Maroc : Instance Nationale de protection des Biens Publics

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Une accélération de l’investissement

Par INPBPM :: mardi 16 mars 2010 à 21:40 :: OBSERVATOIRE INPBPM

Faisant de l’investissement une priorité nationale, les pouvoirs publics ont procédé à la mise en place d’un environnement favorable à la promotion des investissements privés tant nationaux qu’étrangers. 


L’investissement a fait preuve d’un dynamisme continu traduisant la mise à niveau de  l’appareil productif, l’extension des capacités de production, la dynamique de création d’entreprises. En augmentation de 11,5%, la FBCF a représenté 27,6% du PIB en moyenne entre 2003 et 2007 pour atteindre 31,3% en 2007. Sa contribution à la croissance économique ressort à plus de 2,5 points au cours de cette période pour atteindre 4 points en 2007 avec une hausse de plus de 14% en termes réels.


Dans un contexte d’accélération du rythme de l’activité, les mouvements de stocks ont eu un impact positif sur la croissance réelle depuis cinq ans. Entre 2003 et 2007, leur contribution à l’évolution de l’activité a été de 0,1 point du PIB après avoir été légèrement négative entre 1998 et 2002 (- 0,4 point). Favorisées par la détente des taux d’intérêt et la réduction des  droits de douane à l’importation sur les biens d’équipement et leur élimination sur les importations en provenance de l’Union Européenne, les importations des biens  d’équipement et des demiproduits ont accompagné cette dynamique en affichant des hausses sensibles de 16% et 16,3% respectivement entre 2003 et 2007. 


Cet effort d’investissement a été appuyé par les politiques sectorielles déployées et par le soutien financier du Fonds Hassan II pour le Développement Economique et Social aux projets d’investissement exerçant un effet de levier important. Cette évolution a été confortée également par les efforts conjugués des entreprises privées et publiques.

Une accélération de l’investissement

Rapport Economique et Financier 2009

 



La progression rapide des échanges intra-maghrébins

Par INPBPM :: mardi 16 mars 2010 à 18:43 :: OBSERVATOIRE INPBPM

La progression rapide des échanges intra-maghrébins sur la période récente laisse

indiquer qu’un potentiel de développement du commerce régional existe, comme il ressort de la référence à l’indicateur d’intensité bilatérale. Ce dernier se situe à près de 0,50 pour les exportations du Maroc à destination de l’Algérie et de la Tunisie, soit un niveau inférieur de moitié à ce qu’autoriserait le poids de ces pays dans le commerce mondial. Ainsi, pourvu que les conditions politiques et réglementaires soient réunies, le relèvement de l’intensité bilatérale des échanges entre ces pays à un niveau comparable à celui observé dans certains regroupements régionaux des pays en développement, notamment le MERCOSUR, fait ressortir, toutes choses égales par ailleurs, un manque à gagner en termes d’échanges commerciaux. Ce manque à gagner est estimé à presque 980 millions de dollars   annuellement non compris les hydrocarbures, et à 2,1 milliards de dollars, soit 1% du PIB si on prend en compte les importations de produits énergétiques en provenance de l’Algérie et de Libye (Calcul DEPF sur la base de données Chelem qui intègre désormais la Libye. ). Ce gain commercial profiterait à l’ensemble des pays partenaires. Le Maroc et la Tunisie verraient la part de leurs exportations intra-maghrébines s’établir à près de 6% et 10% respectivement, contre des niveaux actuels de 1,6% et 2,5%. En revanche, dans le cas de l’Algérie, hormis les produits énergétiques, le potentiel d’augmentation des échanges vers les pays de la région demeurerait limité. Cependant, une hausse des ventes de produits énergétiques de l’Algérie au sein de l’espace maghrébin devrait porter la part des exportations intra-régionales de ce pays à un niveau comparable à celui du Maroc, soit 6%.La concrétisation de ce gain nécessite toutefois une réadaptation de l’appareil productif des pays membres pour pouvoir répondre au supplément de la demande émanant des pays partenaires. Le gain issu de  l’intégration serait d’autant plus bénéfique qu’il découlerait d’une création des échanges au lieu d’un simple détournement des flux. Auquel cas, l’impact réel sur la croissance économique serait quasiment nul.

Coût du non Maghreb : une manifestation de l’absence du pragmatisme économique

Rapport Economique et Financier 2009

 



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