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LE PRIX EUROMED HÉRITAGE 2007 REMPORTÉ PAR UN JOURNALISTE MAROCAINPar INPBPM :: 12/06/2007 à 15:29 :: Général
voici l'article pour ceux qui s'y intéressent:
Kasbah des Oudaya : Remous autour d'un patrimoine historique
La Kasbah des Oudaya est aujourd'hui objet de spéculation et de surenchère. Le projet d'aménagement de la vallée du Bouregreg a donné lieu à une spéculation où tout est permis : manipulation, pression, achat du silence des habitants...
DEPUIS l'annonce de l'aménagement de la valée du Bouregreg, où un projet faramineux d'aménagement verra le jour, les spéculations ont pris une tournure frénétique. Les agents immobiliers affluent de toutes parts pour pousser les quelques familles qui tiennent encore à leurs demeures à vendre, en Leur proposant des prix qu'ils n'ont jamais rêvé avoir. Plusieurs personnalités sont montrées du doigt. Notamment Mahjoubi Aherdan qui a défrayé la chronique cette semaine. Un sit-in de protestation a été organisé par l'instance nationale de défense de l'argent public qui lui reproche le fait de s'approprier une impasse où se trouve sa maison des Oudaya. De même qu'à un ministre de la majorité qui a acquis une maison en face de l'embouchure du Bouregreg. Depuis les années quatre vingt, la kasbah des Oudaya est un lieu privilégié où des étrangers cherchent à acquérir une demeure. Il faut signaler que l'endroit séduit par son charme et sa ressemblance avec un petit village andalou. Actuellement, le petit quartier de la kasbah des oudaya qui était jusque là paisible est devenu le lieu où sévit une fièvre de la spéculation. Toutes sortes de pressions s'exercent sur les habitants pour vendre ou se taire face aux agissements de personnalités influentes qui défigurent la kasbah des oudaya avec des aménagements et travaux qui menacent d'écroulement les habitations. Mais les choses ont changé depuis l'organisation d'un sit-in contre Mahjoubi Aherdane par l'instance Nationale de défense des deniers publics le vendredi 21 mars, des échauffourées ont éclaté entre les membres de l'instance et les forces de l'ordre qui voulaient interdire le sit-in en présence d'avocats et d'intellectuels comme Mehdi El Manjra. Maître Tarek Sbai a exigé des responsables un ordre du procureur du Roi s'ils veulent interdire le sit-in. Une chose est sûre, les autorités locales n'avaient aucun ordre, ce qui a provoqué chez eux un mouvement de panique avant leur désistement. Les échauffourées, le sit-in a eu lieu pendant un quart d'heure. Mais lorsque des manifestant venus d'Oulmes ont brandi une banderole dénonçant des agissements à Oulmès, des agents en civil ont vite arraché la banderole. Les habitants de la Kasbah eux-mêmes ont été interdits d'accès à l'esplanade des oudaya pour ne pas participer au sit-in. Ils sont les derniers à être consultés dans l'affaire, pourtant ils sont les premiers concernés. Plus encore, des jeunes du quartier ont été recrutés pour saboter le sit-in moyennant des bouteilles de vin distribuées gratuitement. Comment des maisons qui se trouvent dans un monument historique ont été vendues à des particuliers. Aherdane dit avoir acheté d'un étranger. Le quartier des oudaya, en plus d'être un monument classé, est soumis aux terres guiche qui sont la propriété de l'Etat et ne peuvent être vendues. Seuls les ayants droits des descendants des tribus guiche peuvent hériter du droit. Selon le dahir qui régit ce genre d'appropriation, les habitants ne possèdent que les murs intérieurs de leur maison, tout ce qui se trouve à l'intérieur des oudaya est propriété de l'Etat. Il peut donc à tout moment exproprier Mahjoubi Aherdane. le sit-in du vendredi et la médiatisation de l'affaire, Ahérdane est passé à la défensive en adoptant la théorie du complot. Selon les déclarations qu'il a données à son journal Al Haraka, tout ce qui a été écrit dans la presse est une machination contre lui qui vise le sabotage de la fusion des mouvements populaires. Concernant la ruelle Bazo, Ahérdane affirme l'avoir achetée du conseil municipal dans les années quatre vingt. Selon maître Sbai, même l'option de l'achat est sujette à caution. Ahérdane a peut être profité de son passage au ministère de la culture comme ministre par intérim du temps de Bahnini pour s'accaparer la maison qui était autre fois une bibliothèque. Pour Ahérdane, le fait d'avoir « acheté une maison aux oudaya se justifie par sa qualité d'artiste ». L'ancien officier sorti des tabors marocains joue la carte de l'intellectuel. Mais le problème c'est que sa demeure se trouve sur les vestiges d'un monument qui date de l'époque Almoravide. passage conduit directement vers le fleuve où jadis une petite embarcation pouvait être mise à l'eau. Un tunnel souterrain conduit directement vers une petite tour qui s'appelle la tour des pirates qu'on peut apercevoir du côté de la plage. Le silence des services des monuments historiques est lui aussi frappant. Cette administration qui se trouvait il y a tout juste quelques années dans l'enceinte même des oudayas, dans les locaux du service des beaux art que Lyautey a créé en 1913, n'a jamais bougé. Le directeur des monuments historiques de l'époque a raflé un contrat de restauration des monuments historiques au Sultanat d'Oman et a démissionné juste après pour s'installer comme architecte à Dubaï. Henri terrasse, le premier inspecteur des beaux arts au Maroc doit se retourner dans sa tombe aujourd'hui avec cette façade maritime des oudayas défigurée par de nombreuses habitations. Encadré avec photos Un monument historique classé Le kasbah des oudaya est un monument classé depuis 1914 monument historique. Un dahir du 6 juin 1914 interdit toute construction ou défiguration du cadre bâti de la kasbah des oudaya. Les aménagements qui ont été faits depuis 1956 sont en majorité illégaux puisqu'ils défigurent l'aspect historique du lieu. La municipalité de Rabat Hassan, premier destructeur du patrimoineIl y a trois ans, le conseil municipal de Rabat Hassan a entamé des travaux de réfection de la chaussée dans l'ancienne médina de Rabat. Les travaux ont enlevé ce qui restait de pavés centenaires pour les remplacer par des dalles en gré. Seulement aux oudaya les habitants ont fait de la résistance pour conserver leurs pavés centenaires, allant même jusqu'à intenter un procès au conseil municipal. Après une dure bataille dont la presse s'est mêlée, le tribunal a donné raison aux habitants. Sur les traces de l'exotisme français du 19ème siècle La mode des riads et anciennes demeure Le complexe de l'imitation aveugle des étrangers qui viennent au Maroc chercher l'exotisme trouve un terreau chez les soit disant notables marocains. A Rabat, depuis que les Français sont devenus des habitants à plein temps de l'ancienne médina, les Marocains de la classe moyenne cherchent par tous les moyens à y acquérir une maison. Maison qu'ils ont eux mêmes vendue il y a quelque années à un prix dérisoire, car l'endroit n'était pas ''in'' préférant s'installer au quartier de l'Agdal ou au Riad. Mehdi El Manjra « J'ai été pendant 20 ans responsable de la culture à l'UNESCO, nous avons tout fait pour défendre le patrimoine dans tous les coins du monde. Aujourd'hui, un ministre progressiste achète une maison aux oudaya et veut ajouter un étage. Que voulez-vous que les autres fassent. Mohamed El Fassi a réussi à inscrire Fès comme patrimoine de l'humanité. Arès 30 ans, on est arrivé à cela ! Des responsables de haut niveau violent toutes les lois, le droit international, ils n'ont pas respecté la pierre et l'histoire de ce pays, c'est la grande humiliation de tous les principes » Mohamed Tarek sbai « Les poches de résistance aux changements sont toujours aux commandes dans ce pays , les dilapidateurs des biens publics ont toujours le bras long, ils influencent même les autorités locales qui sont censées défendre les biens publics alors qu'elles prennent le fouet conte les défenseurs des biens publics » Mis en ligne le 8 mai 2006 Le 25/05/07, lereporter <lereporter@menara.
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Commentaires Le 21/05/2007 à 18:07, par Younes
Toutes mes félicitations Monsieur El Hamraoui. Le sérieux paye toujours..
Le 22/05/2007 à 12:00, par oudayatoune
Les responsables marocains sont prés à tout :culture ou pas ; patrimoine;...la cadence ou vont les choses fait peur ,spéculation par un grand nombre de responsable dans pratiquement tout les domaines , plus rien au peuple , spéculation dans le domaine des batiments , l'immobilier .......
Qui sont ils ? Que veulent –ils ? Dans d'autre pays lorsqu'un responsable est désigné du doigt , il démissionne , chez nous il trouve le courage de se justifier devant des instances telle INPBPM ,l'opinion public .......... , on a l'impression que les responsable ont réussi à faire taire le peuple , qui malgré tout devra se prononcer lors des éléctions ...... Le 22/05/2007 à 12:52, par walla
quelles élections????? y a rien!!!! le cinéma de toujours!!!!
Le 22/05/2007 à 13:16, par BARAKA BARAKA BARAKA!!!
Anecdote, flash back et questions légitimes
« Papa, la maîtresse nous demande ce que travaillent nos papas et moi je lui dis que tu travailles dans l’ordinateur. Et maintenant elle me demande encore ! Dis papa, où est-ce que tu travailles ? » Grave ! Le petit est mal en point. Il se doute d’une situation anormale pour ce qui est de ma situation professionnelle. Il n’a que sept ans pourtant… Ma réponse a été des plus rassurantes malgré tout … « Je travaille au ministère de l’intérieur fiston, tu peux être fier de ton papa ! » Au même moment, à la télé, M. Benmoussa. Au parlement ! Je crois qu’il parle de sécurité publique, mais mon esprit est ailleurs… Le 11.04.2007 j’avais été reçu par le wali de Rabat M.Hassan Lamrani. Nous avions eu un entretien franc… Une conversation où M.Lamrani m’avait donné une bonne impression en tant que wali à tel point que j’avais dit à maître Mohamed Tarik Sbaï qui m’avait contacté au téléphone que le wali de Rabat incarnait, à mon humble avis, le nouveau concept d’autorité. Bien que je n’aie toujours pas obtenu une attestation de travail laquelle serait toujours en cours de rédaction… Je n’ai toujours pas de bureau, pas de mission… Cinq ans d’attente c’est déjà beaucoup… En effet, cela fait maintenant cinq ans (5) que j’attends une ré affectation, depuis « Ali baba et les 40 menteurs »… Le roman-fiction que j’ai eu le malheur ‘ou le bonheur’ (…) d’écrire et de publier à mes frais. Durant ces cinq années je suis passé par d’innombrables épreuves… Le tribunal administratif, la lettre adressée à Sa Majesté le Roi en 2003, la suspension des 2/3 de mon salaire, la peur de perdre le 1/3 restant de ce même salaire, la cour suprême, les allées venues au ministère sur convocation ou de mon propre chef pour essayer de justifier mon salaire, les renvois à la maison jusqu’à nouvel ordre, mes propos dans Assahifa n°88 en 2003, les tracasseries (…) l’interdiction de poursuivre mes études, l’interdiction de travailler, le tribunal symbolique du 25 mars 2006, ma lettre adressée au ministre de l’intérieur M.Chakib Benmoussa en 2006 restée sans réponse, la crainte de figurer dans la liste des fonctionnaires fantômes malgré l’interdiction de travailler, l’hommage du 18 Ramadan 2006 au théâtre Mohamed V… L’attente terrible… Etc. … J’ai donc toutes les raisons du monde de croire que le ministère de l’intérieur veut me casser, me détruire… Dois-je attendre encore.. ? Je ne veux ni octrois ni privilèges mais simplement avoir le droit de travailler, de m’épanouir professionnellement, d’œuvrer pour l’intérêt général selon la volonté du Roi du Maroc. Qui fait obstacle à mes doléances légitimes ? Je suis titulaire du certificat de l’EPCK, je suis donc de par ma formation agent de l’autorité, mais si le ministère de l’intérieur ne souffre pas ce titre pour quelqu’un comme moi je reste donc fonctionnaire relevant du ministère de l’intérieur et à ce titre je devrais au moins avoir le droit comme tous ceux caïds qui ont été relevés de leurs fonctions, pour une raison ou une autre, de rejoindre le service central. Pourquoi refuser de me permettre de justifier mon salaire ? Simple fonctionnaire à l’échelle 10 ? Je l’accepte ! Mais 14 ans d’ancienneté ça mérite l’échelle 11 de par la loi, non ? Non ? Ok. J’accepte de travailler sous l’échelle de rémunération 10 au ministère de l’intérieur ou à la wilaya de Rabat si telle est la volonté de monsieur le ministre… C’est que j’ai des enfants à nourrir moi ! Que l’on me confie un service ou un bureau où je n’aurais pas à constater de dépassements, de corruption et de malversations si telle est la crainte des décideurs… Ou alors que l’on ne me confie rien du tout si tel est l’intérêt des décideurs, mais je devrais me rendre au travail je crois, avoir un bureau, non ? Que l’on me donne au moins une attestation de travail alors, j’en ai besoin. Je crois avoir mérité de vivre dignement, j’ai fait des études, j’ai réussi un concours… J’ai travaillé pour la bonne cause, contre la corruption, tout en étant agent du ministère de l’intérieur c’est vrai, mais est-ce pour autant que je mérite ce qui m’arrive ? Est-ce ce Maroc là que veut Sa Majesté le Roi Mohammed VI ? Non, évidemment. Alors ? Article dans http://3006.aceblog.fr/ Le reporter suivra-t-il ?? L'auteur de cet article n'aurait pas laissé Aherdane détruire le patrimoine... Le 23/05/2007 à 17:46, par baraka
lereporter c'est une presse aux ordres? el ne parle jamais de fennich et de adib et les autres. et là l'article cite Aherdane et ne cite pas oualalou qui est ministre. il fo se liberer. pétez un coup mesieurs les journalistes.
merci. Le 07/01/2009 à 15:36, par benazizi abderrahmane
essais sur une spoliation qui continue
a propos du droit coutumier chez les oudayas le ministere de l'interieur continue son euvre la nomenclature qui s'est installee comfortablement sur la terre des guich des oudayas ne prouvent aucune honte a expulser un tribu entiere de sa terre pendant que les enfants meurent de froid a khenifra dernierment Driss labasri a l'epoque ammenait les groupes folkolorique de khmisset pour camoufler son arnaque pendant que ses troupes assiegeaient les oudayas pour que personne ne sache ce qui se passe les ministre betonneurs continuent sur le chantiers du parc zoologique a la derniere minute ils ont informer les oudayas ont eu une terre agricole en echange par le biai des gens soit disant representants en inscrivant douar lhlalif gefian de Zaers comme oudayas pour etre recompense a cet usage de faux la pleinte est dans le freezer de l'autorite tres competente la verite et que le kaid bouamer et ses amis r defenseures des institutions democratique travaillent encore sans etre derange dans leur cathedrale du Desert pendant que la jeunesse marocaine est sans avenir Arbia Derbal nous a ensiegne cette femme courageuse est victime elle est decede en luttant pour ses droits la societe Ryad et particulierment Mr Chmaou sont responsables et doivent repondre a cette tragedie familiale tribale nationale et de genre Le 17/07/2010 à 12:50, par Non-plagiarised Dissertation
I think it's absolutely fantastic,best blog!!!!! .
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