanie est en cours d’étude. Sa concrétisation pourrait offrir des opportunités immenses

pour notre pays sur le continent africain dans le cadre d’une coopération énergétique Sud-Sud. 


Le besoin d'une intégration de l'énergie au niveau de la région maghrébine a déjà fait l’objet de plusieurs études.


Il s’agit notamment de l’étude conduite conjointement par le Secrétariat de l’UMA et la Commission européenne, qui a mis l'accent sur la nécessité d'un échange d'informations et sur l'introduction de mesures régulatrices afin de favoriser l’harmonisation des marchés comme préalable à l'intégration et à la mise en place d'un Marché Maghrébin de l'Energie.


Au-delà du Maghreb, l’extension de l’intégration énergétique aux autres pays d'Afrique du Nord est également une option qui mérite d’être poursuivie.


Etant déjà lié à l'Europe par le Gazoduc Maghreb-Europe et par des interconnexions électriques, le Maroc peut mobiliser la coopération européenne pour ouvrir la voie à une gestion de l’approvisionnement dans le cadre d’un marché régional de l’électricité et du gaz naturel et tirer profit des opportunités d’échanges avec les pays de la région euro- méditerranéenne.


Le mouvement d’intégration énergétique au sein des pays de l'Est et du Sud de la Méditerranée, qui s'étendent de la Turquie au Maroc, pourrait être connecté au système

européen UCTE par la liaison Espagne-Maroc ou par les connexions via la Grèce et la

Bulgarie. Ces liaisons fourniront ainsi la base d'un Pool Méditerranéen de l'Energie et

renforceront certainement le commerce de l'énergie régionale en Afrique du Nord et dans le

bassin méditerranéen.


Les expériences internationales en matière d’intégration énergétique, notamment sur le

continent américain, sont très utiles à cet égard. L’ALENA offre l’exemple d’une intégration régionale plus avancée avec une forte croissance des échanges intra-régionaux de produits pétroliers. Elle l’est moins sur le marché de l’électricité où les échanges régionaux demeurent encore limités, pour des raisons liées à l’harmonisation des réglementations nationales, à la forte croissance de la consommation intérieure et à l’insuffisance des investissements dédiés au développement des réseaux.


L’intégration énergétique au niveau du MERCOSUR se poursuit à un rythme progressif. La libéralisation et la privatisation des entreprises électriques dans la plupart des pays de la région devraient favoriser la création d’un vaste marché énergétique régional, notamment pour le gaz naturel, avec de nombreux projets d’extension des gazoducs existants.


Cette orientation est également empruntée par la Communauté andine avec la mise en oeuvre d’une politique d’intégration de ses marchés électriques visant à doter les pays membres d’un cadre juridique favorable à l’harmonisation des lois et des systèmes de régulation.


Le développement des énergies renouvelables demeure une option incontournable pour alléger la dépendance du Maroc.


Elle représente à cet égard un axe de la nouvelle stratégie énergétique nationale et un projet clé dans l'agenda de l'Union pour la Méditerranée.


L’examen des tendances récentes de l’économie mondiale et de ses perspectives d’évolution à la lumière des risques baissiers qui l’entourent, permet de ressortir un certain nombre d’enseignements utiles pour l’économie nationale.


Il s’agit en premier lieu du caractère régionalisé de la croissance mondiale, qui met en relief l’importance des moteurs régionaux comme courroie de transmission de la croissance économique.


Dans la plupart des zones géographiques examinées, le rôle du commerce intra-régional s’est avéré déterminant en matière de relance économique.


L’importance d’un ancrage régional réside dans le fait qu’il sert de base arrière en matière de renforcement du dispositif compétitif des entreprises régionales, mais aussi comme source d’absorption de chocs exogènes en cas de retournement conjoncturel à l’extérieur de la zone. Les pays émergents d’Asie, d’Amérique Latine ont su mettre en place des formes de coopération économique et commerciale qui permettent d’exploiter les divers avantages

comparatifs à l’échelle régionale (coût, technologie, fiscalité,…).


De plus, ceci n’a pas été uniquement l’oeuvre des grandes entreprises, mais aussi celui

des petites et moyennes firmes comme c’est le cas en Asie.


A l’opposé, la lenteur du processus d’intégration en Méditerranée n’a pas permis de faire émerger une logique de complémentarité qui serait favorable pour accélérer la convergence réelle et normative des économies sud-méditerranéennes à l’image de ce qui s’est produit dans les PECO. Par ailleurs, la réussite de l’ancrage régional constitue le prélude d’une insertion réussie dans les flux d’échange et d’investissement internationaux. L’expérience de la Chine est à cet égard très instructive.


L’expérience acquise sur les marchés de l’Asie en développement a servi d’instrument pour relancer la percée des entreprises chinoises dans leur conquête internationale, notamment dans l’industrie du textile-habillement qui opère désormais sur la base de marques et labels chinois.


L’expérience chinoise est transposable à plus d’un titre pour le cas des entreprises marocaines en ce qui concerne les opportunités offertes sur les marchés africains. Les

entreprises déjà présentes sur ces marchés ont réalisé des résultats très satisfaisants, mais des

opportunités existent encore pour le tissu industriel national.


De part l’existence de divers types de conventions et accords de commerce préférentiels qui ne sont pas entièrement exploités, les marchés africains, peu exigeants dans l’ensemble, peuvent servir de plateforme pour accompagner l’apprentissage des firmes nationales.


Celles-ci pourraient également jouer le rôle de relais pour les firmes internationales, peu accoutumées à des marchés réputés à haut risque, dans le cadre d’une opération de

coopération triangulaire.


Pour ce qui est des effets négatifs liés à la volatilité des cours des matières premières,notamment le pétrole, les réponses apportées notamment par les pays avancés ont concerné l’accroissement de l’efficacité énergétique, grâce à une stratégie active de diversification des sources de l’énergie et leur optimisation.


Le Maroc, importateur net de la ressource pétrolière se doit de mettre en place une stratégie intégrée qui vise aussi bien la rationalisation de la consommation, notamment à travers la suppression des subventions (qui représentent un manque à gagner pour l'investissement public) et l’encouragement des moyens de transport communs que la recherche de sources d’énergie alternatives, tels le gaz et le renouvelable, ainsi que l’exploitation des opportunités régionales offertes en matière de coopération énergétique.


S’agissant de la politique agricole, les tensions haussières sur les prix des céréales principales et secondaires posent avec acuité l’épineuse question de la sécurité alimentaire et l’importance des charges de compensation qui pèsent sur les finances publiques.


Alors que les nouveaux programmes stratégiques tendent à opérer un nouveau positionnement de la production nationale au profit des cultures à forte valeur ajoutée et peu consommatrices d'eau, d’autres axes méritent d’être pris en considération, notamment en termes de gestion des ressources hydriques, d’introduction de nouvelles techniques

d’irrigation et de renforcement de la productivité à travers la formation et l’appui technique. 


Aussi, est-il nécessaire de rappeler l’importance des phases de forte croissance en matière de correction des déséquilibres, notamment budgétaires et accélérer les réformes structurelles qui s’imposent.


Certains pays émergents qui se sont engagés sur la voie de l’assainissement budgétaire et le renforcement de la solidité du système financier semblent avoir été mieux dotés pour tirer pleinement profit du rebond économique mondial, comme en témoignent les cas des pays d’Amérique Latine et d’Asie.


Ceci concerne également les pays développés. La zone euro constitue en effet un exemple type où l’accumulation des problèmes structurels pèse sur la croissance (niveau élevé du chômage lié au manque de la flexibilité du marché du travail, faiblesse de la productivité, tensions sur les finances publiques).


Les performances divergentes de l’Allemagne et la France montrent à bien des égards que le retard accusé en matière de mise en œuvre des réformes peut s’avérer coûteux en termes de croissance et de renforcement de la résilience d’une économie aux effets du retournement cyclique.


Dans ce contexte marqué par l’interdépendance croissante entre les diverses économies et la mobilité accrue des facteurs de production, la réussite de l’insertion du Maroc à l’économie mondiale serait tributaire de l’approfondissement des efforts consentis en matière d’amélioration de la compétitivité économique.


Les pouvoirs publics ont veillé, certes, par le biais de différentes réformes et mesures, au maintien d’un environnement économique sain et sécurisant pour assurer la dynamique de l’investissement et la compétitivité économique.


Néanmoins, des efforts devraient se poursuivre en vue de consolider et renforcer les acquis en cette matière.


L'édification d'un Maroc exportateur et compétitif dépend de la mise en place de mesures d’orientations et d’incitations encourageant la production et l’exportation de produits diversifiés, dynamiques et fortement demandés au niveau du marché mondial.


Elle suppose aussi la consolidation des acquis dans les secteurs traditionnels d’exportation, l’intégration de la nouvelle économie et le développement de nouvelles technologies. Plus concrètement, l'amélioration des exportations exige une diversification des marchés à l’export en dehors de l’UE, à travers l’opérationnalisation des accords de libre échange signés par le Maroc et la relance du processus de l’UMA.


L'amélioration des exportations dépend également du développement de certains secteurs clés en l’occurrence l’offshoring, l’électronique et l’automobile.


Le Maroc peut se positionner comme plate-forme de production et d’exportation, notamment pour l'automobile (assemblage) et l'électronique.


Des coûts de production modérés résultent généralement de la mise en oeuvre des moyens technologiques et des méthodes de management plus modernes et dépendent moins d’un coût du travail bon marché que d’une main d’oeuvre qualifiée. La plupart des pays du

Sud-est Asiatique ont ainsi investi massivement dans l’éducation avec des résultats spectaculaires.


D’où, la nécessité pour le Maroc de poursuivre ses efforts en matière de développement humain en général et de mise en oeuvre de la réforme de l’éducation et de la formation.

Relever le défi énergétique à travers l’intégration régionale

Rapport Economique et Financier 2009

 



les annonceurs, décident ils de la ligne éditorial

Par INPBPM :: vendredi 16 avril 2010 à 19:59 :: Général


Les annonceurs, premiers financier de la presse, décident ils de la ligne éditorial ?

Les annonceurs, premiers financier de la presse, décident ils de la ligne éditorial ?

Comment peut-on expliquer le mécanisme qui permet de faire de l’information une marchandise ?

 cette marchandisation n’est-elle pas totalement nouvelle : les médias sont ils depuis longtemps des entreprises dont le financement dépend de la publicité et des chiffres de vente  pour la presse écrite ?


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