Outre la dynamique de l’investissement américain, la
coopération financière bilatérale s’est renforcée par la conclusion du «Contrat du Défi
du Millénaire» pour un montant de 697,5 millions de dollars étalé sur cinq ans.
Certaines composantes du Programme MCA ont un caractère sectoriel, alors que
d’autres ont une vocation transversale. Les premières concernent le soutien
et l’accélération de la mise en oeuvre de stratégies sectorielles dans les domaines
de l’agriculture, de l’artisanat, du tourisme et de la pêche artisanale. D’un
autre côté, l’Agence Américaine pour le Développement International «USAID» a
mis en place depuis 2004 son programme de coopération avec le Gouvernement
marocain. D’un montant de 100 millions de dollars, étalé sur la période
2004-2008, le programme de l’USAID s’articule autour de trois principaux axes
qui sont la croissance économique, l’éducation, la formation professionnelle,
la démocratie et la gouvernance. De plus, le programme Nouvelles
opportunités d’affaires au Maroc » NBO, lancé en 2005, assiste les
entreprises marocaines afin d’accroître les exportations vers les Etats-Unis dans
le cadre de l’accord de libre-échange.L’appui apporté par ce
programme aux entreprises marocaines lors des manifestations commerciales aux
Etats-Unis s’est avéré concluant, puisque plusieurs exposants marocains sont
parvenus à concrétiser d’importantes opportunités d’affaires avec leurs
homologues américains. Au total, le Maroc devrait mettre en place
un certain nombre de mesures nécessaires pour dépasser les contraintes à
l’origine de la sous-performance de ses exportations sur le marché américain.
Ces mesures s’articulent notamment autour de l’amélioration de la compétitivité
extérieure, de l’adoption des normes internationales de qualité, de la dynamisation
des secteurs traditionnels à l’exportation et de sa diplomatie commerciale. D’un
autre côté, la réflexion en cours au niveau national pour améliorer les exportations
et optimiser le paysage institutionnel à l’export, serait de nature à
proposer des mesures adéquates pour accroître les exportations marocaines à
destination des Etats-Unis. Dans ce sens, le Ministère de l’Economie et des
Finances a lancé, depuis septembre 2007, une étude sur la compétitivité
institutionnelle des exportations marocaines. Cette étude devrait permettre
de dégager des recommandations à caractère institutionnel pour améliorer les
exportations marocaines, notamment celles destinées au marché américain.
Une coopération financière de plus en plus renforcée
La
Chambre criminelle (1er degré) chargée des crimes économiques et
financiers à l'annexe de la Cour d'Appel de Salé a décidé, mardi, de
poursuivre le 23 mars l'audition des plaidoiries de la défense dans
l'affaire de détournement de près de 10.000 tonnes de fioul, dans
laquelle sont poursuivies 36 personnes, dont une femme. La défense de la partie civile a, lors de la séance de mardi,
demandé à la cour de condamner les mis en cause à une amende de plus de
22,86 millions de dirhams, soit le coût de la quantité du fioul
détournée, au profit de l'Office National de l'Electricité (ONE).
La défense a également demandé un dédommagement d'un montant de 2 millions dhs sur les préjudices moral et matériel.
Le représentant du ministère public a, après avoir exposé les
tenants et aboutissants de cette affaire, souligné que les charges
retenues contre les mis en cause sont confirmées, plaidant pour leur
condamnation à de lourdes peines.
Les mis en cause dans cette affaire sont poursuivies, chacun en ce
qui la concerne, pour "constitution de bande criminelle", "détournement
de fonds publics", "abus de confiance et complicité" et utilisation de
bons falsifiés.
Ils ont été arrêtés, en mars 2009, suite à une plainte déposée par
l'ONE qui a relevé des irrégularités concernant 10.000 tonnes de fioul. criminelle (1er degré) poursuit le 23 mars l'audition de la défense
Par INPBPM :: mardi 09 mars 2010 à 01:30 :: Général
Une coopération lancée avec le Maroc pour lutter contre la fraude
· Un nouveau système de contrôle
et d’audit des projets financés
La Commission européenne
cherche à garantir une bonne utilisation de ses aides financières accordées
aux pays partenaires. C’est dans ce cadre qu’elle a organisé, en
collaboration avec l’Inspection des finances au Maroc et de la Banque européenne
d’investissement (BEI), la première conférence régionale sur la protection et
l’optimisation des fonds publics, les 14 et 15 mai à Skhirat. Cette rencontre
a été une occasion pour la commission de présenter aux participants son
système de contrôle et d’audit des projets financés par les fonds
communautaires. Ce travail de suivi se fait soit directement du Bruxelles ou
par l’intermédiaires de ses délégations déconcentrées, comme c’est le cas
pour le Maroc. Des représentants des pays de l’Afrique de l’Ouest ainsi que
ceux du pourtour méditerranéen ont pris part aux travaux de cet atelier.
· Protéger contre la mauvaise
gestion
L’objectif principal de cette
conférence est «d’optimiser la coopération entre les services nationaux et
internationaux, responsables de la gestion des fonds publics, afin de mieux
les protéger contre la mauvaise gestion, les détournements, la corruption et
la fraude», précise Alberto Perduca, directeur à l’Office européen de lutte
anti-fraude (OLAF). En tant que service de la Commission européenne,
ce dernier est chargé de procéder à des enquêtes en vue de protéger les fonds
communautaires contre les risques de fraude et de corruption. Pour réussir
cette mission la collaboration des pays bénéficiaires est fondamentale. «Il
est difficile pour l’Olaf de mener des enquêtes seul sans l’assistance des
autorités locales. Ces dernières disposent du pouvoir et de la légitimité
juridiques ainsi que d’une meilleure connaissance du terrain», explique
Perduca. Dans ce cadre, l’Office a déjà initié des relations de coopération avec
certains pays africains, y compris le Maroc. «Cette conférence présente une
occasion pour partager notre expérience appréciée par l’Olaf avec d’autres
pays», signale Abdelali Benbrik, inspecteur général des finances au ministère
des Finances et de la
Privatisation. Selon une source de l’Office européen, 5
enquêtes ont été menées au Maroc durant ces trois dernières années, dont
trois sont en cours. La procédure pour les deux autres a été clôturée avec un
suivi de recouvrement et judiciaire, selon toujours la même source. Rappelons
à ce propos que le volume de l’aide financière accordée par Bruxelles au
Maroc s’élève à une moyenne annuelle de 1,5 milliard de DH, soit 150 millions
d’euros.